Les partis politiques ont dit ...

 

14 Septembre 2011 - Annecy Horizon solidaire

 

JO 2018 : Rappel de nos actions depuis 3 ans

 

La candidature aux JO Annecy 2018 a lamentablement échoué sur les 7 voix du CIO. Alors que beaucoup de politiques se drapent en virginité et s'affichent comme des opposants de toujours (ce qu'ils n'ont jamais été) à ce projet, il nous semble important de rappeler, pour mémoire, l'action de notre groupe sur ce sujet. Chacun connait et reconnait ces chevaliers blancs qui volent au secours de la défaite et cherchent à se faire passer pour les victimes alors qu'ils se sont tous tus pendant des années. Ces blanches colombes ont d'étranges similitudes avec les vautours.

 

Le sérieux de nos propositions et de nos actions, la constance dans nos exigences transpirent manifestement de cet historique.

 

Le maire et la majorité n'ont jamais écouté l'opposition sur le thème des JO. Ils se sont enfermés dans leurs certitudes afin de ne pas partager, pensaient-ils, les fruits de la victoire. Nous ne partagerons pas, avec eux, le vinaigre de la défaite. Il n'y a aucune raison pour celà. Nous avons fait notre travail en conscience et avec convictions pour le bien des annéciens. Nul ne peut dire qu'il ne savait pas. Mais les promoteurs doivent dire qu'ils n'ont pas voulu entendre !

 

Mars 2008 : élections municipales.

 

Septembre 2008 : tribune du groupe dans le bulletin municipal intitulée : « Des JO pour quoi faire ? »

 

CM (conseil municipal) du 29 septembre 2008 : vote sur l’adhésion au projet des JO. Refus de vote, le groupe dénonce un piège qui nous lierait les pieds et les mains et nous ferait signer un chèque en blanc. JL Rigaut demande « l’union sacrée », nous lui répondons : transparence, concertation, respect de l’environnement. Le groupe obtient la création d’une commission JO qui se réunira une huitaine de fois.

 

17 Novembre 2008 : Vœu pour la tenue d’un référendum local rejeté en CM

 

10 Décembre 2008 : le groupe organise une réunion publique sur le thème des JO

 

05 Janvier en commission JO : G. Bernard nous annonce que le budget communication de la phase de requérance devra être augmenté de 40%

 

Avril 2009 : Annecy est retenue pour défendre les couleurs de la France. Notre tribune « JO 2018 : de vrais défis à relever » décline 5 défis pour réussir ces JO : rassemblement des compétences, des JO respectueux de l’environnement, la transparence budgétaire, les retombées économiques locales, la concertation avec la population.

 

CM du 30 mars 2009 : « Il [M. le maire] indique que, bien évidemment, le dossier à réaliser sera soumis à la commission de suivi créée au sein du Conseil Municipal sous tous ses aspects techniques et financiers et que les Annéciens seront associés étroitement au déroulement de la candidature. Un échange d'idées a eu lieu sur la meilleure façon d'atteindre ces objectifs. » (extrait du compte-rendu). Notre groupe demande la création d’ateliers participatifs.

 

10 décembre 2009 : prise de parole en commission finance de l’agglo. La C2A n’a pas les moyens de payer les JO et devra créer un impôt JO. Nous demandons un débat en conseil d’agglo.

 

Mars 2010 : nous dénonçons une commission JO " fantoche ". Le dossier envoyé à la commission d’évaluation du CIO n’aura pas été débattu devant les conseillers municipaux. L’opposition est bafouée.

 

Avril 2010 : Tribune du bulletin municipal : « JO 2018 : un dossier raté ». Nous actons que dans le dossier remis à la commission du CIO aucun des défis relevés un an plus tôt n’a été relevé. Nous prenons acte et dénonçons ce dossier.

 

Juin 2010 : le rapport de la commission du CIO place Annecy dernière. Nous demandons que l’on arrête les frais et qu’Annecy se retire.

 

10 Aout 2010 : Lettre à la Chambre régionale de la Cour des comptes pour obtenir la transparence sur le budget d’Annecy 2018.

 

CM du 20 septembre 2010 : Vote de la transformation de l’association Annecy 2018 en GIp et transfert des avoirs et dettes. Nous demandons des comptes clairs. Refus du maire. Le groupe décide de quitter la séance du conseil municipal.

 

28 octobre 2010 : vote de l’enveloppe financière à l’agglo (50 millions d’euros). Opposition du groupe.

 

CM du 08 novembre 2010 : vote de la signature du contrat de ville Hôte. Opposition du groupe.

 

19 novembre 2010 : nous participons à la manifestation organisée par le CAO contre le dossier des JO

 

13 décembre 2010 : le vote du budget tourne autour des 500 000 euros pour les JO. Vote contre ce budget.

CM du 31 Janvier 2011 : débat autour des 50 000 euros de frais de réception de la commission d’évaluation.

 

30 avril 2011 : Rassemblement du Cao contre les JO.

CM du 09 Mai 2011 : premiers chiffres officiels du cout de la candidature. Une ligne de 9 millions d’euros intitulée « autres achats et charges externes ».

 

07 juillet 2011 : Annecy obtient 7 voix sur 95 pour plus de 30 millions d’euros dépensés.

 

 

10 Juillet 2011Eric Lasserre, tête de la liste "Chamonix Autrement" au conseil municipal de Chamonix Mont Blanc

 

La claque

 

Le vote de Durban n’a laissé aucune chance à Annecy 2018 : 63 voix pour Pyeongchang, 25 pour Munich, 7 pour Annecy. Epilogue mérité d’une aventure inutile et bien maladroitement menée.

 

Vous pouvez imaginer à quel point mon collègue Pascal Payot et moi-même sommes satisfaits et soulagés. Uniques opposants aux jeux au conseil municipal, nous nous sommes sentis bien seuls pendant ces longs mois.

 

Je pourrais reprendre les commentaires déjà largement publiés sur le manque de motivation de la candidature annecienne, sur les flottements au niveau de la gouvernance, sur les dissensions au sein du Comité, sur la proposition ubuesque d’organiser les slaloms et le saut sur des zones rouges d’avalanches, sur le budget insuffisant (30 millions d’euros tout de même !).

 

Je voudrais d’abord insister sur l’absence de soutien populaire en Haute Savoie, contrairement à la Corée où plus de 90% des habitants ont soutenu Pyeongchang. A Annecy, au dernier sondage, moins de 50% des habitants souhaitaient le déroulement des Jeux. Il faut dire que les anneciens craignaient à juste titre que leur cher Pâquier soit défoncé.

 

Je souligne surtout l’indifférence des habitants de la vallée de Chamonix. Le public ne s’est déplacé, ni pour accueillir les membres du CIO lors de la visite de la Commission d’évaluation en février, ni lors de la journée olympique du 23 juin, ni même à l’heure de la publication des résultats le 6 juillet ( cinq personnes seulement devant l’écran géant au Majestic selon la presse locale!).

 

Les chamoniards étaient majoritairement opposés à la tenue des jeux dans leur vallée, et ils étaient de plus très mécontents de ne pas avoir été consultés, de s’être vu imposer cette candidature de façon autoritaire par le maire. Ils ont donc délibérément boudé toutes les sollicitations à participer aux différents évènements.

 

Les maires y croyaient-ils vraiment eux-même ? Eric Fournier n’a pas été un élément moteur au niveau du Comité d’Annecy 2018. Dans son blog, depuis l’ annonce de la candidature de Chamonix en juin 2010, il n’a plus jamais évoqué le sujet. Quant à Patrick Dole, maire des Houches, station choisie pour l’épreuve reine de ces jeux, il a brillé par sa discrétion absolue et son absence lors des manifestations et dans la presse. Depuis le lancement, on ne note aucune allusion à la candidature dans le bulletin municipal des Houches!

 

Y-a-t-il un danger qu’Annecy embraye sur une candidature pour 2022 ?

 

Espérons que l’humiliation subie cette année en dissuade les promoteurs. De plus, la mode olympique actuelle est à des jeux compacts, exigence que notre département ne pourra jamais relever.

 

Chamonix se réjouit de continuer à vivre « tranquillement », avec ses 100 000 visiteurs par jour en été, 60 000 en hiver, et ne peut que se réjouir d’échapper à un évènement qui aurait eu pour conséquence à court terme d’augmenter encore ce nombre...

 

 

09 juillet 2011Annecy Résolument à Gauche

 

Annecy 2018, 7 voix sur 95 : Le désaveu d’une candidature en perdition !

 

Cette annonce est un grand Ouf de soulagement, pour toutes celles et ceux qui se sont mobilisés à Annecy, en Haute-Savoie, dans la vallée de l’Arve à Passy, Saint-Gervais, Domancy, Chamonix, dans la vallée de Thônes, à Saint-Jean-de-Sixt….

 

Cette annonce est un grand Ouf de soulagement, pour toutes celles et ceux qui ont refusé de se laisser endormir par les bonimenteurs de la candidature, ceux-là même qui ont dilapidé sans complexe 30 M€, pour une bonne part de l’argent public et parapublic.

 

Comment oublier que les souteneurs de la candidature ont refusé avec constance l’organisation d’un débat public contradictoire, l’organisation d’un référendum pour consulter la population, la communication des comptes…, maintes fois demandées en conseil municipal.

 

Rappelons-nous également la morgue de ses promoteurs et leurs certitudes.

 

Il y a deux ans, ils se targuaient de 89% de soutien local et même de 100% des jeunes.

 

Quel désaveu au vu des derniers sondages montrant une majorité d’annéciens défavorables à cette candidature !

 

Il ne faut pas s’étonner aujourd’hui du camouflet qui leur est infligé par la décision du CIO, ni de ce verdict sans appel : 7 voix sur 95 !

 

La candidature est aujourd’hui désavouée de la manière la plus cinglante, le déni de démocratie est sanctionné et c’est tant mieux !

 

Toutes celles et ceux qui collectivement et individuellement se sont investis dans l’action avec le CAO, et nous en sommes, sont aujourd’hui comptables de ce succès.

 

Les JO sont dans la démesure, il s’agit d’un grand barnum médiatique qui doit tout aux sponsors. Le sport, l’activité sportive en sont les grands absents et ne servent que de support à un spectacle planétaire où seuls comptent les intérêts financiers du CIO, de ses filiales et de ses sponsors.

 

En deux ans et demi, nous avons pu en découvrir les réalités, de l’acte de candidature à la constitution du dossier.

 

Les 30 M€ qu’ils ont englouti dans cette candidature ne sont que pure perte.

 

De bout en bout, la candidature s’est déroulée dans la démesure et la communication marketing en snobant les annéciens et les haut-savoyards :

 

Démocratie bafouée

Budget non maîtrisé, comptes non publiés

Atteintes à l’environnement (vallée des Confins, neige artificielle sur le Semnoz…)

Emprises agricoles et projet d’expropriation

Infrastructures dispendieuses, irréalisables ou inutiles après les jeux (stade du Pâquier, anneau de vitesse, tremplin de sauts à ski, patinoires démesurées…)

Projet de transports collectifs aussi vite sabordé qu’annoncé (le fameux Tram-Train)

Pour couronner le tout le contrat de Ville Hôte avec ses atteintes aux libertés fondamentales, au droit du travail…

 

Les responsables de cette gabegie sont restés sourds à l’appel des annéciens pour mieux s’enfermer dans leurs certitudes en refusant d’arrêter les frais lorsqu’il en était encore temps.

 

Ils sont responsables des 30 M€ dilapidés, de la nomination des représentants de la candidature et notamment d’Edgar Grospiron, puis de Charles Beigbeder.

 

Ils doivent aujourd’hui rendre des comptes, et s’en expliquer devant les annéciens et les hauts-savoyards.

 

Au premier rang d’entre eux, J.L. Rigaut, maire d’Annecy, mais également C. Monteil, président du Conseil général, B. Accoyer, président de l’Assemblée Nationale, C. Jouanno, ministre de sports, J.J. Queyranne, président du Conseil régional…

 

Pour ma part, je m’emploierai à ce que l’ensemble des éléments de cette candidature, et l’intégralité des dépenses soient présentés devant le conseil municipal et aux annéciens.

 

Avec la désignation de Pyeongchang en Corée du Sud, Annecy et la Haute-Savoie ne connaîtront pas les affres de l’organisation des JO et c’est tant mieux !

 

Mais notre solidarité va au peuple coréen car, ici ou ailleurs, nous savons que les exigences posées par le CIO et par le contrat de ville hôte provoquent les mêmes ravages.

 

 

Philippe Métral-Boffod

Conseiller municipal Annecy Résolument à Gauche - NPA

 

 

08 Juillet 2011 - Annecy Horizon solidaire

 

JO 2018 : La suite

 

Après le fiasco de Durban concernant les JO, le groupe Annecy Horizon Solidaire exige :

 

- la réunion d'un conseil municipal exceptionnel dans les jours qui viennent et non pas attendre celui programmé en septembre. Les annéciens et les élus ont droit à des explications sur les raisons de cette giffle. M. Beigbeder doit évidemment venir s'expliquer devant les élus.

 

- la démission immédiate du conseiller municipal délégué au dossier des JO, M. Bernard, de ses fonctions.

 

- les comptes financiers de la candidature avec notamment un état de l'argent versé par les entreprises privées suite aux promesses faites à l'époque (et qui, si elles n'ont pas été honorées, ne le seront plus).

 

Les journalistes nous demandent si nous demandons la démission du maire.

Pour nous, Annecy est aujourd'hui durablement affaiblie au niveau local, départemental et national. L'amateurisme de la candidature et les 7 voix recueillies à Durban jettent le doute sur les capacités du maire à gérer les dossiers importants pour l'avenir de notre ville. Pourtant nous avons encore de nombreux sujets à traiter (transports, logements, culture, sport...) et pour lesquels la voix d'Annecy doit etre portée fortement.

 

Comment ne pas voir que le maire d'Annecy, par ailleurs président de l'agglomération, est affaibli au moment où s'engagent des discussions sur l'avenir de l'agglomération par exemple?

 

La crédibilité d'Annecy sur la scène locale, déjà mise à mal au moment de "lachage" du Chablais, est aujourd'hui durablement amoindrie. Le maire doit réfléchir pour l'intéret collectif et l'intéret d'Annecy. Il doit se poser la question de sa propre démission dans l'intéret de l'avenir de notre ville.

 

De plus, si les réponses que nous attendons ne nous sont pas données et ne sont pas données aux annéciens (comme celà a été le cas depuis des mois) il s'agira d'en tirer les conclusions qui s'imposeront.

 

Trop souvent les annéciens ont été manipulés et ignorés. Aujourd'hui il est temps de rendre des comptes sur la méthode et sur les millions dépensés.

 

 

06 Juillet 2011 -  Réaction Express de Josée Krempp, co secrétaire du groupe EELV Faucigny Mont Blanc 

 

" Les Jeux Olympiques tels qu'ils sont organisés ne sont pas seulement un non sens écologique, ils sont aussi une grave injustice sociale:

Comment accepter qu'on puisse dilapider de l'argent public pour du vent alors qu'on réduit les moyens par exemple à l Education Nationale, et à l'hôpital, sous prétexte de nécessité d'économie !

Ces choix sont scandaleux. Il faut replacer l'humain au coeur des choix pour notre territoire, au niveau national et local . Arrêtons avec la primauté de l'image et de la " gloire " éphémère .

Comment accepter qu'on puisse demander aux citoyens de financer via les impôts locaux des infrastructures grandioses qui ne leur serviront pas, alors qu'une partie de la population peine déjà à payer son loyer et à acheter la nourriture ?

Le Groupe Local EELV se félicite que la candidature d'Annecy aie été stoppée ; " Nous ne nous serons pas battus pour rien . " Nous saluons le travail tenace d'opposition effectué par les élus EELV à la Région et par les élus écologistes des conseils municipaux . Nous remercions aussi tous les citoyens qui se sont mobilisés , et saluons le travail colossal du Comité Anti Olympique.

 

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Pas de JO à Annecy / Chamonix : une bonne nouvelle pour les Alpes

 

Le comité international olympique (CIO) vient de mettre un point final à la candidature d’Annecy aux Jeux olympiques d’hiver 2018. 30 millions d’euros en grande partie d'origine publique ont été dépensés en vain.

 

Le projet était surprenant : retombées impossibles à quantifier, sinon par l’autosatisfaction d’une élite locale et nationale ; aggravation de la pression foncière et immobilière, déjà dramatiquement ressentie par les agriculteurs et tous ceux qui font vivre la montagne loin des paillettes ; aggravation de la ponction sur la ressource en eau, de plus en plus fragilisée en montagne par des canons à neige qui avalent 20 millions de mètres cubes chaque année en France… Le concept fumeux d’ " écostations " enrobant la candidature d’Annecy aux Jeux Olympiques, ne correspondait à aucun cahier des charges ni aucun engagement mesurable.

 

Si les JO s’étaient tenus à Annecy, ils se seraient traduits par une catastrophe économique et écologique qui aurait aggravé le bétonnage de la montagne et la destruction des ressources et de la biodiversité. Les Alpes valent mieux que d'être détruite pour servir de support publicitaire à Coca-Cola et aux grands sponsors qui font marcher le CIO.

 

Europe Ecologie les Verts se réjouit de l’abandon du projet "JO Annecy 2018" et propose un autre avenir pour la montagne : il nous faut revoir son modèle d’aménagement vers un développement cohérent du territoire et le respect et l’élargissement des réserves naturelles préservées.


 

22 Juin 2011 - M'PEP 74

 

LA CANDIDATURE FRANCAISE POUR LES JO D’HIVER : UN MAUVAIS CHOIX ECOLOGIQUE, ECONOMIQUE ET SOCIAL.

 

Voir le document complet dans la rubrique " Canons à neige "

ou télécharger ci-dessous

 

22 Juin 2011 - M'PEP - Rapport - LA CANDIDATURE FRANÇAISE POUR LES JO D’HIVER " Annecy 2018 ": UN MAUVAIS CHOIX ECOLOGIQUE, ECONOMIQUE ET SOCIAL
2011-06-22 - M-PEP - Rapport - JO & Neig
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14 juin 2011Eric Lasserre, tête de la liste "Chamonix Autrement" au conseil municipal de Chamonix Mont Blanc.

 

ANNECY 2018 : deux sites olympiques en zone rouge d’avalanche

Risques avalanches - Chamonix, les Planards

 

Comment fera-t-on face à un éventuel épisode avalancheux lors de l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver en 2018, si Annecy était choisie à Durban le 6 juillet ? Le stade de slalom des Planards à Chamonix et les tremplins de saut du Fernuy à La Clusaz sont en zone rouge d’avalanche « réputée à risque fort » au Plan de Prévention des Risques d’Avalanches.

 

Les maires de ces deux communes le savent. Mais on leur demande aussi de mettre à disposition du COJO des installations sécurisées. Comment peuvent-ils concilier ces deux exigences contradictoires ?

 

On peut espérer que le Comité de candidature Annecy 2018 a fait correctement son travail d’expertise et a interrogé les maires et les services de l’Etat pour connaitre les risques avalancheux sur l’ensemble des sites proposés. Le feu vert lui a-t-il été donné ? Sans ce blanc-seing, les domaines proposés n’auraient pas pu être retenus. Peut-être les responsables départementaux, comme les maires, jouent-t-ils sur la faible probabilité de l’évènement avalancheux. Mais on le sait, ce type de situation météorologique a une fâcheuse tendance à se produire justement quand il ne faut pas !

 

En conséquence, dans le dossier de candidature qui a été transmis au CIO à Lausanne le 11 janvier 2011 par la ville d’Annecy, cette donnée essentielle ne figure pas. Les plans des sites fournis ne mentionnent pas les zones rouges. On peut donc supposer que les membres du CIO ignorent ce problème de sécurité. Pour preuve, ce grave inconvénient n’est pas mentionné dans le rapport de la Commission d’évaluation du CIO publié début mai 2011. Il aurait du faire partie des points faibles que la commission n’a pas manqué de relever pour chacune des villes candidates.

 

Pour parler du site des Planards à Chamonix, qui est traversé de part en part par l’avalanche du Grépon (plan ci-dessus), le risque est indiscutable, quoique peu fréquent. Le maire est responsable de la sécurité sur le territoire de sa commune. Il n'est pas envisageable pour lui d’engager des athlètes et d’accueillir des milliers de spectateurs s’il y a le moindre risque d’avalanche dans cette zone rouge. Ce n’est pas seulement une situation avalancheuse exceptionnelle qui imposerait la fermeture du site, mais simplement un risque à partir du niveau 3 (« quelques départs spontanés d’avalanches de taille moyenne et parfois assez grosse sont possibles... Des mesures de sécurité sont à recommander » selon la définition de l’échelle européenne des risques d’avalanches). Donc l’occurrence d’un tel évènement en plein mois de février ne peut pas être écartée.

 

Quel est l’enjeu ? D’être obligé de fermer le domaine pendant quelques jours, comme cela s’est déjà produit à plusieurs reprises dans le passé ? La dernière fermeture remonte à 1999 (12 morts à Montroc). Fermer le stade de slalom olympique au moment même des Jeux aurait des conséquences incalculables, ne serait-ce qu’ en termes d’image de la station. On serait obligé de rapatrier les slaloms en catastrophe sur les pistes des Houches. On imagine les difficultés majeures d’organisation auxquelles serait confronté le COJO. Sauf à prévoir la solution de repli dans l’organisation même des Jeux, proposition assez complexe.

 

Les conditions météo étant habituellement identiques sur la totalité du département, on peut considérer que les tremplins de La Clusaz seraient également fermés dans le même temps. Dans ce cas, où organiser les épreuves de saut à la dernière minute? Mission impossible.

 

Autre solution, les maires décident de sécuriser les sites par des installations paravalanches en amont ? Des Gazex supplémentaires? Des rateliers ? Mais nul ne sait qui financerait ces travaux au coût considérable. Il est peu probable que le département accepte de participer à des investissements pour 15 jours d’épreuves sportives, de plus non justifiés quand il n’y a pas d’habitat sur le trajet des avalanches.

 

De nombreux chamoniards se posent des questions. Ce risque d’avalanche sur le site olympique n’a pas été évoqué en conseil municipal ni en conseil communautaire lorsque la majorité des élus s'est prononcée en faveur des Jeux, pas plus que lors de l’unique réunion publique d’information sur la candidature d’Annecy qui s’est tenue le 21 décembre 2010 au Majestic.

 

Si le CIO prenait l’exacte mesure des risques avalancheux sur ces domaines de Chamonix et de La Clusaz, Annecy n’aurait pas la moindre chance d’être désignée.

 

 

21 Juin 2011 - Annecy Résolument à Gauche

 

Jusqu’au bout, la candidature des JO sera dans la démesure !

 

Nous connaissions déjà les 30 millions engloutis dans la candidature, et les près de 3 millions d’euros pour la semaine de visite de la commission d’évaluation en février dernier.

 

Pour le finish, J.L. Rigaut sort l’argenterie pour 350 invités à un buffet-déjeunatoire en mairie d’Annecy le 6 juillet.

 

Mais prudence, cela se passera le midi, quelques heures avant le verdict du CIO.

 

Inutile de dire que je n’y participerai pas car il est plus que temps d’arrêter les frais !

 

Pour votre pleine information ci-joint la liste des invités.

 

 

17 Juin 2011 - Annecy Résolument à Gauche

 

JO : ce n’est pas trop tôt !

 

Le torchon brûlerait-il, pour qu’enfin nous soit communiqué un premier détail des comptes 2010 de la candidature aux JO.

 

Ces éléments concernent bien évidement les Annéciens, mais aussi les Haut-Savoyards et Rhônalpins directement concernés par le financement de cette candidature.

 

Pour permettre votre juste information, vous trouverez ci-dessous le document de présentation établi par le cabinet KPMG.

 

Avec les précisions suivantes :

 

  • Les chiffres portés concernent les 10 700 970 € de dépenses de l’année 2010. Il est à préciser que les apports en nature (Locaux, chauffage, personnels…) par les collectivités concernées (Annecy, Conseil Général…) ne sont pas pris en compte dans les montants présentés.

 

  • Le budget total de la candidature est annoncé, à ce jour, à 30 Millions d’euros. Le double d’un budget initial de 15 millions ! Ce sont donc 20 millions d’euros qui seront dépensés en 2011, de janvier à mi-juillet.

 

Cliquer ici pour relire notre article du 7 juin 2011

 

Présentation des comptes d' Annecy 2018 au 31.12.2010
2010-12-31 - Présentation des comptes au
Présentation Microsoft Power Point 192.0 KB

 

08 Juin 2011 - MagVert'

 

Juin 2011 - MagVert' - Nicolas Hulot sur Annecy 2018

 

07 Juin 2011 - Annecy Résolument à Gauche

 

JO : Ces comptes qu’il faudrait nier !

 

A trop vouloir camoufler la vérité, elle finit par rejaillir.

 

Depuis l’engagement de la candidature aux JO, nous devons faire deux constats :

 

  • L’envolée des dépenses de la candidature semble ne pas connaître de limite, 15 millions d’euros, puis 18, puis 20, puis 25 et maintenant 30 millions d’euros.

 

  • L’opacité quant à la réalité des dépenses a été érigée en règle.

 

Depuis le début, les porteurs de la candidature se sont enfermés dans leur "bulle olympique", il faut faire confiance !

 

Lors du dernier conseil, le 9 mai dernier, interpellé sur les incohérences des comptes et du bilan de l’année 2010, J.L. Rigaut n’a pas jugé utile d’apporter les précisions demandées, l’existence du dossier de candidature justifiant à ses yeux les dépenses engagées.

 

Pourtant le peu d’information jointe au compte administratif laissait pantois. Le compte de résultat de l’année 2010 montrait des dépenses s’élevant à 10 700 970 €, pour l’essentiel expliquées par une seule ligne de dépense intitulée "Autres achats et charges externes" pour un montant de 9 029 188 €, excusez le manque de précision !

 

Sur le détail des dépenses engagées : coût de la propagande, communication, fête de l’olympisme, frais de déplacements, frais engagés lors de la visite de la commission d’évaluation du CIO (que nous avions estimés à environ 3 millions d’euros pour 10 jours), impossible d’obtenir la moindre information.

 

Pour le côté incertitude, il apparaissait que :

 

  • L’état n’avait toujours pas accordé les exonérations de TVA attendues,

 

  • Une provision de 500 000 € au titre d’un litige avec la société Havas en charge de la communication.

 

  • Des factures ont été établies par anticipation pour un montant de 2 742 476 €.

 

Les risques sont loin d’être négligeables, d’autant plus que la ville au même titre que le département et la région sont responsables des pertes du GIP porteur de la candidature.

 

Nous apprenons aujourd’hui par un article de RMC Sport ( Ndlr : voir l'article en date du 06 Juin 2011 ), qu’il manquerait 2,5 M€ pour boucler le budget et Annecy, le Département et la Région viennent d’émettre des réserves sur les comptes de la candidature.

 

Comment le maire d’Annecy, peut-il une fois encore décider seul !

 

Il est plus que temps d’arrêter les frais et de rendre compte.

 

Cela concerne l’ensemble des annéciens, une réunion du conseil s’impose.

 

Philippe Métral-Boffod

 

 

22 Mai 2011Annecy Résolument à Gauche

 

Les "JO" au Tribunal Administratif, la ville d’Annecy mise en demeure !

 

J.L. Rigaut ne semble pas pressé de voir aboutir le recours en annulation engagé devant le Tribunal Administratif de Grenoble sur la délibération "JO" du 8 novembre dernier.

 

Malgré un délai supplémentaire, fixé au 14 avril, pour le rendu de son mémoire en réponse, la ville d’Annecy espérait peut-être jouer la montre en ne déposant pas ses conclusions.

 

Il n’en sera rien, le Tribunal vient de lui adresser une mise en demeure, assortie d’un délai de 30 jours, le 18 mai dernier.

 

Le dossier suit donc son cours et nous devrions pouvoir disposer d’un avis en droit sur la validité de cette délibération qui engage Annecy sur les exigences du CIO et le contrat de Ville Hôte.

 

 

20 Mai 2011 -  Annecy Horizon Solidaire

 

JO : "On va reprendre l'effort de communication en ciblant notamment les enfants" ( JP Vidal )

 

Voici l'article paru cette semaine dans Le Nouvel Observateur intitulé "Blues olympique en Haute Savoie"

 

 

Cette phrase prononcée par JP Vidal me fait froid dans le dos. Mais on sait depuis longtemps que l'olympisme moderne ne s'embarasse pas de valeurs éthiques ... Les parents et les grands frères sont trop intelligents et critiques ?

Qu'importe, ciblons les enfants et leur innocence toute naturelle...

 

A quand les jeunesses olympiques ?

 

Denis Duperthuy

 

 

18 Mai 2011 - Communiqué d'Europe Ecologie Les Verts

 

18 Mai 2011 - EELV - Annecy aux Jeux Olympiques 2018 - Une durabilité en trompe-l'oeil

 

05 Mai 2011 - Communiqué de presse de Europe Ecologie Les Verts, en réponse aux propos tenus par le maire d’Annecy JL Rigaut dans un article du Dauphiné Libéré. 

 

05 Mai 2011 - Communiqué de presse de EELV en réponse aux propos tenus par le maire d’Annecy JL Rigaut dans un article du DL
05 Mai 2011 - Communiqué de presse de EELV en réponse aux propos tenus par le maire d’Annecy JL Rigaut dans un article du DL
2011-05-04 - Communiqué de presse de EE
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05 Mai 2011 - Communiqué de presse du groupe Annecy Horizon Solidaire adressé au Dauphiné Libéré, en réaction à l'interview de JL Rigaut sur les opposants aux JO.

 

Non aux JO : D’extrême gauche ou d’extrême bon sens ?

 

Enfin ! Nous sommes d’accord avec M. Rigaut sur une chose concernant les JO : c’est bien Annecy qui signera le contrat… et qui payera l’addition. Il aura fallu 2 ans pour qu’il admette cette vérité.

 

Dans l’entretien paru le samedi 30 avril, M. Rigaut développe son argument fétiche : « les JO, on est pour ou on est contre »… Belle leçon d’intelligence ! Quelle modération ! Et, semble nous dire le maire : « si vous êtes pour, taisez-vous et laissez-nous décider seuls ». C’est un argument qui a le mérite de la clarté : il évite de discuter, d’amender, de se remettre en question. Se remettre en question ? Ecouter ? Débattre ? Nous savons depuis bien longtemps que ce n’est pas la méthode du maire qui se croit au-dessus de ses concitoyens au point de ne jamais leurs donner la parole sur aucun sujet, ni même d’écouter les remarques et opinions de son opposition municipale.

 

La malhonnêteté intellectuelle continue lorsque le maire annonce, avec tambours et trompettes, que les anti-JO sont tous d’extrême-gauche. Est-ce à dire que les 49% d’annéciens, selon le sondage réalisé par le CIO, qui se disent opposés aux JO sont d’extrême-gauche ? Franchement, ca se saurait. Les opposants aux JO ne sont pas tous d’extrême gauche, mais ils sont tous du parti de l’extrême bon sens. Le groupe Annecy Horizon Solidaire défend des valeurs et des idées qui ne s’inscrivent pas à l’extrême gauche, mais dans l’intérêt de notre ville.

 

Alors pourquoi utiliser de tels arguments fallacieux et notoirement faux ? Pour stigmatiser. Pour décrédibiliser. Pour éviter de répondre sur le fond aux arguments et aux interrogations des opposants.

 

La démocratie, c’est le droit de chacun de dire ses opinions, dans le respect des différences. C’est croire que parce que nous sommes différents, nous pouvons être plus forts si nous savons nous respecter. En fidèle soldat du président de la république, le maire d’Annecy stigmatise pour mieux dénigrer et pour faire peur. En agissant ainsi, il ne grandit pas la politique et s’entête à agir contre l’intérêt des annéciens. Nous demandons à ce qu’il se ressaisisse et qu’il respecte les annéciens qui ne pensent pas comme lui.

 

                                                                                Denis Duperthuy

Président du groupe Annecy Horizon Solidaire

 

 

25 Février 2011 - Par Yves Paccalet

 

Jeux olympiques d’Annecy

Ci-dessous, le texte de l’intervention que j’aurais dû faire en Assemblée plénière de la Région Rhône-Alpes ce 25 février 2011, mais que je n’ai pas faite, parce qu’un mouvement social

 

Mes chers collègues,

La dernière fois que nous avons évoqué l’hypothèse (vacillante !) des Jeux olympiques d’Annecy, l’un d’entre vous s’est gentiment moqué de notre groupe : il nous a accusés de vouloir des « Jeux olympiques Intervilles ». La vérité est qu’on trouve peu d’élus Europe-Écologie chez les amateurs d’« Intervilles », de « Koh-Lanta » ou de la « Ferme des Célébrités ». Nous aimerions simplement que, s’ils doivent exister, les Jeux olympiques restent modestes, c’est-à-dire tournés vers le sport, et non vers la politique ou le fric. Vers l’exaltation de l’effort, et non celle du chauvinisme ou du nationalisme. Dans nos Jeux olympiques à nous, par exemple, on donnerait des médailles aux athlètes, mais on ne jouerait aucun hymne national ; et on interdirait le décompte des breloques par pays : ce classement ne reflète que l’arrogance des plus riches ou des plus tyranniques, c’est-à-dire des plus tricheurs ou des plus dopés. Nous autres, écologistes, sommes des utopistes : mais pas jusqu’à nous laisser embobiner par des promesses de pactole. Il n’y a jamais eu de Jeux olympiques financièrement équilibrés, et il n’y en aura jamais. La presse italienne a dénoncé le gouffre budgétaire de Turin, et le fait que la plupart des installations prétendument pérennes y tombent en ruine. Je rappelle que les Jeux olympiques d’Albertville se sont soldés par un trou de 45 millions d’euros ; je vous épargne le calcul des augmentations de taxes consécutives.

Nous autres, écologistes, ne sommes pas opposés à des déficits, à condition qu’ils aient un sens pour les peuples, qu’ils aident la démocratie, qu’ils fassent avancer la cause de la paix, ou tout simplement qu’ils apportent un moment de bonheur authentique aux humains. Le projet de Jeux olympiques d’Annecy incarne le contraire. Durant la phase de candidature, le spectacle que nous ont donné les responsables politiques locaux a oscillé entre le comique et le consternant : « C’est moi le chef ! Poussez-vous… » Avides de passer à la télévision (vous aviez raison : « Intervilles » n’est pas loin…), cesliders minimos avaient déjà magnifiquement privé Paris de Jeux olympiques au profit de Londres ; et, parce qu’on ne change pas une formule qui perd, ils ont recommencé avec Annecy. Nous avions conditionné notre soutien à la candidature savoyarde à de substantielles avancées sociales et écologiques. La plupart de nos demandes sont passées à la trappe. Dans le domaine social, nous ne voyons pas ce qui différencie le sort des futurs prolétaires des JO d’Annecy du destin actuel des employés de la Compagnie des Alpes : ceux-ci font grève, en ce moment, dans les stations des Arcs, de La Plagne et de Peisey, en brandissant des pancartes sur lesquelles on peut lire : « Nous ne sommes pas des chiens ! » C’est à La Plagne, je le rappelle, que se dérouleraient les épreuves de bobsleigh des JO d’Annecy.

Du côté de la protection de la nature, ce n’est pas plus reluisant. Mais là, d’un coup, je me reprends à espérer… Avec certains de nos collègues, j’étais à La Clusaz, l’autre jour, lors de l’inspection des sites par le Comité International Olympique. J’ai assisté à la Table ronde sur le Tourisme et la Montagne, que le président de la République a réunie autour de lui. J’ai entendu Nicolas Sarkozy traiter les écolos de créatures bloquées au Moyen Âge : bon, ça, normal… Mais j’ai écouté jusqu’au bout notre président, et ce qu’il a ajouté m’a semblé intéressant. Primo, a-t-il dit, nous devons développer de façon harmonieuse l’économie de la montagne, entre autres préserver le foncier agricole qui permet aux paysans de vivre, dans la plaine du Fayet comme à proximité d’Annecy. (Je précise que, juste avant, le président avait goûté le reblochon fermier…) Secundo, a-t-il continué, il nous faut faciliter le classement du massif du Mont-Blanc au patrimoine mondial de l’UNESCO. Tertio, nous avons le devoir d’accélérer le classement en réserve naturelle du massif des Aravis. Quarto, la préservation du massif du Semnoz est urgente… J’avais l’impression de me retrouver dans le grand salon de l’Élysée, lorsque Nicolas Sarkozy a conclu et approuvé nos travaux du Grenelle de l’Environnement.

Je suis un écolo naïf, mais néanmoins bon citoyen : je désire de tout mon cœur faire plaisir au président. Mes chers collègues, j’espère que ses élans de La Clusaz se briseront moins vite que ceux du Grenelle… Notre assemblée régionale peut et doit aider Nathalie Kosciuzko-Morizet, Chantal Jouanno et Frédéric Lefèbvre (les trois ministres présents, quoique muets, à la Table ronde) à appliquer les consignes de leur lider maximo. En ce qui concerne le Semnoz, j’ai de bonnes nouvelles : madame Marie-Luce Perdrix, maire de la commune de Gruffy, dont dépend tout le haut de ce massif, a déclaré au dernier comité syndical du Parc des Bauges qu’elle allait faire délibérer son conseil municipal sur le classement du site. Pour ce qui touche au massif du Mont-Blanc, nous autres, écologistes, réclamons depuis longtemps d’aller bien plus loin que les références « espace » (qui ne veut rien dire), « grand site » ou même patrimoine de l’UNESCO : nous voulons y créer un parc naturel international (franco-italo-suisse). Quant à la protection de la plaine du Fayet et au classement des Aravis, obéissons à notre président : soyons enthousiastes, accélérons les procédures !

Mes chers collègues, si nous avancions réellement dans toutes ces directions, l’improbable pourrait arriver : vous verriez des écologistes heureux ! Satisfaits à l’idée que les Jeux olympiques d’Annecy (si Annecy les obtenait) deviendraient autre chose qu’un grand cirque télévisuel… Qu’ils seraient une fête des hommes et de l’Alpe, loin de ce que nous craignons aujourd’hui qu’ils soient, à savoir (je reprends l’image) un monstrueux « Intervilles » du fric et du nationalisme, saccageur, dispendieux, toxique et injurieux pour la montagne.

 

yves-paccalet.fr

 

 

21 Février 2011 - NPA

 

JO : LA HAUTE-SAVOIE EN RÉSISTANCE

 

Ceux qui soutiennent encore la candidature d’Annecy pour l’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2018 vous diront que c’est une chance pour tout un département. Quel manque d’imagination ! Empêtrés dans leurs certitudes, et les défendant très mal, ils osent encore prétendre organiser des JO écolos et modestes, oubliant que la tendance de fond des dernières olympiades est plutôt à la démesure.

Le dossier d’Annecy a eu à souffrir de nombreuses avanies, et depuis deux ans que cette candidature est lancée, on peut dire qu’il a évolué... vers le pire !

 

La démission fracassante d’Edgar Grospiron fin 2010 (à quelques semaines de la remise du dossier technique) fut un tournant, et l’arrivée de Charles Beigbeder (le seul prêt à porter le chapeau de la défaite, en échange d’une carrière politique fulgurante) nous éloigne un peu plus du meilleur. Le 6 juillet, à Durban, sera désignée la ville hôte (Annecy, Munich ou Pyengchang).

Annecy et les stations de Haute-Savoie n’ont pas besoin des JO pour se développer et se faire connaître. Ces JO captent beaucoup d’argent, beaucoup de subventions publiques pour une manifestation de quinze jours, alors que cet argent pourrait être injecté dans des actions éducatives et sportives envers les jeunes, les petits clubs qui luttent pour obtenir « 3 francs 6 sous ». L’organisation des JO est une opération de prestige pour mettre en avant l’image d’une ville alors même que des jeunes n’arrivent plus à se loger, enchaînent les CDD et rament pour se payer des études et pratiquer un sport.

 

Le Comité international olympique (CIO) se targue de respecter la Charte olympique pour laquelle les JO seraient l’occasion d’une « promotion du sport pour tous » ; mais la contemplation des athlètes à la télévision ne compensera pas, à Annecy comme ailleurs, la suppression des postes d’éducation physique et sportive ni n’apportera dans les collèges de la ville les installations sportives indispensables.

Cette même Charte olympique qui s’oppose en principe « à une utilisation abusive politique ou commerciale du sport et des athlètes », est en contradiction totale avec ce qui se prépare à Annecy où le marketing, la publicité des sponsors prennent place pour valoriser un peu plus la marchandisation du sport.

Annecy ne doit pas organiser ces jeux. Le Comité anti-olympique (CAO) créé à Annecy continuera à défendre les espaces agricoles fortement impactés par ce projet, à s’opposer aux désordres écologiques engendrés, à dénoncer le CIO et ses agissements motivés par le seul appât du gain.

La lutte continue, avec les citoyens et militants dont l’élu Annecy Résolument à gauche / NPA, contre la poignée d’oligarques qui entendent décider sans consulter la population et en faisant d’ailleurs croire à une

ferveur populaire.

 

DÉMOCRATIE BAFOUÉE


Le ton est donné dès l’annonce à la presse du lancement de la candidature, en septembre 2008, avant même de consulter le conseil municipal.

Depuis le début, le dédain et le détachement prévalent à l’encontre des Annéciens, des Haut-Savoyards et de la représentation démocratique.

Le maire d’Annecy et les souteneurs de la candidature refusent tout débat contradictoire qui permettrait à la population de se forger une opinion en connaissance de cause, et l’organisation d’un référendum d’initiative locale.

Sur la constitution du dossier, le discours est invariable : il faut faire confiance !

Cette confiance que les mêmes élus refusent d’accorder aux associations et MJC qui doivent présenter et défendre leurs budgets, rendre des comptes à la collectivité sur leur fonctionnement.

Leur logique est simple : « Vous nous avez élus, nous avons la légitimité. »

Le dossier de candidature est ainsi constitué dans le plus grand secret autour de quelques initiés. Les élus sont alors appelés à valider les engagements pris en leur nom sans même pouvoir consulter le dossier qui a force d’engagement. Celui-ci a été déposé au CIO, le 11 janvier dernier, puis rendu public, sans ses pièces annexes, deux jours plus tard.

Pour les souteneurs de la candidature, les élus et la population devraient s’incliner et accepter le fait accompli.

Il n’en est rien, avec le Comité anti-olympique d’Annecy (CAO) constitué en janvier 2009, ne cessent de s’exprimer une vive réprobation et l’exigence d’arrêter les frais !

Les initiatives se multiplient dans tout le département : manifestations (en mai à Passy, en septembre à Sallanches, en novembre à Annecy), réunions publiques d’information, conférences sur les problématiques liées aux Jeux (éthique du sport, neige artificielle et ressource en eau, problématique du sillon alpin, impact environnemental…), pétitions (plus de 13 000 signatures à ce jour), délégation au CIO, point d’information dans les rues… et création d’un site Internet.

Pour sa part, Philippe Metral-Boffod, élu municipal Annecy Résolument à gauche / NPA, mène la bataille au sein du conseil pour contester l’opacité de la démarche, le déni de démocratie et les risques encourus par la collectivité. Il vient d’ailleurs d’engager une saisine du tribunal administratif visant à lever les doutes qui pèsent sur la légalité et les irrégularités de la délibération JO votée au conseil du 8 novembre dernier.

 

AVEC CHARLES BEIGBEDER, LE MEDEF AUX COMMANDES !


La candidature d’Annecy a été bâtie sur le mythe d’une candidature de sportifs, portée par des sportifs. Mais les enjeux financiers sont tels que bien vite le vernis a craqué.

L’emblématique Edgar Grospiron, champion du monde, médaillé olympique, est désigné directeur de la candidature début 2010 par la volonté de Nicolas Sarkozy. Il jette l’éponge le 12 décembre dernier, au motif que le budget alloué à la candidature ne sera pas à la hauteur et bien loin des sommes englouties par les deux autres villes concurrentes (Munich et Pyeongchang).

Le budget annécien fixé à 16, 5 millions d’euros, porté à 18 millions, puis annoncé à 20 millions ne correspondait toujours pas à la rallonge de 12 millions d’euros exigée par Grospiron qui part en claquant la porte, malgré sa rémunération de 10 000 euros net mensuel et ses 15 000 euros de frais.

La candidature traverse alors une période de forte turbulence où l’on voit Chantal Jouanno, ministre des Sports, multiplier les contacts auprès de personnalités politiques (Borloo, Lamour...) et de figures du grand patronat. Après une succession de refus, elle trouve l’homme providentiel en la personne de Charles Beigbeder.

Sa nomination ne laisse pas insensible le Medef qui affiche immédiatement un satisfecit via un communiqué de presse de soutien.

Il faut dire que Beigbeder n’est pas le premier venu. Golden boy, une jeunesse dans le carré VIP « Neuilly, Auteuil-

Pereire-Passy », il enchaîne les postes dans la banque et la finance (Paribas, Crédit suisse First Boston…), fonde Self Trade qui connaîtra des difficultés. En 2002, après solde de tous comptes, Charles Beigbeder dispose d’un petit capital de 1, 6 million.

Avec la casse des services publics, il lance la société Poweo SA pour profiter du démantèlement d’EDF. En 2009, Poweo se porte mal (perte de 60 % de sa valeur en un an), il vend ses 13, 4 % du capital au groupe autrichien Verbund et engrange près de 40 millions d’euros. Président non exécutif de Poweo pour trois ans encore, avec des stock-options et un salaire annuel de 250 000 euros, il se tourne désormais vers l’agriculture et fonde AgroGeneration avec le groupe Champagne Céréales, organise l’acquisition de 100 000 hectares céréaliers en Ukraine et habille de vert la culture de l’oseille, seule plante qu’il affectionne.

Mais sa vraie passion va à la défense du patronat français. Membre du comité exécutif et candidat à la présidence du Medef, il est en première ligne lorsqu’il s’agit de réclamer la réduction des charges, l’assouplissement des licenciements, la réforme d’un code du travail qu’il trouve trop rigide et la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF).

Autre objectif pour Charles Beigbeder : la politique. Il a souhaité faire équipe avec Valérie Pécresse, pour les élections régionales de mars 2010 à Paris. Ancien membre des Jeunes giscardiens, adhérent depuis peu du Parti radical de Jean-Louis Borloo, il ne cache pas son intention de devenir député, ne serait-ce que pour défendre l’ultra­libéralisme décomplexé.

Nicolas Sarkozy a déjà eu recours en 2007 à ses services pour mener une réflexion sur le pouvoir d’achat. Il rend un rapport consacré au low-cost (développement de la concurrence, création de magasins hard-discount, généralisation du travail le dimanche dans le commerce, mise en vente libre de médicaments) maintenant mis en œuvre par le gouvernement.

 

DES JO ÉCOLOGIQUES ?


Alors qu’on nous parle de Jeux olympiques écologiques, les associations de défense de l’environnement sont absentes de la direction du Groupement d’intérêt public (GIP) constitué pour porter la candidature dans sa phase finale.

La Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (Frapna) et la Commission internationale pour la protection des Alpes (Cipra) se retirent de l’élaboration du dossier de candidature au motif que les aspects environnementaux sont négligés en dépit de pompeux affichages verbaux.

Le Comité international olympique (CIO) impose en toutes circonstances la production de neige artificielle.

À Vancouver en 2010, l’acheminement de la neige sur les pistes a nécessité une noria de camions et d’hélicoptères.

À Annecy, c’est un acheminement de l’eau pour produire la neige artificielle qu’il faudra prévoir pour alimenter la montagne du Semnoz, « poumon vert » d’Annecy, espace protégé, intégré au Parc naturel régional des Bauges. L’eau sera celle du lac (à 400 m d’altitude) alors que le Semnoz est à 1 600 m d’altitude ! En outre, le Semnoz étant le bassin versant du lac, la pollution chimique engendrée par la neige artificielle portera atteinte, en retour, à la qualité de l’eau du lac réputée pour sa pureté.

D’une façon générale, la consommation croissante d’eau des canons à neige engendre des conflits d’usage pour l’eau potable. Les Jeux de Turin en 2006 ont consommé en quinze jours autant d’eau que 600 000 habitants en un an.

Des flux de milliers d’autocars et voitures officielles vont aggraver la pollution des sites et des fonds de vallées (tout comme la dispersion des sites, Chamonix par exemple à 90 km figure dans la liste des sites Annecy 2018 !).

En temps ordinaire déjà, en dépit des effets d’annonce sur la qualité de l’atmosphère des pays de Savoie, le niveau d’alerte a été franchi plusieurs fois dans l’agglomération d’Annecy pour cause de pollution due à la combustion de carburants. Et que dire aussi de la pollution de l’air de la vallée de Chamonix par la circulation des camions franchissant le tunnel du Mont-Blanc vers l’Italie ? Les JO vont accroître encore ces nuisances.

Il existe de forts risques de bétonnage, d’abord pour la montagne du Semnoz car les JO vont créer un précédent dans ce lieu jusqu’ici protégé et ouvrir la porte aux bétonneurs en offrant le prétexte pour engager l’urbanisation du massif. Saccage ensuite du Pâquier, cet espace vert unique en bordure du lac à Annecy et lieu de détente et de loisirs des habitants et des touristes, pour la construction prévue d’une structure transitoire de 42 000 places pour les seules cérémonies olympiques. Le chantier et les grues interdiront le Pâquier au public pendant deux ans.

La construction des infrastructures sur les sites de compétitions olympiques de Haute-Savoie implique un morcellement accru du territoire avec atteintes des zones forestières et agricoles, et tout cela avec la remise en cause des activités des agriculteurs.

Comment oser nous parler, en belle langue de bois, de « développement durable » et d’écologie ?

 

POUR LES JEUX, PEU IMPORTE LE PRIX !


Les souteneurs de la candidature « Annecy 2018 » se répandent dans des opérations de communication mettant en avant les valeurs de l’olympisme, le sport, la fraternité, la fête.

Sous le vernis apparaît une réalité bien moins présentable. Les Jeux olympiques fonctionnent et sont gérés par le CIO comme un immense spectacle vendu à des médias internationaux qui le répercuteront à 3 ou 4 milliards de personnes dans le monde entier.

La ville candidate doit faire la preuve de son envie et de ses capacités à honorer les conditions et exigences du CIO pour espérer être retenue.

Organisatrice du spectacle, elle devient en quelque sorte le fournisseur d’un spectacle que le CIO commercialisera pour son propre compte.

L’obtention des Jeux est ainsi assujettie à la signature du contrat de « ville hôte », peu connu mais tellement explicite !

Une lecture rapide de ce contrat de ville hôte montre qu’il conduit au surendettement assuré et à la création d’une immense « zone franche » exemptée de l’application du droit du travail, du paiement des impôts et taxes pour le CIO et ses sponsors.

Et la nomination d’un financier, membre actif du Medef, à la direction de la candidature trouve alors tout son sens !

Quelques exemples pris dans les 80 pages du contrat de ville hôte sont éloquents :

 

REMISE EN CAUSE DE LA RÉGLEMENTATION DU TRAVAIL


« Par souci de clarté, les parties conviennent, et la Ville et le CNO déclarent et garantissent, que toutes les personnes titulaires d’une carte d’identité et d’accréditation olympique seront exemptes de toutes limitations ou restrictions relatives à la réglementation du travail (salaire, nombre d’heures, etc.) dans le pays hôte pour toute activité professionnelle menée par elles en relation avec les Jeux durant cette période. » (point 11)

Communication de fichiers informatiques

« […] le Cojo et la Ville partageront gracieusement leur connaissances, leurs informations […] Sans restreindre la portée générale de ce qui précède, le terme « données » comprend également, sans s’y limiter, (i) toutes les données de la gestion des Jeux (relatives par exemple à l’accréditation, au personnel, à la billetterie, aux personnes qui s’inscrivent ou se renseignent sur les services liés aux Jeux) [...] (iv) les statistiques et la base de données du fichier client, avec les chiffres et coordonnées complètes concernant l’ensemble des consommateurs des produits et services liés aux Jeux, … » (point 27)

 

FOURNISSEURS PRIVILÉGIÉS ET NON-RESPECT DU CODE DES MARCHÉS PUBLICS


«  […] le Cojo, la Ville et le CNO s’engagent chacun à satisfaire tous leurs besoins en produits et services tombant dans les catégories de produits / services des sponsors du programme international en faisant appel aux sponsors correspondants dudit programme… » (point 50, § e)

 

SUBSTITUTION AUX PAIEMENTS DES IMPÔTS ET TAXES


« La Ville et / ou le Cojo prendront à leur charge tous les impôts, directs et indirects, qu’il s’agisse d’impôts retenus à la source, de droits de douane, de taxes sur la valeur ajoutée ou de tout autre impôt indirect, présent ou à venir, dus dans quelque juridiction que ce soit sur un paiement devant être perçu par le CIO ou toute entité détenue et / ou contrôlée par le CIO, directement ou indirectement… » (point 51, § a)

On le voit avec ces quelques exemples pris dans le contrat, la ville d’Annecy abandonne tous ses droits et prérogatives.

De plus le contrat de ville hôte proposé peut à tout moment être modifié au bon vouloir du CIO !

En résumé, le CIO encaisse et les habitants des villes concernées par les Jeux devront payer !

 

LE VERTIGE DES COÛTS


Dans la valse des chiffres, les souteneurs de la candidature s’échinent à démontrer leur souci de l’argent public et la parcimonie de leur budget.

Mais la réalité est bien différente et l’inflation des coûts est manifeste.

Pour les seuls frais de candidature permettant à Annecy d’être choisie au niveau national, le budget a explosé en passant de 600 000 à 1, 4 million d’euros.

Le budget prévu pour la candidature auprès du CIO estimé à 16, 4 millions d’euros (dont 11, 9 de fonds publics), est dorénavant porté à 20 millions d’euros et on nous annonce déjà 28 à 30 millions d’euros.

Et si Annecy devait être retenue, 43 millions d’euros sont budgétés pour la promotion des Jeux d’ici à 2018. Les publicitaires s’en frottent les mains.

Les dépenses des jeux se décomposent en deux budgets : celui du comité d’organisation des jeux (Cojo) comprend essentiellement les dépenses de fonctionnement liées à la période des olympiades (locations, organisation, installations temporaires…).

Le budget hors Cojo comporte les investissements en équipements sportifs (aménagement de pistes, patinoires, etc.), les infrastructures de transport (réseaux routier et ferroviaire, etc.), la valorisation des services publics nécessaires aux jeux. Il est estimé à 2 539 833 000 euros, vous avez bien lu : 2, 6 milliards d’euros.

Le premier des constats est l’inflation galopante du coût des infrastructures sportives. Les 245 millions d’euros du dossier initial de mars 2009 ont explosé pour atteindre 368, 04 millions d’euros dans le dossier déposé au CIO, le 10 janvier dernier.

Par exemple, la réalisation d’un anneau de vitesse sans utilité après les Jeux estimé à 65 millions d’euros, l’an dernier, en vaut aujourd’hui 90 ! Soit une augmentation de 50 % !

Pas encore d’inflation galopante pour les autres dépenses car leurs montants sont indiqués pour la première fois, à savoir : 341, 262 millions d’euros pour les villages olympiques et médias ; 119, 7 millions pour les centres de presse, médias et radio télévision ; 268, 119 millions pour les hébergements.

Cela fait un total de 1 097 120 000 euros (1, 1 milliard d’euros).

Le solde de 1, 442 milliard d’euros représente le coût des services publics (transport, bus, communication, déneigement, nettoyage, sécurité, etc.) mis à disposition sans compter les services médicaux dédiés aux jeux.

Le budget du Cojo, initialement fixé à 900 millions d’euros en 2009, porté à 1, 2 milliard d’euros est aujourd’hui estimé à 1, 42 milliard d’euros, soit une augmentation de 55 % !

En additionnant ces deux budgets, le coût total des jeux est estimé à ce jour à 3 963 140 000 euros (4 milliards d’euros).

Et combien en 2018 si nous les laissons faire ?

Et, cela sans compter les millions de la candidature.

Le pire est à craindre !

 

 

UNE SEMAINE DE MOBILISATION


Le comité antiolympique s’est fortement mobilisé pour la venue des représentants du CIO du 8 au 12 février.

La mobilisation a débuté dès le 3 par la dépose de l’oriflamme de la candidature de la mairie d’Annecy pour dénoncer la décision du conseil municipal sans débat. Le 5 février, près de 300 militants ont occupé la chaussée devant la mairie pour donner à la population un avant-goût de ce qui l’attend pendant un mois. La présence des forces de police n’a pas entamé leur détermination, et ils ont recueilli un large soutien des Annéciens.

Le lendemain, ils ont réussi à s’inviter au débat organisé sur France Inter pour exposer leurs arguments.

Côté officiel, le CAO a été reçu par la commission d’évaluation et a pu exposer les problèmes écologiques que posait cette candidature (voir ci-contre). Ils ont alerté la commission sur le fait que l’une des structures aurait ses tribunes en zone rouge c’est-à-dire qu’elles seraient soumises à un fort risque d’avalanche. Le CAO a également exposé les contraintes pour la population que représenterait la captation du Pâquier, cet espace de détente devant la mairie d’Annecy où serait situé un théâtre de 42 000 places dont la surface équivaudrait à la moitié du Stade de France. Ils ont dénoncé l’utilisation des enfants pour agiter des drapeaux sur le passage du CIO sur le temps scolaire, le gouffre financier que représenterait cette candidature, l’emprise sur les terres agricoles et enfin, contrairement à ce que veut faire croire l’État français, les réticences, si ce n’est l’opposition, de la population.

Leur impression est d’avoir été entendus par la commission. Mais la mobilisation ne s’arrêtera pas. Forts du soutien croissant de la population de Haute-Savoie, le CAO compte bien continuer d’organiser la résistance, avec en premier lieu une manifestation festive sur le Pâquier.

Début avril, le CIO doit se réunir à Londres, la commission d’évaluation rendra son rapport à Lausanne les 18 et 19 mai et la décision finale sera prise à Durban, le 6 juillet prochain.

 

 

13 février 2011 - Annecy Horizon Solidaire

 

JO : Lettre au maire d'Annecy concernant le gala de vendredi 11 Février

 

En avant-première, voici une lettre que nous adresserons dès demain matin au maire d'Annecy concernant le diner de gala qui s'est tenu vendredi soir à l'Hotel de Ville. Nous vous tiendrons informés des suites données. Pas d'argent pour l'aide aux familles ? Mais combien pour un gala ?

 

 

Duperthuy Denis

Président du groupe Annecy Horizon Solidaire

 

 

Monsieur le maire

Mairie d’Annecy

Place de l’hôtel de Ville

74000 Annecy

 

 

Demande d’informations concernant le diner du 11 Février 2011

 

 

Annecy le 12 Février 2011

 

 

Monsieur le maire,

 

Dans le cadre de la visite de la commission d’évaluation du CIO en vue de l’obtention des JO 2018, il semble que la ville d’Annecy ait organisé ce vendredi 11 février 2011 au soir un repas de gala. La presse nous rapporte que ce repas, concocté par quatre chefs étoilés de l’association "Savoie Mont Blanc, terre d’étoiles", serait entièrement pris en charge financièrement par le budget de la ville. Pouvez-vous nous confirmer cette information ?

 

Je souhaiterais également connaître les critères d’accès à ce repas de gala, puisque aucun représentant de notre groupe, pourtant représentatif d’une partie non négligeable de nos concitoyens, n’a eu l’honneur d’être invité à cette table. Dès lors, pourriez-vous me dire combien d’invités ont diné au cours de ce gala ?

 

Garant de la transparence et du bon usage de l’argent public, financé par le contribuable annécien, je vous saurais gré de m’indiquer quel a été le prix de ce gala, et combien celui-ci a mobilisé de personnel municipal.

 

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, monsieur le maire, l’expression de mes salutations cordiales.

 

Pour le groupe Annecy Horizon Solidaire

 

Denis Duperthuy

 

 

17 février 2011 - Annecy Horizon Solidaire

 

Réponse du maire aux frais du Gala

 

Voici la réponse reçue ce jour qui fait suite à notre lettre de demande de renseignements concernant le repas de Gala du 11 Février, donné en l'honneur de la commission d'Evaluation du CIO.

 

D'après cette lettre, le dîner a réuni 60 personnes et a coûté 100 euros par personnes

 

Lettre du maire JL Rigaut à Mr Duperthuy

 

11 février 2011 - Annecy Horizon Solidaire

 

JO : Une soirée à 57 000 € pour la commission

 

Hier soir, la ville d'Annecy appelait à une forte mobilisation sur le Pâquier pour montrer l'enthousiasme des foules en faveur de la candidature...

 

En fait, de foule, il y eut environ 5 000 personnes pour soutenir la candidature (soit moins de 10% de la population d'Annecy). En termes d'engouement populaire on a déjà vu mieux...

 

Nous étions également là, dans le camp des "Anti-JO" pour dire Non à ces jeux. Bien protégés par un solide cordon de Policiers qui nous empechait de déambuler librement sur le Pâquier, casques en bandouillères, nous avons redit notre refus des mensonges portés par les promoteurs de la candidature. Beaucoup de contacts ont été pris et de bonnes discussions ont eu lieu.

 

Le moment était bon enfant malgré un enfumage en règle de tout le Pâquier à cause des torches allumées par le comité de candidature. Au lieu de se disperser et de s'évanouir dans la nature(comme la pollution atmosphérique ?), les fumées sont restées collées au sol, asphyxiant les spectateurs. Une belle illustration de la pollution qui sera générée par les JO si par malheur Annecy était retenue.

 

Un peu plus tard, des groupes de pro-JO (amenés par on ne sait quelle organisation politique ?) ont cherché à faire du grabuge. Comme à notre habitude, nous avons refusé l'affrontement pour préférer le dialogue et la discussion. A 18h30 le feux d'artifice était terminé. La fete était finie. Elle avait coûté 57 000 € ...

 

 

08 Février 2011 - Annecy Résolument à Gauche

 

Candidature aux jeux olympiques d’hiver 2018 : Contrat de Ville Hôte

 

Contrat de Ville Hôte

 

Lors de sa séance du 8 novembre 2010, le conseil municipal de la ville d’Annecy, dans le cadre de la candidature aux jeux olympiques d’hiver 2018, a adopté la délibération N° 2010 - 208 par laquelle il donne son accord pour que le Maire au nom de la ville d’Annecy puisse signer le contrat de Ville Hôte et engager toutes les lettres de garanties à remettre au CIO.

 

Voir article en référence 

 

Vous êtes de plus en plus nombreux a vouloir prendre connaissance de ce fameux contrat de Ville Hôte qui engage la ville de manière si contraignante.

 

Pour votre pleine information, vous en trouverez à cette page une copie sous forme de trois dossiers.

 

Sa seule lecture, donne un aperçu de la réalité des conditions d’organisation des jeux olympiques.

 

Dès la page de garde, le ton est donné : « Le CIO se réserve le droit d’y apporter des modifications. »

 

Nous vous laissons en découvrir le contenu.

 

Si le temps vous est compté, voici une petite aide à la lecture avec le pointage de quelques points abordés dans ce document :

 

  • N°11 - sur la réglementation du travail
  • N° 24 - sur la prise en charge des frais médicaux
  • N° 27 - sur la communication des fichiers informatiques
  • N° 36 - sur le programme culturel
  • N° 46 - sur le contrôle du budget de la ville
  • N° 50 - sur les fournisseurs privilégiés et le respect du code des marchés publics
  • N° 51 - sur la substitution aux paiements des impôts et taxes

 

( Télécharger le Contrat de Ville Hôte )

 

Bonne lecture !

 

Pour rappel :

Cette délibération, engageant la ville d’Annecy sur ce contrat de Ville Hôte m’a conduit à déposer une requête auprès du Tribunal Administratif en vue de son annulation, dans l’intérêt de toutes celles et ceux qui, malgré eux, paieront le prix fort de décisions anti-démocratiques.

 

 

08 février 2011Annecy Horizon Solidaire

 

Pic de pollution et accueil de la commission JO

 

Deux informations s'entrechoquent ce soir: d'un côté on apprend que le bassin annécien subit actuellement (en raison de la chaleur anormale de ce début février) un pic de pollution. Celà fait dejà plusieurs jours que l'indice est mauvais. D'un autre côté, on voit défiler les voitures, avions et autres hélicos qui nous amènent le beau linge pour la visite de la commission du CIO (je ne parlerai même pas des air Ben Ali et Air Moubarak...).

 

Alors que le premier ministre et le maire d'Annecy doivent etre en train de vanter devant un parterre de journalistes (séance à laquelle l'opposition municipale n'a meme pas été conviée, signe de la volonté d'associer tous les élus à ce projet...) des jeux olympiques soit disant écolo, l'air que les journalistes respirent est aussi pollué qu'à Paris... La carte postale en prend un coup...

 

Alors, la faute à qui ? A un manque de volonté politique depuis des décennies de nos élus locaux qui ont misés sur le tout voiture (et continue à défendre des projets routiers comme le tunnel sous le Semnoz qui est une hérésie) et n'ont rien fait pour améliorer le réseau rachitique de transports en commun sur notre bassin de vie.

 

Il est temps de changer de cap. Il est temps de signifier à ces vendeurs de reves, que leur responsabilité est engagée. Pour nous, pour nos enfants, pour la planète : STOP à l'asphyxie de notre belle Haute Savoie et NON aux JO polluants et émetteurs de C02, OUI à une vraie action en faveur de l'environnement et des transports collectifs efficaces.

 

 

27 Janvier 2011- Annecy Horizon Solidaire

 

JO : des explications hallucinantes

 

Hier soir se tenait la première réunion publique à Annecy au sujet des JO. Devant une salle à moitié vide (malgré les appels désespérés de la majorité pour rameuter des "amis" favorables aux JO!), et constituée aux 2/3 de personnes hostiles aux JO, le maire a cherché à expliquer ses JO.

 

Pour celà, il a enfourché le cheval du développement durable, appuyé sur 3 piliers: l'économie, le social et l'environnement.

Sur l'environnement, en gros, les JO c'est super. Pas de pollution, pas de problème d'eau. la neige artificielle est imposée par le CIO mais après on enlèvera tout. A une question posée par un habitant, aucune réponse n'a été donnée concernant le volume de CO2 rejeté dans l'atmosphère durant ces 15 jours... Pour le Semnoz, le site sera mieux après qu'avant. On croyait relire la fable du mythe prométhéen de l'homme maitre (et meilleur) que la nature... Concernant la montée de l'eau pour les canons à neige, pour le maire il n'y a pas de problème. Si l'eau sera bien pompée dans le lac et montée au Semnoz par le versant d'Annecy celà n'aura aucune incidence sur l'environnement. Nous contestons cette vision qui veut faire croire que de simples tuyaux d'arrosage flexibles, sillonant entre les arbres, vont permettre de monter les quantités d'eau nécessaires. En réalité, il faudra déboiser largement et créer une percée toute droite sur le versant du Semnoz pour permettre le passage de canalisations qui défigureront le paysage. Autre solution avancée par le maire: garder la neige de 2017 pour l'utiliser en 2018... Oui oui, d'aprèslui , et des expériences dans le Jura, on pourrait envisager de garder la neige tout l'été pour l'hiver suivant... Je vous laisse vous faire votre propre opinion. Pour moi, c'est du délire. Pourquoi pas créer un glacier sur le Semnoz pendant qu'on y est?

 

Du point de vue social, les Jo amèneraient beaucoup de travail selon le maire. Surtout pour Bouygues, Eiffage et Vinci pourrait-on rajouter. Il suffit de regarder ce qui s'est passé à Albertville pour savoir que ce sont toujours les grands groupes qui rafflent les marchés publics pour la construction des nouveaux équipements. Or ces grands groupes débarquent avec leur main d'oeuvre ce qui n'a aucun impact sur l'emploi local. De meme, pendant les Jeux (et étant données les restrictions de circulations automobiles qui seront imposées) l'économie annécienne tournera au ralenti, les gens fuyant une ville difficile d'accès.

Le maire nous a vanté une candidature pour les sportifs (jamais il n'a parlé de l'intéret pour les annéciens...). Pourquoi alors avoir mis un patron non sportif à la tete du GIP ?

Je passe sur le discours condescendant qui parle de reve pour la jeunesse. Prenant au passage la jeunesse pour une catégorie de citoyens incapable de penser seule son avenir, consumériste, avide de compétition, etc... Bref une vision simpliste des jeunes.

 

Du point de vue économique, le maire nous a redit que cette candidature permettrait de penser la montagne du XXIe siècle et serait un levier pour notre territoire (toujours vu comme un grand terrain de jeu !). En 2010 il serait temps de penser à la montagne du XXIe siècle car ca fait quand meme déjà dix ans qu'on est au XXIe siècle... Et puis que dire des installations démontables du Semnoz? Est-ce celà la montagne de demain ? Je construis, je démolis, je construis, je démolis ...? Pour nous, non.

 

Sur les budgets, on a pu retenir que le cout total avoisinera les 4 milliards d'euros (non, non, il n'y a pas d'erreur ce sont bien des milliards) répartis entre 2.5 milliards pour l'investissement et 1.5 milliards pour les 15 jours de fete (soit 100 millions d'euros la journée, l'équivalent du budget de la ville d'Annecy !)

 

Mais le maire nous a garanti qu'il n'y aurait pas d'impot JO. Tout au plus des arbitrages dans les budgets des collectivités. Les promesses n'engagent-elles pas que ceux qui y croit. Nous restons convaincus qu'un impot JO, au moins au niveau de la C2A sera nécessaire et viendra frapper lourdement la taxe d'habitation.

 

On aura aussi compris que le maire est hostile à la concertation puisqu'il a défendu l'organisation de cette réunion publique qui se tient après le dépot du dossier au CIO. Pour lui, c'est aux élus de réfléchir à ces sujets, pas aux citoyens.

 

Enfin quelques infos glanées au fil de la soirée:

- le train des jeux Annecy-Chamonix ne sera en service que pour les sportifs, c'est-à-dire que les spectateurs se déplaceront en voiture (avec la pollution qui y sera associée)

- Les JO vont promouvoir les énergies renouvelables, notamment en s'appuyant sur le partenariat avec EDF... (qui produit plus de 80% de l'électricité à partir du nucléaire, cherchez l'erreur...)

- le CNOSF a signé un partenariat avec BMW pour avoir des 4x4 à disposition de ses membres pendant les 15 jours des jeux.

-E. Grospiron a "évidemment" (dixit JL Rigaut) renoncé à ses indemnités mensuelles de 10 000 €. Ca va mieux en le disant car après tous les mensonges dit par les promoteurs de la candidature on pouvait légitimement en douter. Et puis combien gagne C. Beigbeder?

- les JO permettront de doubler "partiellement" la ligne Annecy-Chambéry entre Aix-les-Bains et Rumilly. Soit quelques km...

- les tremplins de saut de La Clusaz sont bien en zone avalancheuse, mais c'est pas grave puisque ce sont des installations temporaires, elles ne sont pas soumises aux règlementations sur la prévention des risques naturels... Bref, on accepte de prendre le risque d'un accident avec des milliers de victimes potentielles.

 

Je suis sorti de cette réunion avec un double sentiment:

- d'abord la conviction que les promoteurs de la candidature sont des amateurs, des gosses qui s'amusent avec les milliards, avec l'environnement, qui se moquent de la population, sans tabous

- et puis un vrai dégout de ces discours remplis de mauvaise foi et de mensonges.

 

Vivement que tout celà s'arrete. Le plus tot possible.

 

 

Janvier 2011Michel Duby, conseiller municipal de la gauche citoyenne écologique

 

JO à Passy : Des engagements à risques au détriment des priorités communales

 

Alors qu'il avait refusé tout débat au cours de conseils municipaux successifs sur l'éventualité de la candidature de Passy comme site olympique, nous avons appris par les médias que le maire avait choisi, sans aucune concertation, de proposer un terrain communal pour accueillir une patinoire de 6 000 places. Celle-ci serait destinée aux épreuves de hockey féminin des jeux olympiques d'Annecy 2018 (Dauphiné Libéré du 16 septembre 2010). Cette proposition permettrait de ne pas porter atteinte à la plaine agricole de Passy. Cet espace qui a servi à entreposer des matériaux se situe entre différents équipements publics et privés, près du collège.

 

  • Un problème de gouvernance : les médias nous informent des décisions du maire.

Depuis l'éventualité de cette candidature fluctuante, les conseillers municipaux et les habitants de notre commune n'avaient été, depuis 2009, informés que par les médias de l'évolution du dossier. Lors d'une conférence de presse le 18 septembre 2010, le président du conseil général M. Monteil affirme que « les sites présentés au maire concerné ont été validés ». Dans une interview de la mi-septembre le maire d'Annecy M. Rigaud déclarait « avoir des assurances par le maire de Passy qui récemment vient d'engager sa commune avec son conseil municipal et a la légitimité de le faire […] de porter la patinoire qui doit être installée dans la Plaine du Mont Blanc dans sa commune ». La première présentation officielle au conseil municipal de Passy ayant eu lieu le 30 septembre 2010 …, cherchez l'erreur !

 

Les élus passerands ont bien été informés des choix du maire sans aucune concertation préalable.

 

  • La venue de M. Monteil.

Sans que les élus municipaux aient été prévenus de son déplacement à Passy, M. Monteil, accompagné de deux techniciens, est revenu sur l'historique de la candidature ; il a déclaré avoir compris l'inquiétude des agriculteurs et a affirmé que les terres de la plaine seraient épargnées. Quant aux éléments financiers, les chiffres avancés (600 millions d'euros pour les infrastructures, 350 millions d'euros pour les équipements...) ont semblé relever d'un certain amateurisme, les approximations et les engagements annoncés étant totalement aléatoires. Le coût avancé semble faible en comparaison des derniers jeux olympiques de Vancouver (2,83 milliards d'euros au lieu de 586 millions annoncés pour les infrastructures).

 

Pour Passy, dans un premier temps, le budget de la future patinoire avait été estimé à 32 millions d'euros pour la construction, 42 millions si l'on intègre la reconversion en piscine. La charge directe annoncée ce soir-là pour la commune serait de 5 millions d'euros.

 

La visite de M. Monteil avait donc essentiellement pour objectif de légitimer la proposition du maire d'offrir, sans aucune concertation, un terrain communal pour le prestige de quelques élus départementaux ou annéciens en mal de reconnaissance.

 

Les deux motions présentées par l'opposition, dont la nôtre jugée sans doute trop contraignante, ont été rejetées au conseil municipal du 13 octobre. Afin que le pire soit évité, nous avions dans cet écrit clairement exprimé nos réserves. Nous expliquions que « les finances de la commune ne pourraient pas supporter un tel engagement, aussi bien en investissement qu'en fonctionnement […], que ce projet devrait être soumis après concertation à l'approbation de tous les Passerands […] ».

 

Nos réserves n'ont pas été entendues, nos craintes sont confirmées.

 

En effet, la délibération votée le 28 octobre est un véritable diktat pour la commune.

 

  • Engagement à sens unique de la commune : un marché de dupes.

Les courriers adressés au président du Comité International Olympique sont significatifs. Selon le modèle imposé, « au nom de la commune, le maire de Passy garantit :

 

- la participation de notre commune au financement du site qui prévoit la construction puis la reconversion de la patinoire,

- l'absence d'autres manifestations pendant la même période,

- la mise à disposition d'espaces publicitaires,

- la mise à disposition gratuite de nos services publics,

- l'exonération des épreuves tests et compétitions olympiques de taxe sur les spectacles,

- une partie du financement et la mise à disposition de nos infrastructures et bâtiments nécessaires aux JO, sans frais,

- la jouissance par le Comité d'Organisation, en exclusivité, de ses sites et de tous les droits s'y rattachant,

- l'engagement en tant que de besoin des procédures nécessaires visant à l'adaptation des règlements d'urbanisme,

- la mise en place du réseau de voies olympiques dans les conditions définies dans le dossier de candidature».

 

Le coût de la patinoire de hockey (6000 places), dont la commune assurera la maîtrise d'ouvrage directe, est à ce moment-là estimé à 43,3 millions d'euros ; le pourcentage financé par la commune serait alors revenu à 3,5 millions d'euros. Il s'agit d'un engagement minimum, sous-évalué, puisque en réponse à une question que j'ai précisément posée, « la mise en place de voies olympiques et les autres dépenses annexes n'ont pas été considérées ».

 

  • Nos craintes : fortes incertitudes quant au financement d'un investissement de prestige.

Les craintes que nous avons exprimées sur le plan financier aux conseils municipaux du 13 et du 30 octobre ont été confirmées par l'adjoint aux finances. La capacité budgétaire et fiscale de la commune, dont les taux d'imposition ont augmenté de 6,6 % (cf. Passy Citoyen n°3 de juin 2010), sans doute plus de 10 % si on intègre les décisions départementales et régionales, ne permet plus de pareilles fantaisies. Le plan de financement qui devrait intégrer ces données n'a pas été encore envisagé. La proposition de prise en charge des frais de candidature par le syndicat mixte a été chahutée ; en effet à la somme initiale de 100 000 euros pour le site de Passy se sont ajoutées les sommes équivalentes pour chacun des autres sites retenus : celui de Chamonix, des Houches et de St Gervais.

 

Alors que le produit des impôts payés par les Passerands devrait servir l'intérêt général (entretien des bâtiments publics, des écoles notamment celle de Chedde le Haut, des routes, des équipements sportifs, piscine de Marlioz, stade de neige et bâtiment d'accueil de Plaine-Joux, aménagement du site de La Ravoire...), nous voilà engagés dans un investissement de prestige, bien peu utile, voire nuisible à la collectivité.

 

Les habitants de Passy devront payer pendant longtemps les conséquences de ces choix douteux.

 

  • Conséquences environnementales.

L'installation possible de la patinoire dans la plaine du Mont-Blanc a suscité la mobilisation des agriculteurs qui ont craint la confiscation d'une partie de leur outil de travail : 20 à 30 ha étaient susceptibles d'être confisqués, sans compter toutes les voiries d'accès à l'équipement et les parkings.

 

Cette idée aurait été abandonnée. Provisoirement ? Peut-être ... Les premières esquisses de l'éventuelle patinoire visualisent le peu d'espace entourant cet équipement qui serait coincé entre le tennis couvert, le stabilisé de football et un lotissement, le parking d'accès réclamé se situant alors en rive gauche de l'Arve.

 

Si la candidature d'Annecy, malgré le départ de M. Grospiron, était retenue le 11 juillet 2011, en cas de difficultés techniques et en raison de l'engagement écrit du maire « de tout mettre en œuvre pour garantir le plein succès de ces jeux », les regards des membres du comité d'organisation pourraient à nouveau se porter du côté du plan d'eau...

 

Le dernier élément concerne la qualité de l'air. En raison de données indiscutables transmises par un organisme chargé de la surveillance des rejets toxiques dans l'atmosphère en hiver (il s'agit d'Air APS), ce projet d'implantation dans la vallée de l'Arve est contre nature.

 

Soumis à la pression des associations soucieuses d'environnement et d'une centaine de particuliers mandants qui ont porté plainte contre l'Etat, le Préfet a accepté de mettre en place un Plan de Protection de l'Atmosphère, comme la loi l'y oblige en cas de situation critique. Le surplus d'urbanisation et de déplacements routiers serait source de nouveaux pics de pollution par les poussières (PM10), l'oxyde et le dioxyde d'azote (NO2) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ce qui aggraverait la situation actuelle.

 

Il nous faut abandonner cette folie des grandeurs, retrouver la raison, revenir à des projets répondant aux besoins de la population passerande toute entière !

 

La rénovation des écoles de Chedde, de la piscine de Marlioz, l'installation d'aires de jeux dans les quartiers, la construction d'un établissement pour accueillir les personnes dépendantes...ne seraient-elles pas plus utiles ?

 

 

19 Janvier 2011 - Annecy Horizon solidaire

 

JO : Une réunion publique histoire de passer le temps ...

 

Nous dénoncions dans un article récent JO : Ce sera donc C. Beigbeder le fait qu'au cours du processus de réflexion sur les JO 2018 la population n'avait jamais été concertée. Pas une réunion publique, aucun atelier de concertation, organisés par le comité d'organisation ou la mairie.

 

Et bien, il semble que nous ayons été entendus puisque que une réunion publique est programmée Mercredi 26 Janvier à 18h30 à la salle E. Verdun. Mais c'est bien tard, trop tard.

 

En réalité, il s'agit là de poudre aux yeux pour sauver les apparences d'une pseudo-concertation, pour faire semblant d'associer la population. Il s'agit bien d'une réunion publique d'INFORMATION puisque le dossier a déjà été déposé. La parole des personnes dans le public n'aura aucune emprise sur le dossier. JL Rigaut et le comité d'organisation va venir VENDRE ses JO. Et peu importent les remarques, tout est déjà ficelé.

 

Dans ce cadre, il n'y a pas de place pour le débat et les amendements, la construction collective d'un projet dont les annéciens seront pourtant les principaux financeurs. Nous allons assister à un corus magistral, un exposé à la gloire du dossier des JO.

 

Nous dénoncions déjà, il y a bien longtemps, cette absence de concertation avec la population, ce dossier écrit entre élites dans les bureaux feutrés de la mairie. Cf. JO : concertation vs information .

 

Nous sommes bien loin d'une démarche que nous souhaitions, celle de l'implication réelle de la population pour faire de ces JO, des JO pour la population, de la population. Notre voeu de l'organisation d'un référendum est bien loin pour des hommes et des femmes politiques qui qualifient la démocratie participative de "superflue, coûteuse et inutile" (dixit. JL Rigaut).

 

 

17 janvier 2011 - Annecy Résolument à Gauche

 

JO 2018 : Des chiffres à donner le tournis

 

Les dépenses des jeux se décomposent en deux budgets :

 

Budget du COJO (le comité d’organisation des jeux). Ce budget comprend essentiellement les dépenses de fonctionnement liées à la période des olympiades (locations, organisation, installations temporaires, …).

 

Budget hors COJO. Ce budget comprend les investissements en équipements sportifs (aménagements de pistes, patinoires, etc.), les infrastructures de transport (réseau routiers et ferroviaires, etc.), la valorisation des services publics nécessaires aux jeux.

 

Le budget hors COJO est estimé à 2 539 833 000 €, vous avez bien lu : 2,6 milliards d’euros.

 

Le premier des constats est l’inflation galopante du coût des infrastructures sportives.

 

Les 245 millions d’euros du dossier initial de mars 2009 ont explosé pour atteindre 368,04 M€ dans le dossier déposé au CIO le 10 janvier dernier.

 

Une augmentation de 50% !!!

 

Pas encore d’inflation galopante pour les autres dépenses car leurs montants sont indiqués pour la première fois, à savoir :

 

341,262 M€ pour les villages olympiques et médias ;

 

119,700 M€ pour les centres de presse, médias et radio télévision ;

 

268,119 M€ pour les hébergements.

 

Cela fait un total de 1 097 120 000 € (1,1 milliard d’euros).

 

Le solde de 1 442 713 000 € (1,442 milliards d’euros) est le coût des services publics (transport, bus, communication, déneigement, nettoyage, sécurité, etc.) mis à disposition. A noter que ce coût ne comprend pas celui des services médicaux dédiés aux jeux.

 

Le budget du COJO est pour sa part estimé à 1 423 307 000 € (1,42 milliard d’euros).

 

En additionnant ces deux budgets, le coût total des jeux est estimé à ce jour à 3 963 140 000 € (4 milliards d’euros).

 

Et combien en 2018 si nous les laissons faire ?

 

Une paille, aux dires des souteneurs de la candidature !

 

Et, cela sans compter les millions de la candidature !!!

 

Le pire est à craindre !

 

Pour se faire une idée du sérieux des chiffres annoncés par les souteneurs de la candidature (J.J. Queyranne, J. L. Rigaut, C. Monteil, E. Fournier) il est utile de comparer les montants portés dans les délibérations de la région, du département, des villes concernées par l’accueil des épreuves olympiques et du dossier de candidature.

 

Cela laisse perplexe.

 

La mise à niveau de la patinoire de Saint-Gervais n’est pas portée au dossier de candidature.

 

Le coût de la patinoire de Chamonix est de 54,20 ou de 70,38 ou encore de 60,40 M€, c’est selon leur bon plaisir.

 

La modernisation des gares entre Annecy et le Fayet ne figure que dans le dossier de candidature.

 

La liaison ferroviaire Saint-Gervais - Vallorcine représente au choix 20 ou 53,3M€.

 

Nous vous laissons découvrir, dans le tableau récapitulatif joint, ces incohérences qui appellent pour le moins des éclaircissements de la part des souteneurs de la candidature.

 

Tableau récapitulatif des différents coûts annoncé par les souteneurs de la candidature Annecy 2018
Cliquez sur le tableau

 

16 janvier 2011Annecy Résolument à Gauche

 

Point sur la candidature et la saisine du Préfet

 

La candidature d’Annecy à l’organisation des jeux olympiques de 2018 vient de connaître deux étapes importantes avec la transformation du "Comité de Candidature Annecy 2018, Savoie Mont-Blanc" en GIP et le dépôt du dossier de candidature au CIO.

 

La transformation en GIP nécessite un arrêté des comptes à la date d’effet.

 

A ce jour, le conseil d’Annecy est dans l’ignorance du rapport et du bilan financier des actions menées par l’association "Comité de Candidature Annecy 2018, Savoie Mont-Blanc", rapport et bilan prévus par la convention signée par J.L. Rigaut au nom de la ville dans le cadre du versement de la subvention allouée.

 

Le dossier de candidature déposé lundi 10 janvier au CIO engage financièrement la région, le département. Il engage également toutes les communes concernées par l’organisation des jeux, soit parce qu’elles accueilleront une épreuve ou soit parce qu’elles hébergeront un village olympique ou un centre de presse.

 

Le questionnaire du CIO en vue de la constitution du dossier de candidature stipule notamment (page 33) sous le titre "Force d’obligation" : "Il convient de rappeler aux villes candidates que tous les arguments présentés, déclarations et autres engagements contenus dans le dossier de candidature ont force obligatoire, de même que tout autre engagement pris par la ville candidate, le CNO et le comité de candidature".

 

Ce dossier, son contenu, ses annexes ne sont pas sans conséquences pour la ville d’Annecy.

 

Et le conseil municipal doit pouvoir se prononcer tant sur le rapport détaillé et le bilan financier des actions menées par l’association "Comité de Candidature Annecy 2018, Savoie Mont-Blanc" que sur le dossier de candidature, ses pièces annexes et sur les engagements qui en découlent.

 

J’ai donc demandé l’inscription de ces deux points à l’ordre du jour de notre prochain conseil public du lundi 31 janvier.

 

De son côté, le Préfet vient de me communiquer ne pas avoir à formuler d’observation au titre du contrôle de la légalité de la délibération du conseil du 8 novembre dernier concernant les engagements de la ville d’Annecy pour les JO.

 

Cette posture est surprenante car lors d’un contact avec ses services, il m’a été indiqué le souhait de produire une réponse argumentée et détaillée à la saisine.

 

Nous n’aurons pas d’avis en droit sur la remise en cause du droit du travail, des marchés publics, du paiements des impôts- taxes…en lieu et place du CIO, ses filiales…, sur la communication des données et fichiers informatiques

 

Et la lecture du dossier de candidature déposé au CIO nous apprend que le gouvernement aurait "validé un régime fiscal favorable au COJO, CIO et tiers impliqués dans les jeux…" et autres garanties a voter par le parlement en 2011.

 

Quel est donc ce régime fiscal favorable ? Nous n’en savons rien et n’en saurons manifestement rien car les pièces annexes du dossier ne sont pas communiquées et le parlement votera la prochaine loi de finances fin 2011 !

 

Ces éléments renforcent notre inquiétude et ne sont pas de nature à lever les doutes qui pèsent sur la légalité et les irrégularités de la délibération JO votée au conseil du 8 novembre dernier.

 

Dans ce contexte, je poursuis ma démarche de défense des intérêts de toutes celles et tous ceux qui, malgré eux, paieront le prix fort de décisions anti-démocratiques.

 

J’engage donc dès aujourd’hui un recours auprès du Tribunal Administratif.

 

Philippe Métral-Boffod

 

 

13 Janvier 2011Annecy Horizon Solidaire

 

La CIPRA claque la porte d'Annecy 2018

 

"  Annecy 2018 : Cipra France se désiste

 

On pensait qu’Annecy 2018 était sorti de ses soucis et prêt à repartir du bon pied. Nouvel obstacle à la candidature.

Cipra France a décidé de se retirer du dossier. Il s’agissait de la caution écologiste de la candidature. Cipra quitte le conseil d’orientation développement durable et environnement d’Annecy 2018. En cause : le nouveau dossier qui entraînerait trop de nouvelles constructions, notamment concernant les patinoires. Le Président dénonce un « marché de dupes ». "

 

La CIPRA (Commission Internationale de PRévention des Alpes) a donc décidé de regarder la réalité en face. Les jeux d'Annecy 2018 seront un désastre écologique. C'est ce que nous dénonçons depuis des mois.

Malgré son rapport qui, à l'origine, était favorable à la tenue des JO à Annecy, la CIPRA fait machine arrière. C'est, nous diront-ils, que le dossier à changer. Il serait devenu moins écologique. Au passage on lit çà aussi, dans la presse quotidienne, de femmes politiques qui cherchent tous les moyens pour retourner leurs vestes... On pourrait leur répondre que ce dossier n'a jamais été écologique et que lorsque les groupes de gauche au conseil municipal d'Annecy demandaient des assurances en matière écologiques, ils étaient bien seuls...

Mais les temps changent, le vent a tourné et les girouettes politiques aussi ! Tant mieux si la CIPRA choisit de marquer le coup en dénonçant à son tour le désastre écologique à venir. Tant mieux si les rangs de ceux qui partagent nos craintes augmentent... Mais permettez-nous de penser quand même à tous nos militants courageux qui, contre vents et marées, ont tenus bons dans l'adversité. Au moment où "dire non" aux orientations prises par le comité d'organisation des JO d'Annecy était malvu et quasiment taxé d'empêcheurs de tourner en rond (voire de "fatiguants"), ils ont défendu leurs idées sans sourciller.

Aujourd'hui nous avons fini de manger notre pain noir, les temps des "on était finalement tous contre mais sans oser le dire" est arrivé. Les cortèges d'opposition seront plus fournis... On ne peut que s'en réjouir. N'y a-t-il pas que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ?

 

Pas sûr que la crédibilité politique de certains en sorte grandie...

 

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(Rigaut :

Maire d'Annecy)