SPORT & OLYMPISME

 

08 Mars 2011


L'olympisme selon le baron de Coubertin

 

Petites phrases du baron de Coubertin, créateur des Jeux Olympiques modernes :

 

" À la race blanche, d'essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance. "

 

" Il y a deux races distinctes : celles au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée et celle des maladifs, à la mine résignée et humble, à l'air vaincu. Hé bien ! C'est dans les collèges comme dans le monde : les faibles sont écartés, le bénéfice de cette éducation n'est appréciable qu'aux forts. "

 

" La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s'abaisser à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a raison à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. " (The Review of the Reviews, avril 1901).

 

" La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. " ( Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne ).

 

" Une olympiade femelle serait impratique, inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. " lors des Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm.

 

" Comment voudriez-vous que je répudie la célébration de la XIº Olympiade ? ( Berlin 1936 ) Puisque aussi bien cette glorification du régime nazi a été le choc émotionnel qui a permis le développement qu’ils ont connu. "

" La théorie de l’égalité des droits pour toutes les races humaines, conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. "

 

" Les sports ont fait fleurir toutes les qualités qui servent à la guerre : Insouciance, belle-humeur, accoutumance à l'imprévu, notion exacte de l'effort à faire sans dépenser des forces inutiles." 

 

 

08 Octobre 2010 -  Michel Caillat

 

Auteur de « Le Sport », Editions  Le Cavalier Bleu , Collection Idées
reçues, 2008.
Responsable du Centre d'Analyse Critique du Sport (CACS)


Le Prix Nobel à un dissident chinois ou quand les démocrates s'éveillent...

 

Vous trouverez ci-dessous un bref extrait de l'introduction des conférences-débats faites ces derniers temps par le CACS, conférences ayant pour thème le sport entendu comme "fait social total" et l'Olympisme vu comme "vision du monde" , comme "philosophie de la vie" (mots de la Charte olympique).

Il faut préciser également que lors de ces conférences, quand est abordé le thème des liens entre l'Olympisme, le CIO et les pouvoirs politiques, certains sinologues (Marie Holzman par exemple - aujourd'hui sollicitée) sont cités.

Dès 2001 (avant la désignation de la ville olympique), ces personnalités compétentes ouvraient les yeux en disant NON aux JO de Pékin.

Malheureusement, une fois de plus, le monde autiste du sport et des (non) sportifs (pratiquants, spectateurs, amoureux et indifférents, etc.) n'a rien voulu entendre. Les "dissidents des Jeux" n'avaient pas le droit à la parole...

Tout ce beau monde se félicite aujourd'hui de l'attribution du Prix Nobel de la Paix à Liu Xiaobo. "La bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l'infini" disait Renan. On pourrait ajouter : "L'hypocrisie des hommes aussi".

Les Jeux de Pékin ont servi le pouvoir en place. Comme ceux de Berlin et de Moscou.

 

 

Extrait

 

(...) Affirmer comme Coubertin en 1893 que « La franchise et le désintéressement sont l'essence même du sport ; l'hypocrisie en est la négation», c’est nager en plein idéalisme.

L'idéaliste sportif met en œuvre une conduite directement opposée à celle dont il proclame verbalement l'impérieuse nécessité morale.

Par exemple, le mouvement olympique, défenseur des droits de l'homme en théorie, ne craint pas d'entretenir des rapports économiques et politiques avec des dictatures, des Etats totalitaires, des régimes peu recommandables. On l’a bien vu au moment des derniers Jeux de Pékin de 2008. Avec l’aide de la presse et de la classe politique toujours très largement complices, le CIO et ses agences ont censuré pendant des années tout discours relatif au boycott des Jeux en Chine avant d'avancer dans les six derniers mois précédents la compétition qu'il fallait y aller pour que la Chine s'ouvre vraiment et que le succès olympique soit le succès de la démocratie.

 

Faisons le bilan :

Avant les Jeux, le Président de la République lui-même alimentait très largement le discours commun et donc l'idéalisme et la supercherie olympiques.

 

La preuve :

« Les Jeux olympiques, c'est un espace de liberté. Ça va contribuer à ouvrir la Chine et, naturellement, c'est de la pacification", a-t-il ajouté. "Le sport est un fédérateur entre les hommes (...) Le sport sublime, dépasse les contradictions et les oppositions »

Nicolas Sarkozy Avril 2007

 

"La société chinoise a besoin de s'ouvrir et la tenue des Jeux olympiques de Pékin en 2008 aura une influence extrêmement positive sur l'ouverture de la Chine (...) Refuser cela, c'est le contraire de ce qu'il faut faire",

Nicolas Sarkozy Mai 2007

 

« J’invite les sportifs à accompagner la Chine vers l'ouverture, la tolérance, vers le progrès, vers le respect des valeurs qui sont les nôtres (…). On ne boycotte pas un quart de l'humanité. (...) J'aurai l'occasion de parler de tous les sujets."

 Nicolas Sarkozy Août 2008

 

Fin 2009, les dernières nouvelles venues de Chine montraient à quel point l’Olympisme avait servi la paix et la tolérance : Onze ans de prison pour un intellectuel dissident chinois – 25 décembre 2009

Le célèbre intellectuel dissident chinois Liu Xiaobo a été condamné, vendredi 25 décembre, à onze ans de prison, plus d'un an après avoir appelé à la démocratisation de la Chine.

 

* Selon Amnesty International, sur les 2 400 exécutions de condamnés à mort en 2008 dans le monde, 1 700 auraient eu lieu en Chine. Des experts estiment que le chiffre réel est plus élevé.

Selon l'association des droits de l'homme Diu Hua, qui a un représentant à Hongkong, 5 000 condamnés à mort pourraient être exécutés en Chine cette année. Il y en aurait eu jusqu'à 10000 dans les années 1990. Mais le manque de transparence du système ne permet pas d'aller au-delà de ces approximations.

 

 

Débats et conférences

 

Pour mieux faire comprendre les fonctions politiques, économiques, idéologiques, culturelles et mythologiques du phénomène sportif, le Centre d'Analyse Critique du Sport participe régulièrement à des débats dans toute la France

 

Pour tout renseignement : Centre d'Analyse Critique du Sport :

Adresse : 4 Cité Nouvelle du Champ Rond - 45 000 Orléans –

E-Mail : lecacs@live.fr

Tel : 06 82 57 55 73

 

* Débats 2010 : Annecy (janvier) , Université de Nantes (février), Université de Tours (mars)

Médiathèque de Quimper (septembre), Amiens (novembre )

 

 

16 Janvier 2010 - Le Sarkophage

 

2010-01-16 - L'imposture Olympique 1
2010-01-16 - L'imposture Olympique 2

 

23 Février 2008 - Contre les Olympiques de 2010

 

Corruption: un autre legs des Olympiques

 

“Le chemin de la corruption entourant la spéculation Olympique jonche maintenant les réputations des membres congédiés du CIO, des représentants de villes-candidates refusées… et des individus et des groupes embarrassés et compromis d’un bout à l’autre du Mouvement Olympique… Plusieurs fonctionnaires Olympiques des plus honnêtes et fidèles de partout à travers le monde (et en majorité bénévoles) furent foudroyés par les divulgations de corruptions ayant ressorties de Salt Lake City à partir de la fin novembre 1998. » (Selling the 5 Rings, pp. ix-x)

 

“La reputation morale du movement Olympique est l’un des phénomènes de relations publiques de ce pays »

(The Olympic Crisis, p. 29)

 

« Les idéaux Olympiques de compétition amateur et apolitique ont depuis longtemps été dépassés par l’exploitation idéologique et commerciale »

(New York Times, Jan. 17, 1980, quoted in The Olympic Crisis)

 

« Les campagnes d’enchères Olympiques sont de plus en plus prises en charge par l’État ou les entreprises privées… et la facture, les reçus, les correspondances secrètes, les archives de commerce et la pure et simple corruption sont cachés à jamais. Tout cela arrange le CIO, comme ils savent combien de leurs membres s’adonnent à l’enchère des villes »

(The New Lords of the Rings, p. 116)

 

Les scandales du CIO : le sexe et l’argent

Pendant le processus de l’enchère, les villes-hôte entrent en compétition afin de gagner l’enchère pour des Jeux Olympiques précis. Les comités d’enchère, appuyés par les promoteurs immobiliers, les compagnies de construction, le tourisme et les acteurs gouvernementaux, dépensent des millions sur leurs campagnes. Quand les membres du CIO visitent des villes-hôte, ils (souvent avec leurs familles) reçoivent un traitement royal, serties d’avantages dont des vacances payées, des repas, du magasinage, des sorties, des cadeaux, des prostituées, etc. qui coûtent des dizaines sinon des centaines de milliers de dollars – durant les visites du CIO, qui sont toutes payées par le trésor public.

Dans le processus d’enchère de Berlin, durant une rencontre du comité exécutif du CIO de trois jours, les citoyens allemands ont payé plus d’un million de marks, incluant 300 000 marks en hôtels et 100 000 marks pour un seul souper.

62 membres du CIO ont visité Berlin et la plupart on violé les règles de l’enchère. Seulement 12 d’entre eux sont resté trois jours ou moins et plusieurs sont resté jusqu’à sept jours. Certains ont fait une seconde visite. Plusieurs ont encouru des factures inattendues, d’autres ont quitté la ville sans payer leurs factures personnelles… Certains documents ayant échappé au broyeur attestent qu’au moins 120 000 marks ont été dépensés en porcelaine, en monnaies et en médaillons…. Le comité d’enchères a gardé une filière spéciale sur ses échanges avec les membres du CIO – dont tous les documents ont fini par disparaître.

(The New Lords of the Rings, p. 195)

 

En 1988 sont apparues des allégations étendues d’achat de vote par des responsables de la boxe sud-coréenne. Trois juges ont été suspendus par la suite. En plus, les responsables olympiques furent accusés d’avoir accepté des pots-de-vin dans le processus d’enchère de Séoul, incluant des faveurs financières et sexuelles (The New Lords of the Rings, pp. 98-99).

 

Des charges similaires ont été faites concernant les jeux olympiques de 1998 à Nagano au Japon : « près du site du futur Stade Olympique, le responsable (un membre établi du CIO interviewé par Eric Aldin, journaliste à Tokyo) divulgué avait une réservation pour un hôtel 5 étoiles pour son comité. Cet hôtel offrait un service particulier : des prostituées élégantes sans frais pour les Olympiens et leurs amis de la presse »

(The New Lords of the Rings, pp. 39-40)

 

En 1991, Robert Helmick, un avocat de l’Iowa et ex-entraîneur de l’équipe américaine de water polo, fut accusé de détournement de fonds : « en 1991, la presse américaine a attrapé Gelmick dépensant des centaines de milliers de dollars en frais de consultation de la part de compagnies voulant faire des affaires avec le mouvement olympique. Le CIO a enquêté sur le cas de Helmick, mais il n’a pas été accusé de profiter de sa position pour influencer quiconque sur le comité olympique américain. Néanmoins, il a quitté son poste… »

(The New Lords of the Rings, p. 76)

 

Comme résultat de leur livre de 1992, The Lord of the Rings, les journalistes Andrew Jennings et Vyv Simpson ont été accusé de diffamation par le CIO sous la loi Suisse. Samaranch, le président fasciste du CIO à l’époque, a cherché à bannir le livre. Les journalistes n’ont pas assisté au procès, croyant qu’il serait lourdement dirigé contre eux ( le CIO est basé en Suisse ) ; ils ont été jugés in abstentia et ont reçu une sentence de 5 jours de prison et une amende de 1000$ en frais de cour. Cela n’a toutefois pas arrêté les révélations sur la corruption dans la Famille Olympique de ressortir, la plupart étant encore à venir.

 

En 1998, les allégations de corruption par rapport au CIO et au processus d’enchère quant aux jeux olympiques de Salt Lake City en 2002 sont devenues publiques, révélant des cas de corruption et de bénéfices personnels aux membres du CIO à travers des voyages, de l’hébergement, des cadeaux, etc., toutes fournies par des villes-hôtes. Parmi les plus copieux des divertissements et des cadeaux furent ceux fournies par ville gagnante (Salt Lake City). Faisant partie des affaires brassées, 13 enfants de membres du CIO se sont fait offrir la scolarité à des universités locales du Utah. Des membres ont également reçu des soins médicaux gratuitement. En tout et pour tout, au-dessus d’un million de dollars ont été dépensé pour 14 membres du CIO.

Les allégations ont précipité 4 enquêtes séparées par le CIO, le USOC, le SLOC et le département américain de la justice. Le CIO a été forcé à licencier six de ses members. Les membres licenciés, dans une tentative évidente du CIO de « faire le mégage », provenaient tous de pays du Tiers-Monde (Congo, Soudan, Mali, Kenya, Chili et Équateur). Trois membres supplémentaires (de la Finlande, de la Libye et du Swaziland) se sont également retirés. Ce scandale fut le plus sérieux à atteindre le CIO et l’industrie olympique, avec les premières expulsions de membres pour corruption. Même si les boucs émissaires étaient tous des acteurs mineurs, il y a peu de doute quant à ce que cette corruption était étendue à travers les rangs du CIO et jusqu’à ses niveaux supérieurs.

 

En 1999, John Coates, le president du comité olympique australien, a admis avoir offert 35 000$ à deux members africains du CIO afin de supporter l’enchère de Sydney le soir avant la decision finale. En ayant nié leur caractère de corruption, Coates a affirmé que les transactions étaient “conformes aux lignes directrices du CIO et similaires aux plans utilizes par les compétiteurs de l’enchère de Beijing et de Manchester ” (BBC News, Jan. 23, 1999).

 

Encore en 1999, suite à le retraite étendue du président du CIO Samaranch, le CIO a « ouvert ses livres », révélant le train de vie somptueux que Samaranch menait. En 1998 seulement, le CIO a déboursé au moin 200 000$ pour couvrir les dépenses courantes de Samaranch pour son hébergement au Palace Hotel de Lausanne en Suisse (ou le CIO est établi).

 

Quatorze ans après les jeux olymiques de Nagano de 1998, une enquête menée par un gouvernement regional qui a mis le doigt sur un “niveau d’hospitalité excessif et illégitime » a été utilisé par la ville-hôte durant le processus d’enchère, avec plus de 4,4 millions de dollars ayant été dépensé pour divertir les membres du CIO. Ceci en dépit du fait que des cartons de dossiers et d’archives ont été brûlés par le comité olympique de Nagano apèes les jeux. Le rapport d’enquête a été publié en 2006.

 

En 2006, l’adjoint au maire de Beijing, Lui Zhihua, chargé de la construction pour les jeux olympiques de 2008, a été license pour avoir accepté 1,4 millions de dollars en pot-de-vin de la part de companies de construction, une des nombreuses allegations impliquant des responsables municipaux.

Le 6 janvier 2008, durant une cérémonie en direct du lancement de la chaîne télévisée chinoise CCTV-5 avec son nouveaux nom, le Canal Olympique, une animatrice télé de Beijing, Hu Zwei, a saisi le microphone et a publiquement dénoncé son mari, un pilier sportif de la chaîne, pour avoir entretenu une relation avec une autre femme.

Les scandales de la drogue et de la tricherie

 

Le CIO prétend que les Olympiques sont particulièrement important pour la jeunesse, qui a besoin d’exemples positifs auxquels se référer. Cependant, pour des décennies, la seule chose positive ayant été associée à un grand nombre d’athlètes olympique a été les tests de drogue. Les Olympiques, et les sports professionnels en général, sont renommés pour l’usage de drogues par les athlètes pour augmenter leurs habilites physiques (par exemple, les stéroïdes). La compétition olympique et la potentialité de carrières lucratives pour les gagnants de médailles mène à une culture de corruption (comme pour l’industrie olympique elle-même).

 

Un des premiers cas communs d’usage de drogue est celui du cycliste néerlandais Knuth Jensen qui, ayant pris des amphétamines, s’est effondré pendant la course, s’est écrasé et s’est fatalement fracturé le crâne, pendant les Olympiques de 1960. Le premier athlète olympique à avoir reçu un résultat positif à un test antidopage fut un pentathlète suédois aux jeux d’Été de Mexico en 1968 (il avait testé positif pour sa teneur excessive en alcool !).

L’usage de drogue par les athlètes est devenu plus fréquent pendant les années 1970 et 1980 et de meilleures drogues ont été rendues disponibles. Pendant les jeux de 1984 à Los Angeles il y eut des allégations rependues de l’usage de drogues par des athlètes, malgré le fait que seulement 12 ont été attrapés : « à la fin des Jeux le CIO aurait pu révéler que plusieurs athlètes supplémentaires avait testé positif. Des documents vitaux identifiant les tricheries ont mystérieusement été broyés. »

(The New Lords of the Rings, p. 237)

 

En 1988, Ben Johnson a reçu un résultat positif à son test pour le stéroïde Stanozolol après voir gagné la médaille d’or à la course du 100 mètres, ayant battu le sprinter américain Carl Lewis. Johnson fut rendu infâme, mais seulement à cause de l’importance particulière de l’événement.

Pendant ces mêmes jeux, un boxeur sud-coréen reçut la victoire contre un boxeur américain, même s’il avait clairement été battu. Trois juges ont éventuellement été suspendus et soupçonnés d’avoir accepté des pots-de-vin.

 

Aux Jeux d’Hiver de 1994, la patineuse artistique Tonya Harding et son ex-mari Jeff Gillooly ont engagé un voyou afin d’attaquer la rivale de Harding, Nancy Kerrigan, en frappant son genou avec un bâton. Après une convalescence, elle finit par remporter la médaille d’argent, alors que Harding eut de faibles résultats. Harding a été poursuivie en justice et reconnue coupable de conspiration dans l’attaque, et a été bannie des Olympiques à vie.

 

En 1999, le CIO a été contraint à mettre en place l’Agence Mondiale Antidopage, dirigée par l’ancien vice-président du CIO Richard Pound, en réponse à l’usage accru de drogue par les athlètes (et des scandales qui en ont résulté). Le mandat de l’AMA était d’établir des règles et des directives afin de réduire l’usage de drogue, d’administrer des tests, etc. L’AMA est maintenant établi à Montréal.

 

Pendant les jeux de Sydney en 2000, le gymnaste Roumain Andrea Raducan est devenu le premier gymnaste à perdre une médaille après avoir reçu un résultat positif pour la pseudophédrine, une drogue proscrite.

 

En 2002, pendant les Jeux d’Hiver à Salt Lake City, deux médailles d’or ont été données à la fois aux équipes de patinage artistique en double russe et canadien. Trois fondeurs ont été disqualifiés après avoir testé positif pour la darbépoétine (deux perdant un médaille d’or). La résidence de l’équipe finnoise de ski de fond a également été fouillée après que des nettoyeurs ont trouvé de l’équipement pour la prise et le traitement du sang. Un patineur biélorusse a également été disqualifié.

 

Aux Jeux d’Été de 2004 en Grèce, plus de 18 athlètes et un cheval ont testé positif pour des drogues bannies, incluant des boxeurs, des joueurs de baseball, des canoéistes, des cyclistes, des haltérophiles, des sprinteurs, etc.

 

Aux Jeux d’Hiver de Turin en 2004, la police italienne a perquisitionné la résidence de l’équipe de ski autrichienne après qu’un entraîneur qui avait été suspendu pendant les jeux de 2002 (comme résultat de la saisie de l’équipement sanguin) a été trouvé travaillant de nouveau pour l’équipe. Il a par la suite été arrêté après avoir tenté de conduire à travers un point de contrôle de la police et avoir refusé un éthylotest.

 

En janvier 2007, l’ancienne médaillée olympique américain Marion Jones, qui avait gagné 5 médailles (3 d’or et 2 de bronze) aux Jeux d’Été à Sydney en 2000, a reçu une sentence de 6 mois de prison pour avoir menti aux enquêteurs fédéraux américains à propos de son usage de drogues pendant les Jeux.

 

Sources

Selling the Five Rings; the IOC and the Rise of Olympic Commercialism, by Robert K. Barney, Stephen R. Wenn, and Scott G. Martyn, University of Utah Press, Salt Lake City 2002

The New Lords of the Rings, by Andrew Jennings, Pocket Books, London 1996

The Olympic Crisis; Sports, Politics, and the Moral Order, by John Hoberman, Caratzas Publishing, Co., Inc., New York 1986

The Great Olympic Swindle: When the World Wanted Its Games Back, by Andrew Jennings, Simon & Schuster, 2000

 

 

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