LE VERITABLE IMPACT ECONOMIQUE DES JEUX OLYMPIQUES

 

Annecy 2018

 

Les promoteurs d’Annecy 2018 sont aussi les gestionnaires du projet de l’Arcadium dont le budget a dérapé de 50%, de la télécabine de Planpraz dont le budget a également dérapé de 50% 14 à 21 millions d’euros, de l’A41 nord, dont la fréquentation est très inférieure aux prévisions obligeant le conseil régional à compenser avec de l’argent public. 15 millions d’euros investis dans la rénovation de la salle de spectacle de Bonlieu.

 

Dans le temps de la pré-candidature, le budget a été dépassé de 40%.

 

Il est prévu deux patinoires de 10 000 places, alors qu’en 2004, la patinoire de 1200 places de Saint Gervais a fait un déficit de 230 000 euros, celle de 1800 places de Chamonix un déficit de 390500 euros.

 

Grenoble, ses 156000 habitants, son agglomération de 500 000 habitants disposent d’une patinoire de 3500 places…

 

Des coûts ne sont pas pris en compte Les 240 millions d’euros annoncés ne tiennent pas compte du coût du centre de presse, de sécurité, des villages olympiques, télécabines, mise aux normes cio des pistes de ski, ni celui des infrastructures routières Tunnel sous le Semnoz, Doublement du contournement routier d’Annecy, de Marignier… Ni du coût du passage du tour de France, le tour de France qui n’est pas venu depuis 20 ans a été invité pour faire publicité aux jeux, Jean-Paul Olivier a déjà commencé le 10 juillet à nous parler de la notoriété d’Annecy grâce aux jeux, lénifiant de s’extasier devant le verni sans regarder derrière pour un journaliste. Le coût des bâtiments à construire a été évalué par rapport aux autres JO en ajoutant l’inflation, mais il n’a pas été tenu compte dans l’estimation de l’évolution des normes de la règlementation en 2012 et 2018. La reconversion des bâtiments après les JO n’a pas été prise en compte ni la rénovation de la piste de bobsleigh de la Plagne 6,3 millions d’euros, effectuée dans l’attente de JO à Grenoble ou Annecy selon Jean-François Lamour, alors ministre des sports. On ose nous dire que 70% des installations existent, il s’agit pour l’essentiel de pistes de ski qui ne sont pas aux normes Cio, ce qui aura un coût, mais la plupart des infrastructures les plus chres ne sont pas construites ormis la piste de bobsleigh dont nous avons déjà parlé.

 

Là encore la commande publique très pourvoyeuse d’emplois locaux va souffrir pendant très longtemps.

 

Enfin, le site de propagande pour la candidature d’Annecy se vante que les JO d’Albertville ont augmenté la fréquentation des stations de Tarentaise de 25%, or 75% des émissions de gaz à effet de serre des stations proviennent des déplacements. Selon un récent rapport de l’OCDE les deux tiers de nos stations risquent de péricliter d’ici à 2070 si on ne change pas radicalement notre vision du tourisme. Le tourisme blanc est-il si précieux pour notre économie qu’on veuille le condamner au désastre le plus prématurément possible ?

 

 

Sotchi 2014 

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Londres 2012

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Paris 2012 

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Athènes 2004

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Vancouver 2010

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Turin 2006

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Albertville 1992

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Grenoble 1968

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Nos Arguments :

 

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(Rigaut :

Maire d'Annecy)