Vancouver 2010

 

01 février 2011 - Europe 1

 

Un massacre de huskys fait scandale

 

Une centaine de huskys qui avaient servi durant les JO 2010 ont été tués près de Vancouver.

 

Une centaine de huskys égorgés au couteau et achevés à coups de fusil pendant deux jours. C'est la basse tâche dont un ouvrier s'est acquitté pour une société canadienne spécialisée dans les promenades en traîneaux les 21 et 23 avril 2010. "Ce n'était pas une exécution propre, avec une seule balle", a expliqué l'avocat de l'ouvrier, dont l'identité n'a pas été révélée.

 

"Inévitablement, il a fini par voir quelques scènes horribles et, par devoir, a dû y mettre fin." Cette affaire, largement relayée par la presse canadienne depuis, a éclaté au grand jour lundi, l'employé de Howling Dog Tours ayant obtenu des dommages et intérêts pour le stress subi...

Un pari économique qui tourne au massacre

 

A l’époque des Jeux de Vancouver, qui se sont tenus en février 2010, Outdoor Adventures proposait des promenades en traîneau à proximité des sites des épreuves. Mais les touristes partis, le marché a fortement chuté et l’entreprise a dû faire face à une demande nettement inférieure aux projections dans les semaines suivantes. Et pour réduire les coûts d'entretien liés aux chiens, trop nombreux, les dirigeants de l'entreprise ont alors opté pour une méthode radicale...

 

Outdoor Adventures, par la voie d'un de ses responsables, Graham Aldcroft, nie pourtant avoir commandité ce massacre auprès de sa société fille, Howling Dog Tours, dont l'ouvrier était employé : "nous étions au courant du déplacement et de l'euthanasie de certains chiens du "Howling Dog Tours" mais nous n'avions aucune idée des détails de cet incident jusqu'à ce qu'on prenne connaissance du document de l'association WorksafeBC (association de Colombie-britannique ndlr)." C'est WorksafeBC qui a obtenu que l'ouvrier-exécuteur obtienne des dommages et intérêts.

 

Selon l'AFP, la police canadienne a décidé d'ouvrir une enquête et les deux sociétés mises en cause risquent gros. Au Canada, une personne qui tue ou blesse un animal risque en effet une peine maximale de cinq ans de prison. Ce massacre a évidemment déclenché une grande vague d'émotion outre-Atlantique, où les défenseurs des droits des animaux sont particulièrement puissants. La Société pour la prévention de la cruauté contre les animaux (SPCA), qui a révélé l'affaire, espère une condamnation exemplaire.

 

"La façon dont cet employé décrit l'exécution, réellement comme un massacre, est une infraction à la loi", estime dans le Vancouver Sun Marcie Moriarty, responsable de la SCPA en Colombie britannique. "Ces chiens ont été tués devant d'autres chiens qui étaient tous attachés ensemble." Sur Internet aussi, les défenseurs des droits des animaux réagissent et un groupe Facebook appelant au boycott d'Outdoor Adventures à Whistler compte déjà plus de 8.000 membres...


 

27 Janvier 2011 - The Economist / Challenges

 

27 Janvier 2011 - Vancouver rate sa sortie Olympique

 

17 Novembre 2010Radio Canada

 

Ernst & Young nommé syndic de l'ex-village olympique

 

Déjà que la Ville de Vancouver ne s'attendait plus à engranger un profit avec l'ancien village olympique à False Creek, voilà que la compagnie Millenium, qui est propriétaire du projet immobilier, est mise sous séquestre.

C'est dorénavant Ernst & Young qui en aura la responsabilité, puisque les parties se sont entendues pour le nommer comme syndic. Si tout va bien, les contribuables ne devraient pas perdre d'argent.

Après les Jeux olympiques, une partie des appartements du village des athlètes devaient être convertis en copropriétés de luxe et vendus à prix fort pour rembourser la dette qui a permis de le construire.

Toutefois, depuis le début de la construction, les problèmes financiers de Millenium n'ont cessé de s'accumuler. À ce jour, l'entreprise doit plus de 700 millions de dollars à la Ville. Et pour ajouter aux problèmes, seulement le tiers des 733 logements a été vendu. Ainsi, Ernst & Young décidera quelle sera la solution la plus viable pour la Ville et pour les contribuables, soit la vente ou la location.

Le maire de Vancouver, Gregor Robertson, croit qu'il sera très difficile de récupérer la totalité de l'investissement et que tout dépendra du marché immobilier.

Pour sa part, la porte-parole néo-démocrate en matière olympique, Kathy Corrignan, s'inquiète pour les contribuables. Elle soutient que la facture des Jeux olympiques ne cesse de gonfler et qu'ils n'auront pas le choix de payer.

Selon Kin Lo, professeur associé en économie à UBC, l'entente permettra de donner un certain contrôle à la Ville sur ce projet.

 

 

25 février 2010 - Perspective 

 

Le revers de la médaille...olympique

 

Le 12 février 2010, 1500 à 2000 manifestants anti-olympiques firent bifurquer le trajet de la flamme olympique lors de l'ouverture des Jeux d'hiver de Vancouver, au Canada (1). Ces derniers vinrent rappeler qu'il y a absence de consensus concernant la tenue d'un tel évènement. La mouvance anti-olympique, qui se déploie à travers le monde, réussit à rassembler des individus et des groupes venant de divers horizons. Les Jeux olympiques (JO) de Vancouver, n'étant pas l'exception à la règle, possèdent également leur lot de protestataires.

 

Partout, les Jeux sont contestés

 

Bien qu'il n'existe pas de regroupement international officiel « réseautant » les militants anti-olympiques à travers le monde, ces derniers s'organisent sur une base nationale et de façon ponctuelle. En effet, ce type de mouvement, gagnant plus ou moins d'ampleur selon l'endroit, fut présent entre autres pour les JO de Nagano au Japon (1998), de Sydney en Australie (2000), de Turin en Italie (2006) et de Pékin en Chine (2008) (2). De plus, de grandes contestations sont parfois organisées par les résidents pour contrer les candidatures de certaines villes. Par exemple, en 1993, autour de 10 000 personnes étaient venues manifester à Berlin pour demander au Comité international olympique de ne pas choisir leur ville pour les JO de 2000 (3).

 

Ce grand rassemblement sportif est l'occasion pour les militants altermondialistes, écologistes et anti-pauvreté de converger et de mettre leurs luttes à l'avant-scène. Les opposants aux JO avancent que ces évènements, à haute teneur commerciale, profitent principalement à l'industrie au détriment des populations locales et de l'environnement. Selon eux, ces Jeux sont d'ailleurs commandités par de grandes entreprises peu soucieuses des droits humains et des impacts écologiques de leurs actions, telles McDonalds, Coca-Cola, Dow, General Electric et General Motors (4). De plus, selon le Center on Housing Rights and Evictions (CHORE), « plus de 2 millions de personnes à travers le monde ont été déplacées à cause des Jeux olympiques depuis les 20 dernières années » (5).

 

Les mouvements anti-olympiques n'attirent pas uniquement les contestataires traditionnels. On y voit aussi des citoyens désireux de ne pas voir leur compte de taxe utilisé pour organiser ces grandes célébrations sportives. Ces derniers, jugeant les possibles retombées économiques trop incertaines, déplorent également les dépassements de coûts et les dettes publiques que contractent les villes recevant les JO (6).

 

À Vancouver comme ailleurs, les critiques fusent

 

Les critiques des opposants à la tenue des JO à Vancouver ne sont pas différentes de celles avancées pour les JO antérieurs. L'augmentation du nombre de sans-abri, les fouilles et les détentions abusives de la police envers les pauvres et les sommes démesurées dépensées pour tenir l'évènement, estimées à 7,3 milliards de dollars jusqu'à maintenant, sont des arguments qui font partie du discours anti-olympique (7).

 

Ce qui distingue les JO de Vancouver, c'est l'ajout de revendications autochtones au flux contestataire. La mort d'une dame de 71 ans en 2006 a contribué à leur mobilisation contre les JO. Cette dernière mourut alors qu'elle séjournait en prison pour avoir bloqué des véhicules de bétonnage servant à l'élargissement d'une autoroute (8).

 

Malgré que la plupart des leaders des communautés aient donné leur aval à ces Jeux, cette question divise grandement les populations indiennes. En effet, les opposants autochtones dénoncent l'élargissement de l'autoroute qui relie Vancouver et Whistler, ville où se sont tenues certaines des épreuves sportives, et la construction de quelques sites olympiques en montagne. Ces développements ont nécessité la coupe de milliers d'arbres et se trouvent sur des territoires revendiqués par les Amérindiens depuis de nombreuses années (9).

 

L'ampleur des énergies déployées pour critiquer les JO de Vancouver démontre la volonté de certains de présenter au monde ce qu'ils considèrent être l'envers de la médaille olympique. Ceux-ci ont pu utiliser la création d'un documentaire et d'un livre, tous deux titrés Five Ring Circus, pour faire valoir leurs arguments (10).

 

Enfin, il est à prévoir qu'à l'avenir d'autres mouvements s'opposant à la tenue de JO s'organiseront. Il reste à voir comment le Comité international olympique tiendra compte de leurs critiques pour modifier ses critères dans le choix des villes hôtes.

 

Mathieu Rheault

 

 

Références :

 

(1) KELLER, James. « Quelque 200 manifestants font du grabuge au centre-ville de Vancouver », La Presse Canadienne, 13 février 2010.

(2) LA PRESSE CANADIENNE, « Des militants anti-olympiques manifestent contre les Jeux de Vancouver », 30 octobre 2009.

RESIST 2010. « Anti-Olympic Opposition: Sydney 2000 and Turino 2006 », No 2010 Olympics on Stolen Native Land, 23 février 2008, http://no2010.com/node/211 (Page consultée le 21 février 2010).

LA PRESSE. «Un immense succès populaire », 9 février 1998, p. S 14.

(3) KINZER, Stephen. « Peacefully, 10,000 Protest Berlin Olympic Bid », The New York Times, 19 septembre 1993, http://www.nytimes.com/1993/09/19/world/peacefully... (Page consultée le 21 février 2010).

(4) RESIST 2010. « Why we Resist 2010 », No 2010 Olympics on Stolen Native Land, 13 mars 2007, http://www.no2010.com/node/18 (Page consultée le 21 février 2010).

(5) AIRELLE, Anaïs. « Les perdants des Jeux olympiques de Vancouver », Le Devoir, 11 décembre 2009, p. a9

(6) BROUSSEAU-POULIOT, Vincent. « Le prix des Jeux », La Presse Affaires, 12 février 2010, http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/ca... (Page consultée le 21 février 2010).

OLYMPIC RESISTANCE NETWORK. « What is wrong with the Olympics », Olympic Resistance Network, février 2010, http://olympicresistance.net/content/what-wrong-olympics-0 (Page consultée le 21 février 2010)

(7) AIRELLE, Anaïs. op. cit.

BROUSSEAU-POULIOT, Vincent. op. cit.

(8) AIRELLE, Anaïs. op. cit.

(9) REZAEE, Jasmine. « Le béton ennemi des Indiens », Courrier international, 11 février 2010, http://www.courrierinternational.com/article/2010/... (Page consultée le 21 février 2010).

(10) SIRET, Frédéric. « La voix des anti-olympiques », L'Express du Pacifique, 12 octobre 2009, http://www.lexpress.org/portraits/la-voix-des-anti... (Page consultée le 21 février 2010). SCHMIDT Conrad. « Five ring circus », mars 2007, www.FiveRingCircus.org (Page consultée le 21 février 2010).

 

 

 

03 Février 2010 - Francomedia2010

 

En route pour les Jeux : Quelques faits et chiffres intéressants…

 

Estimation du coût total des évènements selon le groupe 2010Watch : plus de 6 milliards $

Estimation du montant qui devra être dépensé par la province de la Colombie-Britannique en plus de sa contribution de base : 170 millions $

Budget de fonctionnement des Jeux : 1.629.269.000 $

Dette des JO de Montréal payée par les contribuales Québécois : 1,5 milliards $

Coût de construction de l’Anneau de Richmond : 63.110.000 $

Coût de construction du Centre des sports de glisse de Whistler : 104.900.000 $

Droits de marketing remis au Comité International Olympique (CIO), au Comité International Paralympique et au Comité Olympique Canadien : 197.217.000 $

Montant offert par les commanditaires officiels international et national des Jeux : 961.404.000 $

Budget d’aménagement des sites fournis par la province de la Colombie-Britannique et le gouvernement fédéral : 290.000.000 $ pour chaque palier pour un total de 580.000.000 $

Montant de la facture actuelle du gouvernement fédéral pour les Jeux olympiques de Vancouver : 1,23 milliards $

Montant déboursé pour la sécurité jusqu’à présent : près d’un milliard $

Montant pour la sécurité initialement prévu : 175 millions $

Déploiement des effectifs de sécurité : 900 caméras de surveillance additionnelle, 6000 agents de police, 4500 militaires et 5000 agents de sécurité

Nombre de bénévoles attendus : 25 000

Nombre visé de bénévoles bilingues : 3500

Nombre de médailles remises aux JO de Vancouver 2010 : 258

Nombre de membres au CIO : 108

Nombre de femmes membres au CIO : 17

Estimation du nombre d’emplois créés en Colombie-Britannique par les JO entre 2003 et 2007 : 10 500

Nombre d’édifices et d’unités pour ménages à faibles revenus fermés à Vancouver depuis 2007 dans l’intention d’être revendus ou transformés en condos : 9 édifices et 448 unités

Coca-Cola, l’un des principaux commanditaires officiels des Jeux, prévoit vendre plus de sept millions de breuvages pendant la durée des évènements.

Prix d’un billet catégorie A pour la cérémonie d’ouverture : 1.100 $

Nombre de billets achetés à l’avance par le gouvernement fédéral dont plus de la moitié sont destinés aux députés fédéraux, sénateurs et bureaucrates : 1494 au coût de 447.000 $

Nombre de flambeaux fabriqués par Bombardier pour le relai de la flamme Olympique : 12 000

Le Ghana, les Bahamas, le Gabon et les Îles Caïmans feront leur première entrée aux Jeux Olympiques d’hiver en 2010.

Prévision de température quotidienne à Vancouver et à Whistler Creekside (site alpin) du 12 au 28 février 2010 (moyenne) : 4.8°C et -5.2°C

Vancouver sera la première ville hôte de l’histoire des Jeux à allumer la flamme olympique dans un édifice fermé (BC Stadium)

Date de la mise en vente aux enchères de l’entreprise Intrawest, possédant notamment la station de ski Whistler Blackcomb : le 19 février 2010

 

 

24 Janvier 2010


Coup de froid sur les épreuves de ski

 

Les infrastructures 2,83 milliards d’euros au lieu de 586 millions, le coût de la sécurité a triplé, + 235 millions d’euros. L’empressement à construire les infrastructures et la recherche du moindre coût ont provoqué l’effondrement du toit du dôme de Vancouver et donc un surcoût au final par rapport un travail bien fait. Ces 2,48 milliards d’euros pèseront lourd sur la commande publique dans l’avenir.

 

 

Extrait du Journal le Télégramme.

 

Dettes vertigineuses, montage financier à hauts risques... Deux stations de ski, hôtesses des JO de Vancouver, pourraient être vendues aux enchères lors des compétitions, laissant planer une menace sur leur organisation.

 

« Le promoteur immobilier canadien Intrawest, propriétaire des deux stations de ski hôtesses des JO, n'a pas effectué un versement de 524millions de dollars (371 millions d'euros) à ses créanciers. Résultat, ces derniers ont entamé mercredi une procédure de saisie des avoirs de l'entreprise canadienne et a annoncé du même coup la mise en vente aux enchères des stations Whistler et Blackcomb, le 19février à New York, en plein milieu des Jeux olympiques ! Intrawest appartient en fait depuis 2006 à un fonds d'investissement américain Fortress Investment. Pour réaliser cette transaction, l'Américain s'est endetté de 1,7milliard de dollars auprès de la banque d'affaires en difficulté Lehman Brothers. Intrawest se veut rassurant et a assuré que « des discussions sont en cours avec les partenaires financiers» pour trouver une solution.

 

Les coûts se sont envolés

 

Si la plupart des experts estiment que les risques d'une annulation des épreuves de ski sont minimes, le Comité d'organisation des Jeux, fortement critiqué ces derniers mois pour les dépassements de coûts des JO de Vancouver 2010, se serait bien passé d'une telle publicité. En septembre 2008, le principal bailleur de fonds du village olympique, le même Fortress Investment, s'était retiré du jeu. La ville, prise de court, a dû s'endetter. Centre des congrès, sécurité, village olympique... Les coûts se sont envolés tous azimuts. La facture des coûts d'infrastructures devrait être de quatre milliards de dollars (2,83 milliards d'euros) au lieu des 760 millions de dollars (539 millions d'euros) annoncés par le gouvernement provincial.

 

kjf

 

20 janvier 2010 - RDS.ca

 

JO : on manque de neige à Vancouver


Les officiels des Jeux d'hiver de 2010 ont abandonné l'espoir de recevoir l'aide de Mère Nature pour ce qui est de la neige, mentionnant qu'ils en feront déplacer pour les épreuves de ski acrobatique et de snowboard à Cypress Mountain, sur la rive nord de Vancouver.

La météo des prochains jours n'annonce pas de nouvelle neige sur la montagne, et il ne fera pas assez froid pour que l'on en fabrique, ont dit les organisateurs mercredi, après la dernière réunion exécutive avant les Jeux du mois prochain.

"Nos prévisions sont en fonction qu'il n'y aura pas de neige", a dit Cathy Priestner Allinger, vice-présidente exécutive du sport et des opérations des Jeux pour le comité organisateur (VANOC).

Des plans d'urgence sont présentement en branle, incluant utiliser de la paille et du bois pour remplacer la neige comme bases sur les pistes.

Priestner Allinger dit que le comité croit qu'il y a assez de neige ailleurs sur la montagne, et qu'ils auront recours à des camions, des chasse-neige et, si nécessaire, des hélicoptères pour déplacer la neige vers les sites de compétition.

"Nous allons créer une surface de compétition fantastique, a t-elle dit. C'est juste que les moyens employés sont un peu différents de ce que nous avions pensé au début."

Des températures douces et de fortes pluies, plus tôt ce mois-ci, ont forcé les officiels à fermer la montagne plus tôt que prévu, alors que la neige se transformait en boue.

 

 

13 Février 2010 - site des JO de Vancouver 2010

 

Fermeture hâtive des parcours alpins de Cypress Mountain pour préserver la neige et préparer le site en vue des Jeux d'hiver de 2010 

 

Le public aura de nouveau accès à la station de ski après les Jeux, le 9 mars

 

Afin de préserver et de protéger l’intégrité des parcours de surf des neiges et de ski acrobatique à Cypress Mountain, le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN) et la direction de Cypress Mountain ont convenu ce matin de fermer au public les parcours alpins de la station de ski dès aujourd’hui, soit deux semaines et demie plus tôt que prévu. Cypress Mountain rouvrira ses parcours alpins au public comme prévu le 9 mars.

 

On a décidé de fermer la montagne jusqu’après les Jeux en raison des températures chaudes et humides pour la saison qui ont été enregistrées dans la région de Vancouver ces derniers jours. Le COVAN exécute actuellement un projet de protection de la neige, qui comprend la mise en dépôt de neige à des altitudes plus élevées. Cette semaine, la direction de Cypress Mountain a décidé de fermer ses parcours alpins pendant deux jours, comme l’ont fait d’autres stations de ski de la région de West Vancouver, en raison des pluies abondantes.

 

Compte tenu de cette fermeture hâtive, le COVAN pourra effectuer des travaux de construction dans les secteurs où il ne prévoyait commencer que le 1er février, notamment l’installation des abris, des clôtures, des panneaux de signalisation et des bannières à l’image des Jeux au site. On recommencera à fabriquer de la neige dès que les conditions le permettront.

 

« Étant donné les récentes conditions météorologiques, il est raisonnable de procéder à la fermeture hâtive de Cypress Mountain. Nous pourrons ainsi nous assurer que nous sommes prêts à accueillir les meilleurs athlètes au monde dans un mois », a indiqué Tim Gayda, vice‑président des Sports du COVAN. « Nous sommes reconnaissant du soutien reçu de la direction de Cypress Mountain et nous tenons à remercier tous les usagers de la station de ski de leur compréhension. Nous serons très heureux de les accueillir de nouveau en mars. »

 

Les épreuves de sauts, de bosses, de slalom géant parallèle, de demi‑lune et de ski cross – qui fait ses débuts aux Jeux olympiques de 2010 à Vancouver – auront lieu à Cypress Mountain.

 

Note à l’intention des journalistes : Ce matin à 11 h (heure du Pacifique), Tim Gayda, vice‑président des Sports du COVAN et Kent Rideout de la station de ski de Cypress Mountain rencontreront les journalistes à Cypress Mountain.

 

On demande aux journalistes de se stationner dans la zone 3B, où ils recevront d’autres directives. Veuillez prévoir une marche de 10 à 15 minutes. Veuillez porter des vêtements appropriés et apporter un parapluie, car la rencontre aura lieu à l’extérieur.

 

À propos de la fabrication de neige à Cypress Mountain

 

Cypress Mountain possède un réservoir de fabrication de neige de plus de 22,7 millions de litres d’eau (cinq millions de gallons) et son terrain a été adapté pour faciliter la construction des parcours de ski acrobatique et de surf des neiges, tout en minimisant la fabrication de neige.

 

On y fabrique de la neige en continu depuis le mois de novembre à l’aide de 35 canons à neige à la fine pointe de la technologie. On a converti plus de 95,3 millions de litres d’eau (21 millions de gallons) en neige pour construire les parcours. Cette neige est mise en dépôt un peu partout sur la montagne pour que l’on puisse adapter le terrain à toutes les conditions météorologiques pendant les Jeux. Au cours des trois prochaines semaines, on poussera la neige vers le bas de la montagne à l’aide de dameuses et on la sculptera à la machine et à la main pour créer les parcours de ski acrobatique et de surf des neiges, y compris la demi‑lune d’une longueur de 60 mètres, d’une largeur de 19,5 à 20 mètres et d’une hauteur de 6,5 mètres.

 

Au sujet du COVAN

Le COVAN est responsable de la planification, de l’organisation, du financement et de la tenue des XXIes Jeux olympiques d’hiver et des Xes Jeux paralympiques d’hiver en 2010. 

 

 

12 Janvier 2010 - No2010

Janvier 2010 - No2010 - Ce qu'il y a de mal aux JO de Vancouver 2010
Cliquez sur le tract

 

19 Décembre 2009 - No2010

 

Le relais de la flamme olympique perturbé à Toronto

 

Plus de 250 personnes sont descendues dans les rues jeudi soir (17 décembre, NdT) pour accueillir la flamme olympique avec un retentissant : "pas de Jeux olympiques sur des terres volées." Des gens enthousiastes se sont retrouvés à 17h15 à l’Université, se rassemblant autour d’une torche faite maison de 15 pied de haut, avec des banderoles "Résistons aux Jeux de 2010 pour notre terre", "Pas de flamme de 2010" et partageant de la nourriture faite maison.

 

Les organisateurs, issus de Six nations, ont lu la déclaration des Onkwehonwe, du territoire de Grand River sur le relais de la flamme des Jeux olympiques de 2010 ; Doreen Silversmith, aussi de Six nations a expliqué comment les attaques contre les femmes sont des attaques contre la terre et Mark C., de ARA, a parlé de la jeunesse indigène qui se lève et monte en puissance. Des messages de solidarité de No One is Illegal - Toronto, No Games Toronto et du comité d’accueil de la torche à Kitchener-Waterloo ont été lus.

 

La foule était rassemblée pour les raisons suivantes : décrier la violence coloniale du Canada et montrer les mensonges du cirque Olympique ; des chants ont commencé. Ils ont résonné dans Toronto toute la nuit. Pendant que le froid s’infiltrait, notre MC a fait sauter la foule pour aller à la rencontre de la torche.

 

Pour aller vers la torche en faisant un petit tour en tramway, les gens ont pris par College Street. La première ligne de flics à vélo s’est jetée sur nous et nous avons commencé un jeu du chat et de la souris. Nos camarades ont pris des routes inattendues dans la direction de Yonge et Gerrard où nous nous sommes regroupés et avons fait face à une rangés de flics anti-émeute qui bloquaient l’intersection. Nous nous sommes regroupés près de la ligne de flics et avons fait demi-tour brusquement, vers le nord ; nous avons parcouru Yonge Street pour aller à la rencontre de la torche. A l’intersection Yonge et College, nous nous sommes heurtés à la foule qui était là pour encourager la torche ; certains ont commencé à huer. Nous avons distribué des milliers de documents No2010 et quelques personnes ont même rejoint notre action. Un spectateur a renversé notre orateur.

 

La police montée est arrivée et a essayé de nous séparer en deux groupes mais a échoué. Un petit groupe est resté en arrière au croisement de Yonge et College, pendant que le reste de la fête est parti vers le nord, en ralentissant pour se regrouper et s’approcher de la torche. Au croisement de Yonge et Maitland, nous avons décidé de nous arrêter et de rester, alors que les gens de derrière se précipitaient pour nous rejoindre. Il y a eu un flot de message des médias annonçant que nous avions bloqué la torche et l’avions pourchassée à travers la ville pendant près de deux heures (il était alors 19h30), nous avons crié victoire avec euphorie ! Nous avons forcé le VANOC [1] à séparer le relais de la torche en deux, et apporté notre message au coeur du cirque olympique.

 

Pendant que tout cela se passait, la marche en l’honneur d’Harriet Nahanee, conduite par des femmes indigènes, s’était détachée pour suivre le relais de la torche dans Nathan Phillips Square, où quelqu’un a escaladé une arche située en face de la scène et a hissé une banderole où il était écrit : " Gego Olympics Da-Te-Snoon Nishnaabe-Giing Ga-Gmooding" (Pas de Jeux olympiques sur des terres natives volées à Anishinaabemowin). Nos camarades ont infiltré la foule, tenu des banderoles, distribué des tracts et hué la flamme alors qu’elle quitait Nathan Phillips Square vers 21h30. La banderole est restée jusqu’à la fin des festivités et la personne qui était grimpée a juste reçu une amende de 100$.

 

Deux arrestations ont été faites quand deux protestataires ont couru à côté de la Torche après la séparation à Yonge et Maitland. Ils ont été relachés plus tard cette nuit.

 

Nous avons volé le tonnerre de la torche ! CTV, NDNTV, APTN, City, the Globe, the Star, the Sun, Now Magazine et des gens de Ryerson ont relaté les perturbations et relayé le message que nous étions descendus dans la rue pour demander justice pour les peuples indigènes, la fin de la domination des entreprises et la vérité sur les politiques en cours du Canada et les pratiques du colonialisme. Chacun dans les rues de Toronto nous a entendu la nuit dernière.

 

Cette protestation a été organisée par un groupe autonome de gens qui se sont rassemblés pour cette occasion, et présenté un large spectre de la résistance à Toronto. Comme nous organisons les protestations contre les Jeux de 2010, nous invitons les gens à soutenir les Six nations en se levant et bloquant la torche à l’entrée de leurs territoires le 21 décembre, être à Kitchener-Waterloo le 27 décembre, converger vers Vancouver les 10-15 février et commencer à réfléchir à des actions pour les rencontres des G8/G20 en juin. Entendu pendant la fête de rue : "Le G20 vient ici et nous ne pouvons même pas nous en occuper !", dit un flic.

 

On se revoit dans les rues !

 

Traduit de l’anglais par Gachet, HNS-info

 

 

Nos Arguments :

 

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(Rigaut :

Maire d'Annecy)