14 Mars 2011 - La Voix des Allobroges

 

Halte au bétonnage de la Montagne !

 

Vivre en Tarentaise appelle aujourd’hui à stopper le bétonnage de la vallée de l’or blanc. Faut-il arrêter toute construction pour imposer la rénovation ?

 

Le marché des sports d’hiver plafonne. Et pourtant chaque année, pour compenser la lente érosion du nombre de lits touristiques disponibles (les propriétaires ne veulent plus louer une fois leur investissement amorti), nos élus autorisent de nouvelles constructions au détriment des espaces naturels alors que la vallée dispose déjà de 360 000 lits touristiques. Depuis quelques années des stations ont obtenu l’autorisation de construire des lits supplémentaires : Sainte Foy 3000, Valmorel 3000, La Tania 1500. Les Arcs envisagent de construire 3000 lits, Vallandry 600, Villaroger 650 sur un portefeuille accordé dans le passé. Aime La Plagne a déposé un dossier pour 2500 lits supplémentaires… Soit un total d’environ 15 000 lits à construire dans les prochaines années ... et Vivre en Tarentaise ne sait pas tout !

 

Du Mont Valaisan (La Rosière) au Vallon du Clou (Ste Foy) des projets d’extension des domaines skiables sortent des cartons. Alors que nous commençons à sentir les effets des dérèglements climatiques, certains continuent à parier sur un modèle de tourisme fortement générateur de CO2 (70% des émissions sont dus au transport). Sachant que 7,5% seulement de nos concitoyens pratiquent le ski, on va chercher de plus en plus loin une clientèle « haut de gamme » toujours plus exigeante en aménagements.

 

L'augmentation des prélèvements en eau potable et pour l'enneigement artificiel réduit de plus en plus la part laissée aux milieux aquatiques. Le déséquilibre entre ressource et besoins s'accroît.

 

Alors que les moyens et la volonté manquent pour développer les transports en commun ou améliorer l’isolation des bâtiments, on dépense des millions en infrastructures routières.

 

Quand s’arrêtera-t-on ? Le tourisme d’été souffre déjà de l’image d’usine à ski qui colle à la Tarentaise. Il est temps de réfléchir à un autre modèle de développement. Il est temps également de restaurer nos stations et de les adapter au tourisme estival.

 

Un SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) est en cours d’élaboration. Il doit définir les orientations d’aménagement du territoire de Tarentaise et sera soumis à enquête publique.

 

Dès maintenant nous demandons un moratoire de 10 ans sur les nouvelles constructions et les extensions de domaines skiables en Tarentaise.

 

Vivre en Tarentaise

 

Vous pouvez signez cette pétition en suivant ce lien

 

 

21 Février 2011 - Le Dauphiné Libéré

 

DOMAINES SKIABLES - UN RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES RENDU PUBLIC

Neige, risques financiers et hégémonie de la Compagnie des Alpes

 

" La gestion du domaine skiable échappe de plus en plus aux collectivités et par ailleurs, elle grève fortement leurs finances en leur faisant porter d’importants risques économiques. "

 

Tel est le constat du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des domaines skiables en Rhône-Alpes.

 

" Certaines communes sont dans une situation financière délicate, compte tenu des investissements réalisés, et ce même en haute altitude. Car les attentes des clients sont nouvelles ", assure Michel-Pierre Prat, président de la Chambre régionale des comptes de Rhône-Alpes. Arrivées à maturité, ces stations sont confrontées à une décroissance due aux restructurations d’appartements dont la clientèle accepte de moins en moins l’étroitesse.

 

Près de 30 ans après la loi Montagne qui encadre l’exploitation des domaines, les stations s’apprêtent à renégocier avec leurs délégataires les contrats de concessions. " Les enjeux sont considérables pour ces communes de taille modeste, qui n’ont pas toujours les moyens de leurs compétences et qui ont face à elles un ou deux groupes. " Des délégataires juridiquement bien armés.

 

Le rapport pointe la position de faiblesse des communes, avec des conventions à durées excessives, alors que la tendance est aux liaisons et aux unifications commerciales des différents domaines. " Cette évolution pourrait rendre plus difficile la remise en concurrence des contrats, dans la mesure où les collectivités délégantes ne sont pas suffisamment fédérées institutionnellement pour équilibrer leurs relations avec les délégataires. "

 

Le rapport relève qu’aujourd’hui, après la liquidation de Transmontagne, il ne subsiste, à l'exception d'un groupe familial, qu’une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, présente dans les stations les mieux situées. La Compagnie des Alpes (CDA) pour ne pas la nommer.

 

Quant aux domaines de moindre altitude, délaissés, ils sont souvent gérés sous forme de sociétés d’économie mixte faisant peser sur les communes des risques financiers.

 

Aussi la Cour des comptes exhorte les communes " à ne pas renoncer à l’obligation de contrôle de leurs prestataires ". Il s’agit de mieux préciser les clauses contractuelles, la programmation des investissements, notamment en fin de concession, mais aussi clarifier les biens qui reviennent à la collectivité au terme du contrat.

 

 

17 Février 2011 - Le Monde 

 

Ski : la Cour des comptes épingle Val-d'Isère pour le coût des Mondiaux 2009

 

Val-d'Isère a payé cher son accueil des championnats du monde de ski en 2009, selon le rapport de la Cour des comptes rendu public jeudi, qui pointe plus généralement du doigt des investissements parfois "mal définis" des communes en charge des stations de ski.

 

"A Val-d'Isère, à l'occasion des championnats du monde, un équipement de 5 000 m2 a été édifié pour près de 29 millions d'euros. Il fut le siège du comité d'organisation de cette manifestation et comprend désormais un espace sportif, aquatique et de remise en forme", souligne la Cour des comptes dans le chapitre de son rapport sur "la gestion du domaine skiable en Rhône-Alpes". Elle ajoute que cet espace sportif, "dont le coût de fonctionnement annuel n'avait été estimé qu'à 800.000 € ", "fera peser sur la commune une charge annuelle d'environ deux millions d'euros".

 

DE L'UTILITÉ DE LA NEIGE ARTIFICIELLE

 

S'ajoute à cela le fait qu'"à l'occasion des championnats du monde de ski alpin de 2009, la commune de Val-d'Isère a investi près de dix millions d'euros en aménagements de pistes". Par ailleurs, toujours dans la station savoyarde, en 2006 "la régie des pistes a mis à disposition dans l'année huit emplois pour effectuer, pour le compte d'une société et du club des sports, des interventions lors de compétitions sportives, qui n'ont fait l'objet d'aucun remboursement de la part des bénéficiaires".

 

La Cour des comptes pointe du doigt d'autres stations de ski des Alpes, notamment pour "des investissements de grande ampleur" réalisés par des communes "partagées entre les logiques de service public et commercial". Son rapport épingle notamment Courchevel pour son "onéreux" recours à l'enneigement artificiel, bête noire des écologistes, "avec cinq millions d'euros pour environ 1 000 heures de fonctionnement en 2007 et une consommation d'eau d'environ 350 000 m3 fournis gratuitement".

 

 

Décembre 2008 - Montagnes Magazine

 

Cliquez sur l'article

Décembre 2008 - Article de Montagnes Magazine - Immobilier de Montagne - 1
Décembre 2008 - Article de Montagnes Magazine - Immobilier de Montagne - 2

 

06 Janvier 2011 - Politis

 

06 Janvier 2011 - Politis - Les Pistes de ski sur la mauvaise pente
Cliquez sur l'article
06 Janvier 2011 - Politis - Les Pistes de ski sur la mauvaise pente

 

Nos Arguments :

 

Cliquez sur les images

(Rigaut :

Maire d'Annecy)