Partis Politiques - Archives 2009 / 2010

 

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17 Décembre 2010 - Article dans Rouge et Vert, journal national des Alternatifs 

 

07 Décembre 2010 - Article dans Rouge et Vert, journal national des Alternatifs

 

12 Décembre 2010 - Annecy Horizon Solidaire

 

JO : Grospiron démissione de son poste de directeur

 

Enfin une bonne nouvelle ! Ce seront déjà 10 000 € net par mois de moins à dépenser.

 

La candidature prend l'eau, mais le maire d'Annecy et le président du Conseil général veulent continuer, jusqu'à l'obstination et la déraison. C'est incompréhensible. Comment ne pas voir que cette candidature est déjà morte ?

 

Il faut arreter les frais, c'est évident, et retirer la candidature.

 

Par ailleurs, demain en conseil municipal, nous demanderons à ce que nous soit remis rapidement un rapport d'étape sur la candidature avec ses aspects financiers, les moyens dépensés, les activités réalisées et les résultats obtenus. Nous voulons faire toute la lumière sur la période de direction du comité par E. Grospiron. Cet homme et son équipe ont été payés sur des deniers publics, ils doivent rendre des comptes. Un rapport sur sa direction doit etre présenté aux élus.

 

On ne touche pas 120 000€ nets plus les frais sans rendre des comptes. Le GIP (Groupement d'Intéret Public) n'est toujours pas créé, mais les hommes doivent expliqués ce qu'ils ont faits, pour quel résultat et avec quels moyens.

 

Chacun devra s'expliquer sur la dilapidation des impots de nos concitoyens en pure perte.

 

 

12 Décembre 2010 - Annecy Horizon Solidaire

 

JO : qui veut donner ses millions ?

 

Aujourd'hui se réunit le conseil de surveillance de la candidature. Nous apprenions hier que la ministre des Sports appelait à l'unité ... et aux millions supplémentaires.

 

Le président du conseil général et les deux représentants de la France au CIO (Drut et Killy) sont sur la meme ligne, ainsi que le directeur Grospiron. Le maire d'Annecy n'a pas encore clairement dit ce qu'il ferait.

 

C'est plus d'une dizaine de millions d'euros qui sont demandés. Nous verrons demain en conseil municipal, comment le conseil général, sous prétexte de rigueur budgétaire, se désengage du soutien aux actions sociales et de la petite enfance, que veulent mettre en oeuvre les communes. Nous verrons aussi la petite hausse de 2% des subventions des associations proposée par le maire.

 

Tous ces désengagements, pourquoi ? Parce qu'ils nous rabachent les oreilles à longueur de discours que nous sommes dans la crise et que nous n'avons plus les moyens... En plus il y aurait la réforme de la taxe professionnelle... Les collectivités n'auraient plus d'argent... sauf pour les JO. Comme par miracle (il semble que le père Noël passe de bonne heure cette année) chacun se dit prêt à mettre des millions pour les JO.

 

Ce scandale, payé par les contribuables locaux, tient à deux choses:

- D'abord l'incompétence de la direction du comité d'organisation, et en premier lieu de son directeur, pourtant grassement payé. Un bon manager c'est quelqu'un qui, avec des moyens donnés, est capable de mettre en place un plan d'actions pour aboutir à un objectif. Ici l'incompétence vire à l'abus de confiance. Les contribuables ont été floués. Les élus manipulés. En présentant des budgets que l'on sait aujourd'hui volontairement bas, les promoteurs de la candidature ont cru pouvoir faire passer la pilule aux élus et faire voter un soutien aux JO... quitte plus tard à demander une rallonge en mettant dos au mur les élus : soit vous votez des budgets supplémentaires, soit on arrete tout. C'est un chantage clair et volontaire.

 

- ensuite les mensonges des promoteurs de la candidature, maire d'Annecy en tête, qui avaient vendus des Jeux autrement, sous-entendu, pas les jeux du fric. Aujourd'hui, et on le dit depuis des mois (d'où l'importance qu'aurait pu avoir un vote clair de la population par référendum, sur un projet clair et bordé), les jeux d'Annecy sont soumis à la volonté du CIO. C'était prévisible et les promoteurs de la candidature le savaient bien. Les Jeux d'Annecy seront des jeux comme les autres. Et il suffit de regarder les autres villes organisatrices pour savoir que les budgets vont explosés. Sur le dos des conttribuables locaux, et d'abord des annéciens.

 

Incompétence, Mensonges : comment continuer à faire confiance à ces gens-là ? Pourtant beaucoup d'élus ne disent rien. Roulés dans la farine, manipulés à longueur de votes, suivistes tels des moutons de Panurge, ils disent oui à tout. Par peur ? par crainte ? par incompétence ? Ce sera aux électeurs de savoir. J'avoue notre fierté à n'avoir jamais cédé aux Sirènes olympiques, contre vents et marées.

 

Mais il est grand temps de retrouver du sérieux dans la politique locale, au profit des intérets de nos populations. N'avez-vous jamais remarqué comme, dans les argumentaires des pro-JO, on ne parle quasiment jamais des habitants, des annéciens, bref de nous ? Non, on préfère voir la Haute Savoie comme un vulguaire "terrain de jeux", qui comme tout terrain de jeux, entre deux matchs est vide, sans vie, sans haut-savoyards, sans annéciens... Alors pourquoi se soucier de ces gens-là qui sont d'abord des soucis à gérer sur le terrain de jeux des futurs jeux olympiques ?

 

Il est temps que les citoyens disent stop à cette folie olympique, qu'ils rappellent leurs élus à la raison.

 

 

07 Décembre 2010 - Annecy Horizon Solidaire

 

JO : Vers une première hausse de 37% des budgets ?

 

Souvenez-vous de la hausse de 40% du budget de requérance, dénoncé par notre groupe.

 

Suite à l'article de l'Equipe d'hier, M. Grospiron (payé 10 000 € nets par mois) demande une rallonge en moyens financiers et techniques. M. Monteil (président du conseil général) se dit prêt à monter à 21 - 22 millions.

 

Or aujourd'hui le budget est de 16 millions d'euros : soit une hausse de 37.5% du budget pour ficeler le dossier.

 

C'est scandaleux !

 

Comment faire croire à un mois de remettre le dossier au CIO que c'est en dépensant plus qu'on pourra l'améliorer. Le temps de recruter et de former, il sera déjà trop tard. A moins que ces beaux messieurs n'aient déjà des copains à placer ? Le dossier est mauvais parce qu'il a été fait par des responsables politiques complètement autistes aux remarques et aux critiques.

 

C'est aussi l'aveu flagrant d'une incapacité du directeur de campagne et de son équipe à mener à bien ce projet.

 

C'est enfin un renoncement total aux beaux discours de M. le maire qui avait promis, lors du dernier conseil municipal, qu'il n'y aurait pas un euro de plus d'argent public. On nous annonçait des jeux autrement, une candidature modeste. On s'est vraiment bien foutu de nous.

 

Nous invitons l'ensemble des annéciens, qui eux subisse la crise, et pour beaucoup ont du mal à finir leurs mois avec un SMIC (soit 10 fois moins que le salaire de M. Grospiron, pour quel résultat ?), l'ensemble des associations (qui voient leurs subventions gelées, et même baisser), l'ensemble des gens qui se sentent floués, à affirmer leur opposition à ce grand n'importe quoi.

 

Une seule solution, le retrait de ce projet qui aspire les fonds publics au détriment d'autres projets modeste et de long terme du territoire. ( Dire que le Conseil général met moins de sel pour faire des économies, et que son président dit d'accord à 6 millions d'euros de plus de communication !!!).

 

 

03 Décembre 2010Annecy Horizon Solidaire

 

JO : la C2A n'a pas le début d'un commencement de financement

 

Commission finance de l'agglomération hier soir à Annecy-le-Vieux. Au menu le Débat d'Orientation Budgétaire pour 2011. Sans surprise, l'année 2011 sera difficile : dotations de l'Etat en baisse, incertitudes sur les impots des entreprises, malgré une hausse anticipée de 3% des recettes liées aux impots ménages (taxe d'habitation sans changement de taux).

 

Côté dépenses: une hausse normale des dépenses de personnel, des frais généraux maitrisés et des subventions aux associations prévues en hausse maximales de 2.5%. Il y a eu d'ailleurs un débat amusant suite à une remarque du sénateur Herisson disant que 2.5% c'était finalement le minimum puisque beaucoup d'associations ayant du personnel qui prend de l'ancienneté (et donc coute plus cher), il fallait bien assurer ces hausses de charges des associations. C'est exactement le meme argument que j'avais utilisé à Annecy pour dénoncer la petite hausse de 2% des subventions aux associations promis par la ville (et vendue comme une hausse extraordinaire par le maire). Bizarre qu'à ce moment-là M. Hérisson n'est pas tenu le meme discours en conseil municipal public...

 

Le gros du débat a porté sur les investissements. Vous savez que l'aggloméartion est quasiment au maximum de ses capacités d'endettement. Pour ne pas trop alourdir sa dette, elle doit limiter ses investissements à 12 millions d'euros par an. C'est ce qui semble prévu pour le budget 2011.

 

Or, lors du dernier conseil d'agglomération public, le président, en introduction au vote de la rénovation de Bonlieu et à l'implantation du centre des congrès, a dit que l'agglomération allait investir 130 millions d'euros d'ici à 2018 soit 18.5 millions par an pendant 7 ans. Où va-t-on trouver cet argent ?

 

Et à quoi va-t-il servir ?

 

Selon les chiffres débattus et les projets déjà lancés voici déjà l'addition (qui a de très grosses chances de s'alourdir encore) :

Centre des congrès : 21 millions pour la construction (estimation du cout sur le terrain Balleydier, mais il manquerait plus que l'Impérial coute plus cher que Balleydier...) + 11 millions pour l'acquisition foncière : 32 millions.

Bonlieu : 6 millions d'euros

JO : 64 millions d'euros

 

Soit déjà un total de 102 millions. Il rest donc 130 - 102 = 28 millions d'euros pour les autres dépenses d'investisssemnts et notamment l'entretien des batiments, les dépenses courantes, etc, soit 4 millions d'euros par an. Or, l'agglo dépense en moyenne 8 millions d'euros par an pour ces investissements "courants". Il manque 4 millions par an.

 

Mais on peut aussi compter dans l'autre sens:

8 millions d'investissements courants par an, sur 7 ans : 56 millions (pour maintenir l'existant en fonctionnement)

32 millions pour le centre des congrès

6 millions pour Bonlieu

soit déjà un total de 94 millions.

 

Or notre capacité d'investissement maximale étant de 12 millions par an, on a possiblement pas 130 millions mais 12 x 7 = 84 millions. Donc rien qu'en réalisant la rénovation-extension de Bonlieu et en construisant le centre des congrès, et en entretenant l'existant, l'agglo devra augmenter ses recettes.

 

Vous remarquerez que je n'ai pas encore parlé des 64 millions d'euros des JO. C'est que l'agglo n'a pas cette somme. Pas le début d'un centime. Elle devra donc bien créer un impot Jo pour financer ces 64 millions. Et c'est la taxe d'habitation qui va trinquer.

 

Face à cette réalité des chiffres, certains ont fait remarqué que la Région et le conseil Général étaient en train de voter des montants maximum d'aide au projet des JO et qu'il serait bon que l'Agglo en face autant (donc dire que 64 millions c'est pas une première enveloppe, mais que c'est le maximum que mettra l'agglo quelque soit le cout final). Ce à quoi on ne peut qu'adhérer pour éviter au contribuable de l'agglo de payer les inévitables dépassements. Mais justement si toutes les collectivités fixent un montant maximum, qui va payer les dépassements. Certains rêvent de voir l'Etat mettre la main à la poche. Mais en réalité, la lettre de garantie de l'Etat semble bien comporter elle aussi un montant maximum...

 

Il reste donc qu'une seule collectivté qui n'a pas voté de montant maximum. Et ca tombe bien c'est elle que le CIO tient comme responsable et donc redevable des déficits possibles: la ville d'Annecy... CQFD. On l'annonce depuis des mois. La preuve arrive aujourd'hui : le contribuable annécien va payer une fois sur sa feuille d'impot local par l'impot Jo de l'agglo et une seconde fois sur sa feuille d'impots de la ville...

 

Dernière anecdote, quand j'ai demandé qui, à la fin des jeux, sera propriétaire de l'anneau de vitesse de Seynod (et donc qui assumera les 2 millions d'euros annuels de frais de fonctionnement) il y eut un grand vide dans la salle. Personne ne semblait savoir...

 

Denis Duperthuy

 

 

30 Novembre 2010 - Annecy Résolument à Gauche

 

JO - Une délibération entachée d’irrégularités, le préfet est saisi.

 

Lors de sa séance du 8 novembre 2010, le conseil municipal de la ville d’Annecy, dans le cadre de la candidature aux jeux olympiques d’hivers de 2018, a adopté la délibération N° 2010 - 208 par laquelle il donne son accord pour que le Maire au nom de la ville d’Annecy puisse signer le contrat de Ville Hôte et engager toutes les lettres de garanties à remettre au CIO.

 

En ce qui concerne les garanties à apporter par la ville, on peut relever l’engagement à signer des contrats dont le contenu n’est pas connu, l’absence de précisions relative aux engagements financiers avec des montants inconnus ou imprécis, la négation du principe de liberté de réunion, la dérogation au principe de continuité du service public…

 

En ce qui concerne le contrat de ville hôte on voit le CIO dicter ses conditions à la ville sur tous les plans (organisation, marketing, animations, finances…) et réécrire les textes de lois dans son seul intérêt et celui de ses filiales et sponsors….

 

Il apparaît que cette délibération est entachée de nombreuses illégalités et irrégularités.

 

Dans un souci de préservation des intérêts de la ville et des annéciens j’ai en conséquence saisi le Préfet, jeudi 25 novembre, pour qu’il en défère au juge administratif en vue de l’annulation de la délibération.

 

Philippe Métral-Boffod

 

 

19 Novembre 2010 - Déclaration du comité de Haute Savoie du Parti Ouvrier Indépendant sur l'organisation des Jeux Olympiques à Annecy

 

 

18 Novembre 2010 - communiqué du comité d'animation territorial Savoie (CATS) d'Europe Ecologie les Verts

 

Nous tenons à affirmer qu’Europe Ecologie en Région Savoie (73 + 74) est représentée depuis Juillet 2010 par le CATS, structure légitime pour toute prise de position, via ses porte-paroles.

A ce titre, nous affirmons qu’Europe Ecologie s’est prononcé sans ambigüité contre les JO, notamment par l’intermédiaire de son groupe d’élus au Conseil Régional , en opposition avec le PS sur ce sujet, et en cohérence avec les positions qu’ont prises les élus écologistes depuis le début du projet.

Le 29 Septembre 2010 le Comité d'Animation Europe Ecologie de la Savoie a exprimé son opposition à la candidature d'Annecy aux Jeux Olympiques 2018 .

Nous attirons l'attention des citoyens sur le fait que certains membres prenant une position différente ne peuvent s'exprimer qu’à titre individuel et n’ont aucun mandat pour s’exprimer au nom du groupe Europe Ecologie les Verts (EELV) .

 

Nous soutenons la manifestation du 20 Novembre. Des conseillers régionaux EELV seront présents à cette manifestation, avec les militants.

 

 

17 Novembre 2010 - message de soutien de Corinne Morel Darleux du Parti de Gauche, pour la manifestation du 20 Novembre

Communiqué de Corinne Morel Darleux pour la manif Anti JO du 20 Novembre
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Communiqué de Corinne Morel Darleux pour la manif Anti JO du 20 Novembre
Communiqué de Corinne Morel Darleux pour
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16 Novembre 2010 - Lettre ouverte de Laurent Moccozet adjoint au maire de St-Jean de Tholome ( 74 ) et militant d’ Europe Ecologie – Les Verts

Lettre ouverte de Laurent Moccozet adjoint au maire de St-Jean de Tholome contre les JO Annecy 2018
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( Sa démarche n'engage aucunement le conseil municipal de St-Jean de Tholome )

 

Lettre ouverte de Laurent Moccozet adjoint au maire de St-Jean de Tholome contre les JO d'Annecy 2018
Lettre ouverte de Laurent Moccozet adjoi
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14 Novembre 2010 - Annecy Horizon Solidaire

 

Discours sur les JO au Conseil municipal du 08 Novembre

Lundi dernier se tenait le conseil municipal. Au menu: DOB (Débat d'Orientation Budgétaire), JO (signature du contrat de ville hôte) et La Halte.

 

Concenrant le DOB:

 

Le maire a annoncé une cure d'austérité pour l'année à venir : baisse des investissements, gel des embauches et des salaires à la ville, subvention des associations en hausse de 2% (juste l'inflation soit une stagnation en valeur constante). Les raisons de cette austérité : des baisses de dotations de l'Etat et de l'agglomération, mais aussi des choix stratégiques de la majorité (ne pas investir aujourd'hui pour garder des marges de manoeuvres en vues des JO). Nous avons exprimé nos priorités en matière de budget: d'abord un soutien plus soutenu aux associations et autres structures qui oeuvrent dans le sport, la culture, le social, l'éducatif. Ces associations doivent faire face à des demandes supplémentaires (social notamment), mais il s'agit également de dynamiser un tissu associatif annécien atone du fait du manque de financements. Notre point de vue est, qu'en période de crise, la ville doit soutenir davantage ses associations.

 

Concernant les Jo, voici le texte que nous avons lu :

 

Monsieur le maire,

 

Dans l’édition d’hier du Dauphiné libéré, vous compariez le contrat de ville hôte à un contrat de mariage. Vous aviez bien raison. Sauf que le mariage en question est loin d’être un mariage d’amour. Il s’agit plutôt d’un mariage d’intérêt et de soumission. D’un mariage tel qu’on les concevait du Moyen Age au XIXe siècle.

 

Tout dans le contrat de ville hôte conduit à une soumission totale de la future mariée, Annecy à son futur mari, le CIO. Un contrat d’intérêts (financiers) aussi et surtout : la fiancée doit amener sa dot, plus d’un milliard d’investissements. Le futur marié amène son nom, il impose ses conditions, il dicte les termes du mariage et prévoit déjà le divorce pour fin 2018, aux tords exclusifs de la mariée qui devra régler les dettes.

 

On pourrait se demander comment, au XXI e siècle de tels mariages sont encore possibles. C’est que le père de la mariée, celui à qui elle a confiée son destin pour 6 ans a décidé de la marier à un bon parti. Pensez-vous : ma fille va épouser le CIO. Le maire a décidé, pour le bien de sa fille, pour le bien de sa ville, de signer le contrat de mariage. Il considère qu’il en a le droit légitime, puisqu’il a été élu démocratiquement, comme hier les pères avaient le droit naturel de marier leurs filles au meilleur parti en présence. La fille elle-même ne sera pas présente à la signature de son contrat, son père lui a refusé la parole depuis deux ans.

 

Pour cela le père de la fiancée n’hésite pas à offrir au futur fiancé les meilleurs atouts physiques de sa fille : le Semnoz, le lac, etc… La fille est-elle d’accord ? Tout pousse à répondre non, la population d’Annecy ne veut pas de ce mariage, mais le père, parce qu’il détient l’autorité légitime, va quand même marier sa fille. Dès lors, monsieur le maire, votre belle histoire, votre beau mariage, exalté par média interposés comme un mariage princier s’affichant dans les tabloïds de la presse people, n’est pas celle d’un mariage moderne. Elle est celle d’un mariage forcé. Pour lequel la fiancée n’est pas consentante.

 

Il ne s’agit certainement pas d’un mariage d’amour, mais bel et bien d’un mariage arrangé pour faire porter à la future mariée le titre prestigieux de « ville olympique » tout comme jadis les pères mariaient leurs filles à des aristocrates pour leur accoler la particule tant désirée. On peut toujours trouver un oncle de Charbonnières pour appuyer ce mariage. N’apporte-t-il pas d’ailleurs, cet oncle, comme cadeau de mariage le financement d’infrastructures ferroviaires ? Mais tous les cadeaux du monde ne changeront pas le fond de la question : la fiancée ne veut pas de ce mari-là. Elle ne veut pas de sa soumission. Annecy est une ville libre qui n’accepte pas les chaines des anneaux olympiques, qui n’accepte pas de s’unir à cet illustre inconnu de CIO qui la choisit sur casting, en compétition avec Munich et Pyong Chang. Annecy rêvait d’un mariage d’amour, équilibré, construit dans la confiance. Mais son père en a décidé autrement. Il a négocié seul un contrat pour sa fille.

 

J’appartiens, monsieur le maire, à une famille politique qui s’est toujours battu pour les droits des femmes. En tant qu’héritiers du féminisme, nous ne pouvons cautionner l’imposition à une femme de la volonté de son père contre son gré. Nous ne pouvons cautionner l’attitude de soumission que le CIO impose à la population. Nous ne pouvons accepter ce mariage arrangé qui amènera la population à être la seule victime de l’appétit financier vorace du CIO, sans possibilité de se plaindre.

 

Nous ne donnerons pas notre aval à ce mariage qui laissera de nombreuses séquelles à notre bonne et belle ville d’Annecy.

 Denis Duperthuy"

 

13 Novembre 2010Annecy Résolument à Gauche

 

Point JO – Conseil municipal public du 8 novembre 2010

 

Lors du dernier conseil public du 8 novembre, il s’agissait (point 3 de l’ordre du jour), d’autoriser le Maire a signer le contrat de Ville Hôte et les garanties exigées par le CIO.

 

J.L. Rigaut aime les jeux, il les veut ! Peu importe le prix à payer !

 

C’est ainsi qu’il a accepté avec sa majorité et l’appui du groupe P. Hérisson d’abandonner tous les droits et prérogatives de la ville.

 

P. Polès (Modem), bien que soutenant les jeux s’est abstenu pour marquer son inquiétude quant aux conditions posées par le CIO.

 

De leur coté, Annecy Résolument à Gauche et Horizon Solidaire ont voté contre les garanties demandées et la signature du contrat de Ville Hôte.

 

En préalable à la discussion, Ph. Métral-Boffod pour Annecy Résolument à Gauche, a attiré l’attention du conseil sur le fait que :

 

- Le document fait référence à 31 manuels techniques parties intégrantes au contrat et malgré une demande réitérée, ces manuels techniques ne sont fournis qu’en langue anglaise or ceux-ci d’un volume de 10 000 pages ne sont pas anodins.

 

La validité de la délibération, devant s’appuyer sur des documents communiqués au conseil en langue française, il a en conséquence, demandé le report à une date ultérieure de la décision d’adhésion ou non au contrat de Ville Hôte.

 

Proposition immédiatement rejetée par J.L. Rigaut qui ne voit pas l’intérêt d’une pleine connaissance de ces manuels. Pourtant le français est langue officielle du CIO tout comme l’anglais !

 

L’explication du vote contre les garanties demandées et la signature du contrat de Ville Hôte ont permis de rappeler l’absence de chiffrages des coûts à charge de la ville et de mettre en exergue la nocivité des engagements proposés.

 

Une lecture rapide du seul contrat de Ville Hôte montre qu’il conduit au surendettement assuré et à la création d’une immense « zone franche » exempte de droit du travail, du paiement des impôts et taxes… pour le CIO et ses sponsors...

 

Quelques exemples pris dans les 80 pages du contrat de Ville Hôte sont éloquents :

 

- Sur la remise en cause de la réglementation du travail : « Par souci de clarté, les parties conviennent, et la Ville et le CNO déclarent et garantissent, que toutes les personnes titulaires d’une cartes d’identité et d’accréditation olympique seront exemptes de toutes limitations ou restrictions relatives à la réglementation du travail (salaire, nombre d’heures,etc.) dans le pays hôte pour toute activité professionnelle menée par elles en relation avec les jeux durant cette période. » (point 11)

 

- Sur la communication de fichiers informatiques : « …le COJO et la Ville partageront gracieusement leur connaissances, leurs informations…..Sans restreindre la portée générale de ce qui précède, le terme « données » comprend également, sans s’y limiter, (i) toutes les données de la gestion des jeux (relatives par exemple à l’accréditation, au personnel, à la billetterie, aux personnes qui s’inscrivent ou se renseignent sur les services liés aux jeux), ….,(iv) les statistiques et la base de données du fichier client, avec les chiffres et coordonnées complètes concernant l’ensemble des consommateurs des produits et services liés aux Jeux,… » (point 27)

 

- Sur les fournisseurs privilégiés et le respect du code des marchés publics : « …le COJO, la Ville et le CNO s’engagent chacun à satisfaire tous leurs besoins en produits et services tombant dans les catégories de produits / services des sponsors du programme international en faisant appel aux sponsors correspondants dudit programme,… » (point 50, § e)

 

- Substitution aux paiements des impôts et taxes : « LaVille et / ou le COJO prendront à leur charge tous les impôts, directs et indirects, qu’il s’agisse d’impôts retenus à la source, de droits de douane, de taxes sur la valeur ajoutée ou de tout autre impôt indirect, présent ou à venir, dus dans quelque juridiction que ce soit sur un paiement devant être perçu par le CIO ou toute entité détenue et / ou contrôlée par le CIO, directement ou indirectement…. » (point 51, § a)

 

On le voit avec ces quelques exemples pris dans le contrat, la ville d’Annecy abandonne tous ses droits et prérogatives.

 

De plus le contrat de Ville Hôte proposé peut à tout moment être modifié au bon vouloir du CIO !

 

En résumé, le CIO encaisse et les annéciens devront payer !

 

 

03 Novembre 2010Annecy Horizon Solidaire

 

Le Semnoz demain grâce aux JO

 

Les promoteurs de la candidature aux JO, maire d'Annecy en tete, ont décidé de sacrifier le Semnoz sur l'autel des JO 2018. A les entendre, cette décision d'avoir des épreuves au Semnoz serait presque un bienfait pour notre poumon vert. Ils le jurent la main sur le coeur, après les Jo, le Semnoz sera plus beau qu'avant...

 

D'abord, il faut rappeler que le CIO impose l’installation de canons à neige. Mais là encore, les promoteurs nous répondent: pas de problèmes, les installations seront provisoires, démontables après les jeux.

 

Ils essayent de faire croire que l'installation de canons à neige sur le Semnoz n'aura aucune impact sur le site, sur la foret et sur les terrains. A les écouter on croirait que c'est facile, il suffirait de faire passer un tuyau d'arrosage entre les arbres et le tour serait joué.

 

Sauf que les canons à neige consomment plus d'eau que le débit d'un simple tuyau d'arrosage flexible.

 

Vous trouverez à l'adresse suivante un descriptif des canalisations nécessaires :

http://www.pamline.com/images/add/documentattache/sgpam_Alpinal_et_neige.pdf

 

Sachant qu'il faudra faire monter l'eau depuis le bas (on n'a pas encore très bien compris si la canalisation partirait de Quintal ou d'Annecy... les promoteurs sont comme toujours aussi clairs dans leurs explications), voici une idée de ce que cela pourrait donner :

 

( voir les photos de l’article sur le site d’ Annecy Horizon Solidaire )

 

Ces photos ont été prises en Corse. Elles représentent une canalisation d'eau potable. Assurément le résultat de l'installation de canons privoires sur le Semnoz sera du meme rendu. Protection améliorée du Semnoz qu'ils disaient ...

 

 

31 Octobre 2010Annecy Horizon Solidaire

 

C2A : 40% d'augmentation de la taxe d'habitation pour les JO

 

Jeudi 28 octobre, la communauté d'agglomération d'Annecy ( C2A ) se réunissait en séance publique. Plusieurs points étaient à l'ordre du jour dont le vote des garanties à apporter par la C2A à la candidature d'Annecy aux JO.

 

Notre groupe, ainsi que Mme Roth (élue verte à Cran Gevrier) a voté contre ce point.

 

En effet, pour les investissements nécessaires pour les JO, l'agglo s'engage à apporter 64 Millions d'euros (soit plus de 5 années normales d'investissements pour l'agglo). Sur ces 64 millions d'euros, 14 sont déjà prévus dans le projet de mandat voté par la C2A (en gros les couts de la déviation de Pringy). Il reste encore 50 millions d'euros non budgetés à trouver.

 

50 millions d'euros, c'est l'équivalent de 4 années d'investissements de l'agglomération (pour son réseau d'eau, ses bus, ses batiments, ses gymnases, ses piscines, etc...). C'est énorme. Où trouver 50 millions d'euros ?

 

L'agglomération n'a plus d'argent. Les limites d'endettement sont d'ores et déjà atteintes: la C2A compte déjà 102 millions d'euros de dettes, 76 millions si on retire les dettes liées à la construction des maisons de retraites et des Ordures ménagères (qui sont remboursées sur des budgets annexes). Avec un autofinancement annuel qui tourne autour de 6 millions d'euros (c'est la différence entre les recettes de fonctionnement et les dépenses de fonctionnement de la C2A. Cet autofinancement sert, avec les emprunt, à investir), il faudrait déjà 12 années SANS AUCUN INVESTISSEMENT, pour rembourser cette dette. C'est la limite haute à partir de laquelle les banques commencent à craindre un risque de non remboursement et à augmenter les taux d'intéret des nouveaux emprunts.

 

Ajouter 50 millions de dettes n'est pas possible et ne serait pas responsable.

 

Dès lors, il faut bien trouver des marges de manoeuvres. Vous l'aurez compris, pour pouvoir emprunter plus, il faut augmenter le montant de l'autofinancement (s'il passait de 6 millions à 10 millions par exemple celà reviendrait à dire qu'on pourrait rembourser l'intégralité de la dette, sans nouvel investissement en moins d'années, peut-etre 8 ans). Comment augmenter l'autofinancement : soit en augmentant les recettes de fonctionnement (c'est-à-dire les impots et les tarifs), soit en réduisant les dépenses de fonctionnement (c'est-à-dire en fermant des services rendus à la population).

 

On peut craindre un effet combiné des deux leviers. Mais c'est principalement la hausse d'impot qui sera favorisée, à travers une forte augmentation de la taxe d'habitation. En effet, dès janvier prochain, la part de la taxe d'habitation qui jusque là était payée au conseil général va etre transférée à l'agglomération (conséquence de la réforme de la taxe professionnelle). Dorénavant la taxe d'habitation comportera deux lignes: commune et agglomération d'Annecy.

 

Pour financer les JO 2018, l'agglomération d'Annecy va etre obligée d'augmenter son taux de la taxe d'habitation de 6% par an entre 2011 et 2018. Voilà ce que nous appelons l'impot JO. Sans celà (et pour faire face au désengagement de l'Etat) ce taux n'aurait dû augmenter que de 0.5% par an.

 

L'impot JO ce sera une augmentation de votre taxe d'habitation de 40 % entre 2011 et 2018. Faites vos comptes en regardant votre taxe d'habitation ! Celà vaut-il la peine de se payer un anneau de vitesse et un centre des médias pour ce prix ? Pour nous, la réponse est non.

 

Et ce n'est là que le premier chiffre avancé de l'engagement de la C2A. Gageons que ce montant sera régulièrement revu à la hausse. Et dire, qu'au départ, M. Rigaut avait dit que la candidature d'Annecy aux Jo de 2018 ne couterait rien à l'agglomération... Mais il faut croire que les élus de l'agglo aime se faire mener par le bout du nez.

 

Pour les annéciens, nous rajoutons que l'impot JO ne s'arretera certainement pas là, la ville se portant caution des déficits qu'engendreront nécessairement ces JO. Affaire (de gros sous) à suivre.

 

 

28 Octobre 2010 - Intervention de Mr Philippe Metral-Boffod d'Annecy Résolument à Gauche

 

Discours de Philippe Métral-Boffod

Intervention de Philippe Métral-Boffod durant son réquisitoire contre les JO lors du vote du plan de financement des infrastructures olympiques par la Communauté d'agglomération d'Annecy ( C2A ).

 

 

Il est difficile de traiter des garanties attendues de notre agglomération pour le projet des JO Annecy 2018 sans faire le lien avec les difficultés déjà éprouvées dans la nouvelle répartition de la Dotation de Solidarité Communautaire.

Et plus encore avec le débat, reporté à l’année prochaine, sur le niveau des hausses d’impositions pour boucler un budget déjà difficile à tenir !

 

Il est vrai que vous ne souhaitez pas que le miroir aux alouettes de l’envie des jeux que vous servez à satiété soit entaché du tonneau des danaïdes d’une dette de 20 à 30 ans.

 

Mais revenons en à la délibération.

 

Elle porte sur des dizaines de millions d’euros, et bien plus en y regardant plus attentivement.

La légèreté avec laquelle vous engagez non pas votre argent mais celui des habitants de l’agglomération ne cesse de surprendre !!!

 

Vous nous dites dans un premier temps que la mobilisation des communes de la C2A s’est traduite par un vote unanime du bureau.

 

Belle conception de la démocratie quand notre conseil n’a pas eu à en débattre au préalable et que la communication des éléments du dossier de candidature lui permettant de se faire une opinion en toutes connaissance de cause n’a pas été faite.

 

Belle conception de la démocratie, quand ces mêmes éléments ne sont pas communiqués aux conseils municipaux pour que cette question fasse l’objet d’un avis et d’un vote dans chaque ville de l’agglomération.

 

Absence de débat, absence de précision sur l’étendue et la réalité des engagements à accorder, non communication des pièces du dossier, permettant à notre conseil de se forger une idée précise et juste des conséquences de la décision demandée….

 

Dans ces conditions, je me dois de vous interpeller sur la validité du vote sollicité.

 

L’agglomération s’engage à respecter les termes de la Charte Olympique et du Contrat de Ville Hôte, ce contrat n’est pas communiqué, qu’induit-il pour notre agglomération ?

Devrions nous vous croire dans l’absolu ?

 

Il n’est pas inutile ici de rappeler ce qu’attend le CIO en terme d’engagement de la part des collectivités concernées.

Le questionnaire en vue de la constitution du dossier de candidature nous en donne un aperçu :

 

Force d'obligation

 

Il convient de rappeler aux villes candidates que tous les arguments présentés, déclarations et autres engagements contenus dans le dossier de candidature ont force obligatoire, de même que tout autre engagement pris par la ville candidate, le CNO et le comité de candidature.

 

Avec les précisions :

 

- Les villes candidates ne doivent pas oublier que toutes les déclarations et annonces faites durant la visite et tous les engagements pris à cette occasion – oralement ou par écrit vis-à-vis de la commission d'évaluation – ont force obligatoire. (Page 33 )

 

- Bien que les villes candidates soient priées d'attribuer des sports spécifiques à des sites spécifiques dans le thème 9, le CIO se réserve le droit de travailler avec le comité d'organisation pour modifier cette répartition si cela s'avère nécessaire. (page 136)

 

 

L’agglomération garantit la mobilisation gratuite et en priorité de l’ensemble des services publics communautaires.

La liste de ces services ne nous est pas fournie. S’agit-il, du futur centre de congrès, de Bonlieu, des gymnases, du service des bus…

Sur quelle durée et pour quels coûts en millions d’euros portera cette mise à disposition gratuite et en priorité ?

Nous n’en savons malheureusement rien, pourtant les conséquences financières sont bien réelles pour le budget de la communauté et les équilibres budgétaires afférents.

 

 

Sur le financement des infrastructures sportives, l’engagement vaut en montant et en pourcentage sur le coût définitif des réalisations prévues.

Ce qui veut dire que compte tenu de la force d’obligation qui nous liera au CIO, il ne sera plus possible ne serait ce que de discuter des surcoûts attendus. Il faudra livrer les équipements selon ses contraintes et dans les délais impartis.

Pour exemple, deux rappels :

Annoncée dans le dossier de requérence, donc l’an dernier, pour un coût de 46 M€ la patinoire est estimée aujourd’hui à 55,1 M€.

L’anneau de vitesse, prévu l’an dernier pour 67,5 M€ est aujourd’hui annoncé à 84 M€.

Le tout, bien sur, hors coût du foncier !

 

Pour la mise à dispositions des sites :

L’agglomération apporte la garantie que des sites seront mis sans frais à disposition du COJO.

Nous ne disposons d’aucunes précisions quant à la durée de mise à disposition qui s’entend pour la période des JO mais aussi pour les épreuves tests.

Quels sera le coût de ces mises à dispositions, les conséquences sur les budgets des infrastructures concernées (site du Semnoz, piscine J. Régis,…) ?

Nous n’en savons rien, cette information doit sembler superflu dans l’esprit des promoteurs de la candidature !

Pour la protection du site du Semnoz, surprise, il n’est pas proposé d’engagement de notre agglomération, mais plus simplement de veiller à la protection. Le choix du terme ne peut être anodin et doit être rapproché de la déclaration faite devant le syndicat du parc naturel régional, où fut évoquée l’adaptation de la charte du parc aux contraintes des JO.

Alors que la logique de protection du site ne peut se concevoir que dans le respect de cette charte.

Sur les infrastructures à mettre ne œuvre nous ne savons rien.

Nous ne savons et ne saurons rien sur les canons à neige, l’eau à monter du lac jusqu’au stade de neige, l’acheminement des spectateurs, le remodelage des pistes et l’installation des équipements.

Comme pour nous rassurer, un chiffre est annoncé 0,7M€. Cela n’est pas sérieux et prouve tout le dédain des promoteurs de cette candidature pharaonique.

 

 

Sur les villages olympiques et des médias, notre agglomération s’engage à en garantir le financement.

Sur le coût et les risques inhérents à cet engagement nous ne saurons rien.

Quels seront les coûts des portages fonciers et d’aménagements, de remise en état des sites et des bâtiments, de financement de fonctionnement entre le moment de livraison et la période des jeux.

 

Ne venez pas nous dire que ces données ne sont pas connues à ce jour, puisque par exemple le CIO vous demande de :

 

- Présentez un calendrier des différentes phases de l'édification du village olympique : conception, construction, aménagement et transformation en village paralympique.

Une analyse critique, étape par étape, devra être fournie, de la conception du village à la fin des travaux d'aménagement six mois avant les Jeux Olympiques d'hiver. (page 168)

 

Ou encore de :

 

- Vous devez considérer la nature de la période de montée en puissance menant au plein fonctionnement des Jeux, pendant laquelle seront définitivement mis en place les installations temporaires, les équipements, la technologie et le personnel. La période de fonctionnement devrait être considérée comme s’étendant sur 6 à 8

mois avant la cérémonie de clôture. (page 108)

 

Et en ce qui concerne l’ensemble des sites et infrastructures projetés disposez-vous de l’accord de mise à dispositions de l’ensemble des propriétaires concernés et si ce n’est le cas comptez vous engager des procédures d’expropriations ?

 

- Pour tous les sites de compétition, fournissez des garanties écrites de la part de tous les propriétaires actuels et futurs, octroyant au COJO le droit d’utilisation du(des) site(s) et le contrôle des droits commerciaux en ce qui concerne les sites olympiques existants ou à construire (comprenant, sans s’y limiter, les conditions énoncées dans l’Annexe relative aux sites exempts de publicité) pour la période durant laquelle le COJO a le contrôle des sites, y compris durant les épreuves tests. (page 139)

 

On le voit, la précision avec laquelle le CIO s’attache à obtenir les engagements des collectivités concernées par l’organisation des olympiades, ne rends que plus coupables les promoteurs d’une candidature qui s’attachent à ne pas dévoiler les réalités des engagements demandés.

 

Car le vote de ce jour, qui engage sur les point ci-avant évoqués, introduit au delà des financements la constitution d’une société d’investissement pour la réalisation des opérations d’aménagements et de certains équipements sportifs. Permettez moi de souligner le flou du terme certain.

 

 

Le vote de ce jour autorise également le président à signer tous les documents relatifs à l’exécution de la présente délibération.

Quels sont-ils et quel est leur étendue, force est de constater qu’ils ne nous sont pas communiqués.

 

C’est pourquoi, compte tenu des risques encourus, vu l’absence de précision sur l’étendue et de la réalité des engagements à accorder, vu la non communication des pièces du dossier, permettant à notre conseil de se forger une idée précise et juste des conséquences de la décision demandée, ….

je vous invite cher collègues à arrêter les frais en vous prononçant contre les engagements et garanties demandés.

 

 

09 Octobre 2010Annecy Horizon Solidaire

 

JO 2018 : un dossier raté

 

Lors de la campagne pour les élections municipales de 2008, la liste de gauche avait réfléchi à la question de l’organisation des JO d’hiver par la Ville d’Annecy, allant jusqu’à prendre des contacts avec d’anciens élus d’Albertville et des spécialistes de la question. Notre réflexion avait abouti à un « oui » sous conditions.

Pour nous, trois critères doivent être impérativement remplis si l’on veut accueillir les Jeux : une concertation forte avec la population, un respect total de l’environnement et une transparence irréprochable (y compris financière) des décisions prises. Élus minoritaires, nous nous sommes engagés à porter cette volonté.

En juin dernier, le CIO décidait de retenir - du bout des doigts ! - la candidature d’Annecy, au cas sans doute où la situation politique en Corée se dégraderait et où la candidature de Munich deviendrait trop problématique, du fait d’un puissant mouvement anti-JO… Il est temps, aujourd’hui, de faire le bilan de la mise en œuvre de chacune de nos conditions.

 

La concertation avec la population

 

Pour nous, c’est le point majeur, la condition non négociable. Pourquoi ? Parce que concourir pour organiser les JO, c’est mettre le doigt dans une grosse machine totalement opaque qu’on appelle le CIO. Cette machine sert à faire du cash, en rentabilisant la marque « Jeux Olympiques ».

Pour se prémunir contre une confiscation de la candidature par le seul CIO, il fallait absolument mettre la population dans le coup et dire au CIO : « Voilà notre dossier. Nous l’avons construit avec la population. C’est celui que les habitants veulent et qu’ils soutiennent ; c’est à prendre ou à laisser. » Au lieu de quoi, les promoteurs de la candidature, maire d’Annecy en tête, ont tenu la population à l’écart, de peur d’avoir à dialoguer, à négocier et à rechercher un consensus avec une population perçue comme a priori hostile et incompétente.

Pour notre part, nous avons proposé l’organisation d’un référendum local, pour ouvrir le débat nécessaire autour de ce projet. L’objectif de ce référendum n’était pas tant le résultat du vote (certainement positif à l’époque) que les débats qui l’auraient précédé et qui auraient permis de construire un vrai projet collectif. Notre demande a été rejetée.

Afin que les élus minoritaires puissent néanmoins être partie prenante de la réflexion, nous avons alors demandé la création d’une commission spéciale chargée de plancher sur le dossier. Cela a été accepté, mais la mission de la Commission a été d’emblée vidée de son contenu.

Ainsi, la municipalité a prétendu ne pouvoir nous donner les emplacements des sites de compétition, parce qu’elle en réservait la primeur à la presse (avant les élus du peuple !). Ensuite, nous avons dû batailler pour obtenir une information financière qu’on nous a toujours refusée : tantôt le conseil d’administration n’avait pas encore avalisé les comptes, tantôt le logiciel de comptabilité ne permettait pas de les suivre… On nous a même dit qu’il fallait juste faire confiance ! Bref, tous les prétextes ont été bons pour ne rien laisser filtrer. La commission JO s’est vite transformée en une commission fantoche, hochet agité devant l’opposition pour créer l’illusion d’un semblant de démocratie.

Enfin, dernière initiative, nous avons demandé la mise en place d’une concertation avec la population, articulée autour de réunions publiques, d’ateliers de travail, etc. « Trop cher et inutile », a répliqué le maire. Sur la concertation, le constat est clair : elle est inexistante.

 

Le respect de l’environnement

 

Les promoteurs des Jeux avaient promis de grandes choses : train des jeux, transports en commun, définition du tourisme de montagne du XXIe siècle… Que reste-t-il de ces grandes promesses ? Pas grand chose. Le train des jeux reliant Annecy au Fayet ne verra pas le jour, faute de temps et de budget. C’est l’automobile et les bus qui prendront le relais, avec le partenariat bien trouvé des sociétés d’autoroute… Les parkings-relais qui, hier, devaient être positionnés en basse vallée d’Arve, se situeront demain au pied des épreuves.

Quid de la mise en place de nouveaux transports en commun ? Le tram-train n’est plus prévu que pour relier Pringy à Annecy… Une avancée dont nous vous laissons juge de l’ampleur, alors que d’autres alternatives, moins coûteuses, existent, comme la solution du tramway sur pneus (ou trolleybus) que nous défendons toujours.

Quant à la définition d’un tourisme du XXIe siècle, synonyme de développement qualitatif et durable, elle est bien mal engagée avec l’annonce de l’accueil d’épreuves sur le Semnoz ! L’installation, au Semnoz, de canons à neige - mêmes provisoires - est-il le modèle de ce que nous voulons faire, en matière de tourisme pour demain ?

Imaginons le tableau : des centaines de cars et de voitures sillonnant les rues d’Annecy et la forêt du Semnoz, avec les tonnes de CO2 qui vont avec… Des canons à neige installés pour quelques jours et alimentés par des tuyaux qui, de toute façon, obligeront à une déforestation. Des pistes remodelées pour satisfaire le CIO, un alpage modifié et transformé à jamais. Ce n’est pas notre vision du tourisme de demain.

 

La transparence des décisions et des budgets

 

Organiser des JO, c’est dépenser des millions d’euros. Le budget du Comité d’organisation (COJO) est estimé à un milliard d’euros, financé en partie par les droits TV et les sponsors, mais quand même… Imaginons un dérapage de 10% : cela laisserait une ardoise de 100 millions d’euros. Pour qui ? Le CIO est très clair sur ce point : c’est la ville-hôte, donc Annecy, qui s’engage à payer. Vous comprendrez notre attention portée sur ce point, quand on sait qu’aucune olympiade n’a jamais réussi à se solder à l’équilibre.

Quant au financement des infrastructures (anneau olympique, patinoires, centre des médias, villages olympiques), il manque toujours 200 millions d’euros. Prenons l’exemple de l’anneau de vitesse qui doit être construit à Seynod. Son coût est estimé à 70 millions d’euros : presque 4 années du budget d’investissement de la ville d’Annecy ! Qui va payer ? L’État ? Un peu. Le département ? Peut-être. Et le reste ? Les Annéciens, pour un équipement sur Seynod ? La commune de Seynod ? Plus certainement la Communauté d’agglomération d’Annecy, déjà fortement endettée, qui devra donc augmenter les impôts, notamment la taxe d’habitation qu’elle récupère suite à la suppression de la taxe professionnelle. Il y aura bien un « impôt JO » sur l’agglomération d’Annecy.

Au stade actuel de la candidature, officiellement le budget est de 15 millions d’euros (10 millions d’argent public dont 1,5 million provenant des Annéciens et 5 millions de partenaires privés). Cet argent sert à payer les frais d’études, le lobbying, les déplacements et le salaire des promoteurs (dont 10 000 euros nets par mois pour Edgard Grospiron, plus ses frais).

Lundi 20 septembre, en conseil municipal, il nous a été demandé de valider la transformation de l’association « Annecy 2018 », qui gère actuellement ces fonds, en un GIP (Groupement d’intérêt public). Cette transformation implique le transfert de l’actif, du passif et des engagements de l’association. Nous avons de nouveau demandé qu’un point budgétaire nous soit présenté avant ce vote. Le maire a refusé de répondre et la majorité a voté, les yeux fermés, le transfert, sans avoir la moindre idée des sommes en jeu : irresponsable ! Nous avons alors décidé de quitter la séance du conseil, pour marquer notre désapprobation face à ce déni de démocratie. La population a droit à la transparence de l’information. Et la candidature suit son cours, sans que nous sachions si les entreprises ont versé l’argent promis et sans savoir où est parti l’argent public de nos concitoyens.

Sur les trois conditions posées, aucune n’est satisfaite : absence de concertation, non-respect de l’environnement et opacité des budgets et des décisions. Nous avons pris nos responsabilités, en annonçant officiellement que nous retirions notre soutien à cette candidature. Annecy doit retirer ce dossier raté.

 

 

06 Octobre 2010 - Communiqué de presse de Mr Philippe Metral-Boffod d'Annecy Résolument à Gauche

 

L'omerta !

Communiqué de presse d'Annecy Résolument à Gauche - Annecy 2018 l'omerta !
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06 Octobre 2010 - Communiqué de presse d' Annecy Résolument à Gauche - Annecy 2018 l'omerta !
2010-10-06 - Communiqué de presse Annecy
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20 Septembre 2010 - Annecy Résolument à Gauche

 

L’opposition aux JO s’invite au conseil

 

Pour ce conseil de rentrée, une trentaine d’opposants aux JO ont pris place dans les rangs du public en brandissant des panneaux pour marquer leur opposition à la poursuite de la candidature et éxiger d’arrêter les frais. Cette action est largement relatée dans la presse.

 

Le débat a porté sur l’adhésion au Groupement d’Intérêt Public (GIP) qui doit se substituer au comité de candidature.

 

Nous reproduisons ci-après l’intégralité de l’intervention en conseil de philippe Metral Boffod.

 

Avec le retour à l’ordre du jour de la candidature aux JO, vous nous demandez une nouvelle fois de fois de signer un chèque en blanc aux promoteurs de la candidature.

 

Une nouvelle fois vous vous présentez devant ce conseil avec détachement et dédain à l’encontre des annéciens, des hauts-savoyards et de la représentation démocratique.

 

Détachement, car la tête dans les anneaux olympiques, vous en perdez la raison.

 

Dédain, car depuis le début vous refusez tout débat contradictoire qui permettrait à la population de se forger une opinion en connaissance de cause, vous refusez un référendum d’initiative locale.

 

Car compte tenu des enjeux, des risques d’endettements à long terme pour Annecy, l’agglomération, le département, c’est bien aux populations concernées que doit appartenir la décision de poursuivre ou non cette candidature.

 

Dédain, car depuis le début, vous refusez de communiquer à ce conseil les éléments financiers constitutifs du dossier, le budget de la candidature et même l’état des dépenses engagés par le comité de candidature.

 

Au point que plus personne n’est en capacité d’établir un point sérieux et précis des sommes englouties dans cette candidature. Des chiffres sortent néanmoins, annoncés à 16,5 M€ les besoins sont d’ores et déjà estimés à 18,5 M€, soit plus de 20 M€ avec la phase de requérence, et des chiffres qui font peur : 320 000 € pour la fête de l’olympisme, 10 000 € mensuel net pour le directeur de la candidature (j’ai même entendu le chiffre de 15 000 €, mais allez savoir en l’absence de bilan chiffré).

 

Dès le lancement de la candidature vous aviez donné le ton.

 

L’annonce du lancement de la candidature fut faite à la presse, en septembre 2008, avant même que le conseil ne soit consulté. Et je dois rappeler que déjà le vote du conseil était sollicité sans le chiffrage des dépenses à venir.

 

Avec la mise en place de l’association Annecy 2018 Savoie Mont Blanc, même scénario, absence de budget et à ce jour, nous ne disposons toujours pas du moindre bilan des dépenses engagées. Vous êtes pourtant le co-président du comité de candidature au coté de Christian Monteil ! Aujourd’hui, vous nous demandez un nouveau chèque en blanc pour la poursuite de la candidature dans le cadre d’un GIP (groupement d’intérêt public). Pour le budget et le chiffrage des moyens mis à dispositions par la ville (personnels, locaux, matériels…), c’est circulez, il n’y a rien à voir, ce sont pourtant des millions d’euros qui sont en jeux !

 

Et toujours la même réponse apportée en commission : Il faut faire confiance ! Cette confiance que vous n’accordez pas aux associations et MJC qui doivent présenter et défendre leurs budgets, rendre des comptes à la collectivité sur leur fonctionnement.

 

Il ne peut pas y avoir deux poids et deux mesures, contrôles et exigences pour le monde associatif et laisser faire pour les promoteurs des JO.

 

Je l’ai dit la convention de GIP proposée ne comporte aucune indication financière, ou plutôt si puisqu’elle prévoit en son article 9 : « les membres fondateurs sont responsables des dettes du GIP... ». Les vannes sont ainsi grandes ouvertes.

 

Pour la représentation d’Annecy à la direction du GIP, toujours ce même déni démocratique puisque les 5 représentants de la ville seront désignés par le maire et non pas élus par ce conseil, l’opposition est ainsi balayée.

 

Je note également, l’absence de représentation des associations environnementales à la direction de ce GIP, ce qui en dit long sur votre engagement à préserver l’environnement. Il est vrai que la noria de camions et d’hélicoptères pour acheminer la neige sur les pistes que nous avons pu voir à Vancouver balaie toutes les plus belles déclarations faites la main sur le cœur.

 

Mais revenons à la constitution du dossier de candidature.

 

Vous nous aviez juré l’an dernier que le dossier soumis au CIO était le dossier idéal, un dossier de territoires, soucieux de l’environnement, économe en denier public. Ce dossier idéal, le CIO l’a sèchement taclé, y compris sur l’aspect environnemental, l’occasion vous était offerte de constater l’inadéquation entre les objectifs affirmés, dont on pouvait douter, et les exigences du cahier des charges du CIO.

 

Votre entêtement à poursuivre coûte que coûte, vous conduit aujourd’hui à proposer un nouveau dossier qui donne le tournis.

 

Selon vos dire, sur la base de vos estimations, il manque 200 M€ pour financer les infrastructures nécessaire aux JO. Et je ne parle pas du budget du COJO (le fonctionnement des jeux) estimé à 1,2 milliards d’euros.

 

Qui va payer les déficits ? Les annéciens et les hauts savoyards, nous pouvons en être certains.

 

Malgré vos dénégations, il faudra bien en passer par une hausse des impôts conséquence directe des JO.

 

Je dois également revenir sur la valse des sites olympiques.

 

Sur la plaine de Passy, pas moins de 4 implantations en une semaine.

 

Il aura fallut la forte mobilisation de la population de la vallée pour que le comité de candidature reconnaisse le bien fondé de la préservation de la plaine de Passy et des espaces agricoles.

 

A Chamonix, la presse fait état d’un bétonnage de l’accès à la ville.

 

A la Clusaz, la piste de fond, les tremplins de saut à ski et les tribunes sont positionnés dans une zone à risque (zone rouge pour les tribunes) et la DDT laisse entendre une possible modification du plan de prévention des risques.

 

Les intérêts financiers seraient-ils plus fort que la nature.

 

A Annecy, vous ne savez que faire de l’anneau de vitesse, un investissement à 67 M€, et vous êtes incapables d’en estimer le coût de fonctionnement.

 

Vous reconnaissez que le Tram-Train ne se réalisera pas pour les jeux et qu’au mieux il circulerait entre Pringy et Vovray, sur l’actuelle voie ferrée.

 

Le fameux train des jeux qui devait relier Annecy à Domancy ne se fera pas.

 

Au point que Christian Monteil a pu parler de situation catastrophique concernant le ferroviaire.

 

Et maintenant vous voulez transférer les épreuves de bosses, ski acrobatique et Snow au Semnoz.

 

Sous le prétexte des jeux, vous allez (entr)ouvrir la porte aux affairistes et autres bétonneurs qui attendent dans l’ombre. Le Semnoz est un espace protégé suite à une forte mobilisation de la population et à la volonté de nos anciens.

 

S’accaparer le Semnoz pour les JO :

 

C’est oublier un peu vite que l’organisation des épreuves se traduira par un embouteillage de cars (environ 400), sans compter les voitures des officiels, médias et sportifs…

  • C’est oublier un peu vite l’obligation d’assurer l’enneigement, donc l’installation de canons à neige, les travaux nécessaires à l’aménagement du site. Comment nous faire croire que tout cela ne couterait que 1,2 M€, le prix de 2 ronds points.
  • C’est oublier un peu vite que le Semnoz est le bassin versant du lac, que la qualité de son eau en dépend.
  • C’est oublier un peu vite la déconfiture de la candidature du lac au patrimoine de l’Unesco avortée, à cause d’un urbanisme trop peu respectueux du site.
  • C’est oublier un peu vite la formidable mobilisation du printemps dernier sur le Paquier pour le respect de la loi littoral et défendre un projet de DTA respectueux de notre environnement.

 

Le Semnoz doit conserver son intégrité, son caractère de stade de neige, c’est notre héritage, nous devons le transmettre à nos enfants. La qualité de notre environnement, bien que remise en cause, est aussi l’un des facteurs d’attractivité de notre département.

 

La méthode Coué n’est pas un projet politique, il est plus que temps de revenir à la raison.

 

Incompatible avec le développement du territoire, incompatible avec la préservation de l’environnement, incompatible avec les capacités financières de la ville d’Annecy de son agglomération, du département, le dossier des JO tourne au fiasco.

 

Et nous savons qu’au final ce sont les annéciens et les hauts-savoyards qui paieront la facture.

 

Il est temps d’arrêter les frais.

 

Je vous invite, chers collègues, à mettre un terme à cette candidature en vous prononçant contre l’adhésion au GIP.

 

Intervention d'Annecy résolument à gauche au conseil municipal d'Annecy
2010-09-20 - Intervention Annecy résolum
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18 Septembre 2010 Annecy Horizon Solidaire

 

JO 2018 : Pas touche au Semnoz !

 

Alors que la candidature d’Annecy aux JO 2018 prend l’eau de toutes parts, le maire d’Annecy aurait dans l’idée d’organiser des épreuves sur le domaine du Semnoz. Les épreuves en question concerneraient les bosses et le snowboard.

Cette idée est totalement farfelue.

Si certes, la topographie des lieux pourrait se prêter à ces épreuves, l’idée de véhiculer des dizaines de milliers de spectateurs par cars sur le Semnoz est une folie. Lorsque l’on regarde les dernières olympiades, on voit que ces épreuves réunissent entre 12 000 et 20 000 spectateurs, soit l’équivalent de 250 à 400 cars sur les routes du Semnoz. Une véritable orgie de CO2 pour cette foret qui constitue le poumon vert de notre ville. Comment être certain qu’un élargissement de la route, synonyme de trafic routier accentué et de déforestation, ne sera pas réalisé ?

Par ailleurs, les élus n’ont jamais accepté un développement de la station du Semnoz et notamment n’ont jamais permis à ce que de l’eau (pour de probables canons à neige) soit montée sur le Semnoz. Cette sagesse des anciens est aujourd’hui gravement en danger. Qui peut croire que des installations soit disant temporaires ne donneront pas des idées à quelques investisseurs qui désireront les pérenniser ? Le maire vantait la candidature aux JO d’Annecy comme un renouveau pour la montagne du XXIe siècle. Est-ce cela la montagne du XXIe siècle pour le maire : canons à neige et déforestation ?

Où vont être garés les spectateurs qui assisteront à ces épreuves ? Dans des immenses parkings relais tout autour de l’agglomération ?

Il est plus que jamais temps de dire stop à la folie olympique du maire et du président du conseil général. Le groupe Annecy Horizon Solidaire, face aux risques écologiques liés à l’implantation d’épreuves sur le domaine du Semnoz, exprime haut et fort son refus total et entier à la tenue d’épreuves sur le Semnoz. Pas touche au Semnoz.

Pour le Groupe Annecy Horizon Solidaire
Denis Duperthuy


 

17 Septembre 2010 - Le Messager

 

Annecy : le PS local vent debout contre des épreuves olympiques au Semnoz

 

L'éventualité d'organiser des épreuves olympiques (freestyle) sur le massif du Semnoz, aux portes d'Annecy, a conduit à une vive réaction du groupe socialiste "Horizon solidaire", qui estime l'idée "totalement farfelue".

 

Le PS annécien met en avant des risques pour l'environnement et le danger que constituerait le fait d'amener l'eau sur le Semnoz pour alimenter des canons à neige. Problèmes de parking, risques de déforestation... les socialistes tirent la sonnette d'alarme et dénoncent "la folie olympique" du maire Jean-Luc Rigaut. Avec un mot d'ordre : "pas touche au Semnoz". Des inquiétudes relayées notamment par la Frapna, qui parle d'un risque d'engrenage. Dans une interview donnée ce jeudi 16 septembre dans nos colonnes, Edgar Grospiron, directeur général de la candidature "Annecy Haute-Savoie 2018", a toutefois précisé que rien n'était encore acté et que le choix définitif de l'implantation des sites serait révélé à Paris le 4 octobre prochain.

 

 

14 Septembre 2010 - Annecy Horizon Solidaire

 

JO 2018 : le Semnoz bientôt sacrifié ?

 

Les promoteurs des Jo 2018 n'ont peur de rien. Meme pas du ridicule. Obnubilés par leur arlésienne olympique ils sont prêts à tout. 


Je me souviens d'une discussion avec des amis autour d'un verre qui doit remonter à 2 ans en arrière. Personne ne connaissait les sites des épreuves. Un de mes amis avait dit à l'époque: "tu vas voir qu'ils vont finir par mettre des épreuves sur le Semnoz". Grand éclat de rire autour de la table. L'idée était sogrenue. 

Et bien, ils l'ont fait. Ils ont proposé de mettre des épreuves de snowboard et half-pipe sur le Semnoz. Une douzaine d'épreuves en tout. Mais, promis la main sur le coeur, les déplacements ne se feront qu'en bus pour acheminer les spectateurs sur les pistes... 

Quand on pense aux belles promesses d'antant où les JO d'Annecy devaient etre un nouvel élan pour la montagne du XXIe siècle... Le Semnoz et son faible enneigement est-il l'idéal de la montagne du XXIe siècle, alors qu'il va falloir installer des dizaines de canons à neige pour assurer un enneigement et pourquoi pas, comme à Vancouver, acheminer de la neige depuis le massif du Mont Blanc par hélicoptère... Les promesses n'engagent que ceux qui y croient dit le proverbe. On peut simplement dire qu'on est pris pour des c... depuis le début avec cette candidature. 

Jamais il n'y a eu de projets d'aménagements nouveaux sur le Semnoz. Jamais les anciens n'ont voulu que ce site soit aménagé de façon industrielle au point d'accueillir des épreuves olympiques. Mais on continue à nous dire que les JO "boostent" les projets déjà existants. Mais quels projets ? Non, les JO viennent plaquer (défigurer) de nouveaux projets, qui dévisageront durablement les paysages sans aucun intéret pour les habitants. Les Jo ne boostent pas les projets, ils créent des projets éphémères synonymes de ravages écologiques et de gouffres financiers. 

Mais revenons à la folie des pro-JO d'épreuves sur le Semnoz. Une rapide recherche sur internet nous montre les chiffres du nombre de spectateurs enregistrés à Vancouver pour ces épreuves "prévues" au Semnoz : 

"WEST VANCOUVER CYPRESS MOUNTAIN C'est le lieu à visiter pour les amateurs de snowboard et de freestyle. La station de Cypress Mountain est située à une trentaine de kilomètres de Vancouver et dispose de deux stades de compétition, d'une capacité de 12 000 personnes chacun. Le premier est dédié au freestyle (saut et bosses), l'autre au skicross et au snowboard (halfpipe, slalom géant parallèle et snowboardcross). Epreuves : freestyle, snowboard" 

Soit un total de 2 x 12000 spectateurs = 24 000 spectateurs si deux épreuves se déroulent en meme temps. 

Petit exercice d'arithmétique: 

Sachant qu'un bus peut contenir 55 personnes et qu'il faut véhiculer 24 00 personnes (sans compter les organisateurs). Combien faudra-t-il de cars pour ces épreuves au Semnoz. Environ 450 cars. 

Je veux bien que meme les élus d'Europe Ecologie se disent favorables à ce projet d'implanter des épreuves des Jo au Semnoz, mais il faudra m'expliquer comment on peut faire transiter 450 cars (et meme la moitié 225 cars s'il n'y a qu'une seule épreuve) par la route qui mène à la station du Semnoz. Moi, je vois pas, à moins de requalibrer la route et donc de porter atteinte à la foret et à l'environnement. 

Si on complexifie le problème en calculant le longueur du cortège d'autobus, celà donne: 

sachant qu'un autobus mesure en moyenne 13.5m de longueur,
 un convoi de 450 autobus représentent une farandole de 6 km de long (parechoc contre parechoc). La distance entre le boulevard de la corniche et la station étant (à vue de nez) d'une douzaine de kilomètres, celà signifie des heures de bouchons dans la foret du Semnoz (et les tonnes de CO2 qui vont avec) au début des épreuves et à la fin (et un nouveau parking pour garer les cars au sommet ou bien alors 2 allers-retours: un au début des épreuves et l'autre à la fin?)... 

Par ailleurs, où vont loger les bénévoles de l'organisation? les organisateurs? les journalistes? qui jusque là devaient etre "disséminés" dans les hotels de Chamonix, Saint Gervais, Megève, Avoriaz, Sallanches... Toujours dans ces memes hotels ? avec des allers-retours journaliers par voiture ? Ou bien dans des tentes sur le Paquier ? (nous aussi nous pouvons avoir des idées louffoques) 

Franchement tout celà tourne au ridicule. Ne touchez pas à notre Semnoz. Et aller faire vos JO ailleurs. 

Denis Duperthuy 

 

 

13 Septembre 2010 - Annecy Horizon Solidaire


JO 2018 : Lettre à la cour des comptes pour obtenir la transparence

 

Groupe des élus « Annecy Horizon Solidaire » 
Mairie d’Annecy 
Place de l’hôtel de Ville 
74000 ANNECY 
horizon.solidaire@ville-annecy.fr

M. le Président de la Chambre régionale des Comptes de Rhône-Alpes 

Conseiller-maître à la Cour des Comptes 

241 rue Garibaldi 

BP 3108 

69398 LYON Cedex 03 



Objet : Comptes de l’association « Annecy 2018 » 

Annecy, le 10 Aout 2010 


Monsieur le Président, 

La Ville d’Annecy est engagée depuis plusieurs mois au sein de l’Association Annecy 2018 chargée de conduire la mise en œuvre de la candidature de notre ville en vue de l’obtention des Jeux Olympiques d’Hiver de 2018. Le conseil d’administration de cette association a décidé de faire évoluer récemment sa forme juridique en vue de créer un Groupement d’Intérêt Public (GIP). 

Malgré les demandes nombreuses et répétées de notre groupe d’élus au conseil municipal d’Annecy afin d’obtenir un accès transparent et libre aux documents comptables de l’association Annecy 2018, nous n’avons jamais pu avoir accès au budget détaillé de cette association subventionnée en grande partie par de l’argent public. 

Face à cette impossibilité de contrôle démocratique par les élus municipaux, nous nous tournons vers vous. En effet, de notre point de vue, un contrôle rigoureux des dépenses effectuées par cette association doit être effectué avant sa dissolution. Cette exigence d’un audit rigoureux aura pour objectif de rassurer nos concitoyens alors que beaucoup redoutent les dérives budgétaires de l’organisation de grands événements tels que les Jeux olympiques. Pour lever toutes nos réserves, il nous semble qu’un contrôle par des experts rigoureux et indépendants aurait toute sa raison d’être. 

La chambre Régionale des Comptes est l’institution qui regroupe ces qualités de rigueur et d’expertise financière, ainsi que l’indépendance nécessaires pour mener à bien ce contrôle. C’est pourquoi il nous paraîtrait opportun que votre institution puisse se saisir de cette question. 

Espérant que notre requête pourra trouver une issue positive et restant à votre disposition, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments les plus distingués. 

Pour le groupe Annecy Horizon Solidaire 

Le président 

Denis Duperthuy 

 

 

7 Septembre 2010 - Annecy Horizon Solidaire

 

JO 2018 : le grand n'importe quoi continue...

 

On apprend ce soir, par le biais du site internet de l'Essor savoyard, que M. Monteil aurait annoncé que le village olympique de la plaine du Mont Blanc serait transféré... dans la vallée de Chamonix. Les Jeux de Chamonix 2018 (ou bien Nouveau-Centre 2018 ? M. Rigaut et M. Fournier sont tous 2 membres de cette formation politique, comme quoi les copinages sont partout) ne se lassent pas de nous étonner. 


Pressé par des manifestants qui ont déboulé dans une réunion (à huis clos comme d'habitude) entre M. Monteil, M. Grospiron et le maire de Domancy, le président du Conseil général aurait afffirmé que le village olympique se situerait maintenant dans la vallée de Chamonix... 12 hectares à trouver en 3 mois !!! 

Et pourtant, qu'est-ce qu'on n'avait pas entendu sur le site de la plaine du Mont Blanc: "Le site le plus approprié pour recevoir le village Olympique"... "La plaine et la montagne"... "Notre projet est le meilleur, le plus beau, le plus intelligent"... "Une gare pour relier Domancy et Annecy avec le train des jeux"... Que des conneries !! 

Ce nouvel épisode révèle trois choses : 
- la population est opposée aux JO, synonymes de désastre écologique et de gouffre financier 
- le projet n'est plus soutenu par de nombreux élus, notamment ceux de la plaine de Passy qui sont ravis de refiler le bébé à d'autres. Où sont passés les JO de tout un territoire ? 
- le comité de candidature est dans sa tour d'ivoire et n'entend rien, n'apprend rien. De nouveau, il n'y aura aucune concertation sur le site qui devra etre choisi dans la vallée de Chamonix : comment organiser cette concertation avant la fin de l'année, date de remise du dossier au CIO ? Le site sera choisi de façon arbitraire et peu importe les oppositions. 

Après le Chablais, c'est la plaine du mont Blanc qu'on laisse de côté. Cette candidature est baclée. Sucre d'orge d'un maire sans projet pour notre ville, la candidature tourne au fiasco. 

L'orgueil de certain n'a d'égal que l'absence assourdissante de la concertation avec la population. 

Arrêtons les frais.

 

 

5 août 2010 - Annecy Horizon Solidaire

 

52 % des annécien(ne)s contre les JO

 

L'article de l'essor savoyard de ce jour fait état du sondage réalisé par le Parti socialiste d'Annecy auprès de 200 annécien(ne)s (méthode des quotas par age et profession) début Mai. 
Ce sondage réalisé par téléphone a permis de mieux comprendre qui sont les annécien(ne)s et quelles sont leurs attentes, leurs visions et leurs difficultés. 


Il apparait, à la lecture des résultats, que seuls 3.5% des annécien(ne)s citent les JO comme leur préoccupation principale.
 

Par ailleurs, 52% des sondés se disent hostiles à la candidature d'Annecy pour accueillir les JO d'Hiver de 2018. Ce chiffre prouve ce que notre groupe dit depuis des mois : le prétendu engouement, fondé sur un sondage bidonné réalisé par les promoteurs de la candidature qui mettait l'engouement à 88%, n'existe pas. Au contraire, une majorité d'habitants est hostile à cette candidature qui ne leur apportera rien.
 

Ce chiffre ,que nous n'avons pas truqué pour soutenir artificiellement notre positionnement hostile au dossier des JO, prouve trois choses:
 

- d'abord le maire et ses communicants sont dans une bulle totalement déconnectée de la réalité des annécien(ne)s 

 

- les annécien(ne)s ne sont pas emballés par cette candidature qu'ils considèrent comme financièrement risquée et écologiquement dommageable. 

- les annécien(ne)s, malgré 2 ans de propagande pro-JO, ont su garder la tete froide et se disent que si certes rêver c'est important, garantir un avenir financièrement et écologiquement sains pour leurs enfants c'est encore plus important.
 

Maintenant que la réalité de l'opinion des annécien(ne)s sur cette question des JO est rétablie, il nous reste à continuer à nous battre contre ce projet qui ne sert que les ambitions politiques du maire et non pas l'intéret des annécien(ne)s.
 

 

 

22 Juillet 2010 - Le Messager 

 

Annecy 2018 : des élus posent ouvertement la question de tout arrêter

 

Frédéric Zory et Denis Bouchet se demandent s'il ne faut pas tout arrêter dès maintenant pour limiter les coûts. 

Après l'annonce de la suppression du site de Morzine-Avoriaz des langues se délient au conseil général. Faut-il arrêter les dépenses tout de suite ? Les avis divergent. 


En juin dernier, le CIO (Comité international olympique) retenait la candidature d'Annecy pour les Jeux Olympiques de 2018 mais accompagnait sa décision de remarques sévères concernant l'éclatement géographique des sites des épreuves. « C'est dans cet esprit qu'Annecy 2018 s'oriente vers un nouveau concept articulé autour d'Annecy et des Vallées de Chamonix et du Mont-Blanc », ont annoncé les responsables du projet jeudi 15 juillet. « Nous avons entendu le message formulé par le CIO », explique de son côté Edgar Grospiron, directeur général de la candidature.
Comme annoncé dans Le Messager du 1er juillet, le nouveau projet s'articulera donc autour de deux pôles majeurs sur lesquels seront recentrées les épreuves : Annecy et Chamonix. « Les deux sites distants de moins d'une heure sont reliés par le train des Jeux et l'autoroute. » Morzine-Avoriaz, où devaient se tenir les épreuves féminines de ski alpin est donc rayé de la carte des sites. Pour autant Christian Monteil, président du conseil général de la Haute-Savoie insiste pour rappeler que « cette candidature reste plus que jamais un projet s'inscrivant dans une ambition sportive, économique, environnementale au bénéfice du territoire Savoie-Mont-Blanc ».

" Ce n'est plus un projet de territoire " 
A l'heure où le Chablais est officiellement écarté de la course aux JO, le message a de plus en plus de mal à passer auprès de nombre d'élus locaux.
En tête de ceux-ci, le conseiller général Frédéric Zory qui n'a plus peur de poser ouvertement la question de continuer à concourir.
« Je m'interroge sur la crédibilité de cette nouvelle candidature, j'ai du mal à comprendre le nouveau projet », explique M. Zory. Pour lui l'esprit de départ du dossier n'y est plus : « On a presque réécrit la candidature. Ce n'est plus Annecy/Haute-Savoie, mais Chamonix 2018 ! On est très loin des fondamentaux de départ avec une logique en terme d'investissement sur le territoire. Je pose la question de savoir si on doit continuer car ce n'est plus un projet de territoire. » Frédéric Zory se dirait volontiers « autiste » face aux remarques du CIO : « Pourquoi n'irions-nous pas défendre notre candidature du départ, notre projet initial dans lequel nous croyons jusqu'au bout, sans écouter les remarques du CIO ?
 
" Financièrement ça devient difficile " 
Denis Bouchet, conseiller général de la vallée d'Aulps, s'interroge, lui, sur la crédibilité financière du nouveau projet. Vice-président en charge des sports et du tourisme au Département et trésorier de la candidature Annecy 2018, il assure que le projet tel qu'il est en train d'être dessiné sera « plus coûteux et moins bon écologiquement ».
« On annonçait 300 millions d'euros d'investissement pour les JO, et le conseil général était prêt à en payer 15 %, explique M. Bouchet. Si les coûts augmentent à cause des maisons à raser et des nouvelles infrastructures à réaliser sur Chamonix, ce n'est pas sûr que le Département puisse suivre. » L'élu pose lui aussi la question de tout arrêter. Avant de trancher, il attend les conclusions d'une étude sur le surcoût du recentrage des sites qui doivent être rendues fin août.
Frédéric Zory aussi craint que l'addition ne soit trop salée « dans un contexte budgétaire difficile » : « A un moment où le Département n'a plus de moyens financiers et est obligé de tailler jusque dans ses compétences obligatoires, la question de nos capacités et de nos priorités financières doit être posée. » 

 

( ... )

 

13 Juillet 2010 - Annecy Horizon Solidaire 


10.000, 320.000, 1.500.000 € ... : Quand les chiffres des JO deviennent indécents

 

10 000€ : c'est le salaire net mensuel du directeur de la candidature des JO d'Annecy : Edgar Grospiron (hors frais de représentation) 
320 000 € : c'est le prix de la journée de l'olympisme du 22 Juin dernier (avec concerts gratuits le soir) 
1 500 000 € c'est le prix que la ville d'Annecy a déjà versé pour son arlésienne (la candidature des JO) 

Ce chiffres sont rendus publics grâce au travail conjoint des deux groupes de gauche (notre groupe et celui de P. Metral-Boffod ). Nous avons ensemble, depuis plusieurs mois, exigés de connaître ces chiffres qui donnent le tournis. 

Au moment où l'on demande à tous les français de se serrer la ceinture, au moment où la ville serre toutes les vis possibles pour limiter son soutien aux associations sportives, culturelles, sociales; au moment où les 120 000 € de l'avion d'un ministre font débat, au MEME MOMENT, Annecy 2018 dépense 320 000 € pour promouvoir sa candidature vouée à l'échec. 

Cette politique de gaspillage de l'argent public au profit des paillettes et de l'orgueil de quelques politiciens de droite locaux est indécente et scandaleuse. Nous en appelons à la raison : Halte au gaspillage de l'argent public. Sortons de la candidature ! Cette candidature est devenue folle. Les chiffres sont irraisonnables. 

Face à ce scandale d'une journée à 320 000€, notre groupe va adresser une requête au préfet afin qu'il saisisse au plus vite la Cour Régionale des comptes (le préfet ayant la capacité de le faire). Cette requête, qui prendra la forme d'une lettre, vise à demander toute la lumière sur un événement dont le coût nous choque au plus haut point quand on connaît les discours tenus parallèlement par la mairie en direction des associations, des MJC et des structures sociales, discours de rigueur et de limitation des subventions. 

Notre groupe prendra toutes ses responsabilités pour garantir l'intérêt des annéciens(ne)s, et non pas ceux de son seul maire, qui ne sont pas de dépenser sans compter des sommes astronomiques dans des dépenses inutiles. 

SESSION PLÉNIÈRE DU CONSEIL RÉGIONAL RHÔNE-ALPES

 

Jeudi 08 juillet 2010 

Intervention de Gwendoline DELBOS-CORFIELD 

Sur le rapport Adhésion au GIP Annecy 2018 


Monsieur le Président, 
Monsieur le Vice-Président, 
Chers Collègues, 

En préalable : il a été évoqué au cours des interventions la question des participations du privé dans la structure du GIP. 
Pourtant des exemples nous ont montré que ces financements attendus ne sont pas toujours au rendez-vous, et le budget reste à la charge des collectivités locales. 
Dans le cas des jeux de neige à Grenoble, inscrits dans le déroulé de la candidature en 2008, les aides du privé promises ne sont toujours pas arrivées. Quelles garanties avons-nous sur ces apports du privé ? 

Les écologistes se questionnent depuis longtemps sur des projets tels que les jeux olympiques. 

Ces organisations de jeux à l’échelle internationale imposent aux territoires locaux, notamment pour les JO d’hiver, des investissements financiers excessifs et des besoins en infrastructures inadaptés pour le long terme, mettant en péril la préservation de l’environnement, et entamant les budgets locaux, endettés ensuite pour des décennies. 
Les héritages des jeux à Turin, à Albertville, à Vancouver ne sont pas des équipements durables et utiles à tous les habitants, mais plus souvent des structures dégradant le paysage avec des coûts de fonctionnement trop élevés pour les collectivités locales. 
L’impact économique touristique de court terme génère des bénéfices ponctuels sans commune mesure avec les dettes qui s’ensuivent, et les conséquences environnementales peuvent être désastreuses : abandon et mauvaise gestion de complexe hôtelier de luxe devenu obsolète, surconsommation de la ressource en eau, pollutions diverses, destruction irréversible de terres agricoles, sans parler des gaz à effet de serre dus aux déplacements innombrables sur un temps très court. 

A propos du monde agricole, vous aurez probablement remarqué qu’on ne peut pas soupçonner la FDSEA de nous être trop partisane. Pourtant ils écrivent clairement les choses : sur le territoire haut-savoyard « ne peuvent s’ajouter des projets trop impactants, notamment sur notre territoire fragile et déjà fortement péri-urbain. En effet, la consommation de foncier (…) doit être sévèrement limitée et contrôlée. (…) La FSDEA n’entend pas laisser destructurer plusieurs exploitations agricoles, à la fois sur la commune de la Clusaz, dans le vallée du Mont-Blanc, mais aussi sur le bassin annécien. ». 

Le monde change. Prenons en compte ces impératifs, pérennisons nos économies locales, sauvons les espaces agricoles. Là, réside la survie des territoires de montagne. 

Sur le plan social et sportif, ces jeux n’ont plus grand-chose à voir avec la vision originelle de jeux amateurs, permettant la rencontre des peuples. C’est surtout une opportunité de promotion des sponsors et de prestations sportives surhumaines, de concurrence effrénée, de records mondiaux qui poussent les athlètes aux limites des capacités de leurs corps, jusqu’à parfois inciter au dopage et autres déviances. L’important n’est pas de participer, mais de gagner, et les pays rois se mesurent à celui qui aura le plus de médailles. Ce débat a eu lieu dans cette assemblée au printemps 2009 déjà, et les écologistes avaient exprimé leurs réticences. Lors de la campagne pour les élections régionales, nous avons continué à interroger la candidature d’Annecy, en soulignant nos inquiétudes environnementales et nos convictions sportives. Nous souhaitons du sport pour tous, à tous les niveaux, et des équipements durables ouverts aux écoles, aux amateurs, aux professionnels et aux loisirs. 

Aujourd’hui, nous nous prononçons sur la transformation de l’association de préfiguration en Groupement d’Intérêt Public. 
Vous présentez cette délibération comme un simple ajustement technique, et c’est pourquoi vous n’avez pas considéré nécessaire un temps de parole et un débat complémentaire sur cette candidature. 
Nous le regrettons car ce n’est pas simplement une suite naturelle qui s’imposerait à nous dans un contexte linéaire. 
Depuis le vote de 2009, des éléments doivent nous amener à réfléchir et à remettre au débat la question. 
Les finances locales, nous le répétons tous très souvent, sont très sérieusement mises en danger par la prochaine réforme territoriale et surtout par la fin de la taxe professionnelle. Les budgets des régions sont particulièrement menacés par ces évolutions nationales. Vous demandez des restrictions budgétaires importantes à votre exécutif et de nombreuses politiques publiques seront revues à la baisse dans ce mandat. Quelles seront les priorités de cette majorité dans ses choix contraints budgétaires ? 

En parallèle, nous voilà informés du résultat du groupe du travail du CIO sur 23èmes JO d’hiver. Et qu’apprend-on dans ce document daté du 23 avril ? 
La candidature d’Annecy n’est pas au niveau des deux autres candidatures de Munich et PyeongChang selon les critères du CIO. Annecy doit revoir la copie. 
Constamment la plus mal notée selon les objectifs du CIO, la ville est admise à persévérer dans sa candidature mais ne rentre pas dans les clous. Cela n’a rien d’étonnant, les exigences exorbitantes du CIO sont connues. PyeongChang, candidate pour la troisième fois, est donnée favorite depuis 2008. Munich a un projet à la hauteur des exigences du CIO ( aéroport, structures d’envergure, masse hôtelière énorme). 
La conclusion du CIO est sans appel : « le groupe de travail estime que Munich et PyeongChang ont le potentiel nécessaire pour accueillir avec succès les Jeux Olympiques d’hiver réussis. Concernant Annecy, le groupe de travail est d’avis unanime que la France et la région Rhône-Alpes ont le potentiel pour organiser des Jeux Olympiques d’hiver réussis. 
Toutefois, le projet soumis au CIO comporte un certain nombre de défis de taille et un risque plus important. Le projet d’Annecy présente un concept des Jeux Olympiques très dispersé, avec dix sites indépendants et plusieurs lieux d’hébergement des athlètes. Ce conept présenterait un ensemble complexe de difficultés sur le plan organisationnel, logistique et financier pour tous les groupes de clients. En outre, le groupe de travail émet des réserves particulières quant à l’expérience olympique pour tous les groupes de clients, notamment pour les athlètes ». 
Pourquoi le CIO a-t-il généreusement permis à Annecy de ne pas être mis hors course, malgré l’évidence de son insatisfaction ? Parce que le CIO se nourrit des frais de candidatures, le CIO a besoin de candidats et de cette manne financière pour alimenter ses besoins financiers. A chaque étape, les villes paient leurs tickets d’entrée et font vivre le système. Ville pré-requérantes, ville requérantes, villes candidates, ville élue parmi toutes, le saut d’obstacles de la candidature à la candidature n’en finit pas, et ainsi ce comité opaque, qui a connu régulièrement des scandales financiers et des présomptions de corruption, perdure. Faut-il accepter de rentrer dans ce système ? Peut-on s’interroger dès maintenant sur les sommes investies et faire le choix de préserver ces lignes budgétaires pour d’autres formes d’investissements touristiques et de dispositifs sportifs ? A quoi seront utilisées les millions d’euros exigés dans le cadre de ce GIP ? 
On nous parle d’études pour des infrastructures ferroviaires. A côté des études techniques qui pourraient séduire les mots sont la pour allécher (bilan carbone, plan environnement des jeux, concepts de Développement Durable) : que de communication, de fabrication de produits promotionnels, de conseils stratégiques à l’international et des frais généraux. Des frais avec un objectif unique, une visée événementielle sans travail de fond, un but lointain irréaliste. En ce qui concerne des événements tels que la fête de l’olympisme le 23 juin à Annecy. 
Comment pouvons-nous en savoir le montant dans le cadre du GIP ? Ces moments de ferveur populaire ont pour fonction d’entretenir l’adhésion de la population au projet. Mais les acteurs locaux ne connaissent pas le coût de ce type d’action. 

Avec le même argent public il vaudrait mieux aider les territoires de montagne à se reconvertir vers un tourisme responsable, seul capable de maintenir une activité économique durable : valoriser les pratiques douces à côté du ski de piste, recréer des circuits courts de consommation permettant de maintenir une activité locale de production agricole, développer les emplois d’accompagnement au nouveau tourisme (hôtellerie légère, guides, gardiens de refuge), soutenir la conversion vers des doubles activités pastorales et touristiques, penser le tourisme 4 saison, anticiper l’avenir des stations face au problèmes d’enneigement, mieux protéger nos espaces naturels. 
Nos voisins suisses ont su prendre le chemin, ne restons pas figés dans des schémas économiques datés. Dans une perspective de croissance traditionnelle et de développement sectorisé des territoires qui appauvrit les uns au profit des autres entraînant la compétition entre zones d’un massif à l’autre, certains croient voir dans les JO un espoir de richesse durable. Pourtant, à l’heure du réchauffement climatique et de la disparition des combustibles fossiles, les politiques publiques doivent être compatibles avec une gestion à long terme des ressources naturelles. 
Nous croyons, pour notre part, qu’il est temps pour les pouvoirs publics d’entamer les reconversions économiques, d’inventer les politiques de demain, et de consacrer de l’argent public aux besoins essentiels de nos concitoyens. 
Rêver est aussi un besoin essentiel. Mais ce type de rêves hors de proportion ne sont plus ceux du 21ème siècle. 
Vivre mieux chaque jour est un joli rêve. Pas besoin d’évènement extraordinairement coûteux pour donner du sens collectif et ludique à nos sociétés. Réinventons le plaisir respectueux de la montagne, soutenons le sport pour tous, engageons la reconversion vers un tourisme accessible à tous et qui fait bien vivre ceux qui y travaillent, réinvestissons le champ des engagements collectifs et locaux à travers des fêtes du sport populaires et conviviales. 

 

Nous voterons contre cette modification technique d’association en GIP puisque nous nous opposons au projet fondateur et structurant comme à cette obstination à être candidat dans de telles conditions.

 

 

29 avril 2010 - Annecy Résolument à Gauche

 

JO - DTA - Loi Littoral

 

Les remises en cause de la loi littoral peuvent prendre des tours surprenants et les partisans d’une spéculation et d’une constructibilité effrénées autour du lac ne manquent pas d’imagination !

La candidature aux JO est ainsi pour eux un moyen parmi d’autres de tenter de s’affranchir de la loi littoral.

Au delà de l’envie et du rêve qu’ils nous vendent à satiété, les dessous de la fumeuse et pharaonique candidature sont moins nobles.

Les trois points ci-après nous le rappellent fort à propos. D’où l’importance de ne pas oublier dans les remarques au commissaire enquêteur sur le projet de DTA des Alpes du Nord le retrait de toute référence à la candidature d’Annecy aux JO de 2018.

Voir notre article : Directive Territoriale des Alpes du Nord - Enquête publique

Vos avis et remarques sont à communiquer avant le 21 mai dernier délai par envoi à :

M. Le Commissaire Enquêteur DTA des Alpes du Nord Mairie d’Annecy BP 2305 74011 Annecy Cedex

 

1/ Ajout au texte de la DTA (page 61) répondant aux souhaits des promoteurs de la candidature d’Annecy aux JO de 2018

« Par ailleurs, la ville d’Annecy et le département de Haute-Savoie ont été retenus par le Comité National Olympique en tant que candidat de la France pour l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver en 2018. Si la candidature se concrétise, la DTA sera modifiée pour localiser les grandes infrastructures nécessaires à cette manifestation au titre de l’article L111-1-1 du Code de l’Urbanisme. Les installations et équipements devront se conformer à ses principes généraux. »

 

2/ Rappel Art L111-1-1 (extrait)

Modifié par LOI n°2009-526 du 12 mai 2009 - art. 102

« Des directives territoriales d’aménagement peuvent fixer, sur certaines parties du territoire, les orientations fondamentales de l’Etat en matière d’aménagement et d’équilibre entre les perspectives de développement, de protection et de mise en valeur des territoires. Elles fixent les principaux objectifs de l’Etat en matière de localisation des grandes infrastructures de transport et des grands équipements, ainsi qu’en matière de préservation des espaces naturels, des sites et des paysages. Ces directives peuvent également préciser pour les territoires concernés les modalités d’application des dispositions particulières aux zones de montagne et au littoral figurant aux chapitres V et VI du titre IV du présent livre, adaptées aux particularités géographiques locales. »

 

3/ Avis délibéré de l’Autorité environnementale concernant la Directive territoriale d’aménagement « Alpes du Nord »

Avis (n° 2010 – 02) établi lors de la séance du 14 janvier 2010 de la formation d’autorité environnementale du CGEDD :

« La DTA fait mention, au dernier alinéa de la p.61, de la candidature de la ville d’Annecy et du département de la Haute Savoie pour l’organisation des jeux olympiques d’hiver de 2018, en prévoyant une modification du texte actuel, le cas échéant : l’AE constate que cette mention apparaît juridiquement inutile, une telle candidature devant donner lieu si elle est retenue à une loi de programme qui prévaudra en tout état de cause sur la DTA.

Alors que la démarche environnementale de la DTA devrait constituer un atout au service du dossier de candidature, la rédaction actuelle pourrait être interprétée à tort comme exprimant l’intention de se soustraire à cette démarche, qui parait pourtant essentielle.

L’AE suggère donc la suppression de cet alinéa. »

 

 

 

27 Mars 2010 - Le Dauphiné Libéré

 

Les Socialiste du conseil municipal s'insurgent contre la gestion du dossier JO Annecy 2018

Communiqué

 

Le groupe Parti de gauche & apparentés désapprouve le Soutien de la région Rhône-Alpes À la candidature d’Annecy pour les J.O de 2018


Le Conseil Régional Rhône-Alpes a voté son soutien au projet d’accueil des Jeux Olympiques de 2018 à Annecy les 8 et 9 Juillet dernier. Les élus du groupe Parti de Gauche & Apparentés n’ont pas souhaité entériner cette démarche et se sont prononcés contre le soutien de la candidature de la ville d’Annecy.

 D’abord le groupe PG&A note qu’aucun dossier complet et détaillé ne permet de prendre une décision éclairée.

A cela s’ajoute le fait que des communiqués émanant de la Région ont indiqué qu’elle soutenait sans réserves les villes candidates (Grenoble et Annecy), sans que jamais le Conseil Régional n’est été consulté. Défendre à tout prix la candidature d’Annecy sous prétexte que cette ville se situe en Rhône-Alpes n’a, dans ces conditions, aucun sens.

 Le débat qui se pose est-il pour ou contre les Jeux Olympiques ? Nous ne le croyons pas. Des rencontres amateurs, fraternelles et sportives entre les peuples où chacun se connaît et se reconnaît nous paraissent être de bon augure, et ce quelle que soit leur localisation. Mais est-ce cela aujourd’hui « l’esprit des Jeux » ?

Hélas non : Marchandisation du sport, performance à tout prix, développement envisagé dans une logique concurrentielle entre les territoires, aucune visibilité à moyen et long termes en matière d’aménagement du territoire, empreinte écologique inconnue, impact environnemental non évalué, investissements publics faramineux sans lendemain, pilotage de la candidature opaque…

Comment parler de véritable développement durable et garantir la mise en œuvre de l’intérêt général dans pareille situation ?

 Le Conseillers Régionaux du groupe Parti de Gauche & Apparentés estiment donc qu’il aurait été bien plus raisonnable d’attendre que la candidature soit validée et que nous accompagnions ensuite les infrastructures relevant effectivement de l’intérêt général et des priorités régionales dans la mise en œuvre de nos compétences. Au passage cela aurait permis d’économiser 2,5 millions d’euro, en ces temps où les crédits publics sont rares, cela n’est pas négligeable.

 

Pour l’ensemble de ces motifs, le groupe PG&A a voté contre cette délibération.


 

22 -& 23 Mars 2009 - Les verts

Les JO d’Hiver 2018 ne pourront pas être écologiquement et socialement soutenables

Position des Verts

Motion adoptée par le CNIR des 21 et 22 mars 2009


Le Conseil National Olympique et Sportif Français (CNOSF) vient de choisir de porter la candidature d’Annecy à l’organisation des Jeux Olympiques d’Hiver de 2018.

Quatre Villes françaises étaient pré-candidates : Annecy, Grenoble, Nice et Pelvoux. En dépit de la rhétorique du "rêve", du "consensus" et de la "ferveur populaire" agitée par les promoteurs des candidatures, partout de nombreux habitants ont exprimé leur scepticisme. Les Verts et leurs élus ont également fait part de leurs critiques fortes.

Le Comité International Olympique (CIO) n’est pas à la hauteur de l’idéal qu’il défend : népotisme, corruption, uniformisation des cultures et indifférence morale semble constituer sa boussole. En témoigne la sélection de la Chine pour les olympiades de 2008 et celle de la Russie pour les JO d’hiver de 2014 ; deux régimes régulièrement interpellés pour leur mépris des Droits de l’Homme. A bien des égards, le CIO a détourné les valeurs du sport : valorisation de la concurrence, laxisme face à la fraude et au dopage, encouragement à un usage extrême du corps humain, perversion des évènements sportifs par le spectacle, l’argent et l’ingérence des sponsors (au 1er rang desquels Coca-Cola, Mc Donalds, Visa), croissance continue de l’encadrement policier et des atteintes aux libertés publiques lors des jeux.

Le CNOSF n’a, pour sa part, rien à lui envier : Guy Drut, membre du CIO et du CNOSF, et Henri Sérandour, le président depuis 1993, tous deux condamnés pour prise illégale d’intérêt.

Pour toutes ces raisons, Les Verts souhaitent une réforme en profondeur de ces deux instances. Une réforme qui leur permettrait de renouer avec l’esprit de transparence, de fraternité et de démocratie qu’ils revendiquent par ailleurs.

De plus, les critères de sélection des candidatures à l’organisation des JO, imposées par le CIO, sont incompatibles avec la nécessaire reconversion écologiste :

 

     A l’inverse des déclarations volontaristes de façade du CIO, l’impact sur l’environnement d’une candidature n’est toujours créditée que du coefficient le plus faible dans le barème de sélection et n’est absolument pas discriminant. Ainsi, bien qu’en matière de protection de l’environnement son dossier était le moins exigeant, Sotchi s’est vue accordée l’organisation des JO d’hiver de 2014. Et aujourd’hui, dans des réserves naturelles et des zones de conservation fédérale, une ville entière sort du sol avec son lot de déforestation et de pollution. Les espaces naturels protégés et les lois environnementales pèsent peu face aux impératifs du gigantisme des JO.

 

     Pour pouvoir prétendre au titre de "ville candidate", la ville en compétition doit s’engager à fournir un minimum de 22 800 chambres, en hôtel de 3 à 5 étoiles. Aucune des villes françaises en lice n’a une capacité hôtelière globale supérieure à 10 000 chambres. Elles ne pourront donc être retenues qu’au prix d’une urbanisation massive et hâtive de leurs alentours, quitte à sacrifier un cadre naturel déjà contraint et à susciter une spéculation immobilière virulente.

En effet, dans la région de Turin, dernière ville organisatrice des JO d’hiver, le m² est passé de 2600 à 5000 euros entre 2004 et 2007. La plupart des infrastructures bâtis pour l’occasion, véritables "cathédrales dans le désert" (d’après Legambiente), sont aujourd’hui à l’abandon et font peser sur les communes concernées une pression financière insoutenable : gares, parkings, tremplins laissés en friche, équipements et pistes géantes dont l’usage post-olympique est illusoire. De plus, en seulement deux semaines, les olympiades de Turin ont consommé autant d’eau qu’une ville de 600 000 habitants et autant de gaz qu’une ville de 3 500 habitants pendant un an. Ces données font mentir ceux pour qui "les JO du XXIème siècle sont propres et durables".

 

     Une candidature aux JO coûte en moyenne autour de 25 millions d’€ (Paris 2012 et prévisions officielles Grenoble 2018, 35 millions pour Munich 2018), essentiellement consacrés au lobbying, aux réceptions fastueuses et autre frais de propagande. La France n’ayant quasi aucune chance d’être retenue, cette candidature est une complaisance à l’égard des instances olympiques qui ont besoin de l’argent des pays candidats. Un gaspillage d’argent public, sans compter les dépenses qui ont déjà eu cours pour l’étape de « pré-requérant ». Dans les villes candidates, on assiste à une augmentation massive de la fiscalité locale en 2009, à Grenoble (+13% ) et à Nice (+ 15%).

Du coté des villes en compétition, les candidatures ont été tenues à l’écart du débat public, les obligations démocratiques étant réduits à un simple exercice protocolaire. Il est pourtant indispensable que les habitants, les premiers concernés, soient associés à un projet urbain d’une telle ampleur. Ces candidatures ont par ailleurs servi de prétexte à la résurgence d’anciens projets routiers, autoroutiers ou aéroportuaires (tels que la LGV Aix-Nice, la Rocade nord à Grenoble, le contournement routier à Annecy qui détériore des alentours du lac) à l’heure où il faudrait concentrer l’argent public sur la préparation de l’ère post-pétrole.

L’attrait touristique des Alpes se tarit. Les promoteurs des candidatures -milieux économiques ou élites politiques- parient sur l’organisation de Jeux Olympiques pour ranimer l’image de marque de cette zone. Mais le réchauffement climatique est deux fois plus rapide dans les Alpes qu’ailleurs, et ce territoire sera très touché à court terme selon la dernière carte du GIEC. Qu’en sera-t-il de l’enneigement en 2018 ? Les conditions climatiques obligent les stations à utiliser une batterie de canons pour créer de la neige artificielle, dégradant un peu plus l’eau et les sites. Les collectivités et les politiques doivent revoir leurs priorités pour nos montagnes pour un autre mode de développement, un tourisme à la fois responsable et intégré. Celui-ci est, en effet, le seul capable de maintenir une activité économique durable : valoriser les pratiques douces et développer les emplois non saisonniers, recréer des circuits courts de consommation pour garantir une activité locale de production agricole, respecter les terres agricoles, préserver le cycle de l’eau, imaginer la diversification des stations, soutenir la conversion vers des doubles activités pastorales et touristiques, mieux protéger ces espaces naturels contraints et fragiles. Est-il décent et responsable de proposer une candidature dans le contexte de crise généralisée et aggravée actuel ? Londres 2012 et Vancouver 2014 regrettent amèrement de s’être lancées dans ce projet : le budget de Londres est passé de 5 milliards d’euros lors de sa sélection à 11 milliards d’euros aujourd’hui. Du fait de la rétraction des fonds privés, toutes les constructions en cours sont revues à la baisse, notamment en terme de qualité. A Vancouver de même, les deux principaux investisseurs privés se sont retirés, obligeant la municipalité à recourir en urgence à des pouvoirs d’exception afin d’emprunter près de 415 millions de dollars. Des enseignements doivent être tirés des exemples de Turin, Londres ou Vancouver : des JO sobres et écolos, au vu des critères de sélection du CIO, n’existent pas. Les Verts promeuvent le sport pour tous et les événements sportifs fédérateurs. Les JO du 21ème siècle sont encore à inventer : loin des magouilles du CIO, du sport spectacle et des risques du dopage, des intérêts privés des sponsors qui n’ont que faire des problématiques environnementales, sociales et démocratiques. Nous devons concevoir des jeux qui réunissent les peuples, les sportifs amateurs et professionnels, valorisent les épreuves handisports, et soient un plaisir pour tous les participants. Si le projet a été dévoyé, l’imaginaire olympique reste. Mais tant que le CIO n’évoluera pas, nous refuserons la logique actuelle des Jeux Olympiques.

Les Verts, réunis en CNIR les 21 et 22 mars 2009 :

 

Demandent le retrait de la candidature française aux Jeux Olympiques de 2018.

 

Demandent une réforme des instances olympiques, permettant d’en faire enfin des institutions pleinement transparentes

 

Souhaitent que les Verts européens et la coordination des Verts mondiaux engagent une réflexion approfondie sur les instances et les Jeux olympiques.

 

 

 

18 Mars 2009 - Annecy Résolument à gauche

 

Après l'envie, la facture !

Annecy Résolument à Gauche - Annecy 2018 après l'envie, la Facture
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Janvier 2009 - Le Faucigny

 

" Une plus grande transparence "

Annecy 2018 - Une plus grande transparence
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Moins de pain mais des jeux ?

Annecy 2018 - Moins de pain mais plus de jeux

Lathuile : Laure Oui, l'Or Non !

Annecy 2018 - Lathuile : Laure Oui, l'or Non !

 

05 Février 2009 - Annecy Horizon Solidaire 

A PROPOS DE LA CANDIDATURE D’ANNECY AUX JEUX OLYMPIQUES D’HIVER 2018

 

Position de la commune de Lathuile

 

Les jeux olympiques sont un enjeu important pour un département, une région, un pays, par les retombées économiques, médiatiques, sociales et sportives qu’elles peuvent représenter, s’ils sont bien préparés et gérés, sans parler de l’effet mobilisateur de toute une population, notamment dans des périodes de difficultés.

 

La demande de soutien proposée aujourd’hui vient un peu tard, puisque le processus est largement engagé, sans aucune consultation préalable des élus et citoyens du département concerné et constituera donc plutôt, une forme d’entérinement de « bonne conscience » pour les instigateurs du projet.

 

D’autre part cette candidature, apparaît très imprécise et peu transparente sur son chiffrage pour permettre une position favorable ou un soutien sans conditions.

 

LES COUTS :

 

Les coûts imprécis et pour ce que l’on peut en connaître, apparaissent exorbitants.

En effet, c’est un chiffrage de l’ordre de 250 à 300 millions d’euros qui est avancé et uniquement pour le budget des jeux, sans compter les infrastructures annexes et indispensables, non évalués.

Ce chiffrage est d’une totale imprécision et surtout sans répartition des différents postes.

Plus grave, on ne connaît pas la répartition de ces charges entre les collectivités (région, département, communes et l’Etat)

Les projets de réforme des collectivités territoriales ne permettent pas de savoir aujourd’hui, si les dotations passées seront maintenues.

Tous les J.O. d’hiver ou d’été ont connu un dépassement du budget initialement prévu.

Dans le contexte économique difficile que nous vivons et que connaît bon nombre d’habitants, il est sans doute des dossiers plus urgents à financer, sauf, à vouloir faire oublier ces difficultés par de tels spectacles !

 

PEU DE RETOMBEES ET D’EQUIPEMENTS UTILES :

 

Il faut aussi souligner que la plupart des disciplines sportives des J.O. d’hiver, concernent une élite, par le faible nombre de licenciés dans les différentes disciplines, qui sont d’ailleurs même en diminution depuis les J.O. d’Albertville. On peut et on doit donc, s’interroger sur l’intérêt et l’utilité des équipements qui seront construits et leur utilisation après les jeux, qui risquent encore de représenter des coûts pour leur adaptation ou reconversion, sans compter l’inadaptation environnementale de ces intallations.

 

Selon les instigateurs de ces J.O. d’Annecy, il y a également divergence ( notamment entre le Président du Conseil Général de la Haute-Savoie et le Maire d’Annecy ) sur les aménagements et infrastructures nécessaires que pourraient susciter ces jeux avec notamment la mise en œuvre du tunnel sous le Semnoz et l’aménagement de la R.D. 1508, pour l’un ces projets deviendraient réalités plus rapidement, pour l’autre, cela ne fait pas partie des projets directement liés aux J.O. et là aussi les chiffrages ne sont pas inclus.

 

DES SITES TRES ELOIGNES D’ANNECY :

 

Annecy et ses alentours risquent de supporter les coûts, sans disposer de réels bénéfices et retombées de l’opération, car la plupart des sites des jeux sont situés à bonne distance d’Annecy et des communes environnantes, sauf au niveau de la gêne, notamment de la circulation, surtout si rien n’est pensé ou fait sur ce point.

 

CONCLUSION :

 

Pour toutes ces raisons, la plupart liées à l’absence de transparence économique et financière du projet, il m’apparaît que ces jeux olympiques sont totalement inadaptés, n’étant pas intégrés dans un contexte sportif, économique et social qui aurait pu constituer un véritable levier pour le rayonnement de la France et du département de la Haute-Savoie avec un réel aménagement du territoire pour le développement du sport et la cohésion nationale.

Enfin les dépenses et la gabegie financière sans retombées économiques et sociales des jeux d’une manière générale, dénaturent l’objectif et la valeur des jeux olympiques.

 Robert MARECHAL

 

 

 

23 Janvier 2009 - Le Dauphiné Libéré

commune de Saint-Cergues

 

L'enthousiasme haut-savoyard à soutenir la candidature d'Annecy aux Jeux Olympiques 2018 n'est pas partagé à 100%. En effet, le conseil municipal d'une commune des Voirons, membre de l'agglo annemassienne, vient de se prononcer contre cette candidature. Sur 20 conseillers siégeant lors de la séance, 15 ont voté contre, 4 pour, et un s'est abstenu.

Cette décision a été motivée par des raisons «environnementales et financières», c'est-à-dire que le coût des jeux serait trop élevé par rapport à ses retombées positives. Le maire Bernard Péchaubès était du côté du non.


 

24 Janvier 2009 - Les Verts Savoie

 

Candidature d’Annecy au JO

 

Argumentation développée devant la presse par Pierre Viguié Secrétaire Régional des VRS 

 

1. Les verts dénoncent depuis toujours les dérives des jeux olympiques 

 

« Les Verts n’oublient pas les dérives des jeux olympiques modernes qui riment aujourd’hui surtout avec l’uniformisation des cultures, la prééminence des intérêts financiers, le problème lancinant du dopage et une compétition détournée qui va parfois jusqu’à la haine entre les peuples qui s’affrontent par sportifs interposés mais ils gardent aujourd’hui l’espoir que les jeux olympiques de 2012à venir pourront renouer avec les idéaux de fraternité, d’échange et de dialogue entre les peuples, d’amitié et de paix portés à sa création par l’olympisme et dont ils se sentent proches. »

Cécile Duflot - Porte Parole 2005

 

« Les Verts appellent de leurs vœux une réforme du comité national olympique et de son homologue du CIO. Ces comités doivent cesser d’être une aristocratie garante des intérêts de l’argent plutôt que des intérêts des valeurs qu’il est censé porter.

Quant à la réduction de la pollution tant promise par le gouvernement chinois, c’est une vaste plaisanterie... Autant dire que non seulement la santé des athlètes reste particulièrement exposée dans une ville qui est une des plus polluées du monde, mais qu’aucun changement à moyen terme n’est même amorcé.

Anne Sourys Porte-Parole 2008

 

Les Conseillers Régionaux Verts où Jean-Louis Molié Maire-Adjoint Vert de l’agglomération d’Annecy ont chaque fois repris cette argumentation pour refuser de financer ces dossiers de candidature pour les JO d’hiver 2018.

 

2. La mobilisation de tous les élus haut-savoyards pour défendre le « rêve » des jeux olympiques d’hiver en 2018 n’est qu’une manœuvre pour tenter de masquer, une fois de plus, leur manque permanent de courage politique :

 

- Le manque de courage d’engager enfin un programme visant à combler le retard abyssale du département en matière de logement social : retard qui non seulement est lourd de conséquences en terme social… mais aussi en terme économiques, comme l’ont admis depuis quelques années, les responsables économiques.  

 

 - Une philosophie totalement dépassée en matière de transport: depuis des décennies les élus haut-savoyards s’enorgueillissent de nos autoroutes, qu’ils sont allés jusqu’à préfinancer, et laissent péricliter les transports collectifs… ils n’ont jamais rien fait pour que l’on ait la moindre amélioration de la desserte ferroviaire.

  

Or la Haute-Ssavoie manque cruellement d’un vraie desserte ferroviaire d’Annecy et d’une liaison moderne Annecy/La Roche/Annemasse, qui s’impose d’autant plus aujourd’hui que le CEVA va voir le jour… C’est une tromperie délibérée que de vouloir faire croire que les JO de 2018 vont régler ce problème,… il faut s’y attaquer dès maintenant… 

 

 Le refus d’anticiper face au réchauffement climatique et à ces impacts catastrophiques sur l’économie touristique.

 

Ce qui nous inquiète, ce n’est pas seulement qu’il risque de n’y avoir pas de neige en 2018, même si on augmente dangereusement l’équipement en matière de neige de culture de certains sites.

 

C’est surtout qu’au moment où il faudrait s’engager résolument dans une reconversion de nos « usines à ski », en des stations touristiques de montagne fréquentées toute l’année, on s’engage dans une vaste campagne de communication et de mobilisation autour de l’idée que la Savoie ce serait la « patrie du ski »… et bien c’est malheureusement faux… et nous savons tous que cela le sera encore plus d’ici 10 à 20 ans… aussi c’est totalement suicidaire de se bander ainsi les yeux… et ceux de nos concitoyens.  

C’est d’un plan départemental d’aide à la reconversion de nos stations touristiques, dont on a d’ores et déjà besoin, en ne se limitant pas aux seules stations de basse altitude.

-----------

 

En conclusion …et si j’en crois ce que j’ai entendu sur ce qui se dit à l’intérieur des Verts en région Savoie : la quasi-totalité des adhérents Verts sont sur cette position, et d’ailleurs beaucoup d’entre-eux s’engagent dans les collectifs qui agissent pour dénoncer ces dérives et s’opposer à cette attitude des élus Haut-savoyards.

 

 

23 Janvier 2009 - Le Dauphiné liberé

 

 

25 Janvier 2009 - Le dauphiné libéré

 

La position des Verts Savoie : "contre les Jeux"

Pour la région, mais contre les Jeux. «Les JO actuels, ceux du gigantisme, du dopage, ne nous satisfont pas. Aussi nous n'y sommes pas favorables, où qu'ils se fassent. C'est une manière pour les élus de promettre du rêve  au lieu de passer à l'action, a estimé Pierre Vigué. Les Jeux ne vont pas régler les problèmes du logement social et des transports en commun.»

 

Annecy 2018 - Les Verts estiment qu'il n'y a pas d'argent à y consacrer
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21 Janvier 2009 - Les Verts

Les JO d’Hiver 2018 ne pourront pas être écologiquement et socialement soutenables

 

Communiqué de presse des Verts de Grenoble, Les Verts de Nice, les Verts des Hautes-Alpes

 

Ce mercredi 21 janvier 2009, les 4 villes françaises candidates à l’organisation des JO d’Hiver de 2018 présentent leur dossier au Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). Vus les critères du CIO nous affirmons que ces JO d’Hiver 2018 ne pourront être écologiquement et socialement soutenables.

Les Jeux Olympiques d’hiver ont un impact insupportable sur l’environnement :


Où qu’ils soient organisés les jeux olympiques d’Hiver nécessitent la construction d’infrastructures lourdes dans des territoires montagnards par définition fragiles et contraints : nombreuses routes d’accès, grands centres hôteliers, imposantes remontées mécaniques, batteries de canons à neige pour faire face au réchauffement climatique, cycle de l’eau perturbé. Cette vision des stations de moyenne et haute montagne comme de grands parcs d’attractions est en contradiction avec le développement d’un « éco-tourisme » plus respectueux de l’environnement et financièrement accessible au plus grand nombre. Ce type de tourisme « doux » est actuellement en plein développement dans les Alpes.


L’organisation des jeux est un véritable gouffre financier :

Pour convenir aux critères de sélection du CIO, nos villes devraient s’endetter pour longtemps Qui dit endettement public massif, dit raz de marré de la fiscalité locale, comme c’est déjà le cas à Grenoble (+13% en 2009) et à Nice (+ 15% en 2009). Un seul exemple suffit : le CIO exige de la ville hôte 22 800 chambres en hôtels 3 à 5 étoiles. Selon les offices du tourisme respectifs, Grenoble détient moins de 4 000 chambres, Annecy 4 100, Nice moins de 10 000. Notons par ailleurs qu’une candidature coute au minimum 20 millions d’€. Au vue de l’actuelle crise économique, sociale et écologique, il est indécent et politiquement irresponsable de vouloir défendre un si couteux show télévisuel.

 

Le milieu de l’olympisme fonctionne de manière opaque et sans aucun contrôle :

La France n’a quasiment aucune chance d’être retenue. Cette candidature française est une candidature de complaisance à l’égard des instances internationales olympiques qui ont besoin de l’argent des pays candidats. Le CIO a d’ailleurs toujours refusé de se soumettre à un quelconque contrôle, sous l’égide de l’ONU par exemple. Ces membres sont cooptés et prennent des décisions, comme la dernière en attribuant les JO à Sotchi, sur des critères souvent inavouables… D’ailleurs la création et la forte audience des comités anti-olympiques dans les villes candidates démontrent la non-adhésion des populations concernées.


Les Verts promeuvent le sport pour tous, et les événements sportifs qui fédèrent les hommes tout autour de la planète. Les JO du 21ème siècle sont encore à inventer : loin des magouilles du CIO, loin du sport spectacle et des risques du dopage, loin des intérêts privés des multinationales sponsors qui n’ont que faire des problématiques environnementales, sociales et démocratiques. Il est possible d’organiser des jeux qui rassemblent les peuples, réunissent les sportifs amateurs et professionnels, valorisent les épreuves handisports, et soient un plaisir pour les participants comme pour les spectateurs. Si le projet a été dévoyé, l’imaginaire olympique reste enthousiasmant. Mais tant que le CIO n’évoluera pas, nous refuserons la logique actuelle des Jeux Olympiques.

 

Pour les Verts de Grenoble, Xavier ROBICHON et Thierry CHASTAGNER - Co-présidents 
Pour les Verts de Nice, Mari-Luz NICAISE et Rémi GAECHTER - élus municipaux 
Pour les Verts des Hautes-Alpes, Marie TARBOURIECH - porte-parole Rénée Poussard, conseillère régionale verte de Haute-Savoie (région Rhône-Alpes)

 

 

26 Janvier 2009Annecy Résolument à gauche 

 

Les JO on a le droit d'être contre

26 Janvier 2009 - Annecy Résolument à gauche - Les JO on a le droit d'être contre

 

Nos Arguments :

 

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( Rigaut : Maire d'Annecy )