L'avis des Syndicats

 

23 Juin 2011UL CGT

 

Courrier de UL CGT aux membres du CIO

23 Juin 2011 - Courrier de l'UL CGT aux membres du CIO contre Annecy 2018

 

17 Mai 2011 - L'Interco CFDT 74 adopte une motion contre la Candidature d'Annecy aux JO, et ce alors même que le secrétaire national François Cherèque à soutenu la candidature Annecy 2018

 

MOTION D’ACTUALITE CONTRE LA CANDIDATURE D’ANNNECY AUX JO DE 2018.

 

 

Le Syndicat CFDT INTERCO 74 réunit en Congrès le 17 mai 2011 propose au

vote la motion d’actualité proposée par la section des Agents des Lycées ?

 

La candidature de la ville d’Annecy pour l’organisation des jeux Olympiques de 2018 soulève des questions citoyennes et syndicales.

 

Confier la Présidence du Groupement d’intérêt Public chargé de défendre la candidature à Monsieur Charles BEIGBEDER, ancien candidat à la présidence du MEDEF, sonne comme une provocation à tous les syndicalistes du Département. Rappelons le Charles BEIGBEDER s’est fait l’apôtre de la déréglementation du Code du travail en prônant que le principal obstacle à la création d'emploi résidait dans "le code du travail, qui est beaucoup trop rigide" et en plaidant pour "un code du travail à deux vitesses, à régime dérogatoire, qui permette [aux petites entreprises] d'embaucher et de licencier plus facilement contre, évidemment, des indemnités légales de licenciement plus élevées".

Dans quelle catégorie envisage-t’il les emplois dans le cadre de cette candidature ?

 

D’autre part, contrairement à ce qui est régulièrement affirmé, les artisans et entreprises locaux ont rarement bénéficié des retombées économiques, le choix se portant sur des entreprises de taille internationale ; celles-ci contribuent à porter la candidature d’Annecy en finançant largement la campagne.

 

On ne peut pas faire l’impasse, non plus, sur les aspects environnementaux. La destruction des espaces naturels (emploi abusif de l’eau avec l’apport de neige artificielle, destruction des espaces verts pour des installations non pérennes), le suréquipement de la montagne sont autant de points noirs qui nous engagent aujourd’hui et obscurcissent l’avenir de nos enfants.

 

Que penser de l’envoi de forces de l’ordre pour contenir les manifestants anti-JO et interdire le déploiement d’une banderole lors de la venue des membres du Comité Olympique ? la démocratie est-elle si vacillante qu’elle redoute le débat ?

 

Nous Cédétistes refusons que soient organisés dans ces conditions des jeux Olympiques qui privilégient la finance sur les aspects humains et environnementaux.

 

 

20 Mai 2011 - S.N.E.P.

 

Agir pour un autre Olympisme

 

Depuis longtemps, le SNEP défend l'idée que l'EPS, le sport scolaire et les pratiques sportives pour tous doivent contribuer à la construction d'une alternative humaniste pour le sport. C’était là une des exigences portées par les « EPSIliades » organisées par le SNEP et le centre EPS et Société en novembre 2010. D’autant que l'aventure sportive humaine tourne de plus en plus à la mésaventure du fait notamment de l'accélération de la mondialisation libérale de nos sociétés.

 

Après les années 60, on constate le passage progressif d'un Olympisme marqué par les rapports de force internationaux, la montée du tiers-monde, les illusions d'un sport socialiste, à un Olympisme marqué de plus en plus par la médiatisation, la marchandisation et l'intrusion des sponsors. Les grandes compétitions sportives et en particulier les Jeux sont devenus pour une part une gigantesque machine économique et médiatico-idéologique, attisant certaines contradictions du phénomène sportif lui-même ; pour autant les Jeux restent aussi à l'image du monde et de sa diversité, une grande fête populaire, parfois enthousiasmante et encore généreuse, pouvant participer à l’amitié entre les peuples et à la paix dans le Monde.

 

Pour sa part, le SNEP relève le défi d'un autre Olympisme. Avec ambition mais aussi conscient de la difficulté et de l'ampleur de la tâche, nous entendons contribuer à la définition d'une ligne cohérente pour la transformation des Jeux dans toutes leurs dimensions : économique, idéologique et purement sportive. Des forces sociales existent en France, en Europe et dans le Monde pour travailler en ce sens. Cette position amène à se poser une question : l'idée d'un autre Olympisme passe-t-elle par le soutien aux Jeux ou conduit-elle à les rejeter en bloc ? Pour le SNEP, l'alternative n'est pas entre une approbation sans critique et un refus sans nuance.

 

Il nous faut poser la question primordiale aujourd'hui : quelles transformations proposer pour ces Jeux, pour en faire des Jeux véritablement populaires ? Il nous faut surtout, dans le prolongement de « l’appel de Paris » lancé lors du forum SNEP de 2005 et de la résolution « Pour une EPS de qualité et un sport éducatif pour toutes et tous » votée au congrès de 2011 mener le débat et l’action sur ce thème en cherchant à élargir les partenaires potentiels.

 

La candidature d’Annecy aux JO d’hiver 2018 n’apparaît pas comme rassemblant suffisamment les exigences portées par le SNEP en terme notamment de démocratie, de financements, de développement durable, etc. Les conditions ne sont donc pas réunies pour que le SNEP, bien qu’attaché au principe et à l’existence des JO, soutienne cette candidature.

 

Le SNEP avance d'ores et déjà quelques idées pour la transformation des JO, qu'il soumet à la réflexion :


La France devrait d'abord être exemplaire en matière d'éducation physique et sportive à l’école et de sport scolaire, comme elle devrait l'être pour le développement du sport populaire avec un service public du sport redynamisé, ceci assorti des équipements et des financements nécessaires.

 

Sur un plan plus sportif, la France devrait réaffirmer son intransigeance dans la lutte contre le dopage et la traduire par des actions concrètes.

 

Les Jeux ne doivent pas servir de diversion médiatique à la misère et à la violence du monde actuel.

 

Les conditions - biologiques, psychologiques, sociales, culturelles, écologiques, éthiques, etc. - dans lesquelles peut se développer le sport comme possibilité d'un progrès humain, doivent faire l'objet d'un débat démocratiquement conduit.

 

Un combat doit être mené sur les valeurs et la signification de l'événement pour permettre à celui-ci de s'installer véritablement sur le terrain de l'humanisme et de la solidarité. De ce point de vue, le sport et les Jeux ne doivent pas avoir pour fonction politique de donner l'illusion d'un champ d'activités où la démocratie règnerait et qui serait le reflet d'une société présentée comme «démocratique et égalitaire».

 

Ce combat doit inclure une action nationale et internationale qui impose aux sponsors et aux médias une éthique et des obligations : totale liberté de la presse, accès des jeunes, des chômeurs, aide aux pays pauvres ; les Jeux doivent être un moment incontestable d'égale dignité des pratiques et des athlètes, visant par exemple à mieux intégrer le sport des handicapés. L’exigence d’accès des femmes, dans toutes les délégations, doit être effectivement respectée.

 

Il nous semble aussi qu'il serait bon de réfléchir à un nouveau statut de la victoire et de la défaite, un nouveau rapport entre le gagnant et les perdants, une nouvelle conception de la compétition.

 

Il faut imaginer un nouvel « Appel de Paris », fondé sur « la déclaration universelle des droits de l'homme», qui, s'inspirant de l'histoire de l'émancipation humaine et s'appuyant sur tous les mouvements qui l'incarnent aujourd'hui, propose des Jeux qui soient, dans l'esprit d'une authentique excellence sportive humaine, un moment de solidarité concrète, une forme explicite de lutte contre les inégalités dans le monde, la faim, le sida, la dette, le racisme, le travail des enfants, la violence faite aux femmes, pour la Paix, le respect entre les peuples, le partage des richesses, le développement durable et la protection de l'environnement.

 

Le SNEP proposera aux enseignants d'EPS et à toutes les forces et institutions concernées de l'accompagner dans cette démarche, de l'enrichir de leurs propositions et de la faire vivre partout ensemble ; à travers, notamment, l’initiative sur le sport que le SNEP organisera en mars 2012. D'ores et déjà, des pas en avant sont possibles dans le cadre de l'EPS, du sport scolaire, et plus largement dans celui de l'école, mais aussi dans le cadre d’un service public du sport à redynamiser et avec les fédérations affinitaires par exemple. Le SNEP s'emploiera à en développer les conditions.

 

Résultat du vote :

Pour 35

Contre 0

Abstentions 2

 

 

07 Avril 2011 - CNT 73 / 74

 

Communiqué de la CNT 73 / 74

 

La CNT 73/74 déclare son opposition catégorique à l’organisation des Jeux Olympiques à Annecy en 2018. Nous ne voulons pas des Jeux Olympiques, ni ici ni ailleurs. Nous sommes effarés par les mensonges éhontés sur l’impact environnemental pourtant avéré de ce type de manifestation, alors que tout le monde fait au moins semblant de s’intéresser à l’écologie; nous sommes scandalisés par les sommes d’argent public englouties pour le seul profit de quelques multinationales et du CIO, sans parler des multiples entorses au droit du travail et aux libertés. Nous sommes écœurés par cette sur-exposition des valeurs néolibérales (compétition, individualisme, performance, rendement, etc.) matraquées par quinze jours de JO. Robotisation des corps, abrutissement massif, triche éhontée, nationalisme de pacotille, individualisme concurrentiel : le spectacle sportif attaque frontalement les valeurs d’égalité, de fraternité et d’émancipation qui sont les nôtres. Nous sommes enfin révoltés par le déni de démocratie qui consiste à imposer ces Jeux sans aucune consultation ni participation des citoyens. Les JO sont parfaitement symptomatiques des graves carences de nos prétendues démocraties : " Nous décidons et nous vous demandons de nous faire confiance ". Les JO condensent tous les travers d’une société que nous combattons. Pour toutes ces raisons, nous nous associerons à toutes les initiatives anti-JO.

 

 

03 Février 2011 - FSU 74

 

Déclaration de la FSU 74 - CDEN du 03 Février

 

16 000 postes de moins pour la rentrée 2011. Encore 16 000 !

 

Mais jusqu’à quand le gouvernement continuera-t-il sa politique de destruction de l’école publique ?

 

Dans le premier degré, les 8967 suppressions de postes vont se traduire par :

  • 3367 suppressions de postes, au niveau national, pour la carte scolaire. Résultat, en Haute-Savoie, pour 813 élèves de plus nous ne disposons que de 1 poste supplémentaire. Cela veut dire de nombreuses fermetures de classes aberrantes, un manque cruel d’ouvertures de postes, ou la suppression, encore une fois, de postes « sans classes » mais d’une efficacité pédagogique certaine pour lutter contre l’échec scolaire.
  • · La réduction de 5600 postes d’enseignants en surnombre, obtenue par la baisse du recrutement, alors que le nombre de départs en retraite augmente. Si la volonté de réduire les dépenses non prévues par le parlement peut se comprendre en théorie, dans la pratique nous savons tous que les écoles auraient du mal à fonctionner aujourd’hui sans ce surnombre, utilisé pour accueillir les nouveaux enseignants et pour effectuer des remplacements : combien cela représente-t-il, dans les faits, d’équivalents temps plein en moins pour la Haute-Savoie : 40, 50, 60 ? Merci de répondre à cette question.

A ce budget calamiteux s’ajoute la volonté du parlement, suite à l’amendement du sénateur de Haute-Savoie, Jean-Claude Carle, de privilégier encore plus l’école privée au détriment de l’école publique : ainsi, 250 postes de plus sont supprimés dans les écoles publiques au bénéfice des écoles privées. Une situation d’autant plus ubuesque que la Haute-Savoie accueille, dans les écoles primaires privées, relativement peu d’élèves par rapport au reste de la France (moins de 13 % contre 17% sur toute la France). Mais faut-il s’en étonner, quand il nous semble, à la lecture des documents qui nous sont fournis, que le conseil général lui-même privilégie aussi l’école privée. Mais nous y reviendrons au cours des débats…

 

Concernant le 2nd degré, les chiffres sont tout aussi cruels, quant à la responsabilité gouvernementale :

  • Au niveau national, 4800 emplois en moins, 48500 élèves en plus, cherchez l’erreur ! Ça se traduit en Haute-Savoie par une prévision d'effectifs en hausse de 456 élèves et une dotation horaire en baisse de 483 heures. Là encore, cherchez l'erreur! Ou la faute. Cette diminution implique la suppression d'environ 23 postes de professeurs. La quantité d'heures supplémentaires reste stable et excessive. Seul espoir, elles génèreront peut-être un peu moins de précarité puisque le nouveau recteur ayant enfin réintégré les vacataires dans le plafond d'emploi, conformément à la LOLF, leur recrutement offre moins d'avantages comptables et on peut espérer que ces heures supplémentaires seront absorbées par des contractuels, dont la situation est moins calamiteuse.

Mais où prendre tous ces postes supprimés :

  • Tout d'abord, parce qu'il n'y a pas de petites économies, alors que les TICE sont valorisées et que de coûteux équipements informatiques sont installés dans les collèges, les heures dévolues aux AIPRT (Animateurs informatiques) sont supprimées et compensées par une indemnité non encore chiffrée aujourd'hui. Cette mesure provoque un très large mécontentement parmi les collègues et, sans grande crainte d'erreur, on peut prévoir des difficultés de recrutement dès la rentrée prochaine. C'est briser une dynamique pour supprimer environ l'équivalent de 5 postes.
  • Deuxième gisement d'emplois exploité : les 3èmes d'insertion, classes à effectifs réduits scolarisant des élèves en grande difficulté ; elles sont supprimées, les élèves répartis dans des classes surchargées (voir point suivant), et quelques heures de soutien leur sont accordées, sur des moyens spécifiques, en fonction des actions engagées dans leur collège.
  • Les conséquences des autres suppressions de postes sur l'ensemble des élèves sont directes : si en RRS ils seront 25 par classe, dans les autres collèges, ils seront dorénavant 28 par classe de 6ème et 29 dans les autres niveaux.
  • De façon générale, la logique et la gestion comptable des fermetures de postes des collègues partant à la retraite est une absurdité ! Remplacer un enseignant titulaire par des vacataires, un bloc de moyens provisoires et des heures supplémentaires ne sert ni l'élève, ni le travail des enseignants pour des actes pédagogiques suivis, pérennes et concertés.
  • Ces non remplacements des départs à la retraite en EPS impactent aussi fortement l'organisation et le fonctionnement des associations sportives des établissements avec la disparition de facto des forfaits Associations Sportives correspondant aux postes supprimés ou remplacés par des moyens précaires ou provisoires. Ceci au moment où le ministre préconise un doublement du nombre de licenciés !!
  • Enfin que penser des opérations « images » pour Annecy 2018 (au Grand Bornand et au Semnoz) sollicitant les établissements, les élèves et les enseignants sur le temps scolaire, et ceci de manière plus ou moins imposée ? Quel est l'apport culturel et/ou pédagogique pour les élèves ? N'est-ce pas une instrumentalisation à l’opposé d'un certain devoir de neutralité ? Alors que dans le même temps, des difficultés sont faites pour libérer des enseignants d'EPS pour organiser les championnats de France scolaire UNSS sur le secteur ? Encore une logique de « parade » au détriment d'une logique d'efficience scolaire !
  • Pour terminer, que penser des sommes engagées pour Annecy 2018, au regard des besoins en matière d’installations sportives ( Piscines, salles annexes spécialisées, subventionnement des Activités Physiques de Pleine Nature ) qui sont loin d’être satisfaits et pourtant nécessaires à la mise en œuvre des programmes de l'EPS ! Un investissement minime en opposition, permettrait de résoudre de façon durable, les difficultés rencontrées sur le département. Le Conseil Général a le devoir d' assumer ses responsabilités et doit pouvoir mettre à disposition, de façon équitable, des équipements sportifs nécessaires, afin que les enseignants d'EPS, dans l'intérêt des élèves , puissent mettre en œuvre les programmes de l'Education Nationale.

Pour revenir à la préparation de la rentrée 2011, la FSU est obligée de constater, une fois de plus, que le gouvernement reste sourd aux plaintes de l’Education Nationale et aux besoins de nos élèves. Voire : il sait pourtant que ces mesures sont impopulaires. Aussi a-t-il décidé de reporter les débats de carte scolaire au lendemain des élections cantonales, afin que les candidatures UMP fassent le moins possible les frais de sa politique calamiteuse. Est-ce cela qu’il entend par être à l’écoute de la population ?

 

La vérité, c’est qu’il fait preuve d’une inconscience gravissime quant à l’avenir de la nation. Aucun choix politique ne peut justifier cette inconséquence qui sabre l’avenir de notre pays.

 

Le gouvernement ne nous laisse d’autres choix que de nous opposer, avec tous les moyens dont nous disposons, à sa politique.

Déjà, des écoles dans le département se mobilisent contre les prévisions de fermetures de classes. Après les manifestations du 22 janvier, unitaires, d’autres actions sont prévues : la FSU appelle les enseignants, écoles et établissements à se mobiliser contre la carte scolaire qui s’annonce. Elle appelle à la grève le jeudi 10 février, dans toute la France et dans toute l’Education Nationale, avec parfois, comme à Paris, des appels départementaux unitaires. Elle appelle aussi le 19 mars, à une journée nationale de manifestations avec l’ensemble de ses partenaires.

 

 

Février 2011 - CGT Ferc Sup - Université de Savoie

 

Février 2011 - Journal CGT - Université de Savoie
Cliquez sur le Tract

 

20 Novembre 2010CGT Fapt 74

 

Succès incontestable de la manifestation anti-JO Annecy 2018

 

La manifestation organisée par le Comité Anti-Olympiques Annecy 2018, ce samedi 20 novembre, dans les rues d’Annecy, a rencontré un formidable succès.

 

Les nombreux manifestants ont par leur action, voulu dénoncer :

- L’absence de démocratie.

- Le voile d’opacité couvrant le financement.

- Les nombreuses expropriations.

- Les défigurations de la montagne du Semnoz, de la Plaine de Passy, des Confins à La Clusaz.

- L’augmentation inévitable des impôts locaux

- etc…

 

La CGT, pour sa part, dans sa mission de lutte pour l’intérêt des travailleurs, dénonce le déni total des droits du travail des personnes accréditées par le CIO:

« Par souci de clarté, les parties conviennent, et la Ville et le CNO déclarent et garantissent, que toutes les personnes titulaires d’une carte d’identité et d’accréditation olympique seront exemptes de toutes limitations ou restrictions relatives à la réglementation du travail (salaire, nombre d’heures, etc.) dans le pays hôte pour toute activité professionnelle menée par elles en relation avec les jeux durant cette période. » ( point 11 du contrat Hôte passé entre Annecy et le CIO )

 

 

28 Mars 2009 - CGT, Cran-Gevrier


Jeux Olympiques d’Hiver 2018

Déclaration préliminaire de la FSU 74

CDEN du jeudi 3 février 2011

 

16 000 postes de moins pour la rentrée 2011. Encore 16 000 !

Mais jusqu’à quand le gouvernement continuera-t-il sa politique de destruction de l’école publique ?

Dans le premier degré, les 8967 suppressions de postes vont se traduire par :

· 3367 suppressions de postes, au niveau national, pour la carte scolaire. Résultat, en Haute-Savoie, pour 813 élèves de plus nous ne disposons que de 1 poste supplémentaire. Cela veut dire de nombreuses fermetures de classes aberrantes, un manque cruel d’ouvertures de postes, ou la suppression, encore une fois, de postes « sans classes » mais d’une efficacité pédagogique certaine pour lutter contre l’échec scolaire.

· La réduction de 5600 postes d’enseignants en surnombre, obtenue par la baisse du recrutement, alors que le nombre de départs en retraite augmente. Si la volonté de réduire les dépenses non prévues par le parlement peut se comprendre en théorie, dans la pratique nous savons tous que les écoles auraient du mal à fonctionner aujourd’hui sans ce surnombre, utilisé pour accueillir les nouveaux enseignants et pour effectuer des remplacements : combien cela représente-t-il, dans les faits, d’équivalents temps plein en moins pour la Haute-Savoie : 40, 50, 60 ? Merci de répondre à cette question.

A ce budget calamiteux s’ajoute la volonté du parlement, suite à l’amendement du sénateur de Haute-Savoie, Jean-Claude Carle, de privilégier encore plus l’école privée au détriment de l’école publique : ainsi, 250 postes de plus sont supprimés dans les écoles publiques au bénéfice des écoles privées. Une situation d’autant plus ubuesque que la Haute-Savoie accueille, dans les écoles primaires privées, relativement peu d’élèves par rapport au reste de la France (moins de 13 % contre 17% sur toute la France). Mais faut-il s’en étonner, quand il nous semble, à la lecture des documents qui nous sont fournis, que le conseil général lui-même privilégie aussi l’école privée. Mais nous y reviendrons au cours des débats…

Concernant le 2nd degré, les chiffres sont tout aussi cruels, quant à la responsabilité gouvernementale :

· Au niveau national, 4800 emplois en moins, 48500 élèves en plus, cherchez l’erreur ! Ça se traduit en Haute-Savoie par une prévision d'effectifs en hausse de 456 élèves et une dotation horaire en baisse de 483 heures. Là encore, cherchez l'erreur! Ou la faute. Cette diminution implique la suppression d'environ 23 postes de professeurs. La quantité d'heures supplémentaires reste stable et excessive. Seul espoir, elles génèreront peut-être un peu moins de précarité puisque le nouveau recteur ayant enfin réintégré les vacataires dans le plafond d'emploi, conformément à la LOLF, leur recrutement offre moins d'avantages comptables et on peut espérer que ces heures supplémentaires seront absorbées par des contractuels, dont la situation est moins calamiteuse.

Mais où prendre tous ces postes supprimés :

· Tout d'abord, parce qu'il n'y a pas de petites économies, alors que les TICE sont valorisées et que de coûteux équipements informatiques sont installés dans les collèges, les heures dévolues aux AIPRT (Animateurs informatiques) sont supprimées et compensées par une indemnité non encore chiffrée aujourd'hui. Cette mesure provoque un très large mécontentement parmi les collègues et, sans grande crainte d'erreur, on peut prévoir des difficultés de recrutement dès la rentrée prochaine. C'est briser une dynamique pour supprimer environ l'équivalent de 5 postes.

· Deuxième gisement d'emplois exploité : les 3èmes d'insertion, classes à effectifs réduits scolarisant des élèves en grande difficulté ; elles sont supprimées, les élèves répartis dans des classes surchargées (voir point suivant), et quelques heures de soutien leur sont accordées, sur des moyens spécifiques, en fonction des actions engagées dans leur collège.

· Les conséquences des autres suppressions de postes sur l'ensemble des élèves sont directes : si en RRS ils seront 25 par classe, dans les autres collèges, ils seront dorénavant 28 par classe de 6ème et 29 dans les autres niveaux.

· De façon générale, la logique et la gestion comptable des fermetures de postes des collègues partant à la retraite est une absurdité ! Remplacer un enseignant titulaire par des vacataires, un bloc de moyens provisoires et des heures supplémentaires ne sert ni l'élève, ni le travail des enseignants pour des actes pédagogiques suivis, pérennes et concertés.

· Ces non remplacements des départs à la retraite en EPS impactent aussi fortement l'organisation et le fonctionnement des associations sportives des établissements avec la disparition de facto des forfaits Associations Sportives correspondant aux postes supprimés ou remplacés par des moyens précaires ou provisoires. Ceci au moment où le ministre préconise un doublement du nombre de licenciés !!

· Enfin que penser des opérations « images » pour Annecy 2018 (au Grand Bornand et au Semnoz) sollicitant les établissements, les élèves et les enseignants sur le temps scolaire, et ceci de manière plus ou moins imposée ? Quel est l'apport culturel et/ou pédagogique pour les élèves ? N'est-ce pas une instrumentalisation à l’opposé d'un certain devoir de neutralité ? Alors que dans le même temps, des difficultés sont faites pour libérer des enseignants d'EPS pour organiser les championnats de France scolaire UNSS sur le secteur ? Encore une logique de « parade » au détriment d'une logique d'efficience scolaire !

· Pour terminer, que penser des sommes engagées pour Annecy 2018, au regard des besoins en matière d’installations sportives ( Piscines, salles annexes spécialisées, subventionnement des Activités Physiques de Pleine Nature ) qui sont loin d’être satisfaits et pourtant nécessaires à la mise en œuvre des programmes de l'EPS ! Un investissement minime en opposition, permettrait de résoudre de façon durable, les difficultés rencontrées sur le département. Le Conseil Général a le devoir d' assumer ses responsabilités et doit pouvoir mettre à disposition, de façon équitable, des équipements sportifs nécessaires, afin que les enseignants d'EPS, dans l'intérêt des élèves , puissent mettre en œuvre les programmes de l'Education Nationale.

Pour revenir à la préparation de la rentrée 2011, la FSU est obligée de constater, une fois de plus, que le gouvernement reste sourd aux plaintes de l’Education Nationale et aux besoins de nos élèves. Voire : il sait pourtant que ces mesures sont impopulaires. Aussi a-t-il décidé de reporter les débats de carte scolaire au lendemain des élections cantonales, afin que les candidatures UMP fassent le moins possible les frais de sa politique calamiteuse. Est-ce cela qu’il entend par être à l’écoute de la population ?

La vérité, c’est qu’il fait preuve d’une inconscience gravissime quant à l’avenir de la nation. Aucun choix politique ne peut justifier cette inconséquence qui sabre l’avenir de notre pays.

Le gouvernement ne nous laisse d’autres choix que de nous opposer, avec tous les moyens dont nous disposons, à sa politique.

Déjà, des écoles dans le département se mobilisent contre les prévisions de fermetures de classes. Après les manifestations du 22 janvier, unitaires, d’autres actions sont prévues : la FSU appelle les enseignants, écoles et établissements à se mobiliser contre la carte scolaire qui s’annonce. Elle appelle à la grève le jeudi 10 février, dans toute la France et dans toute l’Education Nationale, avec parfois, comme à Paris, des appels départementaux unitaires. Elle appelle aussi le 19 mars, à une journée nationale de manifestations avec l’ensemble de ses partenaires.

 

 

 

Nos Arguments :

 

Cliquez sur les images

(Rigaut :

Maire d'Annecy)