Pyeongchang 2018

 

19 Février 2011Le Nouvel Observateur

 

Le CIO loue les progrès de la candidature de Pyeongchang

 

La troisième candidature de Pyeongchang à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver est la plus aboutie, a estimé samedi le Comité international olympique (CIO) à l'issue d'une visite d'inspection en Corée du Sud.

 

Pyeongchang est en lice face à Annecy et Munich pour accueillir les Jeux d'hiver de 2018. La ville s'est inclinée pour 2010 face à Vancouver (Canada) et pour 2014 face à Sotchi (Russie).

 

"Nous avons constaté un gros progrès dans cette candidature par rapport aux deux précédentes. Nous avons aussi noté un fort soutien gouvernemental", a déclaré la Suédoise Gunilla Lindberg, présidente de la commission d'évaluation du CIO, après un séjour de quatre jours sur place.

 

"Nous avons également constaté des progrès dans les sports d'hiver en Corée du Sud ces quatre dernières années (depuis la dernière candidature de Pyeonchang)", a ajouté le chef de la délégation, qui s'est rendue à Annecy la semaine précédente et qui ira à Munich début mars.

 

En adoptant comme slogan "De nouveaux horizons", Pyeonchang vise à attirer l'attention des instances olympiques sur l'intérêt pour elles d'accorder les Jeux à une région en pleine expansion économique et, par voie de conséquence, susceptible de générer d'importants profits.

 

A l'instar de Nicolas Sarkozy et de François Fillon en France, le président et le Premier ministre sud-coréens se sont rendus sur place pendant le séjour des Olympiens pour signifier l'importance de cette candidature aux yeux des pouvoirs publics.

 

LA 3ème FOIS LA BONNE ?

 

Plus de 90% des Sud-Coréens soutiennent le projet de Pyeonchang et tout un pays espère que la troisième fois sera la bonne.

 

La commission d'évaluation du CIO a réfuté l'argument selon lequel la tension actuelle avec la Corée du Nord pouvait constituer un handicap pour Pyeonchang.

 

"Cette situation existe depuis 60 ans dans la péninsule coréenne. Et durant cette période, la Corée du Sud a accueilli les Jeux olympiques d'été et les Jeux universitaires", a fait remarquer Gunilla Lindberg.

 

"De plus, elle va organiser les championnats du monde d'athlétisme cet été, ainsi que les Jeux asiatiques dans quelques années", a-t-elle ajouté, sans même évoquer la Coupe du monde de football de 2002, co-organisée avec le Japon.

 

Les responsables sud-coréens soulignent également qu'il est temps pour l'Asie, qui n'a accueilli que deux JO d'hiver, les deux fois au Japon avec Sapporo en 1972 et Nagano en 1998, de recevoir à nouveau le "grand cirque blanc".

 

La Corée du Sud peut également s'enorgueillir d'une présence croissante au plus haut niveau des sports d'hiver, avec une cinquième place au classement des nations à Vancouver l'an dernier (14 médailles, dont six d'or).

 

 

17 Février 2011Le Figaro

 

Pyeongchang croit en son étoile olympique

La cité sud-coréenne, rivale d'Annecy, veut convertir l'Asie aux sports d'hiver.

 

Les dieux de la neige semblent avoir choisi leur camp. Samedi, 77 centimètres de poudreuse en provenance du Pacifique ont tapissé en quelques heures la côte orientale de la péninsule coréenne d'un épais manteau blanc. Cette chute de neige «du siècle» est tombée juste à temps pour accueillir les experts du Comité international olympique (CIO) qui examinent cette semaine la candidature de Pyeongchang pour les Jeux d'hiver de 2018. Un nouveau signe favorable pour cette bourgade sud-coréenne qui défie Annecy et Munich et croit plus que jamais en son étoile.

 

Après avoir échoué par deux fois face à Vancouver et Sotchi, Pyeongchang est persuadé que sa troisième tentative sera la bonne. «Nous avons tiré les leçons de nos erreurs passées. Désormais, tout le monde tire dans le même sens, le gouvernement, les entreprises et la région», explique un conseiller du président Lee Myung-bak, venu en personne accueillir la délégation du CIO. Car à cinq mois du verdict (le 6 juillet à Durban), la petite station qui culmine à seulement 1 800 mètres d'altitude fait la course en tête face à ses prestigieuses rivales européennes. Avec un atout clé dans sa manche : la croissance économique de l'Asie qui fait miroiter un nouvel eldorado blanc à l'Est.

 

«Les JO à Pyeongchang vont promouvoir les sports d'hiver en Asie et développer un marché en plein boom», clame Cho Yang-ho, le président du comité. Le patron de la compagnie aérienne Korean Air sait de quoi il parle. Dans le flambant neuf Hotel Intercontinental construit au pied des pistes, les touristes de Hongkong, Singapour ou de Bangkok affluent, les yeux émerveillés. «Ils voient la neige pour la première fois. C'est exotique pour eux !», résume un hôtelier dont les affaires prospèrent grâce à cette nouvelle clientèle. Et qui fantasme déjà sur l'éveil de la Chine à l'or blanc.

 

Une architecture d'inspiration tyrolienne

 

Pour capter ce marché et séduire le CIO, Pyeongchang ne lésine pas : Alpensia, une nouvelle station de ski ultramoderne, avec hôtel de luxe et même parc aquatique, a surgi d'un champ de pommes de terre l'an dernier. Une bagatelle estimée à 1,5 milliard de dollars. En trente minutes, les athlètes pourront rejoindre l'ensemble des sites de compétition et un TGV reliera la capitale Séoul en moins d'une heure !

 

Si l'architecture a de timides allures tyroliennes, les Alpes sont bien loin. Dans les champs, des poissons séchés pendent sur des tréteaux. Le long des routes campagnardes, des gargotes servent une cuisine épicée entre des boutiques de snowboard. «Les sports d'hiver ne peuvent rester le privilège des pays occidentaux», insiste le conseiller présidentiel rappelant que l'Europe et l'Amérique ont monopolisé 22 des 24 Olympiades d'hiver. Mais cette fois la conjonction des astres olympiques pourrait changer la donne. Car, dans le secret de l'isoloir, des membres européens du CIO vont voter pour la candidature asiatique afin de maximiser les chances de succès de Rome ou Madrid en 2020, Barcelone ou la Suisse en 2022. Et Séoul peut compter sur la force de frappe politique et économique d'un des hommes les plus riches du monde pour convaincre les hésitants.

 

Condamné pour malversation financière, Lee Kun-hee, le patron de Samsung, a repris ses fonctions au CIO en 2010 grâce à un opportun pardon présidentiel. Cet entrepreneur au carnet d'adresses planétaire est déterminé à entrer définitivement dans la légende nationale en ramenant les Jeux au pays après ceux de Séoul en 1988. «Si nous continuons nos efforts nous avons une chance», a-t-il lâché, confiant. Mais Pyeongchang refuse d'endosser la tunique de favori : «Surtout, n'écrivez pas que nous sommes optimistes !», a lancé aux journalistes un représentant du Comité.

 

 

03 Novembre 2010 - Olympic.org

 

Le CIO se prononce sur d'éventuels conflits d’intérêts

 

À la suite d’indications reçues la semaine dernière sur d’éventuels conflits d’intérêts portant sur des contrats conclus entre certaines Fédérations Internationales de sport et leurs partenaires commerciaux, la commission d’éthique a pris des mesures en conséquence.

 

L’ISU (fédération internationale de patinage) et Korean Air – partenaire du comité de candidature de Pyeongchang 2018 – ont accepté de reporter le commencement de leur partenariat après l’élection de la ville qui accueillera les Jeux Olympiques d’hiver en 2018. Le vote aura lieu le 6 juillet 2011 à Durban. La commission d’éthique a rappelé à Pyeongchang 2018 et aux organisations qui lui sont associées de se conformer pleinement aux Règles de bonne conduite applicables aux villes candidates et a formulé un avertissement.

 

La commission d’éthique a également examiné le contrat de partenariat liant la FISA (Fédération Internationale des Sociétés d’Aviron) et Samsung, partenaire mondial (TOP) du Mouvement olympique. L’accord de partenariat ne contrevient pas aux règles du CIO. Le président de la FISA et membre du CIO Denis Oswald a décidé de s’abstenir de voter à Durban afin d’éviter que ne soit perçu un conflit d’intérêts. La commission d’éthique du CIO a admis qu’en agissant ainsi, la FISA et son président faisaient preuve de bonne foi.

 

LA CANDIDATURE PARTICULIERE DE PYEONGCHANG

 

Malgré son excellent plébiscite, Pyeongchang perd à deux reprises lors du vote pour l’organisation des JO face à Vancouver 2010 et Stochi 2014.

 

Vancouver est désigné en 2003 pour organiser les JO d'hiver en 2010. Le résultat des votes est le suivant :

                               1er tour               2nd tour

Vancouver                   40                        56

Pyeongchang              51                        53

Salzbourg                    16                         -

 

 

 

Sotchi est désigné en 2007 pour l’organisation des JO de 2014. Le résultat des votes est le suivant :

                                1er tour              2nd tour

Sotchi                          34                        51

Pyeongchang              36                        47

Salzbourg                    25                         -

 

 

La raison de ces échecs au second tour peut s’expliquer par la crainte d’un conflit fratricide avec la Corée du Nord. Lors du vote du CIO qui aura lieu en Juillet 2011, Pyenchang se présentera donc pour la troisième fois.

 

Il est bon de rappeler que depuis l’armistice signé en 1953, ces deux États sont encore juridiquement en guerre. Aucun traité de paix n'a été signé entre les deux pays. Les affrontements entre les forces armées, les services secrets au cours d'opérations d'espionnage, des raids commandos, de terrorisme d'État, ainsi qu'au sujet des zones de pêches ont fait depuis la fin de la guerre de Corée des centaines de victimes civiles et militaires.

 

La Corée du Sud est également candidate à l’organisation des JO d’été de 2020

 

( sources Wikipedia

 

 

25 juin 2010 - RFI

 

Etat de guerre permanent, 60 ans après l’armistice

Le président Sud-Coréen Lee Myung-Bak a appelé vendredi la Corée du Nord à cesser les « provocations militaires irresponsables » alors que les deux pays marquaient le 60e anniversaire du déclenchement de la guerre de Corée (1950-53) dans un contexte de tensions dans la péninsule. Soixante ans après un conflit qui a fait, selon les estimations, près de 3 millions de morts, la péninsule est toujours divisée et séparée par une frontière hautement militarisée tandis que le naufrage d'une corvette sud-coréenne, coulée selon une enquête internationale par l'armée nord-coréenne, a encore envenimé les relations.

 

Soixante ans après la région est toujours dans un état de tension qui nous conduit régulièrement à des paroxysmes effrayants. Non seulement il n'y a aucun signe d'apaisement, « l'état de guerre », étant un « état normal », quasiment « institutionnel », la Corée du Nord dispose en plus de l'arme nucléaire qu’elle teste régulièrement avec les missiles qui lui permettraient de menacer l'ensemble de la région.

 

La frontière demeure parfaitement étanche. L'état d'alerte y est permanent. Rarement une zone dite « démilitarisée » n'aura aussi mal porté son nom, d'ailleurs le « no man’ land » est un champ de mines infranchissable.

 

La péninsule est surarmée. Les manœuvres militaires s'effectuent le doigt sur la gâchette. Les provocations sont régulières. Il y a des morts, comme ce fut encore le cas fin mars après le torpillage du croiseur sud-coréen Cheonan (qui a fait 46 morts) ; finalement en 60 ans, l'ambiance s'est plutôt dégradée et le conflit s'est plutôt enfoncé dans une logique vicieuse que vertueuse, régulièrement alimentée par les diatribes des uns répondant aux menaces des autres.

 

En même temps, malgré les appels et les efforts plus ou moins sincères de la communauté internationale, on voit mal comment réduire le conflit, pour une bonne raison au moins : il est vraisemblable que la dynastie nord-coréenne ne survivrait pas à la conclusion d'un accord de paix prévoyant la réunification de la Corée.

 

 

Nos Arguments :

 

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( Rigaut : Maire d'Annecy )