Les Associations ont dit ...

 

03 Juillet 2011Mountain Wilderness

 

Feux dans les Alpes 2011 : NOlympia !

 

Ni Annecy, ni Munich n'ont obtenu les JO d'hiver : ils n'auront donc pas lieu dans les Alpes en 2018.

Mais qu'en feront les Coréens ? Les dernières éditions montrent en effet une explosion des coûts et une course au gigantisme des infrastructures :

 

Annecy 2018 - Explosion des coûts des JO d'hivers

 

Les Alpes ne sont pas à l'abri d'avoir à organiser une édition de ces JO dans les décennies à venir. Ainsi, selon Alpmédia, la lettre d'information de CIPRA, " la Suisse déclare haut et fort que les jeux d'hiver devront s'y dérouler de nouveau prochainement, et envisage de se porter candidate pour 2022. "

 

Cette année, pour prévenir un tel événement, le thème de la manifestation populaire Feuer in den alpen (" Feux dans les Alpes ") sera " Halte au gigantisme olympique ! "

Ces Feux dans les Alpes sont les héritiers d'une ancienne tradition : déjà au Moyen Age, allumer un feu sur un sommet servait de signal d'alarme.

Selon les organisateurs de l'édition 2011, " la structure actuelle du contrat du CIO est telle qu'il n'est plus possible de plaider en faveur de la réalisation des jeux olympiques d'hiver dans les Alpes. Une réorientation fondamentale est nécessaire afin que, dans le futur, de grandes manifestations de cette nature puissent encore avoir lieu dans les Alpes. "

 

Ces feux seront allumés le WE des 13 et 14 août sur des sommets un peu partout en Suisse, Allemagne, Autriche et Italie.

Pour plus d'info, consulter le site Internet Feuerindenalpen

 

 

18 Juillet 2011Mountain Wilderness

 

Soulagement : pas de JO à Annecy en 2018

 

Nous avons appris avec soulagement que les JO ne défigureraient pas les montagnes de Haute-Savoie qui sont chères à de très nombreux pratiquants de la montagne. Nous nous sentons solidaires des Coréens qui vont devoir accueillir ces Jeux, laissant inévitablement des blessures profondes dans les paysages... et les bourses.

 

L'économie de la montagne française devrait bien se porter comme nous le confirment certains professionnels du tourisme :

" En tant que professionnel de la montagne et du tourisme, je me réjouis que la déferlante argent, médias, béton, des jeux ait choisi d'autres cieux, ne reconnaissant ni l'esprit sportif, ni l'esprit montagne dans tout ce qui nous est "vendu" autour d'une soit-disant aventure olympique. J'invite tous les amoureux de la pratique de la montagne et des activités de pleine nature à manifester ainsi leur soulagement.... "(1)

 

Certains des élus régionaux avec lesquels nous travaillons partagent la même vision des choses que nous. Claude Comet raconte ainsi sur LePost.fr : " Nous sommes soulagés de cette décision, car si les Jeux avaient eu lieu à Annecy, ils se seraient traduits par une catastrophe économique, écologique qui aurait aggravé le bétonnage de la montagne. "(2)

 

Cet été, vous pourrez donc aller respirer en montagne sans craindre que ce soit pour la dernière fois...

 

( 1 ) Philippe Guyot, Accompagnateur en montagne

 

 

16 Juillet 2011ARSMB - Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc  

 

JO 2018 = La neige, la claque et nous …

 

Au delà de la règle de l’alternance des continents et des choix mercantiles du CIO n’ayant plus rien à voir avec l’éthique sportive originelle des « jeux », c’est bien le manque d’enthousiasme des foules nationales et haut-savoyardes qui aura plombé la candidature d’Annecy/Chamonix.

L’ARSMB qui n’était pas favorable à ces JO dans les conditions actuelles avait pris ses responsabilités dès le mois de janvier 2011, argumenté, et fait son job en conséquence.

Pyongchang a été choisi. Dont acte.

Nous ne crions pas victoire pour autant. Au moins pour deux raisons:

- nous n’avons toujours pas digéré le rapt de nos banderoles par une maréchaussée aux ordres lors du passage du cortège du CIO . Ce fait « d’hiver » a confirmé la dérive monarchique d’un Etat dont les dénis s’accumulent, au point de remettre en cause la confiance en nos politiques et nos institutions.

- nous ne respirons pas mieux aux pieds du Mont-Blanc. Après la pollution aux particules de l’hiver , l’ozone nous empoisonne cet été. La faute cette fois à la sécheresse à défaut de chauffage domestique. Quant à la surchauffe du trafic routier de 2000 à 2500 poids lourds TIR par jour qui empoisonnent notre atmosphère en pleine saison touristique, c‘est « Circulez, y rien a y voir! ».

Donc pas la peine de forcer le trait. Rien n’est possible sans l’aval des populations et ce n’est pas notre faute si par manque de concertation le fossé s’élargit entre elles et leurs représentants.

Ici, au pied du Mont-Blanc, nous avons mieux à faire que de « financiariser » une fois plus ce décor de carte postale. Les temps changent. Il va bien falloir mettre le holà à tout ça ici bas.

 ARSMB

 

 

06 Juillet 2011 - ( CACS )

 

ANNECY a perdu. Quelle belle défaite !

 

Ce qui était espéré est arrivé. La Haute-Savoie a subi un cuisant revers. Radio France aussi.

 

Ce 6 juillet, le CIO a désigné Pyeongchang comme ville organisatrice des Jeux d'hiver de 2018. La cité coréenne a été choisie à la majorité absolue des 95 voix participantes lors du premier vote. Elle a obtenu 63 voix, contre 25 pour Munich et seulement 7 pour Annecy, les deux autres villes candidates. La défaite savoyarde est cuisante.

Il reste à faire le bilan économique (lourd) et médiatique (accablant) de la candidature savoyarde. En parrainant Annecy 2018, Radio France a fait taire ses journalistes. Qui peut dire le contraire ? Contre vents et marées de censure, il a fallu beaucoup de forces au Comité anti olympique pour continuer le combat et engager de vrais débats sur les “valeurs” olympiques au cours des vingt derniers mois. Le service public dit d'information ne sort pas grandi de l'opération.

N'hésitez pas à faire part de vos commentaires et à faire connaître le blog 

 

 

04 Juillet 2011 -  ( CACS )

 

Le 6 juillet, ANNECY doit perdre.

Vive la défaite !

Ce qui était promis économiquement* en 2004 à Athènes et à la Grèce l'est aujourd'hui à Annecy et à la France. Voilà qui devrait faire réfléchir...

 

Pour des raisons politiques, économiques, écologiques, idéologiques et culturelles, il faut dire NON aux Jeux Olympiques d'Annecy.

 

Mercredi prochain 6 juillet, le CIO désignera la ville organisatrice des Jeux d'hiver de 2018.

 

La défaite est impérative.

________________________________________

 

* Par exemple, les défenseurs du projet nous promettent le dynamisme économique et la création de milliers d’emplois. A l’heure où ils suppriment des postes et font des coupes claires dans tous les services publics (éducation, santé, justice, etc. où des centaines postes sont supprimés pour le plus grand malheur de citoyens manipulés), les libéraux qui nous gouvernent avancent subitement les recettes keynésiennes pour défendre leur projet élitiste.

La question que tout le monde devrait se poser et d’abord la presse est la suivante : les sommes colossales investies dans ANNECY 2018 constituent-elles un investissement plus ou moins créateur d’emplois qu’un investissement dans un autre projet plus social et qui sert mieux l’intérêt général ? Il est temps d’en parler sérieusement.

 

"Le sport n'est pas un jeu neutre et anodin mais une vision du monde"

 

 

Le blog du Centre d'Analyse Critique du Sport

Le Centre d'Analyse Critique du Sport (CACS), appuyé sur le Mouvement Critique du Sport, est une association implantée à Orléans dont l’objectif principal est d'analyser les fonctions politiques, économiques et idéologiques de l'institution sportive. Le CACS travaille sur 40 thèmes allant de Sport et Aliénation à Sport et Violence.

Sur ce blog vous trouverez au fil du temps, des articles d'actualité, des articles de sociologie du sport, différents renseignements concernant l'organisation des conférences-débats, la librairie de l'Association, etc. et, bien évidemment, un terrain d'échanges et de confrontation des points de vue sur un domaine (le champ sportif) qui reste encore une "terre inconnue".

 

N'hésitez pas à faire part de vos commentaires et à faire connaître le blog

 

 

24 Juin 2011 - CIPRA dans le Journal le Faucigny

 

24 Juin 2011 - Le Faucigny - Tribune libre de la CIPRA

 

15 Juin 2011 - AIRAP : Association pour l’Information sur les Risques d’Avalanches urbaines et leur Prévention

 

26 Avril 2011 - AIRAP - Courrier au CNOSF - Risques d’Avalanches et JO Annecy 2018
26 Avril 2011 - AIRAP - Courrier au CNOSF - Risques d’Avalanches et JO Annecy 2018
2011-04-26 - AIRAP - Courrier au CNOSF .
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22 Avril 2011 - AIRAP - JO Annecy 2018 - Lettre à JC Killy
2011-04-22 - AIRAP - JO Annecy 2018 - Le
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18 Février 2011 - AIRAP - JO Annecy 2018 - Lettre à N. Kosciusko-Morizet
2011-02-18 - AIRAP - JO Annecy 2018 - Le
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07 Mai 2011 - La Terre en héritage

 

Candidature d’Annecy pour les JO d’hiver de 2018

 

Lors de son assemblée générale du 5 février dernier, et au cours de la réunion du 22 mars 2011, les membres de l’association " la Terre en héritage " ont exprimé leur inquiétude et leur désaccord quant à l’organisation des JO d’hiver sur le territoire de la Haute Savoie.

 

Deux aspects, en particulier, nous interpellent en tant qu’association de Bio consom’acteurs :

  • Les risques d’accélération de la disparition du foncier agricole sur notre département,
  • le quasi monopole attribué à 2 multinationales de l’agroalimentaire sur les approvisionnements des manifestations en nourriture et boissons.

 

Par ailleurs et plus généralement, l’assemblée générale de l’association " la Terre en héritage "» exprime son désaccord sur la tenue de toutes les manifestations sportives qui se déroulent dans le même contexte soit disant sportif, uniquement basé sur la financiarisation du sport, avec médiatisation à outrance et ayant un impact considérable sur notre environnement et notre qualité de vie… L’esprit de compétition et de surenchère qui s’exerce dans ce domaine ne nous semble pas compatible avec les valeurs que nous défendons. De ce point de vue, notre position se trouve très bien résumée par les propos d’Albert Jacquard : «Vive le sport, à bas le score ».

 

 

15 Février 2011 - ARSMB - Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc  

 

Dépôt de plainte de L'ARSMB auprès du procureur de la République

 

A.R.S.M.B.

Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc

Maison de la Montagne

74400 CHAMONIX

 

Monsieur le Procureur de la République

Tribunal de Grande Instance

18, quai Parquet

74130 BONNEVILLE

 

Chamonix, le 15 février 2011.

 

Monsieur le Procureur,

 

L’Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc (A.R.S.M.B.) - connue de longue date pour son action citoyenne - voulait pacifiquement exprimer son opinion sur les Jeux Olympiques de 2018

en profitant du passage de la Commission CIO ce vendredi 11 février 2011 dans notre vallée .

 

Nullement opposé au caractère sportif des J.O., nous souhaitions dénoncer la dérive commerciale, mercantile et affairiste du Comité Olympique, et ses conséquences catastrophiques sur l’environnement.

 

C’est à ce titre qu’une banderole avait été posée sur le rond point de la Vigie à Chamonix.

Aucune entrave à la circulation et aucune agressivité de notre part, ni dans le texte (« J.O.= usine à gaz »), ni dans l’attitude des deux militants présents.

 

Pourtant, quelques minutes avant le passage de la délégation officielle, une dizaine de gendarmes ont confisqué la banderole et les ont obligé à quitter les lieux. Nous avons immédiatement dénoncé l’attitude inadmissible - non pas de la Gendarmerie qui ne faisait qu’obéir aux ordres reçus - mais des hauts responsables de l’Etat.

Il est en effet scandaleux qu’on ne puisse plus dans ce pays afficher une simple opinion !

Les évènements du 11 février dernier le prouvent : déploiement démesuré des Forces de l’Ordre, accès interdit sur le site de Passy, collèges et écoles entourées de gendarmes, contrôle d’identité des citoyens venus en spectateurs, fouille des véhicules, surveillance aérienne du site, intimidation en tout genre et menace de mise en ‘garde à vue’ pour toute personne exprimant son opposition aux J.O.

 

Ceci représente un véritable déni de démocratie car ce qui se passe aujourd’hui pour les Jeux Olympiques se reproduira demain pour n’importe quel autre motif, ce qui à nos yeux, est excessivement grave.

 

 

C’est la raison pour laquelle l’A.R.S.M.B. dépose plainte auprès du Procureur de la République pour atteinte à la liberté d’expression.

 

Hélas, vingt années de militantisme nous ont rendus méfiant vis-à-vis de la Justice !

Comment en serait-il autrement lorsque les Procureurs et les Préfets sont nommés par l’Etat, et que c’est contre l’Etat et son représentant que nous déposons plainte ?

 

Nous craignons par conséquent, Monsieur le Procureur, que vous jugiez ‘irrecevable’ cette plainte déposée contre … votre ‘employeur’ et contre le Préfet de Haute Savoie, votre collègue et ‘ami ’ !

Carriérisme et ‘copinage’ ont leurs raisons…

 

 

Certes, de tels soupçons sont irrespectueux  mais fondés.

Pourquoi aurions- nous confiance et respect envers un Etat qui ne respecte pas lui-même les fondements de la démocratie et de la République ?

 

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de croire, Monsieur le Procureur, en notre considération distinguée.

 

 

Pour l’A.R.S.M.B.,

J.P.Comeliau

Président

 

 

07 Février 2011 - FCPE

 

JO Annecy 2018 - -07 - Communiqué FCPE

 

01 Février 2011 - France Nature Environnement ( FNE ) - Fédération Rhône Alpes de Protection de la Nature ( FRAPNA ) - Commission Internationale pour la Protection des Alpes ( CIPRA )

 

Une copie a été envoyée à Madame Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Ministre de l'Ecologie ainsi qu'à Madame Chantal JOUANNO, Ministre des Sports.

 

Note au lecteur : Ceci est une traduction de la lettre ouverte adressée à la Commission d’évaluation du CIO. La lettre originale en anglais constitue la version officielle.

 

LETTRE OUVERTE A LA COMMISSION D’EVALUATION DU CIO

A l’attention de Gunilla Lindberg, Présidente

 

Annecy, le 1er février 2011

 

 

La Commission d’évaluation du CIO a maintenant reçu le dossier de candidature d’Annecy et est sur le point de procéder aux visites d’inspection des sites sélectionnés pour les épreuves des jeux olympiques d’hiver.

 

FNE1, FRAPNA2 et CIPRA3, nous comptons parmi les principales associations environnementalistes actives en France et dans les territoires qui hébergeraient les jeux en 2018. Nous souhaitons porter à votre attention plusieurs problématiques qui sont présentées de manière incorrecte ─ ou esquivées ─ dans les documents qui décrivent le projet d’Annecy.

 

Le comité de projet prétend que “Annecy 2018 associe tous les acteurs concernés par la candidature” (volume 1 page 46 and 48). Ceci n’est pas exact. Nous ne sommes aucunement “parties prenantes du projet” et nous ne soutenons pas Annecy 2018 dans sa formulation actuelle. Nous avons été conduits à quitter ce comité du fait d'opinions divergentes en ce qui concerne l'impact environnemental du projet.

 

La première problématique est que, sauf dans un cas, les zones spécifiques impactées par le projet ne sont pas bien “protégées des activités humaines” (volume 1 page 80), et que les mesures d'accompagnement que nous réclamons n'ont ni été mises en oeuvre, ni même prévues par le projet.

 

Sous la pression du CIO, le nombre de sites a été très fortement réduit. En conséquence, les impacts environnementaux prévisibles seront désormais concentrés sur trois sites majeurs :

 

  • la vallée et la plaine du Mont-Blanc (Chamonix et ses environs)
  • le plateau du Semnoz (Annecy)
  • et surtout la chaîne des Aravis (La Clusaz et Le Grand-Bornand)

 

Quelle que soit l'issue de la candidature d'Annecy, ces sites ─ à enjeux environnementaux élevés à très élevés ─ seront la cible d'investisseurs immobiliers et d'agences de développement dans le sillage du projet Annecy 2018. Nous voulons éviter cela.

 

Dans les documents qui sont soumis à votre évaluation, l'impact environnemental du projet est largement ─ en fait, volontairement ─ sous-estimé : impact sur des terres agricoles, sur des ressources en eau, sur des espaces naturels fragiles … Ce projet va immanquablement induire une pression extrêmement forte sur nos territoires montagnards, déjà très contraints, et l'omission délibérée de mesures d'accompagnement concrètes est une faute à laquelle nous ne pouvons souscrire. Voici plus en détail les trois problématiques :

 

• Le plateau du Semnoz : située juste au-dessus d'Annecy, cette zone péri-urbaine serait destinée à accueillir les compétitions de free style. Ce plateau calcaire, fréquemment soumis à des vents violents, ne dispose pas de ressources en eau. Amener de l'eau depuis le lac, 1 200 m plus bas, serait techniquement très risqué, sinon impossible. Comme alternative, la création d'une retenue d'eau artificielle donnerait lieu à un très fort impact sur cet environnement fragile. L'argument, que nous avons entendu, qu'une réserve d'eau deviendrait soudainement nécessaire aux troupeaux de bétail est biaisé.

Pour nous, il est extrêmement clair que nous combattrions ce genre de décision à courte vue.

 

Comme mesure d'accompagnement, nous avons demandé qu'en dehors des limites du stade de neige, cette zone très vulnérable du Semnoz et de ses forêts soit protégée légalement par un classement contractuel type Espace Naturel Sensible ou réglementaire (Réserve Naturelle Régionale ou Arrêté de Protection de Biotope). Rien n'a été fait jusqu'à présent.

 

• La plaine du Mont-Blanc (Passy ou Le Fayet) : qui intègre les seules zones agricoles plates de Sallanches, Domancy, Passy et Saint-Gervais, constitue le dernier corridor écologique de la vallée de l'Arve. L'enjeu n'est pas seulement agricole, mais également biologique, en tant qu'unique lien entre deux zones majeures de vie sauvage.

 

Pour équilibrer la densification urbaine de Chamonix résultant du projet Annecy 2018, et la pression d'urbanisation correspondante dans la vallée, nous avons proposé comme mesure d'accompagnement la protection de la plaine du Mont-Blanc à travers un classement en tant que Zone Agricole Protégée.

 

• Les combes des Aravis de La Clusaz et du Grand-Bornand : d'un point de vue paysager, mais également biologique, ces espaces naturels encore préservés peuvent être considérés comme l'épine dorsale de la partie sud du département de Haute-Savoie. Pour nos concitoyens, ils sont tout aussi emblématiques que la chaîne du Mont-Blanc. Comme pour la zone de Chamonix, la pression immobilière et foncière parviendra à un point tel que les combes seront perçues comme des cibles lucratives ─ les derniers espaces vierges à équiper ─, dommage collatéral résultant du projet Annecy 2018.

 

Nous demandons le classement des combes (depuis Bellacha jusqu'à la combe des Verts incluse) au titre de la loi de 1930 sur les sites et paysages. Ce statut de protection est rejeté par les conseils municipaux locaux, avec des arguments que nous ne pouvons accepter, et que nous n'admettrons pas.

 

 

Au-delà de ces problématiques environnementales, nous avons des raisons de penser que le manque d'un leadership conséquent pour ce projet, suivi par la nomination de dernière minute d'un homme d'affaires à la tête du comité de candidature Annecy 2018, est déjà en train d'alimenter des convoitises spéculatives de la part de certaines parties prenantes du projet, mettant ainsi définitivement en péril les mesures de protection que nous sollicitons.

 

Nous craignons fortement que le dossier que vous avez entre vos mains, dans ces circonstances, ne constitue guère plus qu'un exercice de “verdissement”, loin des “jeux exemplaires dont l'héritage sera la montagne du 21ème siècle” (volume 1 page 91) que les organisateurs prétendent promouvoir.

 

Par l'intermédiaire de la présente lettre ouverte, nous demandons instamment que des mesures de protection concrètes soient prises par les autorités compétentes, avant la décision du CIO en juillet prochain, constituant ainsi une démonstration de leur profond intérêt pour l'exemplarité de la candidature d'Annecy.

 

A défaut d'obtenir ces engagements officiels, nous, associations environnementales, combattrons le projet par tous les moyens, en France et à l'étranger.

 

Avec le souhait sincère que des décisions clairvoyantes résulteront de votre visite,

 

Nous vous prions d'accepter, Madame la Présidente, nos salutations distinguées,

 

 

Relations médias

Isabelle Bermond

+33 (0)4.50.67.16.16

 

Note au lecteur : Ceci est une traduction de la lettre ouverte adressée à la Commission d’évaluation du CIO. La lettre originale en anglais constitue la version officielle.

 

01 Février 2011 - Lettre Ouverte à la comission d'évaluation du CIO - FNE - FRAPNA - CIPRA - Traduction en Français
2011-02-07 - Lettre Ouverte à la comissi
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25 Janvier 2011 - Pétition associative des Amis de la Terre, la FRAPNA Haute-Savoie et Lac d’Annecy Environnement

 

NON au centre de congrès sur la presqu’île d’Albigny, OUI au respect de l’esprit Loi Littoral

 

Les JO sont accélérateurs de projets en tous genres non annexés au dossier officiel.

Le palais des congrès a un lien direct avec les JO, il doit accueillir les membres du CIO pour leur séjour si Annecy est élue le 6 Juillet.

Le CAO soutient les associations environnementales contre le projet sur la presqu'île d'Albigny.

 

Merci de signer et de diffuser la pétition.

 

 

17 Janvier 2011 - PMO ( Pièces et Main d'Oeuvre ) 

 

Annecy et la Vallée du Mont Blanc se mobilisent contre les Jeux Olympique et la destruction du territoire !

 

Annecy et la Vallée du Mont Blanc se mobilisent contre les Jeux Olympique et la destruction du territoire !

 

Samedi 8 janvier se tenait une réunion publique aux Houches autour des Jeux Olympiques et la destruction du Sillon Alpin. Les intervenants ont pu évoquer une série de conséquences néfastes des Jeux sur le territoire Haut Savoyard en terme environnementaux, économiques et sociaux. Le fonctionnement opaque et mafieux du Comité International Olympique, qui opère un pillage du territoire à son compte, a aussi été largement évoqué.

Et au-delà du prétexte des Jeux pour bétonner le territoire et renforcer « l’attractivité du territoire », le « Sillon Alpin », projet d’unique métropole de Genève à Valence centrée autour des nouvelles technologies, poursuit sa route et continue de détruire durablement l’ensemble des Alpes.

 

Les Jeux, c’est un projet opaque.

Le dossier de candidature Annecy 2018 n’a jamais été présenté publiquement, sans compter une absence totale de concertation de la population en amont : les hauts savoyards étaient-ils favorables à cette candidature ?

Quand aux coûts, ceux-ci sont non seulement flous (les chiffres évoqués par le Département ou la Région diffèrent sur les même projets d’infrastructures), mais le mystère règne aussi sur leur utilisation : à quoi servent exactement les 20 millions budgétés seulement pour la candidature ? Si ce n’est peut-être à acheter le Comité International Olympique, comme l’avouait à demi-mots Edgar Gropiron qui évoquait la coquette somme de 30 Millions d’euros pour espérer avoir une chance d’obtenir les JO.

Quant au dossier lui-même, il est opaque. Même les élus du Conseil Municipal n’ont pas accès à toutes les informations : quid par exemple du troisième village Olympique à St-Jean-de-Sixt, suggéré par certains techniciens ?

 

Le CIO, une mafia

Si les Jeux ne font jamais l’objet de débat « cartes sur table », c’est tout bonnement que le Comité International Olympique fonctionne comme une mafia.

Ce dernier a signé un « contrat de ville-hôte » avec Annecy, qui oblige la ville à toute une série de privilèges accordés au CIO.

 

Petit florilège non exhaustif :

  • Le CIO se place au-dessus du droit du travail du pays : les contrats de travail liés aux Jeux ne seront pas tenus de respecter le droit du travail.
  • Les Jeux ne sont pas tenus de respecter les schémas territoriaux décidés localement (SCOT, PLU…)
  • La ville aura l’obligation de se fournir auprès des sponsors du CIO pendant la préparation et la durée des Jeux.
  • Les taxes et impôts des athlètes, des sponsors et du CIO seront payés par la ville d’Annecy.
  • Le CIO et les athlètes auront à disposition l’hôpital public et un accès aux soins prioritaires, le tout pris en charge par la ville ou les collectivités publiques.
  • Le CIO disposera d’accès routiers exclusifs 15h par jour, ce qui rendra invivable la circulation des habitants.
  • Le CIO aura à disposition des moyens luxueux, aux frais de la collectivité ( limousine avec chauffeur, hôtels 4*…)
  • Le CIO impose la mise en place de systèmes de contrôle des populations locales et du public (vidéo-surveillance, contrôles d’identité…)

 

Ce ne sont là que les obligations avouées dans le contrat de ville-hôte, et qui ne comptent pas l’ensemble des pots-de-vin et autres cadeaux de la collectivité envers le CIO.

 

Les Jeux, c’est le pillage du territoire

On l’aura compris, les Jeux représentent une extrême violence pour le territoire qui les accueille. Il s’agit là d’un pillage du territoire, autant de celles et ceux qui y travaillent, mais aussi des terres, des fonds publics ou des espaces.

Comme le précisait un intervenant, si la Haute Savoie, déjà saturée, obtient les Jeux, « ce sera carrément l’enfer » !

 

Et si la candidature échouait ?

Mais une question, un peu plus dérangeante, est à se poser dès maintenant : que se passera t-il si Annecy n’obtenait pas les Jeux ? Pourrons-nous crier victoire pour autant ?

 

Pour mieux comprendre ce qui se joue derrière les JOs, prenons l’exemple de Grenoble, ville candidate à la candidature en 2009.

Malgré l’échec de la candidature aux Jeux, le maire Michel Destot promet de poursuivre une série de projets envisagés pour les Jeux, notamment en terme de transports et d’aménagement urbain : « les Jeux n’étaient pas un objectif mais un moyen. Ça ne change rien à mon ambition » déclare-t-il dans une interview accordée en juillet 2009 au Dauphiné Libéré. Autrement dit, les méga-projets évoqués dans la candidature ont tout autant de risques de se réaliser sans les Jeux.Comme l'affrime un autre élu grenoblois, « la candidature aura été un formidable booster. »

 

La lutte contre les Jeux est une première étape essentielle et non négligeable. Mais il est évident que l’on ne doit pas s’arrêter là. Il faut continuer à s’informer sur les projets que concoctent les élus pour nous, et affirmer notre refus de participer à la destruction du territoire, à la multiplication des nuisances sociales, environnementales et humaines.

 

Le Sillon Alpin ou la destruction durable du territoire au bénéfice des puissants

L’un des meilleurs exemples de destruction durable du territoire, c’est le projet de « Sillon Alpin » : un projet sur lequel communiquent très peu les décideurs, et pour lequel nous n’avons jamais donné notre avis. De quoi s’agit-il au juste ?

 

Projet initié en 2000 au départ entre les Conseils Généraux de l’Isère, Savoie et Haute Savoie, il s’agit de réaliser une seule et même technopôle de Valence à Genève afin de « se faire un nom auprès des grandes puissances européennes ou internationales. »

 

Pour ce faire, les décideurs ont pensé pour nous un espace global, dans lequel transports, universités, entreprises, espaces de loisirs, commerces, lieux d’habitations … seront pensés et décidés dans l’optique d’attirer les investisseurs, cadres à haut revenu et ingénieurs, et de placer ainsi le territoire en tête de file dans la course au dynamisme économique.

 

Dans cette optique le territoire n’est pas un espace avec lequel on compose pour essayer de vivre bien les uns avec les autres, mais un « capital espace à gérer autrement » , c’est-à-dire un espace dont on peut tirer profit.

 

Et l’option choisie pour tirer le maximum de profit de notre territoire, c’est l’innovation technologique. « Longue colonne vertébrale » rassemblant les biotechnologies de Lausanne, la physique et l’informatique du CERN à Genève, la mécatronique d’Annecy, l’énergie solaire de Chambéry et les nanotechnologies de Grenoble « le Sillon Alpin veut faire de l’innovation technologique le moteur de son développement économique » .

 

Avec on l’imagine, des conséquences désastreuses à long terme :

« Ravageons les paysages, bétonnons les campagnes, coupons nos forêts, détruisons nos vieux quartiers, urbanisons à tout va, implantons des labos, des centres de recherches et des entreprises aux activités mortifères, développons les nécro-technologies et intensifions la technification du monde pour être les premiers. »

 

Le tout bien sûr sans que l’on ne nous - habitants de ce Sillon Alpin - demande notre avis. Accepterons-nous d’être des techno-rats sans broncher ?

 

« Quand vous vivrez dans une ville de plus de 200km de long technicisée, à l’architecture aseptisée, à l’environnement détruit et remplacé par des ersatz, quand vous ferez des boulots stupides pour payer des loyers inabordables et d’indispensables gadgets, que vous consommerez des aliments frelatés issus de l’agriculture industrielle, et que vous serez deux sur trois touchés par le cancer, vous aurez droit à votre cycle de débat citoyen ».

 

Avant qu’il ne soit trop tard, ne laissons pas saccager notre région pour des « impératifs économiques », une guerre qui ne renforce que le pouvoir des puissants et qui nous oblige, insidieusement, à modifier notre mode de vie pour nous adapter aux infrastructures, aux espaces, aux modes de déplacements, aux emplois, qui ont été pensés et décidés pour nous. Bref à nous contraindre dans les moindres aspects de notre vie.

 

Bientôt, même avec la meilleure volonté du monde, nous ne pourrons plus faire autrement.

 

 

[1]              Michel Destot, Itw paru le 22 juillet 2009 dans Le Daubé

[2]              J.O de 2018. Que reste-t-il de la candidature grenobloise ?
Itw de Jacques Chiron, conseiller municipal ,adjoint aux transports

[3]           Sillonnez malin dans le Sillon Alpin, dépliant distribué aux voyageurs dans les gares, mai 2006.

[4]              Les Cahiers du Sillon Alpin n°1, mai 2003

[5]              Jean Terme, directeur du Commissariat à l’Energie Atomique, dans le Daubé, 25/10/04

[6]              Les Cahiers du Sillon Alpin n°3, 2004

[7]              Pièces et mains d’œuvres, « Le Serpent Alpin ou le saccage du territoire allobroge », Black Stars (s)Editions, 2007 

[8]              ibid.


 

11 Janvier 2011Mountain Wilderness

 

JO 2018 : la candidature d'Annecy fonce droit dans le mur !

 

Que constater d'autre lorsqu'on voit la désorganisation dans laquelle se trouve le comité d'organisation ?

 

Rappelons que si la pré-candidature d'Annecy avait été retenue par le CIO en juin dernier, aux côtés de celles de Munich et de Pyeongchang, elle s'était vu gratifiée des plus mauvaises notes parmi les dossiers en lice, et de critiques fortes portant notamment sur la trop grande dispersion des sites. Cela avait rendu obligatoire une refonte complète du projet et a remise en cause de la stratégie initiale de « jeux de tout un département. » Jamais évident au milieu d'un gué...

Début décembre 2010, Guy Dru et surtout Jean-Claude Killy, membres Français du Comité international olympique, se sont exprimé de manière très critique dans la presse, estimant pour l'un que Annecy 2018 « va dans le mur », pour l'autre que « les membres du comité haut-savoyard ne se rendent pas compte de ce qu'est une candidature. Nous allons à notre perte. » Mi- décembre, Edgar Grospiron, directeur général en charge de la candidature d'Annecy, a jeté l'éponge, ne pouvant « pas faire gagner la candidature avec ce budget et le temps qu'il [lui] reste. » En effet, sur le 12 millions de rallonge qu'il demandait, il n'en a obtenu que 2.

 

Depuis, c'est le marasme... Plusieurs personnalités sont démarchées pour prendre la tête de la candidature, dont Jean-Louis Borloo qui décline. C'est finalement à Charles Beigbeder (connu comme homme d'affaire à succès, candidat malheureux à la présidence du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) en 2005, et « frère de ») que vient d'être confier la tâche de piloter le navire en déroute, avec le soutien du président de la République et de la ministre des Sports...

 

Cela à conduit Jean-Jack Queyranne, président de l'exécutif de la Région Rhône-Alpes, le plus gros partenaire territorial de la candidature, a déclarer publiquement ces jours-ci : « Depuis deux mois, j'attire l'attention sur la désorganisation de la candidature, les incohérences et la mauvaise communication à l'international, qui ont conduit à la démission d'Edgar Grospiron. Depuis le début de la semaine, on a assisté à une succession d'annonces tous azimuts plus incohérentes les unes que les autres. On est complètement à côté de la plaque... Pourquoi ne pas faire appel à un animateur TV tant qu'on y est ? Cette frénésie d'annonces ne fait que nuire un peu plus à la crédibilité du dossier porté par Annecy, Rhône-Alpes et la France. »

« Je veux le dire avec force, décider du choix d'un Président en dehors de toute concertation avec l'ensemble des partenaires de la candidature - dont le Président de Région Rhône-Alpes, premier financeur public territorial - m'amène à m'interroger sérieusement sur la poursuite de notre collaboration. Il faut maintenant arrêter de jouer et se re-saisir, sinon c'est vraiment mal parti pour la décision finale du CIO à Durban en juillet 2011. Nous allons tout schuss dans le mur. Il n'y a pas de Magic Man qui pourrait transformer une citrouille en carrosse. »

Une situation bien pourrie alors que c'est ces jours-ci (le 10 janvier 2011 exactement) qu'a lieu la remise des dossiers de candidature et des garanties au Comité international olympique. Le lieu de la compétition sera choisi le 6 juillet 2011 à Durban en Afrique du Sud.

 

La bonne attitude, lorsqu'on va droit dans le mur, c'est encore de freiner ! C'est ce que demande depuis de longs mois le Comité anti-olympique, c'est ce que préconisait Mountain Wilderness avant même que ne soit choisie parmi les villes candidates celle qui porterait la candidature française. Nos critiques avaient toutes leurs raisons d'être : la préoccupation environnementale, présentée un temps comme le « socle de la candidature », est bien absente des débats de ces dernières semaines...

 

4ème Trimestre 2010 - Frapna Haute-Savoie ( Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature )

Chronique d’une mascarade environnementale

FRAPNA - Annecy 2018 : Chronique d’une mascarade environnementale
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16 Novembre 2010 – Communiqué de l’ARSMB ( Association pour le Respect du site du Mont-Blanc )

 

Novembre 2010 – Communiqué de l’ARSMB contre les JO Annecy 2018 ( Association pour le Respect du site du Mont-Blanc )

 

11 Novembre 2010Comité Anti-Olympique de Grenoble

 

Appel à manifester du CAO de Grenoble contre Annecy 2018
Appel à manifester du CAO de Grenoble contre Annecy 2018
2010-11-11 - Communiqué du CAO de Grenob
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05 Octobre 2010 - Communiqué de presse Laurent Nardi, président du comité de défense de la plaine du Mont-Blanc

 

Communiqué de presse du comité de défense de la Plaine du Mont-Blanc
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25 Septembre 2010 - Intervention de Mr Philippe Metral-Boffod au nom du CAO, lors de la Manifestation pour dire Non aux JO à Sallanches.

 Intervention Philippe Metral-Boffod pour le CAO lors de la Manifestation de Sallanches le 25 Septembre 2010
Intervention Philippe Metral-Boffod pour le CAO lors de la Manifestation de Sallanches le 25 Septembre 2010
Intervention Philippe Metral-Boffod pour le CAO lors de la Manifestation de Sallanches le 25 Septembre 2010
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Intervention Philippe Metral-Boffod pour le CAO lors de la Manifestation de Sallanches le 25 Septembre 2010
2010-09-25 - Intervention Philippe Metra
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25 Septembre 2010 - Discours prononcé par Mr Laurent Nardi à Sallanches au nom du Comité de défense de la plaine, lors de la manifestation pour dire Non aux JO.


Intervention Laurent Nardi lors de la manifestation de Sallanches du 25 Septembre 2010
Intervention Laurent Nardi lors de la Manifestation de Sallanches du 25 Septembre 2010
Intervention Laurent Nardi lors de la Manifestation de Sallanches du 25 Septembre 2010
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Intervention de Mr Laurent Nardi lors de la Manifestation de Sallanches du 25 Septembre 2010
2010-09-25 - Intervention Laurent Nardi
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19 Septembre 2010 -  Lettre de l’Association Cyclamen

 Lettre de l’Association Cyclamen - JO annecy 2018 au Semnoz

JO Annecy 2018, pour ou contre ?

mais là n'est pas seulement la vraie question.

JO Annecy 2018 pour ou contre ?
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Mai 2010  Association Lac d’Annecy Environnement


Texte issu d’un débat réalisé en mai 2010 par ALAE

 

C’est juste un éclairage, ce n’est pas exhaustif, cela reste à compléter.

 

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Contexte général


Nous devons faire face à une démographie galopante en Haute-Savoie. Le bassin Genevois est surpeuplé, Chamonix étouffe et Annecy déborde... et tout le monde continue à vouloir agrandir et à faire au mieux pour s’adapter à la demande. C’est un développement démesuré, dans un département extrêmement contraint par le relief, qui se heurte à des contradictions majeures (tout particulièrement à Annecy, ville bloquée par le lac, et les montagnes).
Annecy table sur une augmentation de population de 200 à 300 habitants par an. Annecy va être classée ville «touristique», jusqu’à présent elle n’était que ville «thermale». De nouveaux financements en dépendent, ainsi qu’une présence accrue au niveau touristique et en notoriété. Avec le label ville ‘d’Art et d’Histoire», cela devrait renforcer encore plus fortement son attractivité, avec des influences sur la démographie, le foncier, et les transports… L’exubérance immobilière annécienne dépasse les prévisions du Scot. Est-ce les premiers résultats imprévus de la mise en osmose des marchés immobiliers genevois et annécien par le barreau autoroutier ?
En matière d’environnement, certains observateurs soulignent aussi le contraste entre les règles immobilières très strictes de la Suisse, et les règlements de l’urbanisme français, qui sont beaucoup moins contraignants que ceux de la libérale helvétie. Cet écart de réglementation, ou de dé-règlementation joue en faveur de Genève.

L’aspect culturel

Pour les élus haut-savoyards, la croissance démographique est par «nature» une bonne chose... au moins pour les propriétaires fonciers dont ils sont souvent les «serviteur»... ce qui implique une politique «libérale» en matière d’urbanisme… et d’ailleurs c’est le seul département de Rhône-Alpes qui n’a pas eu véritablement de SDAU, et où les SCOT sont peu ambitieux, voire complaisants avec une urbanisation soutenue et mal maîtrisée, et très lents à sortir... Par ailleurs, il n’y a quasiment aucune culture du patrimoine culturel.


L’aspect structurel

 Cette croissance n’est pas la conséquence d’une politique volontaire de développement économique, mais seulement le fruit de la bonne stabilité de l’emploi sur Genève, et de la relance à tout va de l’image touristique du département (JO, classement ville touristique, label Unesco...)... qui ne résoudra en rien le déficit chronique en logement sociaux.


L’aspect conjoncturel

 Ce département qui vit depuis des années de la croissance immobilière a beaucoup de «promoteurs-constructeurs » qui ne peuvent tout interrompre au risque de tomber en faillite. Ils maintiennent donc un niveau d’activité de construction artificiellement élevé, même si les ventes ont faibli.

 

URBANISATION D’ANNECY ET DE SON AGGLOMÉRATION


Ancien hôpital, ou anciens hospices
ALAE est pour préserver l’ensemble du bâtiment principal, avec la villa attenante. Compte tenu de l’impact visuel du projet retenu, tant par le côté massif de la «barre» du haut, qui viendra à la même hauteur que l’immeuble situé en vis-à-vis (très massif), que par l’esthétique dite moderne, mais qui choque nombre d’annéciens, et notre association, il conviendrait notamment de faire une nouvelle étude pour :
- arriver à un ensemble «écologique», non pas des normes HQE (qui doivent exister), mais qui s’intègre harmonieusement
dans le site,
- ou bien, une allée paysagée, car Annecy n’a pas vocation à toujours s’agrandir, et offrir de nouveaux logements. (ALAE a déposé un recours.)

Réaménagement de la gare
C’est plutôt un bon projet, mais il aurait été possible avec la réfection prévue de la gare de réaliser une vrai gare urbaine, en mettant à l’extérieur d’Annecy la partie gare de triage qui prend beaucoup de place (cela reste à étudier).


Destruction de patrimoine bâti et non bâti de qualité à Annecy ( bâtiments publics ou privés ).

À Annecy on assiste à une urbanisation débridée. Partout où l’on peut «trouver» du terrain, par exemple en démolissant une villa et en récupérant le jardin qui l’entourait, on programme immédiatement un immeuble.
Extrait de l’édito du n° 101 de L&R : …Si l’on prend le seul cas de la ville d’Annecy, par exemple, où les
destructions de bâtiments anciens vont bon train depuis les années 60 (ce sera d’ailleurs le sujet d’un prochain article) sous le regard bienveillant des architectes des Bâtiments de France qui ce sont succédés (à l’exception d’un seul resté trop peu de temps, hélas) on ne risque pas de pouvoir le contredire.
Voir pièces jointes : pdf de Lac et Reflets n° 102.
Tout l’immobilier pavillonnaire des années 30 disparait au profit d’immeubles de 25 à 40 lots. C’est ainsi,
qu’en à peine plus d’un an on a vu une rue entière perdre, les unes après les autres, les villas survivantes des précédentes séries d’urbanisation. Tel est le cas de la rue André Theuriet, avec plus de 100 logements nouveaux (dans une rue de linéaire inférieur à 300 mètres), et avec en plus les rues immédiatement adjacentes (avenue des Barattes, avenue d’Albigny, début de l’avenue de Thônes), ce sont 74 logements de plus prévus.

Ainsi, dans un tout petit périmètre on réalise 178 logements. Avec la soixantaine de logements qui vont voir le jour tout à côté, avenue de France sur l’emplacement de l’ancienne école maternelle des Salomons. c’est à dire de quoi accueillir la totalité d’une année de besoin local puisque le Maire d’Annecy table sur une augmentation de population de 200 à 300 habitants l’an.
Démolitions prévues de grands bâtiments anciens : école Saint-François, école des Fins…
Pour exemple, à l’adresse suivante on trouve une dizaine de programmes immobiliers neufs, la plupart du
temps construit à la place d’une maison qui sera détruite ou qui a été détruite :

Écoquartiers

 Vallin-Fier et autres, ont attend de voir.

 

Amiante

 Il existe de grandes quantités d’amiante dans l’ancien hôpital (démolition à venir), à Bonlieu (réfection à venir), et dans d’autres bâtiment, comme la Cité Administrative (qui abrite les employés de la Santé publique, directement touchés par la présence de l’amiante)…

 

URBANISATION D’ANNECY-LE-VIEUX


Centre des Congrès à Annecy-le-Vieux
Un grand projet au bord du lac, qui défie la Loi Littoral, avec un centre de congrès.
B.Accoyer veut construire sur le parking de l’Impérial. C’est vrai : il reste une place ! Mais, attention, nous
sommes dans le périmètre d’un bâtiment classé (l’Impérial et l’allée d’Albigny avec ses platanes).

 

URBANISATION RIVES DU LAC D'ANNECY


…dans son rapport (Unesco), Madame Cousin enfonce le clou en insistant sur le fait que pas assez de choses ont été faites « pour protéger des ensembles urbains de qualité », pour le classement du lac au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Pour exemple, à Sevrier on arrive à monter et à construire sur des zones de forêts que je croyais intouchables.
On assiste à une urbanisation excessive et à la consommation des espaces naturels et agricoles. Tous les maires riverains du lac (hors Annecy) ont peu ou prou imité le modèle d’Annecy cherchant à combiner développement urbain (prospérité économique et préservation de l’environnement). Ils l’ont fait avec peu de bonheur,
le terrain ne s’y prêtant pas, au point que l’identité du bassin versant est atteinte. C’est la conclusion d’une
étude de l’ École Nationale des Paysages de Versailles et d’un rapport de la commission des sites statuant sur la candidature du bassin versant du lac d’Annecy à une inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le problème de l’urbanisation est avant tout le problème de l’urbanisation diffuse sous forme de logements individuels, qui consomment de l’espace et rend difficile desserte pas transports en commun. ALAE défend entre autre les coupures d’urbanisme, avec la préservation des terres agricoles.
je rentre juste d’une semaine à Sausset-les-Pins, à 30 km à l’ouest de Marseille. Dans la location, un bulletin municipal (tiré à 5 500 ex) trainait, j’y ai découvert que le Maire Eric Diard (député faisant partie de la conception du Grenelle II...) a bloqué des terrains, a été au Tribunal administratif pour sauvegarder ces terrains... etc etc. J’habite Saint-Jorioz, et ai fait le parallèle... ici ça construit de partout, même du petit collectif loin du centre et des écoles, les terres agricoles foutent le camp, les coupures vertes sont mitées... ce qui fait le cadre de vie, la beauté d’un paysage, la covisibilité, est irrémédiablement gâchée... des projets pour le centre (études sur études depuis 20 ans ) avec constructions très/trop citadines alors que nous sommes un bourg de campagne etc. Agrandissement de la zone artisanale alors qu’elle «coûte» à la commune (travaux lourds car zone proche du lac)...
Ce serait effectivement une bonne chose de profiter de ce melting-pot d’idées pour les faire passer dans la presse même les personnes «non-écolos» peuvent comprendre que notre bassin annécien :
- va à sa perte économique pour le tourisme puisque nous ressemblons de plus en plus à n’importe quelle moche agglo de France, même pire, puisque beaucoup de villes de France ont su, elles, garder leur personnalité régionale, un cachet,
- devient invivable et sans intérêt au vu des engorgements de circulation
- notre relief, notre lac sont des atouts extaordinaires et ils sont saccagés !
si, récemment, il y a eu du monde pour défendre la loi littoral, la DTA non opposable, il serait opportun de
continuer à alerter, à pousser à ce que ceux qui pensent tout bas se mettent à penser haut et fort

 

TRANSPORTS ANNECY ET AGGLO


Impossible de parler de l’urbanisation d’Annecy, sans évoquer les transports.

 

Train/tram à Annecy et son agglomération

 C’est une promesse électorale des municipales, mais dont on n’entend plus parler, espérons que le dossier n’est pas enterré, ni dans les oubliettes.

 

Cyclistes et piétons

 Le déploiement de moyens pour boucler le lac à vélo, se fait au détriment du réseau urbain. Il faut privilégier les déplacements urbains, et renforcer la cohérence. Actuellement, il n’y a pas assez de cohérence, les pistes cyclables ne sont pas reliées, il reste beaucoup de «points durs», passages difficiles, et un manque de sécurisation.
Annecy a longtemps été une des premières villes accidentogènes de France pour les cyclistes et les
piétons. Avec le nouveau plan de déplacement cela a réduit, mais il reste difficile et dangereux de prendre son vélo dans Annecy, et son agglomération. Parmi les aspects positifs, à noter la restitution au public des rives du Thiou.


Réseau bus

 Des efforts, avec des sites propres en ville, sur l’offre et la fréquentation, mais il reste le réseau qui est en
forme d’étoile, tout passant par la gare, qui est aussi un pôle inter-modal. Aussi, est-il difficile, voire parfois impossible de se rendre d’un point de la périphérie à un autre.

 

Télécabine Annecy/La Balme

C’est un projet qui, s’il n’est pas trop cher, avec un bon débit, et une vitesse d’environ 20 km/h, aura un impact visuel surtout pour les gares (15 à 20 m de long en terminus, et le double en stations intermédiaires). En outre, des appareils conçus pour un transport saisonnier de touristes devront être réadaptés aux conditions de transports urbains (adieu le plastique et le plexiglas), ce qui en augmentera très fortement le prix, sans parler des problèmes de maintenance (dans une station de ski ça se fait en intersaison). J-L Rigaut n’a pas tort d’être prudent.


Liaisons ferroviaires

 - doublement de la voie Annecy/Le Fayet,
- attente d’une liaison TGV directe avec Paris (promise avec les JO),
- en matière de transport, la liaison Annecy-Genève par train a été supprimée il y a environ deux ans (avec un ou deux trains directs le matin et le soir), elle avait le mérite d’exister.

 

TRANSPORTS AUTOUR DU LAC


Nous notons, une circulation automobile excessive, notamment autour du lac, du fait de l’absence de transports en commun (saturation).
Tunnel sous le Semnoz (projet adossé aux JO, car un peu trop cher pour l’agglo et le département, et autres bailleurs, à court terme). Ce tunnel va viabiliser le bassin du lac, permettant la réalisation de nouveaux espaces à construire, concentrant davantage d’urbanisation, de voitures, et de pollution, un peu plus loin sur la rive 

Ouest du lac.

 

Train/tram Annecy-Albertville (projet alternatif)

C’est une possibilité à étudier, d’autant qu’il semblerait possible de garder la piste cyclable. Pour l’instant
c’est un projet lancé par un collectif de personnes, il faudrait faire une étude de faisabilité.


Tramway sur la route (à étudier)

Piste cyclable autour du lac

La rive Est du petit lac d’Annecy est gravement menacée par un encorbellement démesuré (en béton), en surplomb sur le lac.
Passage, et accès piéton au bord du lac 

ALAE se bat pour favoriser l’accès pour tous aux rives du Lac.


Autres sujets «brûlants», avec de forts enjeux 

 

DTA des Alpes du Nord

Suites aux tergiversations entre les élus des départements concernés, qui durent depuis 10 ans, la DTA des Alpes du Nord, risque de se traduire par sa non opposabilité. Mais, tout n’est pas encore vraiment «plié», car l’enquête publique dure jusqu’au 21 mai, et l’enquêteur officiel, a dit «Je n’ai jamais vu une telle mobilisation lors d’une enquête publique».

 

La Scot du bassin annécien 

Le Scot qui est en cours d’adoption, prévoit que Sevrier et Saint-Jorioz feront partie du second cercle d’urbanisation d’Annecy, le premier cercle étant Annecy centre, si le tunnel sous le Semnoz est réalisé. Le diagnostic a été rédigé et présenté en avril 2009, il sera présenté en réunions publiques.

 

JO d’hiver Annecy 2018 

Enfin, naturellement, ALAE est contre la candidature d’Annecy aux JO 2018, qui va conduire à une nouvelle étape d’urbanisation en infrastructures routières, sportives et hôtelières, et bien entendu, ruiner les contribuables locaux. Avec des dossiers adossés, et liés indirectement… tunnel sous le Semnoz, liaison ferrovières, contournement d’Annecy (alors qu’il est possible d’utiliser l’A41 existante)…

 

Réforme territoriale

 Cela n’a pas été abordé avec ALAE, mais c’est une nouvelle donne importante à venir sous peu.

Création de pôles urbains pour structurer le territoire,. Pour Annecy, possibilité de créer un pôle avec Chambéry, ou bien d’être rattaché à Grenoble ou Genève… A suivre.

 

2010-05-15 - Urbanisation agglomération d'Annecy
Annecy 2018 - Association Lac d’Annecy Environnement
2010-05-15 - Urbanisation agglo Annecy A
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11 Juin 2010 - Débat public organisé par l’ Atelier Equithés, salle Jean Morel, Servoz à 20 heures sur le thème :

Avons-nous besoin des Jeux Olympiques Annecy 2018 ?

Annecy 2018 - Débat public organisé par l’ Atelier Equithés
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08 Mai 2010 - Discours prononcé par Mr Laurent Nardi à Passy au nom du Comité d'Action pour la plaine, lors de la Grande marche citoyenne pour dire Non aux JO. 

Annecy 2018 - Discours du Comité d'action pour la plaine
Annecy 2018 - Discours du Comité d'action pour la plaine
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27 Avril 2010 - Lettre aux Elus du Pays du Mont-Blanc pour la manifestation du 8 Mai 2010

 

02 Mars 2009Mountain Wilderness France

 

Mountain Wilderness France s'oppose à l'organisation des J.O. d'hiver de 2018 dans les Alpes Françaises

 

4 villes des Alpes françaises, Annecy, Grenoble, Nice et Pelvoux, sont actuellement en course pour être candidates à l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver de 2018.

 

Quelle que soit la ville finalement retenue, Mountain Wilderness France considère que la tenue d'un tel évènement dans les Alpes Françaises n'est pas acceptable.


Selon la ville choisie, les Jeux Olympiques pourront nécessiter :
- pour les compétitions, des nouvelles infrastructures impactantes pour l’environnement en montagne, qui deviendraient inutiles et obsolètes dès les épreuves terminées.
- pour accueillir les visiteurs, des programmes immobiliers de luxe dans les stations, qui s'accompagneront forcément du développement des domaines skiables au détriment des zones de montagne vierges selon le cercle vicieux "nouveaux lits, nouvelles pistes".

 

Ainsi les conséquences des jeux de Grenoble 1968 et Albertville 1992 sont bien visibles dans les massifs.

 

Certes les projets de villes candidates promettent aussi l'amélioration du réseau des transports en commun dans les vallées concernées. Mais celle-ci est de toute façon indispensable dans le contexte actuel : sa réalisation devrait être prioritaire et ne devrait pas être conditionnée à la tenue des jeux dans les Alpes.

 

Pendant la durée des Jeux, des milliers de personnes, athlètes, accompagnateurs, ou spectateurs seront concentrés sur les sites des épreuves. L'impact écologique en termes de déplacements, de consommation de ressources, de productions de déchets etc. ne sera pas supportable pour le milieu naturel montagnard.

 

De plus Mountain Wilderness considère que les Jeux Olympiques font la promotion exclusive d'activités sportives artificielles, élitistes et déconnectées de l'environnement de montagne, à l'opposé de pratiques responsables et respectueuses du milieu défendues par notre association.

 

Enfin, Mountain Wilderness considère que le modèle de développement qui permettrait aux Alpes d'être une « Montagne à Vivre » au XXIème siècle n'est pas compatible avec celui des Jeux Olympiques. Nous croyons à une montagne dont la plus grande richesse est son environnement préservé, vivant toute l'année d'un ensemble d'activités économiques durables, dont l'accueil touristique n'est qu'une composante.

 

C'est pourquoi Mountain Wilderness France affirme son opposition à l'organisation des J.O. d'hiver de 2018 dans une ville des Alpes Françaises, et appelle ses adhérents et sympathisants à se joindre aux différentes manifestations qui seront organisées dans les jours à venir dans et autour des villes candidates.


Contact presse : Vincent Neirinck - vn@mountainwilderness.fr - 04 76 01 89 08

 

Les Jeux Olympiques en Haute-Savoie

 

Janvier 2009 - La Frapna

 

La FRAPNA, qui travaille pour le long terme dans l’expertise naturaliste et territoriale et
l’action pédagogique, n’a pas vocation à se prononcer pour ou contre la candidature
d’Annecy ou de Grenoble aux jeux olympiques d’hiver de 2018.

Elle observe toutefois, sur un plan général, que les jeux :
- sont devenus un business mettant en exergue autant de nationalisme et de chauvinisme
que d’authentique émulation sportive,
- sont une manifestation à haut risque impliquant des moyens de sécurité exorbitants
et des entraves à la liberté d’accès aux sites concernés,
- provoqueront inévitablement une flambée de carbone en dépit des intentions vertueuses
et des économies marginales annoncées,

- laisseront une dette lourde dépassant toute prévision à la charge des générations présentes
et futures.

Elle observe aussi, pour la région et les départements, que les jeux :
- sont un accélérateur de développement dans une région bénéficiant déjà d’une dynamique
forte qui ne va pas sans impacts lourds sur les espaces naturels et agricoles
ainsi que sur la biodiversité, 
- provoqueront malgré l’utilisation des équipements existants des travaux importants
destructeurs de milieux naturels et des paysages tant pour les infrastructures d’accès
que pour l’aménagement des sites,
- induiront immanquablement et banaliseront au delà de la période des manifestations,
l’utilisation des transports aériens que les pouvoirs publics n’auront ni la volonté ni les
moyens de maîtriser.

Instruite par les démarches environnementales des stations, certes louables mais qui relèvent
de la cosmétique, eu égard aux profondes dégradations occasionnées aux paysages
et aux milieux, la FRAPNA met en garde contre l’argumentaire selon lequel les JO seraient
l’occasion d’avancées significatives pour le traitement écologique des projets et
l’amélioration des transports publics. Elle fait davantage confiance pour cela, bien au delà
d’un événement éphémère et médiatisé, aux perspectives inscrites dans la durée par les
lois d’application des accords du Grenelle de l’Environnement.

Le Conseil d’Administration de la FRAPNA Haute-Savoie

 

 

28 Décembre 2008 - Les Amis de la terre en Haute-Savoie

 

Des jeux écolos ?

 

Si les JO d’Atlanta en 1996 ont été les jeux de « coca-cola », à n’en pas douter, les JO d’Annecy seront ceux d’ « Evian », il n’y a qu’à observer le logo de la candidature de la ville. Nous dire qu’ils seront des jeux olympiques Zéro Emission de CO2 est un leurre ... ce seront, une fois encore, les jeux du fric pour assouvir les caprices indécents des élus du département en cette période de crise, à un avenir incertain, alors que l’urgence est ailleurs ... Nous constatons ne politique spectacle et médiatique identique à celle du gouvernement actuel.

 

Les Amis de la Terre74 s’étonnent d’ailleurs de l’euphorie générale provoquée par cette candidature et du peu d’opposition. La seule audible se contente de proposer un Référendum local ... dont on connaît la valeur (proche de zéro). Nous ne nous prononcerons pas sur les gains économiques potentiels, tant les pertes risquent d’être considérables ! La population mettra obligatoirement la main au porte-monnaie pendant des années pour payer ces J.O ! Demandez donc aux Savoyards...aux Isérois qui refusent actuellement une nouvelle candidature de Grenoble pour 2018. Nous demandons aux Haut Savoyards de bien réfléchir avant de s’engager à soutenir la candidature d’Annecy ou de répondre à la mobilisation générale des élus, d’en mesurer les conséquences sur leur environnement, leur fiscalité, la pression immobilière. Les Amis de la Terre commenceront à y croire lorsque les élus qui défendent cette candidature prouveront leur volonté en commençant par répondre à toutes les demandes de logement à loyer modéré dont les listes s’allongent inexorablement. C’est bien la priorité, et non d’accorder des permis de construire pour des bâtiments affichant standing ou haut standing. Les Amis de la Terre 74 n’ont que faire d’un scénario politique « Folie des grandeurs »

 

Sur le plan environnemental les conséquences sont largement prévisibles, et de nombreuses questions se posent.

 

Comment croire que ces JO seront propres dans un département qui est incapable de proposer un plan efficace et ambitieux d’élimination des déchets. Les incinérateurs ont encore de beaux jours devant eux. La soirée du CG74 à Bonneville sur le climat nous laisse sur notre faim et démontre encore une fois un manque réel de volonté et d’ambition pour agir durablement. Nous pouvons sérieusement nous interroger sur les tonnes de déchets que fourniront les J.O en 2018.

 

Pourquoi attendre l’obtention des JO pour effectuer le doublement de lignes SNCF ? Là encore il y a urgence de prendre des décisions qui répondent aux attentes de toute une population en matière de transport en commun et dans TOUT le département et pas uniquement pour les lignes à haute vitesse qui concernent bien souvent les élus et les hommes d’affaires, mais bien d’offrir aux salariés, aux personnes âgées, aux personnes à mobilité réduite et à la jeunesse un vrai maillage jusque dans les espaces les plus reculés.

 

Qu’en sera-t-il en 2018 du changement climatique ? Le pari nous semble risqué, et nous craignons de revoir surgir certains projets contre lesquels nous nous sommes déjà opposés (tunnel du Semnoz, canons à neige et retenues collinaires, carrières et dépôt de remblais ...).

 

NON ! Ces Jeux ne seront pas écologiques ! Oui, les Amis de la Terre s’opposent aux J.O d’Annecy.


Les Amis de la Terre 74 commenceront à y croire :

 

Lorsque Mr Monteil, Pdt du Conseil Général, nettoiera « sa » décharge du Raffaray à Seyssel ! (Voir ou revoir la vidéo sur le site AT74)

 

Lorsque Mr Accoyer, Pdt de L’assemblée Nationale, cessera de se prosterner devant le « progrès scientifique » !

 

Lorsque les élus de l’Agglo d’Annecy et les autres élus du département auront fait fleurir quelques panneaux solaires et autres énergies renouvelables dans leurs villes ou villages, fait sortir de terre des constructions HQE, baissé la température dans tous les lieux publics pour éviter les fenêtres ouvertes en plein hiver...demandé aux commerçants de laisser leurs portes fermées pour éviter de chauffer les rues...Mesdames et Messieurs les élus vous serez crédibles !

Et pour ceux qui pensent que la « Compensation Carbone » peut être une solution (certains écolos en sont convaincus !), nous les invitons à faire le calcul ... ils seront étonnés du résultat ! Peut-être faudrait-il penser à notre pain quotidien, plutôt que de se voiler la face avec des jeux olympiques qui ne privilégient plus que l’argent et la compétition, toutes valeurs qui ne sont définitivement pas les nôtres ! Les Amis de la Terre veulent des projets soutenables pour une société soutenable

 

 

 

Nos Arguments :

 

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(Rigaut :

Maire d'Annecy)