SPORT & BTP

 

Juin 2011 - Merci à la Banque Populaire pour cette vraie Pub visionnaire, tout y est : Montagne artificielle, Canon à neige ...  

 

Pub visionnaire pour Annecy 2018 - Banque populaire des Alpes

 

25 Janvier 2011 - Vousfinancer.com

 

L’intensification de la spéculation immobilière attend le feu vert du CIO

 

JO d’hiver 2018 : Annecy évaluée en février 

 

La candidature d’Annecy (Haute-Savoie) à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2018 a été déposée auprès du Comité international olympique (CIO) le 11 janvier dernier.

 

Les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie, quatorze communes et cinq structures intercommunales françaises sont impliquées dans le projet.

 

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Nul doute que si Annecy est retenue, le marché de l’immobilier va être dynamisé et les besoins de financement très important.

 

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19 Novembre 2010 - Slate.fr

 

Euro 2016 : une bonne affaire pour le BTP

 

Vinci, Eiffage, ou Bouygues ? Les trois géants du béton se régalent d’avance de l’organisation de l’Euro 2016 par la France. Une dizaine de stades seront rénovés ou sortiront carrément de terre. PDPS passe au crible ce jackpot. Première partie.

 

En 2016, la France accueillera l’Euro. Une bonne occasion de rénover (1) les plus grands stades du pays, en le faisant passer sur le compte de “l’intérêt général”. Ça devrait coûter au total 1,7 milliard d’euros. L’Etat donnera seulement 150 millions d’euros. Le reste est à la charge des collectivités locales, pour le plus grand bonheur des grandes boîtes de BTP (Bouygues, Vinci, Eiffage…), qui vont non seulement remplir leurs carnets de commandes pour les six ans à venir, mais aussi, dans la plupart des cas, gérer commercialement les enceintes pendant 30 ans. La clé de ce juteux business: le fameux “Partenariat public-privé” (PPP), qui assure au bâtisseur une redevance, ainsi que l’exploitation du site. 

 

Les constructions

 

BORDEAUX -> Construction -> 165 millions -> Eiffage, Bouygues ou Vinci

 

Le vieux Parc Lescure (aujourd’hui Stade Jacques Chaban-Delmas) se fissure de partout. Il est donc temps d’en changer, assure le maire de la ville, Alain Juppé. Le “meilleur d’entre nous” a lancé un appel d’offres pour construire d’ici quatre ans une nouvelle enceinte de 43.000 places, en vue de l’Euro 2016. Une condition pour les candidats: ne pas dépasser les 165 millions d’euros.

 

Le plan de financement est précis: 20 millions pour l’Etat, 15 millions chacun pour la ville, la communauté urbaine et le conseil régional d’Aquitaine, et surtout 100 millions à la charge des Girondins de Bordeaux, qui auront valeur de loyer. Le constructeur jouira pendant 30 ans de l’exploitation du joyau (ce qui lui assure des recettes en installant par exemple des commerces dans le stade), qu’il devra également entretenir. Au terme de cette concession, le bien reviendra à la ville de Bordeaux.

 

Trois mastodontes du BTP sont en concurrence: Vinci, Eiffage et Bouygues. Ils doivent présenter leurs devis le 7 décembre. Alain Juppé souhaite conserver le nom de Chaban pour le futur stade, mais il reconnaît que ce pourrait être difficile. Le coût du projet est tel que l’arrivée d’un partenaire commercial comme sponsor pourrait être nécessaire, à l’image du stade du Mans, baptisé “MMArena”.

 

NICE -> construction -> 245 millions d’euros -> Vinci (pressenti)

 

Nice, cinquième ville de France au nombre d’habitants, possède l’avant-dernière affluence de la Ligue 1. Ce n’est pas faute d’avoir un public motivé. Son vieux stade du Ray, construit en 1927, est complètement désuet. Pour l’Euro 2016, la municipalité drivée par le motodidacte Christian Estrosi a décidé de se doter d’un “Olympic Nice Stadium” (sic) dont le coût devrait atteindre 245 millions d’euros.

 

La forme du PPP a été retenue pour boucler le financement de l’appareil multifonctionnel, au toit en bois. Vinci est “pressenti” pour la construction (200 millions d’euros), selon les mots de l’ex-ministre de l’Industrie. Les subventions publiques oscillent, selon les prévisions, entre 45 et 75 millions d’euros. Le reste sera à la charge du numéro un mondial du BTP, qui assurera l’exploitation du joyau, pourra procéder à une opération de “naming”, et recevra une redevance annuelle de la municipalité pendant 30 ans.

 

Livrable en 2013, l’enceinte devrait compter 35.000 places. L’opposition socialiste et communiste à la mairie de Nice a vivement critiqué le coût du futur stade, “surdimensionné”, et “poule aux oeufs d’or” pour le futur exploitant.

 

LILLE -> Construction -> 324 millions -> Eiffage

 

Le “Grand Stade Lille Métropole” n’est pas une blague. Depuis le temps qu’on en entend parler, on commençait à douter de son existence. Mais non, Martine Aubry a posé la première pierre il y a un mois. C’est le projet le plus avancé: le nouveau stade de 50.283 places, avec “toiture mobile”, sera livré en juillet en 2012. La patronne des socialistes a eu recours à un partenariat public-privé (PPP) pour le financer. C’est Elisa, une filiale d’Eiffage, qui exploitera le stade pendant 31 ans, avant qu’il ne devienne la propriété de la communauté urbaine de Lille.

 

La construction à proprement parler coûtera 324 millions dont seulement 75 millions à la charge du secteur public (Etat + Région). Le reste est apporté par le groupe immobilier (60 millions) et des emprunts bancaires. En échange, la communauté urbaine versera dix millions d’euros par an pendant 31 ans. Soit 310 millions d’euros. Ajoutez à cela les recettes commerciales d’Eiffage pendant cette longue période, et vous aurez un deal très juteux pour la boîte de BTP.

 

LYON -> Construction -> 450 millions d’euros -> à définir

 

Rien que son nom fait flipper: “OL Land”. Dans les rêves de Jean-Michel Aulas, voici comment se déroulerait un banal samedi après-midi de 2014. 15h: vous appelez “OL Taxis” pour rejoindre le Grand Stade à Décines, en banlieue lyonnaise. Sur place, passage par “OL Coiffures”, avant d’aller se faire un petit ciné Pathé et de dîner dans une brasserie. 21h: coup d’envoi du match. L’idée: faire du stade (qui pourrait être “namé”) un lieu de consommation global, dont l’exploitation serait uniquement gérée par OL Groupe. Le club, soutenu par le maire socialiste de Lyon Gérard Collomb, a mis en place une intense stratégie de lobbying (matérialisée notamment par ce site) pour qu’une nouvelle enceinte de 60.000 places sorte de terre d’ici 2013.

 

Mais JMA rencontre de nombreux obstacles: hostilité des associations de riverains, réserves sur l’impact environnemental du projet, opposition au financement public des travaux d’infrastructures de transports (au moins 180 millions d’euros) pour un outil dont la gestion et les bénéfices seront privatisés. Pour l’heure, le dépôt du permis de construire, prévu au premier trimestre de 2011, paraît encore bien illusoire. Quant à l’autre hypothèse, garder Gerland, le club s’y oppose. Cela représenterait selon lui une perte substantielle de revenus, puisque le stade appartiendrait toujours à la municipalité.

 

(1) C’est même une obligation de l’Uefa, qui impose au pays organisateur deux stades de plus de 50.000 places, trois de plus de 40.000 et quatre de plus de 30 000 places (avec, à chaque fois, 7 à 8% de capacité supplémentaire liée aux tribunes officielles ou à la presse). On connaîtra les neuf stades retenus sur les onze candidats en mai 2011.

 

Jérôme Lefilliâtre et Sydney Maréval

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22 Novembre 2010 - Slate.fr

 

Euro 2016 : au petit bonheur du BTP

 

Deuxième volet de notre série sur les bâtisseurs des stades de l’Euro 2016, organisé par la France. Aujourd’hui, zoom sur les rénovations prévues, de la meilleure exploitation commerciale du Parc des Princes au couvrement du Vélodrome.

 

Les rénovations

 

PARIS -> Rénovation du Parc des Princes -> 100 millions -> Vinci

 

Officiellement, rien n’est fait. La mairie de Paris, propriétaire du Parc, doit rendre sa décision à la fin de l’année ou début 2011. Officieusement, tout est joué. C’est le groupement Colony Capital (actionnaire majoritaire du PSG) – PSG – Vinci qui dirigera le chantier, prévu lors de la saison 2012-2013. Normal, c’est le seul candidat en lice. L’autre prétendant à la rénovation était Jacky Lorenzetti, président du Racing Métro 92 et ancien boss de Foncia, mais son projet a été retoqué par la mairie de Paris. Car ce n’est pas seulement la rénovation du stade qui est en jeu: le bail signé avec la Sese (Société d’exploitation Sports-Evénements, dont Colony Capital possède 95%), qui gère le Parc, arrive à échéance en 2014. La ville doit donc en même temps renouveler la concession de l’antre parisienne.

 

Dans cette optique, le trio Bazin-Leproux-Vinci apparaissait comme le candidat naturel. Il va donc très certainement signer un bail emphytéotique avec Delanoë, afin de bénéficier de la jouissance commerciale du stade, pour une durée de 18 à 99 ans. Une perspective très alléchante: dans ce domaine, le Parc est sous-exploité, malgré son énorme potentiel. Le développement économique du Parc n’était-il pas la motivation première du fonds d’investissement qu’est Colony Capital, lorsqu’il a racheté le naufrage sportif et économique qu’était le PSG?

 

MARSEILLE -> Rénovation du Vélodrome -> 267 millions -> Bouygues

 

Bientôt, au Vélodrome, on ne sera plus trempé les soirs de pluie et frigorifié les jours de mistral. La maison de l’OM va se doter en 2014 d’un toit (incomplet) et passer de 58 à 67.000 places assises. A travers sa filiale GFC Construction, Bouygues a remporté le marché pour un montant de 267 millions d’euros, supportés à 67% par la ville de Marseille, le reste étant apporté par l’Etat et les collectivités locales de la Région. Il ne sera pas concédé à Bouygues mais restera un équipement municipal. Là encore, pour assumer le financement, Jean-Claude Gaudin envisage de sponsoriser le nom de l’enceinte.

 

SAINT-ETIENNE -> rénovation de Geoffroy-Guichard -> 58 millions d’euros -> à définir

 

Pas de nouveau stade pour la cité du Forez. Le choix a été fait de conserver et rénover le Chaudron, une enceinte atypique, à l’anglaise. Trois des quatre angles seront fermés à l’issue des travaux, qui doivent débuter en 2011, et durer trois ans. La capacité d’accueil devrait passer à 40.000 places, contre 35.000 actuellement. Un choix qui paraît raisonnable pour cette ville de taille moyenne, et dont les performances sportives ces deux dernières décennies sont en retrait.

 

Le financement des 58 millions d’euros de travaux devrait se faire uniquement sur fonds publics (8 millions d’euros pour l’Etat, 20 millions pour le conseil régional et le conseil général, le reste pour Saint-Etienne métropole). En contrepartie, la redevance demandée à l’ASSE, utilisatrice du stade, sera revue à la hausse. Concernant les travaux, les procédures d’appel d’offres n’ont pas commencé.

 

LENS -> rénovation de Félix Bollaert -> 110 millions d’euros -> à définir

 

Lens, the place to be en ce début de 21ème siècle. La métropole pas-de-calaisienne, qui possèdera son Louvre en 2012, pourrait doubler la mise en étant choisie parmi les neuf villes qui accueilleront l’Euro. La rénovation du stade devrait coûter 111 millions d’euros, dont 50 seraient financés par l’État, la Région, le Département et la Communaupole Lens-Liévin (CALL). Pour le reste, charge à Gervais Martel, le président-patron de presse, de trouver des investisseurs. Sa nouvelle enceinte – qui pourra accueillir 45.000 Ch’tis – devrait continuer à entendre résonner les Corons.

 

TOULOUSE -> rénovation du Stadium -> 54 millions d’euros -> à définir

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Euro 2016 ne passionne pas les foules du côté de la Haute-Garonne. Le “Petit Wembley” fait partie des douze stades pré-sélectionnés pour accueillir la compétition, mais il a besoin d’un lifting pour espérer figurer dans la liste finale. De 35.000 places, sa capacité d’accueil passerait à 40.000 personnes. Des sièges plus confortables devraient être aussi être installés. Le tout pour une facture estimée à 54 millions, à laquelle l’Etat ne participerait que minoritairement.

 

Mais la municipalité toulousaine ne semble pas encore franchement décidée à mettre la main au porte-monnaie boucler le tour de table. Et autant dire qu’avec des arguments aussi puissants que celui du président de la Ligue Midi-Pyrénées de football, Michel Charrançon, la partie n’est pas gagnée: “On ne se pose pas la question de savoir si l’argent public est bien utilisé quand on refait la façade du Capitole ou que l’on repeint la Tour Eiffel. À ce compte-là, pourquoi réaliser une ligne de tramway jusqu’à Blagnac alors qu’on peut y aller à vélo?”

 

NANCY -> Rénovation de Marcel Picot -> 70 millions -> à désigner

 

En 2014, la capacité du stade où a débuté Michel Platini sera portée de 20 à 35.000 places, pour un montant de 70 millions d’euros. La somme sera entièrement payée par l’AS Nancy Lorraine, et remboursée sur 30 ans. Le club va signer un bail emphytéotique avec la communauté urbaine, ce qui lui donnera la quasi propriété à long terme de la nouvelle enceinte. Concernant les travaux, les procédures d’appel d’offres n’ont pas commencé.

 

STADE DE FRANCE -> Rénovation -> 10 millions -> Vinci et Bouygues

 

La perle du Mondial 98 est le plus moderne des stades français. Pas besoin donc de le transformer. Quelques travaux de rénovation étaient déjà en cours avant que la France soit désignée pour accueillir l’Euro 2016, de l’ordre de 10 millions d’euros. Bouygues et Vinci s’en occupent, en tant qu’actionnaires du consortium qui gère le SDF.

 

Jérôme Lefilliâtre et Sydney Maréval

 

 

 

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