Munich 2018

 

La fronde agricole prend de l'ampleur en Allemagne, Les agriculteurs font une vraie résistance en refusant de céder leurs alpages.

Les relations Corée Nord / Sud sont épisodiquement inquiétantes ( menaces en juillet 2010 ), le climat diplomatique est sous extrême tension.

 

Le CIO va-t-il prendre le risque de donner les JO à la Corée ou à Munich si l'opposition persiste, ce n'est pas certain ... Annecy risque d'être leur jocker !

 

 

09 Mai 2011Ski Chrono

 

JEUX OLYMPIQUES DE 2018 / REFERENDUM Munich : Ja oder Nein ?

 

A la veille du rendu des rapports de la Commission d'évaluation du CIO demain mardi matin, les habitants de Garmisch-Partenkirchen (Allemagne) étaient invités hier dimanche à se prononcer sur un référendum local initié par les collectifs OlympiJa et NOlympia.

La question des défenseurs des Jeux portait sur la continuité du partenariat de Garmisch-Partenkirchen avec la candidature de Munich 2018 ( 58% oui / 42% non). La question des adversaires des Jeux concernait le réexamen de la légalité des contrats passés avec le CIO en cas d'attribution des Jeux ( 49,4 % oui / 50,6 % non ) avec une question subsidiaire demandant aux électeurs s’ils désiraient au final accueillir les Jeux ( 54% oui / 46 % non). A noter que le taux de participation s'est élevé à 59,64 %, relativement important selon les observateurs.

 

 

12 Avril 2011 - Novethic

 

JO 2018 : bataille juridique autour de la candidature de Munich

 

La tension est vive entre les adversaires et les partisans de la candidature de Munich pour les jeux olympiques d'hiver en 2018. Les opposants au projet viennent en effet d'engager un référendum dont le but est de contester la validité juridique des contrats signés entre les représentants de la ville de Munich et le Comité international olympique (CIO). La démarche peut aboutir.

 

Les membres de la Commission d’évaluation du CIO venus à Munich examiner la candidature de la ville ne sont pas les bienvenus, c’est le moins que l’on puisse dire. " IOC Go Home ", " Intransparent Olympic Catastrophe ", " IOC No Thanks ", le message scandé par les adversaires à la candidature de Munich sous les fenêtres de la mairie est clair. Et le " Nein " bavarois tranche avec l’accueil fait il y a plus d’un mois à Pyeongchan, en Corée du sud,( un des trois sites candidats avec Annecy ), où 2018 personnes sont venues accueillir les membres du CIO sous les airs de " I have a dream " du groupe Abba.

A Munich au contraire, le rêve olympique risque de tourner au cauchemar pour les officiels allemands. Car loin de faire figure d’irréductibles, la parole des opposants pèse particulièrement lourd dans la balance olympique depuis qu’ils ont lancé un référendum mettant en question la validité juridique de la candidature de Munich. Les opposants, regroupés en un comité baptisé " Nolympia ", veulent en effet parvenir, via un référendum, à vérifier la légalité des contrats signés entre les représentants de la ville de Munich et de sa région et le CIO. Pour cela, les " Nolympianer " doivent dans un premier temps réunir 1700 signatures d’ici le 6 juillet 2011, date à laquelle le CIO décidera du lieu où se tiendront les jeux olympiques d’hiver de 2018. Or, une première pétition lancée l’été dernier par Ludwig Hartmann, député des Verts au parlement régional de Bavière et membre du comité " Nolympia ", a pu recueillir 3000 signatures...

 

Abus de position dominante

 

" Le conseil municipal de la ville de Munich et celui de la région de Garmisch-Partenkirchen se sont engagés par voie de contrat à remplir toutes les conditions dictées par le CIO ", explique Wolfgang Zängl, porte-parole du Comité " Nolympia ". Et les conditions énumérées dans le Host City Contract, c’est le nom du contrat incriminé, vont très loin, beaucoup trop loin pour les " Nolympianer " qui n’hésitent pas à parler de contrat léonin. De fait, le professeur de droit sportif à l’université de Bayreuth Peter Heermann a formulée une première appréciation du contrat montrant des indications « d’abus de position dominante sur le marché » de la part du CIO. Pour les adversaires des JO à Munich, le CIO utilise sa position dominante pour dicter des conditions faisant fi de la situation économique, écologique et sociale des villes candidates. Et Wolfgang Zängl de citer la longue liste des anciennes villes olympiques se débattant avec les déficits budgétaires, les tensions sociales (notamment lorsque les parcs de logements sociaux ont été vendus pour la construction d’hôtels) ou pour panser les plaies écologiques (construction d’autoroutes dans des parcs naturels par exemple).

 

Transparence ?

 

Sur le site officiel du CIO, on peut lire que " les partenaires marketing font partie intégrante de la famille olympique. Le programme de marketing olympique est devenu le moteur de la promotion, de la sécurité financière et de la stabilité du Mouvement olympique ". Et Wolfgang Zängl de s’interroger : « Le CIO désigne habituellement 12 sponsors. Comment, pourquoi, sur quels critères, quid du circuit de financement ? On ne sait pas. Pourtant, ajoute-t-il, il est difficile de faire le lien entre Coca-Cola et Mc Donald’s et le monde sportif, deux sponsors traditionnels des Jeux Olympiques. Pire, souligne-t-il encore, le dernier sponsor retenu par le CIO est Dow Chemical, qui a payé 100 millions de dollars pour la période 2012-2022. Dow Chemical a produit le napalm et l’agent orange pendant la guerre du Vietnam." Interrogé sur ce sponsoring, le CIO a décliné tout commentaire.

 

Il faut rappeler que le CIO a été classé - avec l’Otan et l’Agence internationale de l’énergie - par l’organisation londonienne One World Trust, spécialisée dans l’examen des politiques de gouvernances des organisations internationales, parmi les organisations les plus opaques du monde. Thomas Kistner, journaliste sportif à la Süddeutsche Zeitung et auteur d’un ouvrage sur la corruption au sein du CIO*, précise que le CIO ne connait pas de politiques de gouvernance comparables à celles appliquées dans le monde de l’entreprise. " Le CIO jouit d’une autonomie qui lui a été attribuée aux grandes heures du sport amateur. Cette situation exceptionnelle n’est plus d’actualité mais elle a permis la transformation des jeux olympiques en une industrie pesant des milliards et qui évolue dans un monde parallèle, où le CIO dicte ses propres règles ". Pour Kistner, cette organisation privée relevant du droit suisse se trouve être de facto une multinationale négociant avec les Etats et organisations au même titre que l’ONU, mais sans mandat diplomatique officiel, et jouit d’un statut lui permettant d’échapper aux conventions internationales et aux lois pénales. Pour Wolfgang Zängl, " le CIO est une structure très rigide - qui ne veut pas d’opposition mais des applaudissements ". Dans ce cas, gageons que les chances de Pyeongchan de sortir vainqueur le 6 juillet prochain ne sont pas mauvaises...

 

* Thomas Kistner,‚ Jens Weinreich, « Der olympische Sumpf. Die Machenschaften des IOC », Piper verlag.

 

 

07 Avril 2011 - Sport 365

 

Munich : Des Jeux soumis au référendum

 

La candidature de Munich pour l'organisation des Jeux Olympiques 2018, va devoir passer par l'étape du référendum populaire.

 

Concurrente d'Annecy pour l'organisation des JO 2018, la ville de Munich pourrait être obligée de retirer sa candidature. La commune voisine de Garmisch-Partenkirchen, où ont eu lieu les derniers championnats du monde de ski, va devoir passer par le référendum, pour se prononcer sur cette candidature. Des opposants au projet Bavarois ont en effet réuni plus de 2000 signatures obligeant ainsi la tenue d'un vote populaire. Ce sont exclusivement des agriculteurs et des fermiers refusant de céder leurs terres pour l'organisation des Jeux en Bavière qui sont à l'origine de cette démarche.


 

02 Mars 2011 - Nolympia 2018

 

Les Anti JO de Munich donnent de la voix

 

17 Janvier 2011Imaginons ensemble l’avenir

 

Présentation et analyse de la Candidature de " Munich 2018 "

 

En Juin dernier, Munich recueillait la première place des Villes Requérantes devant PyeongChang et Annecy, dans le Rapport du Groupe de Travail 2018 du Comité International Olympique (CIO).

 

Le 11 Janvier, le Comité de Candidature de la ville allemande a déposé son dossier de candidature pour l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2018.

 

Munich, ville olympique en 1972, joue à fond la carte du développement durable avec la réutilisation du Parc Olympique, structure qui accueille 300 manifestations annuelles et 4 millions de personnes. Cinq des sept sites olympiques de 1972 seront ainsi réutilisés pour l'accueil des Jeux d'hiver 2018. Avec son projet, la cité bavaroise souhaite laisser un héritage pour les quarante prochaines années, à l'exemple du Village Olympique implanté en bordure du Parc Olympique de Munich et qui, après les Jeux, laissera à la communauté quelques 880 logements. Le Stade Olympique de 1972 rénové il y a quelques années, sera quant à lui le théâtre de la Cérémonie d'Ouverture et de Clôture.

 

 

  • Concept et Héritage :

« Munich 2018 » souhaite offrir au Mouvement Sportif, aux athlètes et aux spectateurs, un« Festival de l'Amitié ».

 

Pour les concepteurs du projet, « l'expérience de durabilité sur les sites olympiques de 1972 confère à Munich un argumentaire sans égal pour aider le monde à comprendre que les méga-manifestations peuvent réellement s'accompagner d'un héritage durable pour les Communes et pour les générations de demain ».

 

Ainsi, « Munich 2018 » prévoit la construction de deux nouvelles patinoires de hockey (7 000 et 4 000 places) qui viendront remplacer des infrastructures aujourd'hui inadaptées, à l'intérieur même du Parc Olympique des Jeux d'été de 1972, rebaptisé pour l'occasion des JO 2018, Parc de Glace.

En outre et comme évoqué précédemment, la reconversion du Village Olympique de Munich sera assuré par la vente ou la location de 880 logements, à l'entrée du Parc Olympique.

Concernant les sites de Garmish-Partenkirchen, l'organisation des Jeux permettra la rénovation du Centre des Sports de Glace ainsi que la construction d'un Centre de Durabilité, qui sera un lieu d'initiatives environnementales alpines.

 

Enfin, des améliorations sensibles seront opérées au niveau des infrastructures de transports, que nous détaillerons à la fin de cet article.

 

« Munich 2018 » s'engage à mettre en place des programmes de développement des sports d'hiver, à destination des plus jeunes notamment, avec par exemple le soutien financier des installations d'entraînement, la recherche de budgets promotionnels en dehors du budget annuel des associations sportives ou encore le financement de projets d'instituts universitaires.

Durant les Jeux, « Munich 2018 » organisera un festival de rue intitulé « Fêtes des Jeunes de Munich ».

 

Les Jeux Olympiques et Paralympiques de « Munich 2018 » s'articuleront autour de deux pôles principaux : Munich pour les épreuves dites de Glace et Garmish-Partenkirchen (hôte des Jeux d'hiver 1936) pour les épreuves de Neige.

Les deux ensembles seront à une heure de distance l'un de l'autre (75 kilomètres). Un troisième site complétera le dispositif allemand, avec la station de Königssee pour le bobsleigh, le skeleton et la luge distante de 165 kilomètres de Munich (110 minutes).

 

 

  • Soutien gouvernemental et opinion publique :

 

Le projet de « Munich 2018 » dispose du soutien des principales forces politiques de la République Fédérale d'Allemagne.

Ainsi, la CDU / CSU (actuellement au pouvoir) a apporté son soutien à la Candidature bavaroise de même que le SDP (sociaux-démocrates) et le FDP. Le parti d'extrème-gauche, Die Linke, qui a effectué une poussée lors des dernières élections, ne se prononce pas au niveau national mais affiche son opposition sur le plan local vis-à-vis de « craintes » autour de « l'ampleur des Jeux Olympiques d'hiver ».

 

Concernant l'opinion publique, le projet « Munich 2018 » bénéficie du soutien de 76,3% de la population allemande, de 74,5% des Bavarois et enfin de 70,9% des habitants de Munich, principale Ville Hôte en cas d'élection le 06 Juillet prochain.

Ce sondage a été réalisé par l'institut « GfK SE, Bereich GfK Marktforschung » au printemps 2010 sur des échantillons représentatifs de 1 000 personnes (Allemagne, Haute-Bavière et Munich) et de 600 personnes pour Garmish-Partenkirchen.

 

  • Budget des Jeux et tarifs des épreuves :

 

« Munich 2018 » a élaboré un budget tripartites d'un montant global (valeur 2010) de 3,8 milliards de dollars soit 2,8 milliards d'euros :

 

Le premier prend en compte la construction et l'aménagement des sites et villages olympiques.

Le second comporte les dépenses de fonctionnement liés au Comité d'Organisation des Jeux Olympiques et le second, aux dépenses liés à la construction ou la modernisation d'infrastructures indépendantes des JO (voies routières, ferroviaires...).

 

Sites et Villages Olympiques  :  665 millions d'€

Comité d'Organisation des JO  :  972 millions d'€

Hors-Comité d'Organisation  :  1,2 milliard d'€

 

 

A l'intérieur même du budget spécifique aux sites olympiques et aux Villages la répartition des dépenses s'établit ainsi :

 

Sites existants - pas de constructions permanentes : 24,2 millions d'€

Sites existants - constructions permanentes nécessaires : 12 millions d'€

Sites à construire - Hors JO : 39,8 millions d'€

Sites à construire – JO : 426,3 millions d'€

Sites à construire – temporaires : 162,3 millions d'€

 

 

Concernant enfin les tarifs des épreuves olympiques et paralympiques, ils ont été élaborés afin de rendre les Jeux accessibles au plus grand nombre.

Ainsi, « Munich 2018 » souhaite « remplir les stades afin de faire de chaque compétition une expérience incomparable; faciliter l'accès aux billets à toutes les catégories de revenus donc aux jeunes et aux familles afin de sauvegarder les valeurs de l'Olympisme et de les transmettre aux générations futures et proposer des forfaits incluant les prix du billet d'entrée et celui des transports publics circulant à l'intérieur de la région olympique afin de promouvoir les déplacements respectueux de l'environnement ».

 

 

Cérémonie d'Ouverture

Jeux Olympiques

109 à 693 €

Jeux Paralympiques

17 à 131 €

 

Cérémonie de Clôture

Jeux Olympiques

109 à 482 euros

Jeux Paralympiques

17 à 109 euros

 

Épreuves phares

Jeux Olympiques

34 à 444 euros

Jeux Paralympiques

06 à 131 euros

 

Autres épreuves

Jeux Olympiques

15 à 120 euros

Jeux Paralympiques

5 à 7 euros

 

 

Sites Olympiques et Paralympiques :

 

Les sites olympiques et paralympiques de « Munich 2018 » seront repartis à 91% entre deux pôles : le Parc de Glace de Munich et le Parc de Neige de Garmish-Partenkirchen.

Ainsi, 33% des épreuves auront lieu à Munich et 58% se dérouleront à Garmish-Partenkirchen. La luge, le bobsleigh et le skeleton auront quant à eux lieu à Königssee.

 

 

Les épreuves du Parc de Glace se dérouleront dans cinq des sept sites olympiques de Munich 1972.

  1. La Salle Olympique où se sont déroulées les épreuves de handball et de gymnastique en 1972, sera rebaptisée Arène de Glace à l'occasion des JO 2018 et accueillera les épreuves de patinage. Rénovée en 2007, l'Arène pourra accueillir 12 000 spectateurs.
  2. La piscine olympique de 1972, deviendra l'Arène de Curling et disposera d'une capacité de 4 000 places. Seuls des aménagements temporaires sont prévus pour ce site (glace et tribunes démontables).
  3. La Salle de Manifestations sera une structure nouvelle, construite à l'emplacement du Vélodrome des Jeux de 1972. D'une capacité de 11 000 spectateurs, elle accueillera une partie des épreuves de hockey sur glace et de hockey sur luge à l'occasion des Jeux Paralympiques. Après les Jeux, sa capacité sera ramenée à 7 000 places afin d'accueillir diverses manifestations polyvalentes.
  4. Le Centre Olympique des Sports de Glace se situe sur l'ancien site des compétitions de boxe de 1972. Rénové pour les Jeux 2018, il accueillera une partie des épreuves de hockey sur glace ainsi que l'épreuve de curling des Jeux Paralympiques. Le Centre aura une capacité de 7 000 places (3 500 après les Jeux).
  5. Enfin, l'Ovale de Patinage de Vitesse sera construit uniquement à l'occasion des Jeux. La structure de 8 000 places sera démonté par la suite et certains éléments seront octroyés après les compétitions à d'autres sites (tableaux d'affichage, sonorisation...).

 

Les épreuves du Parc de Neige s'articuleront autour quatre sites principaux pour la plupart déjà existants et subdivisés en fonction des compétitions :

  1. L'Arène Alpine du Kandahar possède les pistes parmi les plus connues et les plus techniques du circuit mondial de ski alpin. Située à 10 minutes du Village de Neige, elle est régulièrement le lieux des épreuves de vitesse des Championnats du Monde de Ski Alpin (2011). En 2018, les épreuves reines des Jeux s'y dérouleront en présence de 18 000 spectateurs : descente, slalom géant, super G, super combiné. Le site sera également utilisé à l'occasion des Jeux Paralympiques.
  2. L'Arène de Snowboard et de Ski d'Hausberg, sera aménagé sur une pente, propriété de l'armée américaine. Les épreuves de snowboard et de ski acrobatique (ski cross) seront organisées sur ce site. Entre 10 et 14 000 personnes pourront assister aux compétitions. Site temporaire aménagé uniquement pour les Jeux, il retrouva sa fonction actuelle à la fin des compétitions olympiques.
  3. Le Stade Olympique de Ski accueillera pas moins de cinq épreuves : ski acrobatique-sauts (site nouveau), saut à ski et combiné nordique, ski alpin (slalom) et bosses (sites existants). Le site de Guideberg qui accueillera le slalom et les bosses sera aménagé pour la venue de 14 à 18 000 personnes. Durant les Jeux Paralympiques, le site accueillera les épreuves de ski alpin (slalom).
  4. Le Centre Olympique de Schwaiganger situé au coeur du Centre Équestre de Bavière, sera le site des épreuves de biathlon, de ski de fond et de ski de fond du combiné nordique. Les tribunes temporaires pourront contenir entre 20 et 22 000 personnes pour les Jeux Olympiques et entre 4 et 7 000 pour les Jeux Paralympiques (biathlon et ski de fond).

 

Le Parc de Glace (Munich) sera distant de 65 minutes du Parc de Neige (Garmish-Partenkirchen).

 

 

  • Stade Olympique :

 

La Cérémonie d'Ouverture des XXIIIe Jeux Olympiques d'hiver aura lieu dans le Stade Olympique de Munich, si la ville en obtient l'organisation.

 

Hôte des Jeux Olympiques d'été en 1972, la ville a su conserver un Stade à l'architecture unique au monde et qui accueille chaque année plusieurs manifestations sportives et culturelles. La finale de la Coupe du Monde de Football 1974 s'y est déroulée de même que deux finales de la Ligue des Champions (1993 et 1997). Dernièrement, le Stade Olympique a accueilli les Championnats d'Europe d'Athlétisme en 2002.

 

L'équipe de football du Bayern Munich y a évolué jusqu'en 2005 et la construction de l'Allianz Arena en vue de la Coupe du Monde 2006.

 

Rénové en 2010, le Stade Olympique de Munich pourra ouvrir ses portes à quelques 70 000 spectateurs pour la Cérémonie d'Ouverture et la Cérémonie de Clôture.

 

 

  • Villages Olympiques et Paralympiques :

 

Le projet « Munich 2018 » prévoit la construction de deux Villages Olympiques et Paralympiques et l'aménagement de nouvel hôtel sur le site de Königssee.

 

Les deux Villages porteront les noms respectifs de Village de Glace et Village de Neige.

 

Le premier sera édifié à l'entrée même du Parc de Glace de Munich.

D'une superficie de 23 hectares, il comportera quelques 3 558 lits aménagés dans des bâtiments de quatre à six étages. Ces bâtiments ont d'ores et déjà été modélisés à la suite d'un concours international lancé par le comité de candidature de « Munich 2018 ». En outre, une Esplanade des Drapeaux devrait être aménagée et constituera l'entrée du Village pour les athlètes et les officiels. Au sud du Village, un restaurant de deux étages sera construit (1 500 places).

Le coût global du Village de Glace (constructions permanentes et temporaires) est évalué à 266,7 millions de dollars (200 millions d'euros).

Le Village Olympique constitue à chaque Olympiade un héritage indéniable pour l'ensemble de la communauté. Quelques 880 logements devraient ainsi, après les Jeux, être vendus ou loués.

 

Le second sera construit à Garmish-Partenkirchen mais sera en grande partie constitué de modulaires, démontés après les Jeux.

D'une superficie de 18,5 hectares, il sera dôté de 2 768 lits selon les prévisions établies par le comité de candidature et aura un coût estimé à 74,8 millions de dollars (56 millions d'euros).

Trois zones délimiteront le Village de Neige : la zone opérationnelle (restaurant...), la zone résidentiel et l'esplanade. Le Village se situera à proximité d'un Parc Aquatique déjà existant et qui comporte notamment une piscine, un sauna et un spa pour la remise en forme.

 

Si Munich obtient l'organisation des Jeux Olympique et Paralympiques, la construction des deux Villages devraient se dérouler entre 2015 et 2017.

 

Enfin, la construction d'un nouvel hôtel (quatre étoiles) à Königssee permettra l'aménagement de chambres supplémentaires pour les touristes de passage dans la région (550 lits).

 

 

  • Niveau d'enneigement :

 

Les services météorologiques allemands ont effectué des études concernant le niveau d'enneigement des sites olympiques inscrits dans le projet « Munich 2018 » :

 

        Munich              Garmish-Partenkirchen            Königssee

      0 à 38 cm                       0 à 74 cm                     0 à 115 cm

 

 

  • Transports :

 

Le dossier technique de « Munich 2018 » indique que « tous les sites ont été choisis en fonction de leur accès aux transports publics, dans un but de durabilité. L'élaboration du projet s'appuie sur une stratégie des transports qui englobe cinq priorités, chacune d'elle s'inspirant du principe de durabilité et de son application dans le contexte plus large des besoins de la collectivité : recours préférentiel à l'infrastructure existante, optimisation de l'infrastructure existante, travaux de construction relativement limités pour les projets déjà prévus, mais qui apporteront une amélioration nette au système de transport en commun et répondront aux besoins à long terme de la collectivité, développement limité d'une infrastructure ferroviaire supplémentaire, mais seulement en cas de besoin démontré pour la collectivité, recours à des mesures temporaires pour accroître l'efficacité des transports (...) ». Le dossier indique également que « tous les spectateurs pourront atteindre les sites sportifs par le train ou l'autocar / autobus ». Le priorité est donc donnée aux différents modes de transport en commun dans un souci de respect des sites et de leur environnement.

 

1 - Données Aéroportuaires :

 

Trois aéroports ont été choisis pour faire partie intégrante du dispositif de transports de « Munich 2018 ».

L'aéroport international de Munich sera le principal aéroport d'accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques. Fréquenté par 32,9 millions de passagers en 2009, il peut, selon les données avancées par le dossier de candidature, accueillir 150 000 passagers par jour. En 2010, l'aéroport de Munich a été classé « meilleur aéroport d'Europe ».

Il est situé à 35 kilomètres (soit 25 minutes de trajet) de l'emplacement prévu pour le Village de Glace.

Les aéroports de Salzbourg et Innsbruck compléteront le dispositif Munichois mais demeureront des infrastructures secondaires pour l'accueil de spectateurs à destination du site de Garmish-Partenkirchen ainsi que celui de Königssee.

Les aéroports internationaux de Francfort et Berlin-Brandenbourg pourraient en cas de besoin être utilisés dans le dispositif de « Munich 2018 ».

 

2 - Données ferroviaires :

 

La ville de Munich dispose d'un atout de poids en matière d'infrastructures ferroviaires, avec la Gare Centrale qui est « la troisième au monde par le nombre de quais ».

Une ligne de métro et deux lignes de tramway relieront directement la Gare Central au Parc de Glace (U1 et tramway 20 et 21).

Au total, six lignes de métro / tramway donneront directement accès au Parc de Glace : les lignes U1 et U3 du métro Munichois et les lignes 12, 20, 21 et 27 du tramway.

 

3 – Données routières et autoroutières:

 

Afin de garantir une fluidité la plus grande possible, le comité de candidature a prévu la mise en place de 380 kilomètres de « Voies Olympiques » autour des sites de compétitions, notamment sur le périphérique de Munich (le Mittlerer Ring).

Le projet Allemand se base principalement sur les autoroutes A92 et A9 qui relient l'aéroport de Munich et la zone olympique, l'A95 entre Munich et Garmish-Partenkirchen, ainsi que l'A8 qui relie la capitale bavaroise à Schönau près de Königssee.

Le dossier de candidature indique que l'ensemble des sites seront desservis par des itinéraires principaux ou secondaires.

 

Pour l'ensemble des réseaux de transports, les travaux de modernisation sont limités et quelques travaux sont déjà engagés de manière indépendante à l'accueil éventuel des Jeux.

 

Enfin, donnée non négligeable pour l'accessibilité des sites de compétitions olympiques et paralympiques, « les titulaires d'un billet pourront accéder gratuitement au métro, aux trains régionaux ou suburbains, au tramway et aux autobus et autocars réguliers de l'ensemble de la Bavière ainsi que des parties limitrophes de l'Autriche ».

 

 

Conclusion de l'auteur  :

 

"Le projet de « Munich 2018 » est sans conteste solide sur le plan organisationnel mais omet de manière assez importante, l'aspect développement durable des Villages et des sites olympiques et paralympiques, du point de vue de l'utilisation de ressources propres et renouvelables. A l'inverse, le développement durable des sites du point de vue de la reconversion et de la réutilisation, occupe une place majeure du dossier de candidature, à l'image de l'immense héritage laissé à la Ville après les Jeux d'été de 1972 et dont le site le plus emblématique est sans nul doute le Parc Olympique avec le célèbre Stade Olympique.

 

L'aspect « sécurité » a été volontairement négligé dans l'analyse réalisée pour la rédaction de cet article. En effet, la Ville de Munich et le Land de Bavière, disposent de forces de sécurité et de secours en nombre important, qui possèdent l'expérience de la surveillance de manifestations sportives ou culturelles (Fête de la Bière notamment) de grande ampleur.

 

Enfin, les transports sont en nombre suffisant et sont de grande qualité.

Toutefois, bien que le site du Parc de Glace soit intérieurement compact, ce n'est pas le cas de Garmish-Partenkirchen dont l'un des sites est à 30 kilomètres du Village de Neige. La distance entre les trois pôles est également à souligner : de 95 à 165 kilomètres entre Munich et Garmish-Partenkirchen et entre Munich et Königssee, ce qui constitue une faiblesse dans l'argumentaire de la compacité des pôles bien que l'utilisation du site de Königssee soit volontaire du fait de l'existence des infrastructures utiles aux épreuves".

 

Kévin Bernardi

 

Retrouvez le site officiel de la Candidature sur lequel vous trouverez les trois composantes du dossier de candidature à l'adresse suivante : www.muenchen2018.org/fr 

 

 

11 Janvier 2011 - Le Monde 

 

Rébellion contre les JO dans la sage Bavière

 

Comme Annecy et Pyeongchang (Corée du Sud), Munich a officiellement envoyé, lundi 10 janvier, sa candidature pour organiser les Jeux olympiques de l'hiver 2018 au Comité international olympique (CIO) à Lausanne qui fera connaître sa décision le 6 juillet. Outre la notoriété et le charme de Katarina Witt, la championne de patinage artistique originaire d'Allemagne de l'Est qui porte les couleurs de capitale bavaroise, cette candidature ne manque pas d'atouts. Munich serait la première ville à organiser les JO d'été et ceux d'hiver, nombre d'installations sont déjà en place et, Allemagne et air du temps obligent, les Jeux constitueraient, c'est promis, un modèle de développement écologique.

 

Mais ces Jeux ont également un handicap. Plus exactement 59 handicaps. Cinquante-neuf agriculteurs du site de Garmisch-Partenkirchen, qui n'entendent pas céder leurs parcelles de terrains pour l'événement. Les organisateurs des JO minimisent évidemment la portée de la rébellion dans cette ville, située à 90 km de Munich, qui accueillit les Jeux olympiques d'hiver de 1936 et s'apprête à recevoir les championnats du monde de ski alpin, du 7 au 20 février.

 

AMBIANCE ÉLECTRIQUE

 

Pourtant, Garmisch-Partenkirchen est au coeur du projet 2018. C'est notamment là que doit être établi le village olympique et que se déroulerait la quasi-totalité des épreuves de ski. De plus, certaines parcelles sont placées à des endroits stratégiques, comme l'arrivée de l'épreuve du combiné. Si de vieilles rancoeurs contre la mairie expliquent peut-être le comportement de certains agriculteurs, beaucoup mettent en avant les dommages que les Jeux causeraient à l'environnement, quoi qu'en dise la belle Katarina.

 

Signe de leur détermination, les agriculteurs rebelles ont confié à un avocat le soin de les représenter contre le gouvernement de Bavière et ont écrit au CIO. Une centaine d'autres propriétaires pourraient se montrer solidaires. Sur place, l'ambiance est électrique. Si le maire et les commerçants sont bien entendu favorables aux Jeux, les agriculteurs sont soutenus par des défenseurs de l'environnement mais aussi, paradoxalement, par les jeunes chrétiens-démocrates qui s'inquiètent du surendettement de la ville. Alors que le CIO juge déterminant le soutien de la population locale, 36 % des résidents seraient hostiles au Jeux, ce qui est beaucoup.

 

La polémique dépasse le cadre local. En novembre 2010, lors du congrès pourtant consensuel des Verts, le seul point de désaccord a été la position du parti sur ces fameux Jeux. La coprésidente Claudia Roth qui avait pris partie en leur faveur a été désavouée. Dans la sage Bavière, tout cela fait désordre. D'ailleurs, sur place, si l'on estime qu'Annecy n'a quasiment aucune chance, on reconnaît que la Corée fait figure de favorite.

 

 

14 Décembre 2010 – AFP / RTL

 

JO d’hiver 2018 : Angela Merkel contre les fermiers

 

La chancelière allemande Angela Merkel devait jeter mercredi tout son poids derrière la candidature de Munich pour les jeux Olympiques d'hiver 2018, mais une poignée de fermiers bavarois irréductibles menacent de lui gâcher la fête.

 

Cinquante-neuf fermiers et propriétaires de terrain à Garmisch-Partenkirchen, la station de ski retenue pour l'organisation des épreuves de neige, ont écrit au gouvernement de Bavière pour réaffirmer leur opposition à mettre à disposition leurs terres, rapporte mardi le quotidien Süddeutsche Zeitung en citant Ludwig Seitz, l'avocat qui les représente.

Les fermiers, qui refusent que leurs pâturages se transforment en champs de béton, menacent de porter l'affaire directement devant le Comité international olympique.

 

Déjà le théâtre des JO d’hiver en 1936


Garmisch-Partenkirchen a déjà accueilli les JO d'hiver en 1936, mais il s'agissait à l'époque d'un événement d'une ampleur bien moindre. Siegfried Schneider, le chef de cabinet du gouvernement de Bavière, a estimé que l'opposition des fermiers ne remettait pas en cause la candidature bavaroise : "Si besoin, il y a suffisamment de solutions de rechange appropriées".

La candidature de Munich s'articule autour de la capitale bavaroise pour les épreuves de glace, de Garmisch-Partenkirchen pour les épreuves de neige, et du lac Königsee, près de Berchtesgaden, pour les épreuves de glisse (bobsleigh, luge).

 

Signer l’accord


Mme Merkel doit accueillir mercredi à Berlin le chef du gouvernement régional de Bavière Horst Seehofer, ainsi que le maire de Munich et les représentants du comité d'organisation pour la signature d'un accord de soutien du gouvernement fédéral à l'organisation des jeux.

Munich, qui a organisé les JO d'été en 1972, est en concurrence avec Annecy en France et la Corée du Sud pour les jeux d'hiver 2018. Le nom de la ville-hôte sera dévoilé par le CIO le 6 juillet 2011.

 

 

06 Octobre 2010 - L'équipe 

 

Munich bientôt candidat

 

Petit à petit, le projet de candidature de Munich pour l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver 2018 prend forme. Ce mercredi, le conseil municipal de Munich a voté à une écrasante majorité (90 %) en faveur du projet articulé autour de Munich pour les épreuves de glace et de Garmisch-Partenkirchen pour les épreuves de neige.

 

1,3 milliard d'euros de budget prévisionnel

 

Ce mercredi soir, la balle est dans le camp de Garmisch-Partenkirchen, dont la municipalité doit se prononcer à son tour sur ce projet. Suite aux nombreuses contestations, notamment des agriculteurs de la station bavaroise, les promoteurs de la candidature ont sérieusement réduit l'ampleur des travaux à réaliser.

En cas d'obtention, ils devront tout de même débourser autour d'1,3 milliard d'euros pour l'organisation. Le gouvernement régional apporterait son soutien à hauteur de 200 millions d'euros. 

 

 

14 Septembre 2010 - Actualités News Environnement

 

La candidature de Munich pour les JO 2018 jugée irresponsable pour l’environnement

 

La candidature de Munich pour les JO 2018 fait des vagues : une alliance d'organisations allemandes de défense de l'environnement s'est retirée de la commission d'évaluation de la candidature cette semaine car elle juge les projets de la ville irresponsables pour l'environnement.

 

Un groupe d’organisations allemandes de protection de l’environnement s’est retiré lundi d’une commission d’évaluation pour la candidature de Munich à l’organisation des Jeux Olympiques d’Hiver 2018, en disant que les plans étaient irresponsables d’un point de vue environnemental.

 

Le DNR, alliance de 96 organisations allemandes de protection de la nature, a ainsi déclaré que le projet de candidature de Munich proposant d’accueillir une partie des Jeux près de Garmish-Partenkirchen aurait un impact néfaste sur l’environnement.

 

« Nous considérons, après un examen minutieux des documents de candidature et deux longues discussions avec les principaux représentants chargés du dossier, que l’organisation des Jeux à Garmisch-Partenkirchen, avec ses vallées étroites et ses zones écologiques importantes, est irresponsable » a déclaré le Secrétaire Général de la DNR, Helmut Roescheisen.

 

« Il y a bien trop de travaux d’infrastructure impliqués, que ce soit avec le village des athlètes, celui des médias et même l’expansion des pistes de ski, que nous ne pouvons pas faire partie de cette commission et choisissons de nous en retirer ».

 

La commission avait été établie par les responsables de la candidature de Munich.

 

Munich est en compétition avec Annecy en France et Pyeongchang en Corée du sud pour les Jeux Olympiques de 2018. La décision sera prise en juillet 2011.

 

Le retrait des groupes environnementaux de la commission est le dernier coup dur pour une candidature très tumultueuse. Cette dernière a en effet eu du mal à obtenir la permission d’utiliser certaines terres et a été confrontée depuis plusieurs mois à des critiques provenant des groupes environnementaux et des habitants de la Bavière.

 

Le directeur de la candidature, Willy Bogner, a également quitté ses fonctions la semaine dernière à cause d’une maladie.

 

« Je sais que le Comité Olympique International surveille les aspects environnementaux et si nous, en tant qu’alliance d’organisations allemandes, disons que ce n’est pas responsable, alors cela aura du poids » a déclaré Helmut Roescheisen.

 

Les responsables de la candidature de Munich ont nié les critiques de la DNR et ont affirmé que leurs projets étaient respectueux de l’environnement.

 

« La vision de Jeux écologiques et non nuisibles pour l’environnement n’a en aucun cas été troublée. Au contraire. » a déclaré Michael Vesper, directeur du comité de supervision Munich 2018.

 

« C’est le concept environnemental le plus ambitieux pour une candidature aux Jeux Olympiques depuis plusieurs décennies. Nous continuerons à travailler pour convaincre les critiques » a-t-il ajouté. 

 

 

12 Août 2010 - Le Dauphiné Libéré 

 

Une fronde agricole menace la candidature de Munich


Garmisch-Partenkirchen semblait n’avoir que des atouts pour accueillir les épreuves de ski, dans le cadre de la candidature allemande à l’organisation des JO 2018. Munich, de son côté, mettant sur pied les compétitions sur glace, tandis que les épreuves de glisse (bobsleigh, luge) se disputeraient au lac de Königsee, près de Berchtesgaden.

Pour autant, nombreux sont ceux qui doutent que cette ville de 26 000 habitants puisse accueillir un évènement sans commune mesure avec les JO de 1936, déjà à Garmisch.

Un groupe de 80 paysans locaux est entré en résistance, refusant que leurs verts pâturages se transforment en champs de béton. Un village olympique pour 2 500 athlètes et officiels ainsi qu’un centre média pour 10 000 journalistes devront sortir de terre, sans parler des parkings nécessaires.

 

Garmisch pris de haut

 

Les organisateurs ont bien assuré que seules les infrastructures utiles à long terme seraient conservées. Mais les anti-JO, regroupés dans l’association NOlympia, estiment en outre que le réchauffement climatique empêchera un enneigement suffisant, sans recours à des canons à neige ou à l’importation d’or blanc d’autres stations, par camions entiers.

“On est tout juste capable d’organiser les championnats du monde de ski alpin (en février 2011), mais les JO, c’est une tout autre dimension”, explique Josef Glatz, le meneur des paysans frondeurs.

Les fermiers rebelles gagnent peu à peu la sympathie de l’opinion publique, d’autant que les gens de Garmisch ont le sentiment d’avoir été pris de haut par ceux de Munich, estime Alexandre Schwer, journaliste au Garmisch-Partenkirchner Tagblatt : “Ils sont venus en disant nous sommes les meilleurs, on sait ce qu’il vous faut et voilà comment faire. Cela a été très mal perçu.”

Du côté des autorités municipales, on reconnaît “des erreurs”, comme la présentation des plans “avant que les propriétaires terriens soient consultés”. Pour sa part, le cabinet d’architectes Albert Speer and Partners parle d’adaptations nécessaires sur “certains aspects” si la fronde perdure, “mais le projet ne va pas s’écrouler”.

Reste qu’après le retrait de la commune d’Oberammergau, qui devait accueillir le ski de fond et le biathlon, Munich 2018 a déjà dû se rabattre sur des terres appartenant à l’État, à Ohstaldt. Une première contrariété qui pourrait donc ne pas être la dernière.

 

 

10 août 2010 - Radio Canada

 

De la résistance à la ferme

 

Qui a dit que l'aventure olympique était un rêve? À Garmisch-Partenkirchen, plusieurs la vivent comme un cauchemar.

 

Un groupe de 80 paysans locaux est entré en résistance contre la candidature de Munich pour les Jeux d'hiver de 2018. Leur croisade : empêcher que leurs pâturages se transforment en champs de béton.

 

Si la capitale de la Bavière est choisie par le Comité olympique international (CIO), Garmisch accueillerait toutes les compétitions sur neige, tandis que Munich hériterait des sports sur glace et le lac de Königsee (près de Berchtesgaden), de ceux de la glisse (bobsleigh, luge, skeleton).

 

Dans une ville d'à peine 26 000 habitants, la construction d'un village olympique pour plus de 2500 athlètes et officiels, d'un centre média pour 10 000 journalistes et d'immenses places de stationnement pose problème. Il faudra empiéter sur des terres agricoles, une solution qui irrite les fermiers au plus haut point.

 

« On est tout juste capable d'organiser les Championnats du monde (de ski alpin en février 2011), mais les JO, c'est une tout autre dimension, a déclaré Josef Glatz, 50 ans, le meneur des paysans frondeurs. La terre sera finie. Rien ne sera plus comme avant. »

 

Les organisateurs de Munich 2018 ont bien tenté de calmer le jeu, mais en vain. On a promis aux agriculteurs que seules les infrastructures utiles à long terme seraient conservées, alors que les autres seraient démolies après les Jeux, sans trace apparente après deux ou trois ans.

 

Mais la grogne vient de plus loin. À Garmisch, nombreux sont ceux qui pensent que Munich a agi par condescendance. « Ils (Munich) sont venus en disant : "Nous sommes les meilleurs, on sait ce qu'il vous faut et voilà comment faire" », estime Alexandre Schwer, journaliste au quotidien local Garmisch-Partenkirchner Tagblatt.

 

Mea cupla

 

Munich a déjà avoué ses torts. Les autorités municipales ont « reconnu leurs erreurs », soutient le maire adjoint Nahhes Krätz, comme la présentation des plans « avant que les propriétaires terriens ne soient consultés ».

 

Le projet demeure cependant sur les rails. Il est même « sur la bonne voie », s'il faut en croire Krätz, qui ajoute que « les négociations sont constructives ».

 

« Des adaptations sur certains aspects » seraient nécessaires si la fronde perdure, mentionne l'architecte Matthias Schöner du cabinet d'architectes Albert Speer and Partners (chargé du projet des JO de 2018), « mais le projet ne va pas s'écrouler ».

 

Mais au-delà de la grogne des agriculteurs, le projet munichois de 2018 est largement critiqué par les militants verts. Axel Döringer, qui dirige la campagne NOlympia, prédit une véritable « gueule de bois » si les Jeux ont lieu en Bavière, en raison de leurs répercussions sur l'écologie.

 

« Je pense qu'il ne devrait plus y avoir de JO d'hiver du tout, explique-t-il. Vous ne pouvez pas ruiner une région différente tous les quatre ans, comme ce qui se passe à Sotchi, qui dépasse le pire des cauchemars. »

 

 

23 Juillet 2010 - Le Dauphiné Libéré

 

Les agriculteurs bavarois menacent la candidature de Munich

 

La candidature de Munich (sud de l'Allemagne) à l'organisation des jeux Olympiques d'hiver 2018 est menacée par le refus des agriculteurs de mettre à disposition leurs terres, a indiqué vendredi leur représentant.

 

«En ce moment c'est très difficile, on est dans une impasse», a déclaré à la radio bavaroise Josef Glatz, président de l'association des fermiers de la station de sports d'hiver Garmisch-Partenkirchen, associée de façon incontournable à la capitale bavaroise dans ce projet. «Les agriculteurs sont amers», a-t-il ajouté, reprochant au gouvernement régional et au comité olympique allemand d'avoir compté sur ces terrains sans en parler au préalable à leurs propriétaires. Selon lui, seuls deux des quelque 80 propriétaires de pâturages concernés se sont engagés à mettre à disposition leurs terres pour les JO et «cela va être très difficile de persuader encore quelqu'un».

Il en veut pour preuve que le chef de cabinet du gouvernement de Bavière, Siegfried Schneider, a échoué à les convaincre jeudi.

 

Mardi, le gouvernement bavarois doit se pencher à nouveau sur le dossier à Garmisch-Partenkirchen, une station qui a déjà servi aux JO d'hiver en 1936 et qui est indispensable si Munich était choisie pour organiser ceux de 2018 au détriment de celles d'Annecy (France) et de Pyeongchang (Corée du sud).

 

Les trois villes ont jusqu'au 11 janvier 2011 pour déposer leur dossier final au Comité international olympique (CIO). Elles recevront ensuite la visite de la commission d'évaluation du CIO, qui rendra son rapport au plus tard un mois avant l'élection par les 115 membres du CIO de la ville hôte en juillet. Munich a déjà été hôte des Jeux d'été de 1972.

 

 

Le CAO dénonce depuis le début la disparition de terres agricoles en Haute Savoie, à La Clusaz, plaine de Passy.. et l'inacceptable expropriation qui se profile, sans oublier la mise aux normes olympiques des pistes de ski qui aura un impact important sur les patûrages et la biodiversité vu les gigantesques travaux à entreprendre .

 

Plus de 600HA disparaissent chaque année, SAUVONS et PROTEGEONS ce qui reste!

REFUSONS la destruction de notre agriculture de montagne, SOUTENONS nos agriculteurs, MOBILISONS et INFORMONS autour de nous.

 

 

Nos Arguments :

 

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(Rigaut :

Maire d'Annecy)