Londres 2012

 

16 Mars 2011 - La Tribune de Genève

 

16 Mars 2011 - La Tribune de Genève - le coût énorme des JO excède les Britanniques

 

18 Février 2011Rue 89

 

A vendre : stade olympique à Londres, état quasi neuf

 

L'avenir du stade des J.O. de Londres est assuré. Le club de Tottenham, candidat au rachat, promettait de raser la coûteuse installation après 2012. C'est finalement le club de football de West Ham qui héritera du lieu.

Le site olympique de Stratford, dans l'Est londonien, est une véritable fourmilière. Entre grues et camions bennes, des milliers de personnes travaillent d'arrache-pied pour que tout soit prêt pour le coup d'envoi des Jeux, en juillet 2012.

 

Au milieu du chantier trône le stade qui accueillera les cérémonies d'ouverture et de clôture, ainsi que les principales épreuves sportives. Son armature, un mécano de larges tubes métalliques blancs, est quasiment achevée.

 

600 millions d'euros pour dix-sept jours d'utilisation ?


Sur un budget total de 11 milliards d'euros, le stade, d'une capacité de 80 000 places, coûte à lui seul 600 millions. Et pourtant, jusqu'à ces derniers jours, il était sérieusement envisagé de le démonter entièrement dès la compétition terminée, après dix-sept jours d'utilisation.

 

C'était le projet de Tottenham. A l'étroit dans ses installations vieillissantes du nord de Londres, le club phare du championnat anglais se serait bien vu dans le cadre prestigieux du parc olympique. Mais pas question de s'embarrasser d'un stade conçu pour l'athlétisme.

 

Moyennant 350 millions d'euros (plus de la moitié du coût initial), Tottenham proposait de tout raser, pour rebâtir un stade de 60 000 places entièrement dédié au ballon rond. Associé au géant américain du divertissement AEG, le club promettait d'afficher complet à chaque événement, match ou concert géant.

 

West Ham l'emporte sur Tottenham


Mais Tottenham a perdu la partie face à un poids plume du foot anglais. Les gardiens du temple olympique lui ont préféré West Ham, actuellement dernier du championnat et menacé de relégation la saison prochaine.

 

West Ham, qui s'installera à Stratford après les J.O., l'a emporté grâce à plusieurs atouts :

 

- C'est le local de l'étape : le club joue actuellement à 4 km du stade olympique et il avait le soutien des élus locaux, qui pourront utiliser les lieux pour des activités scolaires ;

- West Ham prévoit d'ouvrir le stade à tous les sports et de faire la part belle à l'athlétisme, en conservant la piste de course.

 

Le projet de West Ham n'est sans doute pas le plus solide financièrement. Endetté jusqu'au cou, le club ne pourrait pas débourser les 110 millions d'euros nécessaires au réaménagement du stade sans l'appui massif des collectivités locales. Il risque aussi d'avoir du mal à remplir les gradins, même avec une jauge réduite à 60 000 places.

 

Les promesses de Londres 2012


Mais avec West Ham, le comité d'organisation des Jeux de Londres a trouvé un projet qui est plus en phase avec ses ambitions initiales. Si la capitale britannique l'a emporté sur Paris, en 2005, pour accueillir les J.O. 2012, c'est notamment parce qu'elle a promis gros.

 

Elle s'est engagée à promouvoir durablement l'athlétisme ( bien après la cérémonie de clôture ) et à inscrire les jeux dans leur environnement, en participant à la revitalisation de l'Est londonien, l'un des quartiers les plus défavorisés de la ville.

 

Soucieux de son héritage olympique, Londres a promis, après 2012, de transformer le village olympique en un parc de 3 000 logements sociaux, de convertir le gigantesque centre de presse en une pépinière d'entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies. Le choix de West Ham pour le stade participe de la même volonté d'inscrire les J.O. dans la durée.

 

A Pékin, le nid d'oiseau reste vide


On est encore loin du compte. Et il est peu probable que Londres échappe à la règle selon laquelle, après chaque événement sportif mondial, ce sont les contribuables qui continuent à payer l'addition pendant plusieurs décennies.

 

Mais les Britanniques ont au moins le mérite d'avoir commencé à réfléchir à l'utilisation future des installations olympiques, bien avant le coup d'envoi des festivités.

 

On ne peut pas en dire autant d'Athènes, dont la plupart des dix-huit stades construits pour les J.O. de 2004 sont livrés à la rouille. A Pékin, le splendide stade en nid d'oiseau est quasiment vide depuis 2008. Il faudra attendre le championnat du monde d'athlétisme en 2015 pour qu'il accueille à nouveau un événement sportif de premier plan.

 

 

01 Novembre 2010 - Le Monde

 

Un budget sécurité de 1,7 Milliard d'euros

 

( … ) Selon les médias britanniques, le budget consacré à la sécurité pendant les JO serait de l'ordre de 1,7 milliard d'euros, soit trois fois plus que le budget initialement prévu. ( … )

 

 

26 Juillet 2010 - Le Parisien / AFP

 

Le coût prévisionnel des JO de Londres a déjà quasiment quadruplé

 

(.../...)

Contrairement à la Chine, qui avait semblé dépenser sans compter, Londres se retrouve de plus avec la délicate tâche d'organiser des Jeux au moment où les autorités serrent les cordons de la bourse. Le nouveau gouvernement, installé en mai, se fait fort de résorber d'ici début 2016 la quasi-totalité du déficit budgétaire (actuellement de 10,1% du produit intérieur brut).

 

Se lançant dans un sévère programme d'austérité tous azimuts, il a obtenu une réduction de 27 millions de livres (32 millions d'euros) du budget annuel des JO, ne se privant pas de rappeler que, sous l'ancien gouvernement travailliste, le budget des Jeux avait presque quadruplé. Entre le dossier de candidature qui l'avait emporté sur Paris en 2005 et maintenant, il est passé de 2,4 milliards de livres (2,9 milliards d'euros) à 9,3 milliards de livres (11 milliards d'euros). Le secrétaire d'Etat aux JO, Hugh Robertson, a déjà averti, dans une interview à l'AFP, que le budget pourrait subir de nouvelles coupes à l'automne quand seront annoncées les conclusions d'une révision en cours des dépenses de l'Etat.

 

 

Ndlr : Là aussi, c’est pour des dizaines d’années que les commandes publiques sont bloquées.

 

 

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(Rigaut :

Maire d'Annecy)