ARGENT

Les dépenses engagées dans l’organisation des JO sont-elles raisonnables pour le contribuable haut-savoyard ? :

- Après une première dépense de 1,4 m€ ayant permis à Annecy d’être choisie comme ville candidate française, le budget d'Annecy ville requérante, est passé de 3,6 millions € à 4,9 millions € (+ 36%).

 

- Le budget d'Annecy ville candidate a été estimé à 16,4 millions € ( dont 11,9 m€ de fonds publics ). Il est aujourd’hui évalué à plus de 18,5 millions €.

Ne sont pas pris en compte ni les millions engagés pour la valorisation de la candidature ( réalisation du stade de biathlon du Grand-Bornand et du stade d’entraînement au biathlon d’été à Annecy ), ni les moyens mis à disposition par les collectivités locales.

 

- Le COJO ( Comité d’Organisation des Jeux ) a besoin de deux sources de financement : la part reversée par le CIO et les recettes dégagées par l’autofinancement.

Les recettes publicitaires et le montant des droits de retransmission venant du CIO ne seront confirmés que deux semaines avant les JO.

Les revenus attendus par le COJO sont passés, entre les deux étapes de la candidature, de 500 M€ en 2009 à 800M€ en 2010 ( + 60% ).

 

- En cas de désistement des investisseurs privés, l'organisateur Annecy 2018 aura l'obligation de tenir ses engagements. Le coût de Londres 2012 est ainsi passé de 3,5 milliards € à 11,5 milliards €.

 

- " 60 % des infrastructures sportives nécessaires aux Jeux existent déjà " déclarent les organisateurs. Cependant, hormis le site de bobsleigh de La Plagne, le dossier remis au CIO ne fait pas apparaître ces infrastructures.

Les coûts estimés à 245 M€ dans le dossier de prérequérance, ont été réévalués à 285 M€ dans le dossier de requérance. Ils sont maintenant estimés entre 300 à 350 M€.

A Vancouver, le coût des infrastructures qui était de 760 millions de $ ( 539 millions € ) est finalement passé à 4 milliards de $ ( 2,83 milliards € ) !

 

- Très sûrs d’eux quant à la revente d’infrastructures telles que les villages olympiques, ceux des médias, le centre de logistique, les organisateurs nous annoncent des comptes en équilibre sans toutefois les communiquer. Une belle façon de na pas évoquer les déficits éventuels attendus et certains.

 

- La reconversion, l'entretien et les coûts de fonctionnement des infrastructures ne sont pas évalués dans le dossier de candidature. Turin 2006 a abandonné la quasi-totalité de ses installations de compétition pour les sports de neige.

 

 

Nos Arguments :

 

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(Rigaut :

Maire d'Annecy)