Pamphlet

 

10 Juillet 2011 - BRL TV / Le Parisien 

 

Vendredi - La torche olympique sur la lune !

On connaît le sens de la démesure russe. Figurez-vous, les organisateurs des JO de Sotchi 2014 entendent expédier la torche olympique sur la lune. A ceci prêt que la flamme olympique ne doit jamais s’éteindre. Les mauvaises langues diront que la France peut, elle, expédier la torche sur la planète Pluton, la plus éloignée de la terre (5800 millions de kilomètres). D’ici là, nous décrocherons peut être les JO…

 

Samedi - La constance des anti-olympiques d’Annecy.

Sur la place du Menton à Annecy, le comité anti jeux d’Annecy 2018 rassemble à 17h00 ses fidèles pour, je cite "une incinération joyeuse des Jeux Olympiques". Le tout s’achève par un pique nique pacifique. Après une telle déroute (7 voix sur 95) de la candidature française, je fini par me demander si les activistes anneciens, armés de leur seul foi et de leur courage, n’étaient pas mieux organisés que la candidature …

 

 

06 Juillet 2011 - Le Parisien / Blog

 

Annecy 2018, c'est raté ? Tant mieux !

 

C'est vrai, Charles, il y a eu des efforts fournis, mais finalement, la chronique d'une défaite annoncée (dixit le Monde , la Tribune de Genève ou le Journal du Dimanche) fait au moins deux heureux, si ce n'est plus : la biodiversité savoyarde, et les contribuables français.

 

Parce qu'il faut bien le dire, les Jeux Olympiques d'hiver ne sont pas des J.O. d'Eté ou une coupe du Monde de Foot. Il faut construire des installations énormes et temporaires, dont le coût reste sur les bras des contribuables pendant des dizaines d'années, comme ce fut le cas avec Albertville 1992 ou Grenoble 1968. Source ? Les Savoyards eux-mêmes, ou la commune de Gières.

 

C'est vrai que c'est pas facile de rentabiliser des événements comme les JO ou la coupe du Monde de Foot. Pour un championnat européen de football en Suisse ou des JO de Los Angeles, combien de Montreal 1976 ou de Portugal 2004 ? As tu remarqué, toi aussi, Charles, que la Grèce et le Portugal, deux nations sorties de nulle part en terme de football, étaient arrivées finalistes en 2004, et étaient aussi finalistes de la dette et des déficits en 2011 ? Est ce que la Grèce se porte mieux en ayant organisé les Jeux Olympiques sans en avoir les moyens ? Tu le sais bien, en France, on est des romantiques, pas des comptables. Pendant que les Suisses font des centaines de millions de Francs Suisse de profit, nous on préfère s'émouvoir de la demande en mariage de Raymond !

 

 

T'inquiète, Charles, les contribuables français ont déjà de quoi s'amuser : rénovation des stades de football pour 2016, et puis évidemment payer le reste : une policeincapable de prendre le controle de Champigny sur Marne, une justice qui envoie en prison tout le monde sauf les violeurs, une Education Nationale qui génère 100.000 jeunes sans qualif par an et distribue des Bac au rabais, une armée qui piétine en Lybie et qui s'éternise en Côte d'Ivoire, les possibles suites des affaires Crazy Lyonnais-Executive Life-Tapie, maintenant que Christine Lagarde a l'immunité, des centres de soins pour handicapés qui font défaut, des déficits abyssaux des régimes de retraites de la SNCF ou du gaz & électricité, etc etc.

 

 

Et puis sinon, il y a une autre manifestation sportive qui ne fait pas trop de bruit, mais qui marche fort : les Jeux des Petits Etats d'Europe.

Ils rassemblent certes peu de monde (Luxembourg, Lichtenstein, San Marin, Andorre, Islande, Malte, Monaco et le Montenegro) La dernière édition vient de se cloturer à Vaduz. Mais sans vouloir réveiller les vélléités indépendantistes de nos amis Savoyards et quand bien même le traité de ratachement de la Savoie à la France ne serait pas clair, voila une opération qui ne coute pas trop cher et que la Savoie pourrait bien organiser.

 

Bon retour d'Afrique du Sud, Charles, et salue le nouveau couple monégasque si tu les croises, ils sont dans le coin, justement. Et rentre vite à Paris, on t'attend pour re-construire la famille centriste, de préférence autour des valeurs libérales !

 

 

04 Juillet 2011 - FSD 74

 

Soutien syndical aux JO à Annecy ?

Qui de Charles ou de Bernard est un "enfoiré" ?

 

Dans un article intitulé " Annecy 2018 ne manque pas d’air " publié sur ce site le 18 mai, le rôle du comité de candidature, exposé par la commission d’évaluation 2018 du CIO à la page 69 du rapport, était critiqué : " La candidature bénéficie du total soutien des autorités nationales, régionales et locales, de tous les partis politiques, ainsi que de celui du secteur privé. En ce qui concerne le risque de grèves en France, la candidature a déclaré que les syndicats ont toujours reconnu la dimension d’intérêt général que revêt l’organisation de manifestations sportives internationales en France et a ajouté qu’un soutien écrit des trois principaux syndicaux avait été reçu ".

 

Cette dernière affirmation avait de quoi laisser pantois plus d’un syndicaliste. Interrogée l’Union départementale Cgt de Haute-Savoie avait déclarée " qu’il n’y a eu aucun engagement ni aucune position de la CGT au niveau national concernant les JO 2018 ". Fort de cette déclaration un commentaire avait même été rajouté raillant la position d’Annecy 2018 en interrogeant " Annecy 2018 aurait-il osé mentir ? "

 

On aurait pu en rester là si ce 28 juin, il n’avait pas été communiqué par une source apparemment bien informée que le comité d’organisation serait en possession de trois lettres de soutien syndical...Ces trois courriers seraient respectivement signés le 15 novembre 2010 par Bernard Thibault pour la CGT, le 8 novembre par François Chérèque pour la CFDT et le 1er décembre par Jacques Voisin pour la CFTC. Il a même été précisé que ces lettres avaient été remises au CIO avec le dossier de candidature comme les 400 autres lettres de garanties ou de soutien. Ainsi Bernard Thibault serait en charmante compagnie…Laissons Chérèque et Voisin à leurs éventuelles turpitudes…et intéressons-nous à la première organisation syndicale de France.

 

Sollicités depuis plus d’un mois et demi sur cette question d’un éventuel soutien la Confédération Générale du Travail et Bernard Thibault ne sont toujours pas passés à confesse…Ceci n’est pas sans jeter un léger trouble parmi les personnes sensibilisées à ce dossier.

 

A ce jour, sauf erreur, ni sur le site du comité d’organisation des Jo à Annecy ni sur celui de la Cgt on ne trouve trace de cette fameuse lettre de soutien. La transparence a ses limites !…

 

Certes ce ne pourrait être qu’une lettre noyée dans la masse des 400 autres. Sauf qu’une éventuelle lettre de soutien émanant de la première organisation syndicale ne peut être considérée comme une simple lettre banale de soutien. Elle pèse de tout son poids de " paix sociale " et en cas d’existence elle a probablement été judicieusement placée pour attirer l’attention du CIO toujours fortement préoccupé par les questions de relations sociales dans la préparation et l’organisation des JO.

 

Qui, en cas de victoire d’Annecy, incertaine parait-il mais pas improbable, à Durban le 6 juillet, pourrait certifier de l’insignifiance d’une telle missive dans le choix final ?

 

Si le soutien de Bernard Thibault est avéré il aurait le goût d’une pilule amère pour tous ceux qui sont attachés aux droits sociaux. Surtout quand on connait les penchants du patron du comité de candidature, Charles Beigbeder, pour "restructurer" le code du travail et qu’on relit ce passage écrit à la page 67 du rapport du comité d’évaluation : " Annecy 2018 a fait savoir que des dispositions spécifiques seraient introduites dans la législation française du travail pour assouplir l’application des dispositions en vigueur, prenant ainsi en compte le caractère exceptionnel, intensif et temporaire des activités de préparation et d’organisation des Jeux Olympiques. Si l’organisation des Jeux était confiée à Annecy, ces dispositions devraient absolument s’appliquer"

 

A défaut de preuve matérielle on ne peut répondre avec certitude à la question initiale mais une chose parait certaine l’un ou l’autre est un " enfoiré ".

 

 

24 Février 2011 – Reçu sur la messagerie du CAO 

 

Tempête sur un lac pour une ville candidate

 

Annecy ville candidate à l’organisation des jeux olympiques d’hiver 2018, opposée à Munich et Pyonchang, verdict le 6 Juillet 2011. En attendant la ville se déchire entre les pros et anti JO. Sponsors, gouvernement, radios, chaînes de télévision s’affichent pour les jeux. Mais est-ce encore raisonnable de s’arrêter aux discours d’élus pourtant si convaincus ? Et si le simple bon sens permettait de trancher ?

 

Que nous apprend l’histoire des villes hôtes ? Après tout, Annecy n’est pas la première ville à vouloir organiser les jeux olympiques. J’ai voulu écouter les lieux qui ont vécu cette aventure, lire les experts et comprendre.

 

Premier lieu commun : l’économie


Il est démontré sur le plan économique qu’à moyen terme l’effet est nul. Le petit monde des experts s’accorde sur ce point alors que c’est le principal argument pro JO ! C’est en fait un petit peu plus complexe. Il y a d’abord une phase de croissance des emplois, deux ans avant les jeux, puis une baisse nette en dessous du niveau d’avant les jeux.

 

Second lieu commun : la renommée


Si la Corée peut vouloir être reconnue terre de skieurs, Annecy et les alpes voisines affichent complet pour toutes les périodes de vacances. Alors les jeux vont-ils permettre de remplir les semaines creuses ? Par quel miracle ? Bien sûr, La ville sera plus visitée par nos amis asiatiques qui auront la volonté de connaître l’Europe en une semaine…

 

Troisième lieu commun : la réalisation de tous les souhaits


Une ville olympique est changée à jamais et pour toujours. Soit les jeux construisent les infrastructures qui permettront à la ville de s’épanouir, soit les jeux se bornent à la réalisation des outils nécessaires aux jeux eux-mêmes : patinoires, tremplins de saut, anneau de vitesse etc.

 

Le futur est alors figé, les dettes de la ville interdisent la réalisation des travaux qu’il fallait faire. Le but est alors doublement manqué.

 

Qu’en est-il du cas d’Annecy : blottie au bord d’un lac, elle jouit d’un paysage exceptionnel. Cela n’a pas toujours été ainsi. Le lac était jadis très pollué et sans une équipe passionnée d’environnement avant la mode, ce cadre n’aurait pas la même magie.

 

Mais aujourd’hui Annecy est victime de son succès. La vie est chère, le manque de place pour de nouvelles habitations est flagrant et les problèmes de circulation ne font qu’empirer. Le foncier pose problème, la cuvette est pleine.

 

Alors ces jeux olympiques sont-ils une réponse pour offrir un avenir encore meilleur ?


Ouvrons le dossier de candidature, tout est écrit : pas de nouvelles gares, ni de TGV ultra-rapides, quelques aménagements routiers mineurs, rien de fondamental. Il n’y a pas de réflexion sur le territoire juste un dossier olympique à remplir.

 

Les jeux seront d’abord faits pour les jeux et non pas pour améliorer la vie de ceux qui les accueillent. Si dans les pays « neufs » où tout est à re/construire ce peut être l’occasion d’une réflexion de fonds, ce ne sera pas le cas à Annecy.

 

Le budget


Le budget cadre la réflexion de la ville hôte. Pour Annecy, la question est réglée, il y a tout juste de quoi construire ce qui est nécessaire aux jeux. Cet aspect mérite plus de détails car il permet d’avoir des certitudes, les chiffres ont tant à dire.

 

Rappelons que les pièges pour équilibrer un tel budget sont sous toutes les pierres : comment maitriser le taux d’inflation pour les huit prochaines années, les revenus en dollars à changer en euros ?

 

Quand l’état annonce garantir financièrement les jeux cela veut simplement dire qu’il avancera l’argent. Pour le financement réel, il ne s’engagera que pour 20% du budget, le conseil général pour 25 %, et le reste ? Le bassin de population est trop petit pour éponger ces dettes.

 

L’environnement


Le site magique qui pourrait recevoir les jeux doit sa sauvegarde aux habitants et aux élus qui se sont succédés depuis 50 ans. Il faut se souvenir de l’égout collecteur du tour du lac, du rôle fondamental du Semnoz dans l’équilibre de la ville et de tant de détails gagnés jour après jour. Annecy 2018 remettrait en cause beaucoup de ces luttes. La population locale commence à comprendre les enjeux et l’on assiste à une véritable fronde contre ces Jeux.

 

Alors pourquoi cette candidature ?


Le maire actuel est un sportif, il a les jeux dans le sang. Dès son arrivée comme conseiller municipal il a voulu les jeux, ses collègues de la SNCF s’en souviennent. Il semble que les annéciens aient fermé les yeux, trop occupés à vivre. Sitôt la victoire remportée sur les puces de canards, les saigneurs des anneaux se sont approchés de la ville et le tourbillon a commencé…...

 

Annecy est une belle femme, les maires avaient choisi jusqu’à lors de s’en occuper pour la rendre plus heureuse, aujourd’hui Jean-Luc Rigaut préfère en vendre les charmes.

 

Or toutes les villes hôtes s’époumonent : " plus jamais ça ! "

 

Sylvain Paccard

 

Tempête sur un lac pour une ville candidate
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22 Février 2011Emmanuel

 

Olympique toi-même, Annecy 2018

 

J’aime pas l’olympisme. J’aime pas les jeux olympiques. Ils sont l’expression d’un sport livré à la compétition à outrance dans un faux esprit de fraternité tout entier ficelé aux intérêts des multinationales de dimension mondiale qui en font leurs vitrines de promotion en prenant en otage des populations locales plus ou moins consentantes. Sans parler des Jeux Olympiques qui se déroulent dans les pays où les dictatures s’assoient sur les droits de l’homme en sirotant un doigt de Cognac avec les membres du comité exécutif du CIO eux-mêmes humant les arômes de leurs cigares cubains.

 

C’est exactement ce que je me disais encore ce dimanche, mon regard perdu dans les eaux du Léman devant un café à la terrasse du restaurant du musée Olympique.

 

Et puis j’ai entendu cette après-midi la subjective mais remarquable série de reportages consacrée à la candidature aux JO d’hiver 2018 d’Annecy dans « Là-bas si j’y suis » (21 et 22/02/2011) qui résume parfaitement la parfaite collusion entre les intérêts du CIO, des politiques locaux et nationaux ( La Haute-Savoie est l’une des belles vitrines de l’UMP ) et industriels ( Beigbeider, ex-candidat à la présidence du MEDEF, libéral outrancier, est le nouveau directeur général de la candidature .

 

Les Haut-Savoyards, qui votent invariablement et par une large majorité pour la droite depuis des décennies, me direz-vous, ont ce qu’ils méritent, et il est vrai que nombreux sont les foyers de ce département qui vivent très largement et qui pourraient bénéficier de la réussite de la candidature. Je ne peux néanmoins m’empêcher d’avoir mal par avance pour les feuilles d’impôts de nombreux contribuables modestes de l’agglomération et du département, pour la disparition programmée du Pâquier, parc urbain et poumon vert au coeur d’Annecy au bord du lac, pour les particuliers qui seront très probablement expropriés pour les aménagements des villages des sportifs ou de la presse. Et je pense évidemment à la préservation d’une montagne haut-savoyarde déjà saturée et qui a pourtant pour l’instant gardé une certaine originalité, mais pour combien de temps ?

 

Alors je soutiens le Comité anti-olympique d’Annecy 2018 qui milite contre l’organisation de ces jeux et je les encourage pour toutes leurs actions qui pourraient discréditer la candidature et préserver l’Alpe des bétonneurs et des vautours du CIO.

 

 

17 Février 2011 - HNS-info

 

JO Annecy 2018 : CIO, Mafia, aujourd’hui plus qu’hier Berluscouille est roi de Savoie

 

Le comité d’évaluation du CIO venant toute la semaine, les Berluscouilles s’ingénient à une mascarade toujours plus pitoyable : figurants militaire, enfants récupérés pour images oui-ouiste, gendarmes gardant un tas de neige devant chez Accoyer, démesure policière sont au rendez-vous, le poil à gratter CAO aussi et s’invite partout. Le plus très sérieux " Le Monde " a même titré " la Fronde " des anti JO.

 

Le 10 Février 2011 au matin à La Clusaz, " les gens ont peur " d’après le restaurateur qui nous a hébergé gracieusement. Les élus et autres locaux sont tenus de laisser faire les olympico-gouvernemento-mafieux par la sacrosainte menace des subventions. Déploiement de gendarmes (la plupart sont contre les JO) empêchant la moindre banderole à 100 m du projet du Tremplin. Mais ils n’ont pu empêcher le mégaphone de s’exprimer plus haut dans la montagne : " Non aux JO ! Non au tremplin ! Ne touchez pas aux Confins, Ne touchez pas aux terres agricoles ! L’argent, le béton, le goudron ne se mangent pas ! Non au JO !, Mégalo ! à l’arrogance d’Annecy, les Aravis répondent non merci ! L’eau des canons à neige, c’est pour la soif, les plantes les hommes et les bêtes, bêêê bêêê moutons de Panurge ! Qu’ils aillent se faire voir chez les grecs, ha qu’ils sont contents des JO les grecs " etc...

 

Sur le Pâquier le soir, face au Lac d’Annecy, la montgolfière complète le spectacle fumeux sur fond de CRS et RG habituels (cinq bus).

 

Face aux anti-JO seuls quelques jeunes un peu excités, pas tous allumés et pas forcement du FN ont trouvé circonstancié de chanter la marseillaise (c’est la Haute Savoie, donc le niveau est haut). La bêtise à ne pas faire face aux 200 personnes rassemblées pour le pique-nique du CAO qui ont répondu du tac au tac par « l’étoile des neiges » mais surtout par le " Chants des allobroges " que seuls les plus anciens connaissaient sur le bout des ongles (et un ongle de savoyard, cela s’accroche, c’est bien connu).

 

S’il y a vraiment un besoin d’infrastructure, il n’y a pas besoin de cet artifice qu’est le sport. Des gens disent que c’est la Corée qui obtiendra la casserole pour cause de rotation continentale, mais d’autres affirment qu’il suffit de mettre le pactole sur (sous) la table du CIO pour obtenir cette grande messe de la société du spectacle. Tout se vend sur les continents, faites vos jeux, rien ne va plus, eux non plus, banqueroutes. Quoiqu’il arrive, cela ressemble plus à un transfert de fonds (public) entre amis ; un service en vaut un autre, etc. Par exemple on ne peut pas toujours compter sur des sous-marin pour financer des campagnes électorales. Ces projets sont tellement pharaoniques et sans queue ni tête que ces précurseurs ne maitrisent en rien les conséquences sur les années à venir et s’en fichent éperdument, c’est comme madame Areva qui affirme avec un remarquable aplomb qu’une centrale peut durer jusqu’à 60 ans comme si elle pouvait nous le réaffirmer dans 60 ans. La politique d’" Après-moi le déluge " va bon train, droit dans le mur. Nous c’est ni ici ni ailleurs.

 

Le 28 janvier 2011, dans une salle de conférence comble à Annecy Bonlieu, Albert Jacquard, interdit de séjour à radio France l’avait encore répété : "Il n’y a pas de gène de la compétition" ; "Ce que je suis, ce n’est pas ce que j’ai reçu, c’est ce que je me suis donné en rencontrant les autres." ; "la société réputée intelligente a complètement raté le processus de la rencontre." ; "les JO sont la quintessence de la victoire du nombre, cela n’a aucun sens, on doit supprimer le "palmarès", la hiérarchisation." "Tous les discours de la croissance ne peuvent être que de menteurs."

 

Le lendemain un journaliste du Dauphiné Libéré confirme :

 

" Il a re-situé les effets des jeux olympiques modernes, qu’il juge néfastes, dans un contexte beaucoup plus large, celui de l’homme et de son interaction dans la société".

 

" Le sport doit rester une activité ludique et joyeuse ". Pour cet humaniste qui déclare avec malice être " pour le sport mais contre le score ", il n’est pas prouvé que la compétition soit dans la nature humaine. Il n’y a pas de divinité ou de fatalité biologique qui pousse l’individu à vouloir dominer son voisin. Au contraire, selon Albert Jacquard, la nature a donné à l’espèce humaine un cerveau aux possibilités immenses qui doivent lui permettre d’apprendre à communiquer et à rencontrer l’autre par l’émulation, sans hiérarchie, sans notation ni palmarès.

 

" Le sport doit rester une activité ludique et joyeuse que l’on partage avec son semblable, ou pour se dépasser soi-même " a conclu le brillant orateur. Quant à la démesure policière, cela prouve dans quel état de panique se trouvent ces gouvernements, incapables de mener de front une discussion politique viable et loyale, ce qui éviterait une confrontation fratricide. Mais ces imbéciles ont sans doute aussi des actions dans l’industrie de l’armement (« pour donner du travail aux ouvriers »).

 

Cela peut sembler désuet, cette lutte par rapport aux problèmes actuels de par le monde mais c’est bien le symbole du système qui est représenté là ; un château de cartes (de crédit) qu’ose ébranler une poignée de personnes de tous les horizons depuis deux ans. Cela serait le comble (du château d’Annecy) si la révolution (ici c’est l’ancolie) partait du département de France où les gens ont le plus d’intérêt à ce que rien ne change...faut pas rêver mais dans les montagnes on rêve toujours et un beau jour : la résistance.

 

Arvi Pa

 

En direct du pont des Morettes

 

Marie Pantalon

 

 

08 Février 2011 - Libre opinion sur le dossier JO par R.C.

 

 

Je suis stupéfait de voir à quel point des gens d’Annecy restent muets, ignorent ou même applaudissent à l’idée de construire un stade de 42 000 places sur le Pâquier tel que décrit en page 28 du document présenté au CIO par le comité Annecy 2018 avec le cortège politique.

 

Un stade couvert de 42 000 place c’est la moitié du stade de France ( 81 562 places) ou bien deux stades de Grenoble (20 000 places). Le tout construit à demi dans le lac.

 

L’état s’engage aussi à un budget de 4.2 milliards d’euros pour gérer une compétition sportive de 3 semaines qui concerne 2 800 athlètes. Il est question de 2.975 milliards d’infrastructures et de 1.642 milliards pour le COJO.

 

Je réagi vivement car lorsque j’avais 7 ans en 1970 le maire de Montréal a gagné l’organisation prestigieuse de ses JO « autofinancés » de 1976… La ville était en fête ! La suite a été une catastrophe de gestion, des scandales financiers, des démolitions d’habitations populaires jugées insalubres par nos savants planificateurs. Rebelote !

 

A Montréal les JO de 1976 se sont avéré un désastre social et économique avec une dette Olympique de 3 milliards de dollars qui a été payée par la population durant 30 ans. Ces jeux Olympiques étaient pourtant présentés aux Montréalais comme un espoir essentiel pour la jeunesse exactement comme ceux d’Annecy 2018.

 

Lors des Jeux Olympique de Montréal en 1976 nous sommes partis nous planquer à la campagne car la circulation et la vie quotidienne devenait difficile. Les hélicos de l’armé et des télévisions étaient partout. J’ai donc vu les prouesses de Nadia à la télé comme les japonais.

 

L’exemple récent de la Grèce qui s’est mis économiquement KO après l’organisation des Jeux Olympique et ses coûts de 10 milliards devrait faire réfléchir les concitoyens Annéciens.

 

En novembre 2010, moins d’un an après le JO de Vancouver 2010 l’organisme qui devait revendre les habitations olympiques a laissé une dette de 700 millions à ses concitoyens. Les appartements olympiques de Vancouver ne se sont pas bien vendus et mes concitoyens en sont à un bon milliard de dollars de déficit sur les derniers JO.

 

Le soin de l’écologie des JO de Vancouver n’était pas convaincant avec le transport de neige par hélicoptère. En avril dernier 100 vaillants chiens de traineaux ont été cruellement abattus après les jeux because il y avait moins de touristes que prévus pour les occuper.

 

Les professeurs et les groupes scolaires pourraient s’informer sur ces sujets avant d’être manipulés naïvement avec des charabias en faveur des JO exemplaires.

Pourquoi nos élus et des promoteurs veulent-ils se créer une mission de service publique supplémentaire de 4 milliards alors qu’ils sont déjà en crise avec les missions de justice, d’éducation et de santé beaucoup plus importantes ?

 

En plus l’état Français est très généreux avec le CIO car il lui garantit une exemption fiscale pour ses bénéfices qui retourneront calmement en Suisse (voir page 114 du dossier Annecy 2018).

 

En quoi la région d’Annecy devrait-elle se charger d’une campagne de publicité de 4 milliards pour mousser les anneaux olympiques ou des stations de ski qui fonctionnent déjà bien ? Pourquoi paralyser les entreprises locales et livrer la ville et des équipements gratuitement à une organisation sportive extérieure si prestigieuse soit-elle ? Annecy n’est–elle pas d’abords aux annéciens pour leur vie et leur travail de tous les jours ?

 

Le dossier d’Annecy 2018 avec son stade de 42 000 places construit sur le Pâquier implique que notre espace magnifique de promenade sera sacrifié et bétonné pour deux cérémonies Olympiques de 3 heures.

 

Pour construire un tel stade couvert de 42 000 places il faudra des grues et des engins de chantier durant trois ans au bord de notre lac ( Ndlr : voir le Théâtre des Cérémonies ) . Fini les balades magnifiques au bord du lac sur cette pelouse donnée pour « les ébats des enfants de la ville » Embouteillage sans fin pour les résidents.

 

Fini notre carte postale vivante accessibles à tous gratuitement toute l’année.

 

Place aux engins et aux marteaux piqueurs pour construire le stade des Jeux Olympiques écologiques exemplaires d’Annecy (sic).

 

Le dossier présente une multitude de constructions temporaires sur des sites comme les Confins avec des impacts néfastes pour l’environnement. Le coût de ces destructions environnementales est assumé par les contribuables. Pas question pour le CIO d’en payer un centime. Ce sont nos enfants qui paieront sans doute la note longtemps par des taxes Olympiques comme cela s’est produit à Montréal et ailleurs dans le monde.

 

J’habite à Annecy depuis 10 ans et le rythme de bétonnage est déjà impressionnant. La région attire des étrangers et est enviée pour sa beauté. Pourquoi accélérer le bétonnage, détruire des espaces naturels et augmenter les dettes publiques ?

 

Des compétitions sportives sympathiques existent déjà. Par exemple la traversée du lac est un cas particulièrement exemplaire à mon avis et très écologique avec son budget de 20 000 € pour 1 000 nageurs.

 

Les nageurs écolos n’ont pas demandé la construction d’escalier en marbres pour

descendre dans l’eau, je n’ai pas entendu d’exigence pour installer un « chauffe-lac » pour nager à la température idéale. Même les douches sont froides à l’arrivé et les nageurs en rigolent. Pourtant c’est une réussite sportive Annécienne plutôt écologique qui ne coûte rien et ne demande pas un mètre cube de béton.

 

La candidature Olympique a déjà utilisé plus de 20 millions d’euros en plus de détourner les responsables publics d’autres dossiers beaucoup plus importants. 20 millions d’euros c’est déjà le double du coût de la construction de l’Arcadium une salle de 3000 places. Pourtant, ce montant de 20 millions était quasiment ridicule selon mr Grospiron, expert olympique en bosses qui en demandait 10 millions de plus en démissionnant. … Léger.

 

Dans le document exemplaire remis par Annecy 2018 au CIO avec les honneurs politiques il faut lire cette affirmation en page 46 " Les différentes élections locales et nationales prévues jusqu’en 2018 n’auront aucune incidence sur la préparation et l’organisation des Jeux. Les garanties et délibérations déjà signées par toutes les autorités publiques les engagent quel que soit le résultat des élections futures. "

 

Dans ce contexte il serait utile de vérifier les dires d’Annecy 2018 sur le souhait des annéciens de construire un stade couvert de 42 000 places sur le Pâquier et des fameux engagements irréversibles.

 

R.C.

 

Du fond du coeur " CIO retourne chez-toi ! " " IOC GO HOME ! "

 

Voir aussi son témoignage vidéo à la date du 10 Février

 

 Annecy 2018 - Les fous du Stade - Danger
Annecy 2018 - Les fous du Stade - Danger
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En savoir plus sur l'occupation du Pâquier  

 

 

13 Décembre 2010Pensez BiBi

 

Scandale Annecy 2018 : Grospiron, Accoyer et les autres

 

Ils s’en lavent les mains.

 

Ce qu’il y a d’extraordinaire avec les Journaux aux Ordres ( Le Dauphiné Libéré, L’Equipe entre autres ), c’est la facilité avec laquelle ils ont surfé positivement sur la Candidature Annecy 2018 tout au long de ces deux années. Ils ont appuyé page après page, clichés après clichés, articles positifs après articles positifs, la Mascarade 2018 avec les aides autorisées de Sarkozy, Bachelot, Rama Yade, Killy, Guy Drut, Douillet, Jean-Luc Rigaut et consorts publicitaires. Citons ces derniers : Stéphane Fouks d’Euro RSCG, Logis de France et les 45 autres « parrains » – le mot était du Maire d’Evian, Marc Francina – le comédien André Dussolier et l’inénarrable Aimé Jacquet qui tourna un clip aux coûts astronomiques.

 

Ils ont tous ont appuyé la présence de la Ville haute-savoyarde dans la course à l’attribution des Jeux d’Hiver 2018 en insultant les opposants à cette Course si coûteuse pour le contribuable.

 

Sarkozy a toujours aimé " Annecy 2018.

 

Aujourd’hui – comble du culot – le Dauphiné, grand supporter de cette Candidature ironise sur le sort d’Annecy en distillant des contre-vérités, celle-ci en premier qui laisse entendre que Sarkozy était contre (« 7 décembre 2009 : Sarko se fâche » Le Dauphiné du lundi 13 déc.), que Killy (qui a placé depuis longtemps ses billes sur la case « Sotchi 2014 ») n’a pas été entendu et que Drut a tiré « la sonnette d’alarme pour éviter de sombrer ».

 

Grospiron s’en va, les mains dans les poches (pleines).

 

Edgar Grospiron, bénéficiaire en monnaies publiques sonnantes et trébuchantes de sa place de Président, en voyages à gogo avec grandes réceptions et jolies ambassadrices, lâche aujourd’hui l’Opération. Et que dit-il ? « Ce renoncement ne regarde que moi » (Le Dauphiné). « Ce renoncement est difficile mais c’est mon problème » (L’Equipe). Ah bon, tout ceci ne serait qu’un problème privé et personnel alors que – rappelons-le lui – l’argent de ses salaires ( estimés entre 10000 et 15000 euros par mois ) était de l’argent… public.

 

Ce n’est hélas pas fini !

 

La supposée raison de cette démission serait qu’Edgar n’aurait pas eu l’aval du Comité de Surveillance réuni ce dimanche pour l’obtention de… 12 millions d’euros afin de poursuivre son superbe travail de représentation ! Refus certes de la Commission mais au lieu des 20 millions demandés, on fera une rallonge de 2 millions d’euros.

 

Ce qui fait que le coût de cette Opération scandaleuse s’élève ainsi à 18 + 2 millions d’euros.

 

Omerta.

 

Tout ce petit Monde aux commandes des deniers publics sait déjà qu’Annecy n’a aucune chance mais ce même tout petit Monde ne veut pas contrecarrer Stéphane Fouks et ses amis d’EuroRSCG qui tiennent les rênes et les cordons de la bourse et qu’on n’entend nulle part.

 

Silence d’or pour Bernard Accoyer qui s’était fait pourtant « l’avocat d’une candidature qui a une spécificité, c’est-à-dire une candidature… économe »!

 

Silence d’argent pour Jean-Jacques Queyranne, Président socialiste de Rhône-Alpes, socialiste et aveugle devant ces (détournements de) fonds.

 

Silence de bronze pour Sophie Dion, conseiller Sports auprès de Nicolas Sarkozy.

 

Accessits pour Denis Masséglia, Président du CNOSF, qui, devant ce désastre n’est pas du tout gêné au portefeuille. Il persiste: « C’est une course de longue haleine », pour Christian Monteil qui a voté pour un surplus de 2 millions d’euros et qui a confirmé qu’il continuera à faire les poches des contribuables : « C’est un budget qui nous a semblé compatible avec la gestion des deniers publics ».

 

18 à 20 millions d’euros avec l’échec certain au bout de la Mascarade : pour nos amis précités, la validation de cette rallonge budgétaire est « anecdotique » ( Le Dauphiné ).

 

BiBi avait déjà fait le bilan et l’après-bilan.

 

BiBi ne retire pas un seul mot de ce qu’il écrivait en juillet 2010 :

 

« L’échec est là mais tout ce beau monde s’en lavera aussitôt les mains. Ils nous ont souri, ils ont voyagé à Sotchi, Paris, Vancouver, en Afrique du Sud, ils ont méprisé les adversaires du Projet, ils ont ouvert les portes aux Publicitaires d’Havas qui repartiront mains vides et poches pleines, ils auront cet énorme culot de lancer encore que « eh bien, l’important était de participer, hein ? », de nous dire d’être sportif devant la défaite en nous racontant combien fut meeeeerveilleuse cette Aventure 2018. Espérons que l’électeur haut-savoyard, appelé prochainement aux urnes, saura les faire tous descendre de leur… Olympe ! »

 

 

21 octobre 2010 - Pensez BiBi

 

Secret Dépense

 

Le budget de la candidature des JO d’hiver d’Annecy 2018 a été joint à une nouvelle brochure distribuée aux élus de Haute-Savoie. Elle n’entre pas dans les détails mais on peut y lire le montant total des dépenses (16,5 millions d’euros). On y trouve la part du Marketing (500.000 euros), le prix de la Com’ de Séguéla et de Stéphane Fouks (5,25 millions) et enfin la promo internationale (voyages d’élus avec accompagnatrices de charme, salaire de Grospiron etc) : 4 millions. On rappellera que Sarkozy trouvait qu’Edgar Grospiron (baptisé Grospognon) était un excellent ambassadeur. Le Boss des bosses se touche 10.000 euros par mois, plus 15.000 euros pour ses frais mensuels. De quoi garder un calme olympique.

 

 

27 juillet 2010 - Pensez BiBi

 

Stop à la Mascarade Annecy-2018 !

 

Annecy 2018, bon dernier.

 

La Grande Mascarade d’Annecy 2018 semble enfin mécontenter les élus haut-savoyards de tous bords. Il était temps ! Mais Havas-Sport, Christian Monteil, Edgar Grospiron (l’opportuniste et grotesque noctambule des pistes… de danse), Sophie Dion, Bernard Accoyer (l’UMPiste des Neiges), Jean-Luc Rigaut ne désarment pas malgré la Catastrophe annoncée.

 

Les élus se réveillent enfin.

 

Les élus locaux de gauche (et parfois de droite) se réveillent et s’interrogent sur les surcoûts incroyables de cette Opération publicitaire et sur le nouveau Projet imposé par le CIO, projet qui tournera exclusivement autour d’Annecy et de Chamonix.

 

Frédéric Zory, conseiller général de gauche, s’est ému des non-dits sur le financement de cette Mascarade 2018 : «A un moment où le Département n’a plus de moyens financiers, la question de nos capacités et de nos priorités financières doit être posée ».

 

Denis Bouchet, conseiller non-inscrit de la Vallée d’Aulps lui emboite le pas : « Si les coûts augmentent à cause des maisons à raser et des nouvelles infrastructures à réaliser sur Chamonix, ce n’est pas sûr que le Département puisse suivre».

 

A l’heure du Bilan.

 

Faudra t-il continuer de payer toutes ces coûteuses manifestations à 2018 participants, ces banderoles ridicules, ces interventions en Collèges et Ecoles, ces réunions où l’on se gave de petits fours et de Champagne ?

 

L’électeur risque de demander des comptes à l’heure du bilan à tous ces Messieurs Dames : par exemple à Jean Baud-Grasset clamant qu’«il faut continuer »; à Marc Francina, maire d’Evian, soudainement silencieux, lui qui avait organisé un rassemblement bien pompeux de 700 invités à son Palais des Congrès; à Jean-Yves Moracchini, sous-préfet de Thonon, qui affichait une confiance sans faille dans le site de… Morzine aujourd’hui rayé de la carte olympique; Jean-Louis Battandier (et non François Passaquin), maire de Morzine, grand cocu de cette histoire; Christian Monteil, président du Conseil Général, qui fustigeait les uns et les autres d’avoir «des états d’âmes»; Jean-Luc Rigaut, maire d’Annecy, qui a vendu tout son pré-programme 2018 à Havas-Sport de Stéphane Fouks et de Bolloré; la flamboyante Sophie Dion, protégée sportive de Chouchou à Paris et Morzine… sans parler des innocents Aimé Jacquet et André Dussolier apportant leur caution sans aucune précaution et réflexion préalables.

 

Après l’échec.

 

L’échec est là mais tout ce beau monde s’en lavera aussitôt les mains. Ils nous ont souri, ils ont voyagé à Sotchi, Paris, Vancouver, en Afrique du Sud, ils ont méprisé les adversaires du Projet, ils ont ouvert les portes aux Publicitaires d’Havas qui repartiront mains vides et poches pleines, ils auront cet énorme culot de lancer encore que « eh bien, l’important était de participer, hein ? », de nous dire d’être sportif devant la défaite en nous racontant combien fut meeeeerveilleuse cette Aventure 2018. Espérons que l’électeur haut-savoyard, appelé aux urnes, saura les faire tous descendre de leur… Olympe !

 

 

23 février 2010 - Pensez BiBi

 

Gagar Grospiron et Tonio Dénériaz.

 

Ce sont deux grands champions.

 

On les croit désintéressés. Ils aiment le Sport, la neige, leur pays, leur région et Sarkozy. Ils aiment de cet amour qui confine au don de soi-même. Ils se sont investis dans cette Mascarade perdue d’avance d’Annecy 2018. Ils savent bien que la Ville haute savoyarde n’a aucune chance devant Munich et son artillerie lourde (qui hésiterait entre l’Humour Grospiron et la beauté de Katarina Witt ?) Ils se taisent sur l’argent public investi (15 millions d’euros financés aux deux tiers par l’argent public). Une fois le dossier replié d’Annecy 2018, ils hausseront les épaules un peu tristement, ils diront que ce fut quand même une belle aventure et que l’important était de participer, hein ?

 

Mais leur désir de notoriété est si grand qu’ils n’ont pu s’empêcher – tout modestes soient-ils – de venir s’étaler sur deux grands journaux français : le JDD (page 4 entière pour Grospiron) et le Figaro du week-end pour Antoine Dénériaz.

 

A lire attentivement le journal de Frère Lagardère, on y apprend les préoccupations de Gagar, intervenant dans les Séminaires d’Entreprise : « Gagar, l’insouciant a vécu. Toujours svelte et grande gueule, Grospiron part gonfler le moral des managers du pays : 6000 euros l’intervention. Souvent deux par semaine ». Mais Gagar a aussi d’autres idées en tête. Notre Bosseur veut monter sur scène, briller en star dans son propre spectacle. Bien joué Edgar : tu commences par faire ta pub avec un journal qui tire à 400000 exemplaires. Premiers jalons avec de la Pub gratuite. Fortiche. Mais dis-voir, Edgar, Annecy, ça prend un N ou deux ? T’as déjà oublié comment ça s’écrit ?

 

Autre poids lourd : Antoine Dénériaz. Il a toujours la flamme. On pourrait la croire Olympique. Pas de doute : elle l’est. Mais pas pour Annecy 2018. En fait, Antoine Dénériaz est là plutôt dans une épreuve de slalom. Il essaye de franchir les portes du CIO. C’est qu’à la fin du mois, son avenir va se jouer. Il postule («obnibulé » souligne le Figaro) pour une des deux places possibles dans la Commission des Athlètes du CIO. Mais la lutte sera rude : il y a neuf candidats pour deux élus. Antoine sait écrire « Annecy » mais obnibulé par son futur examen, sait-il encore que Dénériaz ne prend qu’un N ?

 

 

 

8 janvier 2010 - Pensez BiBi

 

Où sont passés les millions ?

 

Le lundi 7 décembre 2009, Chouchou recevait les membres du Comité exécutif de la Mascarade-Annecy 2018. La rencontre dura à peine une heure car Chouchou avait un RDV autrement plus important, celui avec ses amis entrepreneurs qui allaient lui verser des fonds pour préparer l’UMP à la Présidentielle 2012. Notre Chouchou laissa Rama et Roselyne s’occuper du Service Après-Vente d’Annecy 2018 en fonçant vers son Hôtel chéri : l’Hôtel Bristol.

 

 

Lorsqu’on regarde la vidéo de Propagande si bien ciselée, on pourrait croire à la grandeur de l’Aventure 2018 et à l’amour que Chouchou porte à la Haute-Savoie mais heureusement BiBi a de longues antennes. Il n’a pas ramené de l’Elysée le mêmes son de cloche et de clochette que celui d’Accoyer et de son troupeau.

 

Rappels :

 

1. Nous sommes à quelques mois des Régionales et les deux départements savoyards sont les seuls encore à droite en Rhône-Alpes. Voilà qui explique pourquoi Chouchou a chouchouté ses représentants en les invitant.

 

2. La Candidature d’Annecy est en phase de requérance jusqu’en juillet 2010 et qu’elle sera en phase Candidature jusqu’en juillet 2011.

 

Il a fallu 15 millions d’euros d’argent public pour promouvoir cette Mascarade, sans aucune garantie sur l’acceptation de cette candidature. Déjà avaient été engagés 1,4 million d’euros pour la phase de… précandidature. Les hauts savoyards peuvent commencer à s’inquiéter au seul souvenir du déficit des JO d’Alberville (42,7 millions d’euros de déficit dont 25% payés par le département de la Savoie) et de ceux de Grenoble (à grand peine remboursés). Et ce n’est pas l’EuroSCG de Stéphane Fouks, de Bolloré et de Séguéla, Princes de Com’ d’Annecy 2018, qui mettra la main à la poche.

 

Ils étaient donc tous là nos Pions et nos Champions d’Annecy 2018. Bernard Accoyer en tête qui s’était beaucoup « dépensé » pour obtenir ce rendez-vous. Jean-Luc Rigaut, maire d’Annecy, Christian Monteil, président du Conseil Général de la Haute-Savoie, le socialiste Philippe, les parlementaires Carle, Francina, Hérisson, Sadier et Lionel Tardy étaient tout à côté. Derrière, on trouvait les Sportifs de très grande renommée (haute-savoyarde), Edgar Grospiron qui bosse toujours et Antoine Dénériaz qui ne descend plus, soutenus par le Président du CNSF (Denis Masseglia), par Sophie Dion (conseillère sportive de Chouchou et adjointe à Morzine) et par nos trois larrons UMP (Guy Drut, Jean-Claude Killy et David Douillet).

 

Chouchou attaqua le premier et tint le crachoir la moitié de la réunion : « J’ai besoin d’un chef, d’une équipe et d’un projet » tempêta t-il. Très en colère, il pointa du doigt l’assemblée : « Trouvez rapidement un sportif qui ait de l’autorité nécessaire… S’il y a un véritable enthousiasme, on vous soutiendra après… après ! Pas avant ! »

 

Ce fut ensuite le tour de la rebelle Rama Yade. Elle n’avait qu’un souci : plaire au Chef « Je tiens à préciser, même si ça n’est pas agréable pour tout le Monde, que les Coréens paraissent favoris et que Munich a une vraie candidature ». Et vlan ! Mais ce n’était rien à côté du nouveau promu, le doux Douillet : « Je ne vais pas être agréable. Il est urgent que vous passiez à la vitesse supérieure sinon vous êtes foutus ». David Douillet, qui avait entretemps reçu une « lettre de mission » pour promouvoir les grandes manifestations sportives à intérêt économique et touristique, était visiblement ailleurs : il ne pensait qu’aux deux grands désirs sportifs de Chouchou et de Bouygues (avoir l’Eurofoot 2016 et les JO d’été de Paris 2024).

 

Jean-Claude Killy, patriote très réservé, lâcha : « Cette candidature manque de puissance ». Il n’osa pas rappeler que, lui, était déjà gagnant-gagnant avec la puissance des roubles et des dollars de l’Opération- JO de Sotchi 2014.

 

Juste avant que Roselyne ne prenne l’attitude publicitaire de circonstance (voir Vidéo), Chouchou, désinvolte et pressé d’en finir, lâcha devant toutes les têtes baissées et les visages abattus : « Je vous propose une rencontre prochaine… Et une autre tous les deux mois mais… pas avec moi ! Ces deux dames (Rama et Roselyne) superviseront ça ! » Rama la rebelle se fendit alors d’un « Bien, Chef ! » puis d’un « Bon retour en Haute-Savoie » devant les élus et sportifs médusés, silencieux et évidemment soumis. Gagnants ou Gnan-Gnan : à vous de choisir

 

 

Nos Arguments :

 

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(Rigaut :

Maire d'Annecy)