Turin 2006

Dans le but de pérenniser les activités sportives sur le site et de créer un vivier d’athlètes sur le versant ouest des Alpes italiennes, de nombreuses installations ont été crées de toutes pièces, aujourd’hui, elles pourrissent, sont toutes inutilisées et entrain de s’effondrer. Plusieurs centaines de millions d’euros ainsi jetés à la poubelle et qui ne serviront jamais à aider le sport italien à se développer.

 

 

16 Novembre 2010Cipra Italie

 

Les ruines de Turin

JO - Les ruines de Turin
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28 Janvier 2010 - La Repubblica / Courrier International

 

 

Turin et son site olympique fantôme

 

 

Les installations des JO d’hiver de Turin, en 2006, ont coûté plusieurs millions d’euros. Or, elles sont aujourd’hui à l’abandon.


" Danger d’effondrement, accès interdit ”, annonce le panneau fixé sur une grille métallique qui barre l’accès aux tremplins olympiques de Pragela, à 80 kilomètres de Turin. Une mise en garde nécessaire : deux avalanches se sont abattues sur les rampes de saut à skis et sur la piste de réception. Voilà l’état dans lequel se trouvent les infrastructures de saut à skis de Turin 2006.

 

Plutôt que sur une installation provisoire, le choix s’était porté sur une structure en béton armé d’un coût de 34,3 millions d’euros. On avait dû déboiser la moitié d’une montagne pour créer cinq tremplins – deux pour la compétition, trois pour l’entraînement –, dans le but de pérenniser les activités sportives sur le site et de créer un vivier d’athlètes sur le versant ouest des Alpes italiennes. Quatre ans à peine après les Jeux d’hiver de Turin, les installations de saut à skis de Pragela ressemblent à une cathédrale désaffectée dans la neige, tout comme le Sky Jumping Hotel, un grand hôtel de 120 chambres construit au pied des installations, désormais fermé. La banderole ornée des logos du “Torino Olympic Park” et barrée de l’inscription “Bienvenue !” paraît narguer les candidats à un voyage dans les sites olympiques abandonnés de la ville italienne.

 

Les tremplins ne sont pas les seules infrastructures ainsi délaissées. Toutes les installations de sports alpins de Turin 2006 (le ski de fond à Pragela, le biathlon à San Sicario, la piste de bobsleigh de Cesana, qui a coûté 61,4 millions d’euros et qui pourrait fermer d’ici à la fin du mois de janvier, les pistes de descente de la Via Lattea) se trouvent dans le même état d’abandon. Plus aucune compétition ne sera disputée sur ces sites, qui sont encore flambant neufs : tout juste quatre ans d’âge. Ils ont disparu de la programmation des rendez-vous internationaux, avec de graves préjudices pour l’économie locale et pour l’image d’une région fortement liée aux sports alpins.

 

A Pragela encore, la piste olympique de ski de fond, qui a nécessité un investissement d’une vingtaine de millions d’euros pour câbler les 10 kilomètres de l’anneau olympique, créer un lac destiné à produire de la neige artificielle et acquérir 12 canons à neige, demeure inutilisée. En 2009, la piste n’a accueilli aucune compétition, qu’elle soit locale, nationale ou internationale. Le site olympique, fleuron du patrimoine italien, a été déclassé et n’est plus qu’une banale piste touristique. Idem pour les installations de biathlon de San Sicario. Le stade qui héberge le polygone de tir (le seul utilisé dans la région de Turin) est enseveli sous la neige. Coût de la construction du site : 25 millions d’euros. La piste Giovanni Agnelli de Sestrières, avec son slalom spécial pour les compétitions nocturnes, connaît le même triste sort. Les éclairages, qui ont coûté 7 millions d’euros, sont éteints. Sur la piste Alberto Tomba [ancien skieur alpin italien, artisan de la candidature de Turin pour l’organisation des JO 2006] et sur les installations olympiques alpines, la nuit est maintenant tombée.

 

JO? Turin et son site Olympique Fantôme

 

01 Juin 2006 - Cipra

 

Terrains agricoles toujours occupés par des sites olympiques

 

La section turinoise de Coldiretti, le syndicat italien des agriculteurs, dénonce les retards intervenant dans les travaux de renaturation des terrains agricoles occupés par des sites olympiques.

Alors que la réalisation des infrastructures nécessaires pour les Jeux olympiques d'hiver a été effectuée de manière expéditive, les travaux de démontage et de rétablissement n'avancent que lentement et les agriculteurs attendent de pouvoir exploiter à nouveau leurs terres. L'Agenzia Torino 2006, responsable des chantiers, rejette la faute sur ses mandataires.

 

 

Nos Arguments :

 

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(Rigaut :

Maire d'Annecy)