Les Anti JO dans la Presse

 

28 Septembre 2011 - Le Dauphiné Libéré

 

Le Dauphiné Libéré - Du grabuge autour des comptes de la candidature aux JO Annecy 2018

 

26 Septembre 2011 - Les principaux titres du journal de 8h de France Bleu Pays de Savoie 

 

Annecy 2018 : L'heure des comptes

 

Le GIP, le Groupement d'Intérêt Public d'Annecy 2018 doit se pencher aujourd'hui sur les comptes de la candidature.

Un peu plus de 2 mois après la débâcle annécienne (Annecy seulement 7 voix et victoire de la corée du sud) : des rumeurs font état d'un trou de plus d'1 million d'euros.

Du coup, il se pourrait que la ville d'annecy mais aussi le Département, la Région et l'Etat soient contraints de remettre la main à la poche.

La situation inquiète les opposants à la candidature annécienne. Ce soir, lors du conseil municipal d'Annecy, les élus de l'opposition et les anti JO vont donc demander au maire Jean-Luc Rigaud un état précis des comptes d'Annecy 2018.

 

 

 

08 Septembre 2011 - Journal le Faucigny

JO Annecy 2018 : Les bons comptes font les bonnes démocraties
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14 Juillet 2011 - L'Essor Savoyard

 

14 Juillet 2011 - L'Essor Savoyard - Les Anti JO ne veulent pas en rester là
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13 Juillet 2011 - La voix des Allobroges

 

Les anti-JO brûlent Annecy 2018

Trois jours après la cuisante défaite d'Annecy 2018, les anti-JO ont décidé, symboliquement, de brûler la candidature annecienne devant la mairie, " pour ne plus en entendre parler à l'avenir ".

 

Le 9 juillet, une centaine de militants anti-JO ont défilé une dernière fois dans les rues d'Annecy. Un petit cortège funèbre visant à réclamer, trois jours après l'annonce de la défaite (voir notre reportage), des comptes aux promoteurs d'Annecy 2018 et le remboursement de l'argent public engagé. Après avoir un temps pensé à enterrer la candidature annecienne, ils ont finalement préféré, " par peur que le cadavre ne se réveille ", la brûler avec leur torche anti-olympique devant la mairie. " En cendres, on est quasiment sûr de ne plus en entendre parler ", espérent-ils. Les anti-JO ont aussi offert un cactus à Jean-Luc Rigaut pour lui laisser un petit souvenir : " ne vous piquez plus aux jeux ". C’est que le maire d'Annecy et Christian Monteil n'excluent pas une candidature franco-valdo-genvoise centrée autour de Genève pour les JO 2022.

 

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10 Juillet 2011 - Le Dauphiné Libéré

 

10 Juillet 2011 - Le Dauphiné Libéré - Les symboles d' Annecy 2018 partent en fumée

 

07 Juillet 2011 - Politis

 

Annecy échappe aux Jeux

Les membres du CIO ont choisi la ville sud-coréenne de Pyeongchang pour accueillir les JO de 2018. Annecy, ville candidate portée par la crème du capitalisme tricolore et le gouvernement, est recal

 

Mercredi soir, les aigles, les gypaètes barbus, les marmottes, les bouquetins, les chamois, les logapèdes et même les loups ont fait la fête dans la montagne de Haute-Savoie pour célébrer la décision du Comité international olympique qui a envoyé les Jeux d’hiver en Corée du Sud, pays dont la première préoccupation n’est pas l’environnement. Ils seront rejoints dans cette célébration par les habitants de la région qui se disaient pour beaucoup défavorables aux monstrueux bétonnages de la région et à la mise en place des centaines de canons à neige qui seraient évidemment restés autour des nouvelles pistes.

 

Ouf ! Les Jeux soi-disant verts s’éloignent des Alpes. Soi-disant verts car les précédents d’Athènes et du Canada sont là pour rappeler que ces promesses écologiques n’engagent que ceux qui les écoutent. La coalition des élus politiques de la région et des industriels locaux a donc échoué. Ce n’est pas par hasard que le président Edgar Grospiron avait été remplacé par l’industriel Charles Beigbeder il y a quelques mois. Tous les aspects connus du dossier montraient que les nouvelles routes, les nouveaux équipements au destin sans lendemain allaient défigurer toute une région. Sans oublier ceux qui devaient, malgré les promesses, toucher les nombreuses réserves nationales de Haute-Savoie.

 

La France qui n’aime pas le sauvage et le détruit, la France qui n’apprécie la nature que dans les discours est donc débarrassée de la naissance d’une nouvelle et énorme verrue qui allait bouleverser ce qui reste de nature intact. Car contrairement à ses prétentions, le CIO n’apprécie que les promesses de constructions nouvelles et se moque de l’écologie. Il suffit de voir ce qu’il permet et apprécie dans la destruction des montagnes du Caucase pour les Jeux d’hivers de 2014 qui auront pour siège Sotchi, une station de bord de mer. Les Russes de cette région et les Caucasiens qui protestent contre le mal fait à leur région sont soit éloignés, soit réprimés. Comme les autres lieux de JO, les superbes montagnes qui serviront de terrain de jeux en 2014, avec la complicité des entreprises françaises de BTP dotées de juteux contrats, sortiront de l’événement définitivement défigurées.

 

Les marchands du temple qui avaient imprimés des milliers de casquettes et de t-shirts peuvent commencer à les solder. Quel plaisir d’entendre les pleureuses de la majorité comme l’ineffable Guy Drut se lamenter face à l’échec d’un projet aussi démentiel que les autres. Une victoire incontestable de l’écologie face à l’industrie de la neige qui, de toute façon, n’en a plus pour longtemps, au vu des conséquences déjà visibles du réchauffement climatique.

 

 

07 Juillet 2011 - La Voix des Allobroges 

 

Cuisante défaite : ça se fête !

A l'annonce de la défaite de la candidature annecienne à l'organisation des JO 2018, plus de 300 anti-JO ont fait pêter le champagne sur le Pâquier. Une victoire qui récompense deux ans et demi d

 

Avec seulement sept voix des membres du CIO sur 95, c'est une véritable claque qu'a pris ce 6 juillet 2011 la candidature d'Annecy 2018. Depuis 1988, seul Osaka a fait " mieux " avec 6 votes pour les JO de 2008. Pour Guy Métral, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Haute-Savoie, " la défaite d'Annecy est un coup de massue ". Charles Beigbeder, président du comité de candidature d'Annecy 2018, s’est déclaré " extrêmement déçu ". Pour Chantal Jouanno, ministre des Sports, " c'est dur à encaisser pour le sport français,parce que le sport français ne mérite pas ça ". Pour Guy Drut, membre de la candidature française, " c'est une douche très, très froide ". France soir et le JDD parlent eux " d'un fiasco ". Sur le Pâquier, les anti-JO présents – plus de 300 – n'ont pas caché leur joie, n'hésitant pas à faire pêter le champagne. La Voix était bien sûr là pour les voir fêter cette défaite.

 

Voir la Vidéo de la Voix des Allobroges 

 

 

06 Juillet 2011 - Aix Hebdo

 

Annecy 2018 : Ouf !

 

Même si les craintes de voir Annecy désignée aujourd’hui par le CIO pour organiser les JO d’hiver en 2018 étaient faibles, il n’en demeure pas moins que l’annonce de la victoire de Pyeongchang en fin d’après-midi a été un grand ouf de soulagement.

 

La candidature d’Annecy se solde, devant le CIO, par une débâcle : seulement 7 voix sur 95. Pas même 5%. Pas de quoi se faire rembourser ses frais de campagne dans une élection politique française. Et là, pas de remboursement non plus. Même si Annecy affichait le plus petit budget parmi les 3 villes candidates (30 M€ contre 50 M€ à Münich et 120 M€ à Pyeongchang), on continue de se demander à quoi ont bien pu servir les 30 millions d’euros dépensés dans un projet imposé à la population. Population de plus en plus hostile au fur et à mesure que se rapprochait l’échéance.

 

Les sud-coréens célèbrent leur victoire. Les membres du CAO (comité anti olympique Annecy 2018) aussi. Ils l’ont bien mérité. Mais leur travail (bénévole, on le rappelle) n’est pas terminé pour autant. Ils vont sans doute désormais s’atteler à faire toute la lumière sur cette candidature. Et notamment sur les comptes du GIE qui la pilotait. On leur souhaite bien du courage.

 

Pour l’heure, on leur adresse nos plus chaudes félicitations pour le travail accompli, et on leur souhaite une bonne fête ce soir à Annecy sur le Pâquier.

 

 

06 Juillet 2011 - Basta !

 

Jeux olympiques 2018 à Annecy : la grande escroquerie

Le Comité international olympique a choisi le 6 juillet la ville qui accueillera les JO d’hiver en 2018. Côté français, tous les moyens étaient bons pour vanter les mérites du site d’Annecy

 

Pour Nicolas Sarkozy, l’UMP devait être derrière la candidature d’Annecy aux Jeux olympiques d’hiver de 2018. Quoi qu’il en coûte. À l’annonce en décembre 2010 de la démission du directeur général Edgar Grospiron, qui se plaint d’un budget trop faible, le ministère des Sports décide donc de reprendre le dossier en main. Il désigne un nouveau patron dont le nom est bien connu des milieux financiers, Charles Beigbeder, PDG de Poweo (qui fournit du gaz et de l’électricité). Le sport, il n’y connaît pas grand chose mais ça ne fait rien. Ancien candidat à la présidence du Medef, l’homme d’affaires va s’entourer de lobbyistes et de communicants pour cacher le retard pris par Annecy face à ses deux concurrents Munich, en Allemagne, et Pyeongchang, en Corée du Sud. Le budget de la candidature explose : annoncé à 18 millions d’euros, il atteint aujourd’hui les 30 millions d’euros, dont la moitié est dédiée à la communication et à la promotion.

Pas moins de 600.000 euros ont été dépensés pour la conception d’un film d’une dizaine de minutes qui sera diffusé le 6 juillet prochain devant les membres du Comité international olympique (CIO), juste avant leur vote. Tous les procédés sont bons à prendre, y compris la mobilisation des enfants : la bataille de l’opinion se mène jusque dans les cantines scolaires d’Annecy où 100.000 sets de tables et 50.000 brochures aux couleurs des Jeux sont distribués. La visite des membres de la commission d’évaluation du CIO en février dernier aurait coûté au bas mot 2,5 millions d’euros. À cette occasion, une bonne partie du gouvernement fait le déplacement. Tour à tour, le Premier ministre François Fillon, puis Christine Lagarde, Brice Hortefeux, Frédéric Lefebvre, François Baroin et Chantal Jouanno exposent les atouts du dossier. Tous font de « l’authenticité » et du « développement durable » les pierres angulaires du projet.

 

Une candidature sans les Savoyards

 

Léger problème : rien ne prouve que Annecy et la Haute-Savoie sont bien derrière les JO. Longtemps, les médias nationaux ont été bercés de doux sondages attestant de « l’immense ferveur populaire » suscitée par la candidature. L’enquête d’opinion réalisée par le CIO en décembre 2010 est moins lyrique : seuls 51% des Annéciens sont favorables aux JO contre 32% s’y opposant et 17% d’indécis. Des résultats peu flatteurs au regard de ceux de Munich (60% pour, 15% contre) et surtout de Pyeongchang (92% pour, 2% contre). Le score plutôt faible d’Annecy traduit un scepticisme grandissant pour un événement considéré par beaucoup comme superflu. Pour le maire d’Annecy, Jean-Luc Rigault (Nouveau Centre), ces résultats sont le fruit d’une opération de déstabilisation menée par « l’extrême gauche ». Ces dangereux gauchistes, c’est le CAO, un Comité anti-olympique créé en janvier 2009 et regroupant des associations environnementales, des partis politiques et des citoyens. Armés de leurs banderoles, tracts, cornes de brume et cloches d’alpage, ils ont recueilli plus de 16.000 signatures pour dire « non aux JO d’Annecy 2018 ».

Parmi les signataires, beaucoup considèrent que l’argent budgété – 4,8 milliards d’euros si Annecy est retenue par le CIO – pourrait être mieux utilisé ailleurs. D’autant plus que ce genre de dépenses est souvent sous-estimé. À Athènes en 2004, les Jeux auront coûté près de 9 milliards d’euros au lieu des 4,5 prévus. Le coût prévisionnel des Jeux de Londres en 2014 a déjà quasiment quadruplé. Les Grenoblois ont payé la facture des JO de 1968 durant 27 ans sous forme d’impôts supplémentaires – des impôts multipliés par 2,4 jusqu’en 1995. À ceux qui craignent un coût économique élevé pour la région, Charles Beigbeder promet la création en Haute-Savoie de « 10.000 à 35.000 emplois ». « Albertville, rétorquent les membres du CAO, c’est un déficit de 115 millions d’euros et 550 entreprises de l’artisanat qui ont déposé le bilan. » Du côté de la chambre de commerce de Chambéry, Bernard Delcroix reconnaît que « l’événement était trop grand pour la Savoie et ses PME, qui n’ont pas pu profiter des bénéfices directs des retombées ». Une grosse partie de l’activité suscitée par les Jeux, si Annecy l’emportait, ne s’exercerait qu’à court terme.

 

Là où le CIO s’installe, le droit du travail trépasse

 

Pire, les emplois créés auxquels Beigbeder fait référence seront placés sous l’égide d’un contrat non négociable, « le contrat de ville hôte », à signer par la commune concernée, le Comité national olympique et le CIO. Signifié dès la première page, le CIO se réserve le droit de modifier tout ou partie de ce contrat unilatéralement... Plus loin, au point 11, on apprend que « toutes les personnes titulaires d’une carte d’identité et d’accréditation olympique seront exemptes de toutes limitations ou restrictions relatives à la réglementation du travail (salaire, nombre d’heures, etc.) dans le pays hôte pour toute activité professionnelle menée par elles en relation avec les Jeux durant cette période.  » Là où l’olympisme s’installe, on fait fi de toute référence au droit du travail (on se rappelle des JO de Pékin).

 

 

(Chapitre 11 du contrat : « Travail dans le pays hôte en relation avec les jeux »)

 

 

Oublié aussi, le respect du code des marchés publics : « Le Comité d’organisation des JO, la Ville et le Comité national olympique s’engagent chacun à satisfaire tous leurs besoins en produits et services tombant dans les catégories de produits/services des sponsors du programme international en faisant appel aux sponsors correspondants dudit programme… ». Ces fournisseurs officiels et obligatoires sont McDonald, Coca et Samsung. Dans son contrat avec la ville organisatrice, le CIO et ses sponsors prévoient de plus une véritable clause d’impunité contre toute action en justice ou préjudice.

 

 

De quoi se prémunir d’un éventuel agacement des autochtones face à l’éphémère envahisseur. Les espaces publics seront, par exemple, « mis sans frais à la disposition du Comité d’organisation des JO » durant toute la durée de l’événement. Ainsi, des voies d’accès réservées au public, aux sportifs et aux médias, seront réquisitionnées quinze heures par jour afin d’assurer l’acheminement de tout ce petit monde sur les sites des épreuves olympiques. Des jeux prétendument « toujours plus verts », mais pas pour tous.

 

Démocratie bafouée

 

Les Annéciens ont découvert tardivement les impacts de cette candidature. C’est seulement en février dernier qu’ils ont appris que le Pâquier, un grand espace vert longeant le lac d’Annecy, serait rendu inaccessible pendant un an, recouvert par un théâtre des cérémonies de 42.000 places. Trop tard pour exprimer ses réserves. « Le dossier a été rendu public une fois qu’il était déposé au CIO sans possibilité de revenir dessus », témoigne un conseiller municipal de l’opposition. Les instigateurs de la candidature ont d’abord commencé par faire voter le soutien des collectivités locales, avant d’informer les citoyens. Même les élus locaux dénoncent « un problème de transparence démocratique ». Le conseil municipal a, par exemple, été invité à s’exprimer sur les garanties et les engagements d’un dossier technique dont il ne connaissait pas le contenu précis. Et pour cause, le document remis au siège du CIO à Lausanne le 11 janvier n’a été porté à la connaissance des conseillers municipaux d’Annecy que le lendemain ! Les élus du conseil régional en ont eux obtenu un exemplaire le 10 janvier au soir, délai rendant difficile un examen approfondi de ce volumineux dossier technique.

 

L’opposition municipale a réclamé à plusieurs reprises un référendum sur la candidature d’Annecy aux JO. Une idée immédiatement écartée par le maire Jean-Luc Rigaut. « On fait un référendum quand il y a encore moyen de dire oui ou non. Aujourd’hui on est engagé. » Craignait-il un remake de Denver (Colorado) ? En 1972, un référendum municipal portant sur l’organisation des JO d’hiver de 1976 voit le « non » largement l’emporter. Dans les Alpes, les référendums locaux ont conduit aux retraits des candidatures d’Aosta, Val Gardena, Lech am Arlberg (Autriche), Obergoms et Oberland Bernese (Suisse). À Innsbruck, en Autriche, qui avait accueilli dans l’urgence les JO de 1976, 70% des habitants ont refusé l’organisation des Jeux de 2002.

 

" Des JO verts, ça n’existe pas ! "

 

À Annecy, ce sont les associations environnementales associées initialement à la candidature qui ont fini par claquer la porte. En janvier dernier, la CIPRA (Commission internationale de prévention des Alpes) quitte le Conseil d’orientation développement durable et environnement d’Annecy 2018 dénonçant « un marché de dupes ». Aux côtés de France Nature Environnement et de la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature), la CIPRA critique « l’impact environnemental du projet largement, volontairement, sous-estimé ». Les difficultés d’alimentation en eau font partie de leur crainte. La programmation des épreuves de ski de bosse sur le plateau de Semnoz qui culmine à seulement 1.600 m, rend les canons à neige incontournables. L’avenir d’infrastructures inutiles comme l’anneau de vitesse – 84 millions d’euros – ou les tremplins de saut à ski – 19 millions d’euros, interroge. Le CIO pousse ses exigences en imposant deux logements par athlète, un en plaine, l’autre en station. Au total, la ville hôte doit être en mesure de proposer près de 23.000 chambres en hôtels 3 à 5 étoiles alors même qu’Annecy n’en compte à ce jour que 4.100.

 

L’obsolescence programmée

 

Turin est bien placé pour témoigner des impacts désastreux des jeux, cinq ans après les avoir organisés. Les installations de sport alpin qui avaient coûté plusieurs millions d’euros et nécessité le déboisement de la moitié d’une montagne sont aujourd’hui à l’abandon. Le grand hôtel de 120 chambres construit au pied des installations est fermé. Pour le CAO, ces Jeux sont aussi « un prétexte pour faire avaler aux Annéciens des projets hautement contestables ». En ligne de mire, le tunnel sous le Semnoz, 12 km percés sous la montagne afin de dévier le flux de véhicules et éviter le centre d’Annecy. Ce projet permettrait également l’édification du « sillon alpin », un axe urbanisé en continu de 220 km entre Genève et Valence. En perspective, plus d’autoroutes, de tunnels et de terres agricoles bétonnées. Que du bon pour le BTP !

 

À la veille du verdict final, prononcé le 6 juillet à Durban en Afrique du Sud, le sort d’Annecy se joue désormais dans les hautes sphères du CIO. Dans les rues d’Annecy, un nouveau slogan a désormais le vent en poupe, « moins haut, moins vite, moins fort ».

 

Sophie Chapelle

 

 

06 Juillet 2011 - Le Messager

 

Annecy 2018 : à Sallanches les anti-JO demandent des comptes

 

Au delà de la joie de ce qui est pour les anti-JO une victoire, ils veulent aujourd'hui des réponses sur le coût de la candidature d'Annecy.

 

A Sallanches sous le Grenette les anti-JO étaient en liesse dès l'annonce officielle de la ville désignée par les JO d'hiver 2018. Mais peu surpris puisqu'après 16 heures filtrait déjà des informations sur une élection dès le premier tour et le nom de Pyeongchang a très vite circulé. C'est pour eux une victoire mais Barbara coordinatrice des anti-JO pour le Pays du Mont-Blanc, a annoncé que le Comité allait demander des comptes sur le coût réel de cette candidature estimée à 30 millions d'euros par les anti-JO. Le comité anti-pollution de la vallée de l'Arve présent à Sallanches affichait une même statisfaction.

 

 

Hervé Bosson, membre du CAO et élu à Passy estime que cet échec "était important compte tenu des gros enjeux écologiques et financiers. C'est une satisfaction. Il faut que les représentants politiques la question sur comment gérer les prochains Jeux olympiques... avec moins d'argent et moins de destructions. Je crois que le CAO a bien fait son travail et que ça a dû peser. Il faudra rester vigilant car ces personnes n'en resteront pas là et relancerons la machine la prochaine fois."

 

 

06 Juillet 2011 - L'Essor Savoyard

 

Annecy 2018: Les anti-JO font la fête sur le Pâquier

 

Après l'annonce par le CIO de la victoire de la ville coréenne, les anti-JO d'Annecy ont ouvert plusieurs bouteilles de champagnes pour célébrer la défaite d'Annecy.

 

"Nous sommes très heureux. Cela a été une bataille de deux ans et demi, très difficile", a commenté Simone Dalex, membre du collectif, "mais nous avons été beaucoup soutenus par des personnes de qualité et les Annéciens. Ces derniers peuvent être fiers d'avoir fait mentir les sondages". Les anti-JO souhaitent aujourd'hui que les élus "rendent des comptes" sur la candidature. "Ils ont pris une râclée et se sont lancés dans une course impossible. Il y a eu beaucoup de couacs et on se demande même s'ils voulaient vraiment de ces jeux. Maintenant, ils faut qu'ils expliquent comment a été dépensé l'argent du contribuable et qu'ils nous disent exactement quel a été le salaire de chacun dans cette histoire".

 

 

06 Juillet 2011 - Libération 

 

Les anti-JO plus optimistes que les pros

«Sprint final : jusqu’à moins 70% !» Rien à faire : malgré les soldes, le stand de casquettes et autres gadgets aux couleurs d’Annecy 2018 n’attire guère le chaland. La boutique, installée samedi sur le Pâquier, le superbe Champ-de-Mars des Annéciens, entre centre-ville et lac, est au milieu d’un flot continu de passants et de sportifs en tenue, touristes et locaux. Mais même à 6 euros et à quelques jours de la désignation par le Comité international olympique (CIO), cet après-midi à Durban (Afrique du Sud), de la ville qui accueillera les Jeux d’hiver de 2018, le tee-shirt de la candidature haut-savoyarde ne trouve pas preneur. Mis à part la mairie et l’office de tourisme, pas un bâtiment ne porte ses couleurs. Rue Carnot, principale zone commerçante, une boutique sur dix arbore l’autocollant «Annecy 2018». Sur les artères, de discrètes oriflammes pendent, certaines totalement délavées. Sur le Pâquier, elles sont neuves : elles ont été changées après avoir été ornées à la peinture noire d’inscriptions «No JO» la nuit précédente.

 

«Gigantisme». Face à Munich (Allemagne) et surtout Pyeongchang (Corée du Sud), favorite, la candidature française n’a quasiment aucune chance de l’emporter. A Annecy, le manque d’enthousiasme est devenu l’une des tares du dossier. Le CIO avait commandé un sondage en décembre : 51% seulement des Annéciens étaient favorables à la candidature (contre 63% à l’échelle régionale). Selon le dernier sondage, réalisé pour la radio ODS à la mi-mai, ce chiffre est tombé à 49%. Pis, 26% des sondés se disent «très défavorables».

 

Eric, 36 ans, salarié dans l’aménagement du territoire, est l’un d’eux : "J’espère qu’on n’aura pas les Jeux et qu’on passera vite à autre chose. Au début, j’étais enthousiaste, avant de déchanter : cette candidature est une aventure entre politiques, avec le soutien des industriels locaux, mais pas celle de la société. Notre économie fonctionne, nous n’avons pas besoin de ces Jeux privés, au gigantisme ahurissant. Nous tenons à nos sites fétiches, or il y a beaucoup de béton dans le projet. Les gens ne sont pas dupes : ils ne croient pas à la réversibilité des équipements projetés."

 

Sur le Pâquier, une quinzaine de militants du Comité antiolympique (CAO) local distribuent des tracts en face de la boutique de la candidature, sous une banderole «Non aux JO». Une jeune femme s’approche, dialogue longuement avec un opposant : «Nous n’avons pas été assez informés, explique-t-elle, c’est pour ça que je suis là. J’ai plutôt envie que nous ayons les Jeux, mais j’ai des inquiétudes : mon entourage, ici comme à La Clusaz où je travaille, est essentiellement anti-Jeux !» Le porte-parole du CAO, Khaled Dehgane, se souvient : "Au départ, nous écopions de regards éberlués : comment peut-on être contre les JO ? Puis, grâce à notre travail d’information, les gens ont commencé à comprendre les impacts négatifs, principalement environnementaux et budgétaires… Nous avons officiellement remis au CIO 16 500 signatures de notre pétition contre les JO à Annecy !" Pour lui, la candidature souffre de "trois poids morts : faiblesses du dossier, manque d’explications et donc d’adhésion locale, et luttes d’ego entre porteurs du projet".

 

Insuffisances. A la mairie d’Annecy, le conseiller délégué aux grands événements et membre du conseil d’administration de la candidature, Gilles Bernard, reconnaît que "le choix a été fait de privilégier le lobbying international plutôt que la communication locale… faute d’argent disponible". Il insiste sur ce qu’il estime essentiel : "Il y a eu une implication de toutes les forces locales, politiques et économiques. Nous sommes fiers de notre dossier : nous avons fait la démonstration que nous étions capables d’accueillir les Jeux. La candidature nous a obligés à nous projeter dans le futur du territoire. Nous avons fait en quelques mois l’équivalent de trois à cinq ans de travail, sur Chamonix comme sur le bassin annécien."

 

Si tout est allé très vite, c’est que le premier dossier de candidature a dû être refondu après une première évaluation très critique du CIO, mi-2010. Le pari a été relevé, à marche forcée, et le nouveau projet a été validé en février. La commission d’évaluation a néanmoins pointé de lourds aspects négatifs, comme l’éclatement des lieux de résidence pour les participants ou les difficultés d’accès à certains sites. Et toujours le manque de popularité de la candidature. Les insuffisances budgétaires du comité, mises en exergue en décembre par la démission fracassante d’Edgar Grospiron, patron de la candidature, et ajoutées à cette focalisation sur le dossier technique ont conduit à un déficit irrattrapable de lobbying international. Un travail indispensable, surtout dans un contexte géopolitique défavorable au retour des Jeux d’hiver en Europe en 2018.

 

De Durban, Charles Beigbeder, le président de l’organisation parachuté depuis Paris en janvier, assure au téléphone être «confiant, déterminé, mais humble car cela va être très difficile». L’humilité va en effet se révéler indispensable face à la probable nouvelle défaite d’une candidature française devant le CIO, après Lille 2004, et surtout Paris 2008 et 2012.

 

 

30 Juin 2011 - Le Messager, voir aussi l'article du Dauphiné Libéré : " Des rappeurs de la vallée de l'Arve enregistrent un clip “Anti Jo”" 

 

30 Juin 2011 - Le Messager - Passy : Un rap virulent contre les JO Annecy 2018

Voir le clip à la date du 20 Juin 2011 



30 Jun 2011 - le magazine sportif "On the fields"

 

Interview croisée de Bernard Juillet et Jean-Pierre Vidal 

Interview croisée : Pour ou contre les JO Annecy 2018 ?
Interview croisée : Pour ou contre les JO Annecy 2018 ?
Interview croisée : Pour ou contre les JO Annecy 2018 ?
Interview croisée : Pour ou contre les JO Annecy 2018 ?
Interview croisée : Pour ou contre les JO Annecy 2018 ?

 

20 Juin 2011 - Librinfo 74

 

Les " anti-JO " ont réussi " l’ascension " du Semnoz dans des conditions difficiles !

 

Samedi 18 juin, à J-18 de l’élection de la ville des Jeux d’hiver 2018, malgré la tourmente et le brouillard, une vingtaine de personnes – parmi lesquelles des élus d’Annecy et du Canton d’Alby sur Chéran – se sont retrouvées au sommet du Semnoz avec le Comité Anti Olympique pour dire "" NON aux JO 2018 ", halte au bétonnage de notre environnement, à la pollution des sources, au gaspillage de l’argent public et à la folie olympique. Arrêtez les frais ! "

 

 

19 Mai 2011 - RMC Sport

 

Les Coréens " applaudissent " les anti-JO d’Annecy

 

Selon Lee joo-Sang, journaliste à la chaîne SBS présent ces jours-ci à Lausanne, dans le cadre de la présentation faite aux membres du CIO, les médias coréens ont abondamment montré les images de la vingtaine d’anti-JO d’Annecy présents aux bords du lac Léman.

Rien d’étonnant quand on sait que le pays du Matin calme met en avant le soutien populaire dont bénéficie Pyeongchang : 92% contre 51% pour Annecy et 60% pour Munich, selon un sondage réalisé pour le CIO en décembre.

 

 

19 Mai 2011Le nouvel Observateur

 

19 Mai 2011 - Le nouvel Observateur - Blues Olympique en Haute-Savoie
19 Mai 2011 - Le nouvel Observateur - Blues Olympique en Haute-Savoie

 

18 Mai 2011 - RMC Sport

 

Une manifestation contre Annecy 2018

 

Alors que la délégation française doit passer ce mercredi son grand oral au musée olympique à Lausanne à partir de 11h15 devant les membres du CIO, une vingtaine de manifestant anti-JO ont pris place devant le musée. Il s'agit du comité anti-olympique. Ces derniers arborent des banderoles « Non au JO Annecy 2018 » et ont prévu de manifester jusqu'à ce que la délégation française arrive. Une pétition de 18 500 signatures contre l’organisation des Jeux Olympiques d’Annecy a également été remise.

En définitive, la journée ne commence pas sous les meilleurs auspices pour Annecy

 

 

02 Mai 2011La voix des allobroges

 

Les anti JO marchent pour le Pâquier

 

Alors qu'on a jamais autant parler du projet de stade de 42 000 places sur le Pâquier, les anti-JO étaient peu nombreux à manifester samedi à Annecy. Mais toujours aussi déterminés.

 

Le 30 avril dernier, tout au plus 200 personnes ont participé à la marche organisée par le Comité anti-olympique pour que le Pâquier reste un espace public ouvert à tous. C'est quatre fois moins que lors de la précédente manifestation du 20 novembre 2010 (voir notre reportage vidéo). Une mobilisation en nette baisse, d'autant plus surprenante que, depuis plusieurs semaines, des centaines d'Anneciens signent la pétition du CAO contre le projet de construction d'un stade de 42 000 places sur le Pâquier pour les cérémonies d'ouverture et de clôture des JO (voir notre reportage vidéo). Qu'importe pour les anti-JO, ils continuent de dénoncer « un projet prétentieux et un dossier tardif, indécis et très léger ». Dans le cortège, nous avons croisé peu de têtes habituelles des manifestations anti-JO, peu de militants... il y avait surtout de simples citoyens Anneciens, plutôt remonté contre Annecy 2018. Ce sont eux que nous sommes allés interroger.


( Voir la Vidéo de la Voix des Allobroges ) 

 

 

01 Avril 2011Le Dauphiné Libéré

 

01 Avril 2011 - Le Dauphiné Libéré - Le CAO redoute des déficits
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02 Avril 2011 - Librinfo 74

 

Pour Jean-Marie Brohm : " Les jeux olympiques sont une machinerie à décerveler les consciences ! "

 

Le sociologue Jean-Marie Brohm ne laisse pas indifférent, c’est pour le moins un euphémisme !

Développant un discours radical et décapant sur l’idéologie du sport qu’il associe à une vision fascisante de la société, Jean-Marie Brohm a l’avantage de dispenser une pensée brute et cohérente : un vision idéologique face à celle développée par le capitalisme.

 

Lors du débat, nombre de sportifs, défenseurs d’une vision éducative du sport – tout en condamnant la dérive marchande pris par l’olympisme – furent déroutés, voire choqués.

Si jean-Marie Brohm se situe délibérément dans une démarche politique anti-capitaliste, dans son champ de tir, à gauche, tout le monde est visé, des socialistes à l’extrême-gauche, en passant par le PCF, les anarchistes, les écolos et les altermondialistes.

Pourtant, Jean-Marie Brohm a été un pratiquant sportif assidu, un éducateur sportif, ce qui donne à son discours une certaine légitimité.

 

Il faut saisir la pensée de Jean-Marie Brohm comme une occasion de réfléchir sur certaines de nos certitudes qui sont souvent le fruit d’une aliénation dont nous n’avons toujours pas conscience.

Si pour Jean-Marie Brohm, le sport de compétition anesthésie nos consciences, son discours a le mérite de les réveiller :

 

Voir la vidéo de Librinfo 74

 

 

01 Avril 2011 - La voix des Allobroges

 

Le CIO, une multinationale mafieuse ?

 

Alors qu'Annecy 2018 est en mal de crédibilité auprès des Anneciens, les anti JO ont fait un bilan critique de la machinerie olympique avec le sociologue du sport Jean-Marie Brohm. Elodie est allée l'interviewer.

 

Cette semaine, c'est le résultat du sondage indépendant réalisé par le Comité international olympique en décembre 2010 et rendu public par le Comité anti olympique qui a occupé le devant de la scène médiatique locale. C'est qu'il révèle, contrairement à ce que répète à longueur de temps les promoteurs d'Annecy 2018, que l'adhésion populaire des Anneciens à la candidature n'est pas massive, tout juste 51%. Et le sondage a été réalisé avant que ne soit rendu public le projet de stade de cérémonies de 42 000 places sur le Pâquier (voir notre reportage vidéo). Fort d'un soutien populaire qu'il n'est plus possible de remettre en cause, les anti-JO ont organisé une conférence avec Jean-Marie Brohm, professeur d'université en sociologie à Montpellier. L'objectif ? Dresser un bilan critique de la machinerie olympique et de ses rouages. Plus de 300 personnes étaient présentes à Bonlieu.

 

Voir la vidéo de la Voix des Allobroges 

 

 

29 Mars 2011 - Le Messager

 

Annecy 2018 : Seulement 51% des Annéciens favorables à la candidature selon le CIO

 

Réalisé en décembre 2010, il y a trois mois, un sondage du CIO révèle que seulement 51% des Annéciens sont favorables à la candidature olympique.

 

Un score plutôt faible, traduction des inquiétudes suscitées par un dossier qui a tangué à plusieurs reprises. Au niveau national, ce même sondage indique que 62% des Français sont derrière la candidature. Du côté de la mairie d'Annecy, on nuance en faisant remarquer que le sondage a été réalisé au moment du départ d'Edgar Grospiron, à une période charnière et compliquée de la candidature. Reste que pour le CIO, l'adhésion populaire demeure un facteur important. Adhésion en l'occurrence bien plus importante à Munich et Pyeongchang (toujours selon ce même sondage).

 

 

15 Mars 2011 - Le Sarkophage

 

15 Mars 2011- Le sarkophage - Annecy : Des JO, non merci !

 

14 Mars 2011 - Le Dauphiné Libéré

 

14 Mars 2011 - Le Dauphiné Libéré - St Gervais - L'humour des Anti JO

 

07 Mars 2011 - Liberation

 

Tennis, foot, JO : les installations sportives à l’assaut de la nature

 

Le vote de la Fédération française de tennis a mis fin au faux suspens d’une décision dont on connaissait par avance le résultat sans pour autant en apprécier toutes les conséquences. La volonté farouche de construire un nouveau stade de 5 000 places, à l’endroit même où se dressent plusieurs serres d’Auteuil, doit se comprendre dans le cadre d’une politique générale menée par les instances sportives et politiques dont la seule préoccupation est le prestige des compétitions de haut niveau.

Mais ce sont également : le stupéfiant stade de 42 000 places sur le bord même du lac d’Annecy, un projet satisfaisant le délire de gigantisme de la ville- candidate et du CIO pour les JO de 2018 ; l’emprise territoriale et marchande de l’«OL Land» ; le Qatar organisant la Coupe du monde de football en 2022 et promettant des stades climatisés (25° à l’intérieur pour 50° à l’extérieur !) ; le 1,7 milliard dépensé pour la rénovation et de la construction d’une douzaine de stades (Euro 2016). Tous ces lieux du sport-spectacle puisent sans vergogne dans les ressources naturelles (eau, air, terre), martyrisent le milieu organisé par les hommes (jardin paysager, rive aménagée), et pis, captent ou détruisent une nature désormais gênante.

La mise à sac de la nature est induite par la logique même de la compétition sportive. Son besoin irrésistible de conquête de terrain se traduit par le bétonnage irréversible de sites fragiles. Par exemple la montagne connaît une dégradation rapide du fait d’installations mécaniques et d’habitations de plus en plus denses, un réseau serré de transports, et aussi la destruction de la couverture végétale naturelle (bombardée par les canons à neige), la compression des sols, l’augmentation des risques de glissement de terrain, d’érosion et d’avalanches. La préparation des JO de Sotchi pour 2014 déboise des forêts entières protégées par l’Unesco. A Paris est projetée la destruction pure et simple d’une partie d’un patrimoine bâti et botanique unique, les serres d’Auteuil, préservé depuis des années par un personnel qualifié, vigilant et dévoué, et vis-à-vis duquel la FFT et Bertrand Delanoë voudraient substituer un nouveau stade et agrandir un «village» pour les mondanités et l’exhibition médiatique des people.

A quel titre considérer Roland-Garros comme un patrimoine culturel et architectural ? Roland-Garros fut, au début des années 40, un camp d’internement pour 600 «étrangers indésirables», c’est-à-dire les Allemands, Autrichiens, Espagnols expulsés de leur pays… Les 4 mousquetaires, dont on nous rebat les oreilles, comptaient parmi eux Jean Borotra, dirigeant du commissariat général à l’Education et aux Sports du 7 août 1940 au 18 avril 1942. Le 13 septembre 1941, il écrivit à Xavier Vallat, commissaire général aux questions Juives : «[…] il n’entre nullement dans ma pensée de soustraire les organismes dont j’ai la charge aux mesures d’ordre général qui ont été prises pour éliminer les Juifs de tout poste ou emploi impliquant l’exercice d’une fonction de direction sur l’une des branches de l’activité française. […] L’agrément ministériel, condition de leur existence, ne pourra donc être accordé qu’aux associations dont le comité ne comprendra aucun Juif. Pour les mêmes raisons, je m’abstiendrai de désigner des Juifs dans les postes que je serai appelé à pourvoir, soit au Comité national des sports, soit aux fédérations sportives : le caractère d’intérêt général de ces organismes me paraît justifier suffisamment une telle décision […].»

Une «place des Mousquetaires» comme patrimoine tennistique ? Où est le caractère de culture et d’histoire patrimoniales d’un stade lorsqu’il s’agit d’un bloc de béton aveugle, tournant le dos à la subtile beauté plastique d’un parc, réceptacle vide onze mois sur douze et dont l’ombre portée cachera les serres et une grande partie du parc ? Le nouveau stade sera une tache indélébile au cœur d’un magnifique parc peuplé d’arbres d’essence rare et de milliers de plantes tropicales parfois uniques.

La «sportivisation» de la ville et de la montagne a pour conséquence la régression des espaces naturels et leur chosification : pelouse synthétique, neige produite en tant qu’artefact, terre battue circonscrite par des lignes blanches, air climatisé… Tout stade, s’il intègre nombre d’individus, n’est intégration qu’au seul spectacle du sport. Le stade et le sport ne sont jamais intégrateurs d’aucune culture et n’en ont jamais créé d’originale. Un revers lifté vaut-il un Kandinsky ? Un stade tient-il la comparaison avec un parc arboré ? Le stade est désintégrateur du lieu où il s’impose. A Auteuil, ce sera pour subir la pollution des allers et venues dévastateurs de spectateurs piétinant un jardin sensible. Paris et le «Grand Paris», si tant est que ce concept corresponde à une réalité, méritent mieux qu’un tournoi de tennis. Et il en est de même de régions entières et de pays touchés par le fléau du sport de compétition.

 

MARC PERELMAN

 

 

07 Mars 2011 - La Voix des Allobroges

 

Le Pâquier, nouvelle victime d'Annecy 2018 ?

 

La révélation du projet de stade de 42 000 places sur le Pâquier pour les cérémonies d'ouverture et de clôture des JO a mis le feu au poudre à Annecy. Le coup de grâce pour la candidature ?


Depuis quelques semaines, on ne parle plus que de cela à Annecy : le projet de construction d'un stade de 42 000 places sur le Pâquier pour les cérémonies d'ouverture et de clôture des JO. C'est le Comité anti-olympique (CAO) qui l'a déniché mi-février dans le livre de la candidature annecienne. Pour Jean-Luc Rigaud, le maire de la ville, tout ceci n'est qu'une rumeur. « Non, le Pâquier ne sera pas bétonné, ce ne sera pas un grand stade, juste le théâtre de cérémonies ! Il ne sera installé que des tribunes provisoires, tout sera ensuite démonté », assurait-il lors d'une conférence de presse fin février. Béton ou pas, pour les Anneciens qui ont d'abord cru à une blague, il n'est pas question de toucher à leur Pâquier sacré, quitte à prendre désormais position haut et fort contre Annecy 2018. Ils sont ainsi des centaines à signer la pétition du CAO. Une aubaine inattendue pour les anti-JO qui engrangent comme jamais les soutiens.

 

Voir la vidéo 

 

 

27 Février 2011 - Le Dauphiné Libéré

 

27 Février 2011 - Dauphiné Libére - Mobilisation à l'appel du CAO contre Annecy 2018

Vous aussi vous voulez votre médaille  ...  La recette de la médaille en carton

 

17 Février 2011L’Essor 74

 

Comment l’Essor peut il encore titrer avec le terme de "Folle Rumeur" ?


Voir le Dossier de Candidature Annecy 2018 - Volume 1 – page 30 & 38 Téléchargeable ici

 

La perle apparait en toute fin d’article par la déclaration de la Ville ainsi que du Maire Mr Rigaut - Rappelons qu’il est membre du comité directeur du GIP Annecy 2018, et par là même l’un des promoteurs de cette décision d’aménagement du Pâquier pour les JO.


17 Février 2011 - L'Essor 74 - JO Annecy 2018 - Une "folle rumeur" autour du Stade prévu sur le Pâquier
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17 Février 2011La Voix des Allobroges

 

Place nette pour le CIO

 

Lors de la visite de la commission du CIO, les anti-JO se sont vus privés de voix et de banderoles. Dans la plaine du Mont-Blanc, certains portent plainte pour atteinte à la liberté d'expression.

 

C'est à nouveau dans le pays du Mont-Blanc que la mobilisation des anti-JO a été la plus importante lors de la visite de la commission d'évaluation technique du CIO la semaine dernière. De Domancy à Chamonix, en passant par Passy et Les Houches, des petits groupes de militants ont tenté de déployer des banderoles au passage du convoi du CIO pour exprimer pacifiquement leur opinion sur les Jeux Olympiques de 2018. En vain, puisqu'à chaque fois les forces de l'ordre les ont enlevées et confisquées, profitant de l’occasion pour procéder à des relevés d'identité. L’Association pour le respect du site du Mont-Blanc (ARSMB) a décidé de porter plainte ce mardi auprès du procureur de la République de Bonneville, pour atteinte à la liberté d'expression.

 

Des banderoles à Chamonix et aux Houches


C'est au rond-point de La Vigie, à Chamonix, que l'ARSMB avait décidé de se mobiliser le 11 février. "Nullement opposé au caractère sportif des J.O., nous souhaitions dénoncer la dérive commerciale, mercantile et affairiste du Comité Olympique, et ses conséquences catastrophiques sur l’environnement", explique Jean-Pierre Coméliau, le président de l'ARSMB. Pour exprimer ce point de vue, deux militants de l'association avait posé une banderole " JO = usine à gaz ". Mais quelques minutes avant le passage de la délégation officielle, une dizaine de gendarmes ont confisqué la banderole et les ont obligé à quitter les lieux. " Il y a eu confiscation (vol) manu-militari de nos banderoles, avec les commentaires d'usage: 'si résistance ou rébellion, alors outrage et garde à vue' ", raconte Simon Métral de l'ARSMB, sur Alambik.info.

" Nous avons immédiatement dénoncé l’attitude inadmissible - non pas de la Gendarmerie qui ne faisait qu’obéir aux ordres reçus - mais des hauts responsables de l’Etat. Il est en effet scandaleux qu’on ne puisse plus dans ce pays afficher une simple opinion ! ", ajoute Jean-Pierre Coméliau. Il n'y a pas qu'à Chamonix que les anti-JO se sont vus privés de voix et de banderoles sur le passage du CIO. Aux Houches, l'Atelier d'Equités n'a pas eu plus de chance. Ils ont eu aussi tenté de déployer une banderole, cette fois-ci avec le slogan " CIO Mafia ", mais la Gendarmerie l’a aussitôt confisquée.

 

A Domancy et Passy également

 

Plus bas dans la vallée, un agriculteur de Domancy avait été le premier de la journée à vouloir montrer à la commission d'évaluation technique du CIO que la plaine du Mont Blanc ne voulait pas d'Annecy 2018. Sur son tracteur dans un de ses champs, il a déployé une banderole " Non aux JO ". " Très rapidement, la gendarmerie, a traversé son champ et le lui a fait enlever en affirmant qu'il entravait l’ordre public. Ils lui ont demandé son identité, et pris l’immatriculation de son engin de travail ", relate le Comité anti-olympique (CAO). Quelques centaines de mètres plus loin, à proximité du lieu prévu pour l'installation de la patinoire olympique de Passy, une dizaine d'habitants ont déployé une banderole " JO = béton " au passage de la délégation officielle. " Les policiers en civil nous ont arraché notre banderole ", précise Barbara.

La commission d'évaluation technique du CIO a ensuite pris la direction du collège de Passy pour prendre le petit-déjeuner. Sur place, les collégiens devaient initialement accueillir les membres de la délégation officielle pour soutenir Annecy 2018... avant que la principale du collège ne s'y oppose suite à de multiples protestations de parents d'élèves. La FCPE - première fédération de parents d'élèves - expliquait la veille de l'arrivée en Haute-Savoie du CIO, qu'elle "s'indignait et s'opposait à l'utilisation des enfants pour faire de la propagande ". Résultat, les collégiens passerands étaient tous en cours ce vendredi. Sauf qu'à dix heures, c'était la récréation et qu'une centaine d'élèves ont voulu se faire entendre... "Mon fils vient de me raconter ce qui s'est passé au collège. (…) Les élèves se sont rassemblés au plus près de la tente derrière le grillage, ils se sont mis à huer les officiels, et à dire des slogans contre les JO. Certains ont ensuite jeté des cailloux de l'autre côté du grillage, sur les policiers et la tente. Le service d'ordre a été complètement débordé semble-t-il, ainsi que les surveillants ", explique un parent d'élève sur Alambik.info.

 

Il faut dire que depuis quelques jours la situation était tendue entre les collégiens et le personnel de sécurité qui gardait les lieux devant accueillir le CIO. " Ce matin (ndlr : le 8 février), un élève de troisième a été molesté par un de ces gardes pour avoir poussé une barrière. Mon fils a été menacé par un garde avec un chien car il leur avait dit qu'il était contre les JO. J'ai moi-même constaté en venant le chercher ce soir que les gardes étaient en haut, au contact avec les jeunes, au lieu d'être à "garder" la tente ", témoigne un second parent d'élève sur Alambik.info. Et un troisième d'ajouter : " Quand je suis rentrée dans ma voiture, j'ai vu la sécurité la prendre en photo dans mon rétro. Je suis sorti en le priant de me prendre en photo avec ma voiture. Son malinois ou berger belge me hurlait dessus bien énervé, attaché mais pas muselé. Le maître ne contrôle pas très bien son chien. " Plusieurs parents d'élèves s'étaient alors émus de ce comportement assez agressif auprès de la mairie qui indiquait de son côté des provocations des jeunes.

 

Déni de démocratie et copinage

 

Accès interdit sur le site de Passy, collèges et écoles entourées de gendarmes, contrôle d’identité des citoyens venus en spectateurs, fouille des véhicules, surveillance aérienne du site, intimidation en tout genre et menace de mise en " garde à vue " pour toute personne exprimant son opposition aux J.O. Ce qui s'est passé le 11 février dernier dans la plainte du Mont-Blanc, l'ARSMB ne l'a pas digéré et l'a directement fait savoir au procureur de la République de Bonneville : " Ceci représente un véritable déni de démocratie, car ce qui se passe aujourd’hui pour les Jeux Olympiques se reproduira demain pour n’importe quel autre motif, ce qui, à nos yeux, est excessivement grave. "

 

Lucide, Jean-Pierre Coméliau craint que la plainte déposé par l'ARSMB soit classée sans suite : " Nous craignons, Monsieur le Procureur, que vous jugiez ‘irrecevable’ cette plainte déposée contre… votre ‘employeur’ et contre le Préfet de Haute Savoie, votre collègue et ‘ami’ ! Carriérisme et ‘copinage’ ont leurs raisons… Certes, de tels soupçons sont irrespectueux mais fondés. " Et l'ARSMB de conclure son courrier adressé au procureur de la république de Bonneville : " Pourquoi aurions- nous confiance et respect envers un Etat qui ne respecte pas lui-même les fondements de la démocratie et de la République ? " La commission d'évaluation technique du CIO rendra public son rapport sur la candidature d'Annecy 2018 le 10 mai prochain. Et c'est le 6 juillet, que le CIO élira en Afrique du Sud la ville qui organisera les Jeux olympiques d'hiver de 2018.

 

 

13 Février 2011 - Le Dauphiné Libéré 

 

13 Février 2011 - Dauphiné libéré - Le CIO part, le CAO continue ...

 

15 Février 2011Le Messager

 

L'ARSMB porte plainte pour atteinte à la liberté d'expression

Pendant le passage du CIO en pays du Mont-Blanc vendredi, les banderoles anti-JO avaient été enlevées par les forces de l'ordre. L'association pour le respect du site du Mont-Blanc a porté plainte hier auprès du procureur de la République.

 

"Si on ne peut même plus exprimer une opinion, c'est grave! Nous n'étions pas agressifs, nous ne bloquions pas la voie publique, nous ne faisions que nous exprimer pacifiquement. On nous a confisqué nos banderoles, et pas encore rendues aujourd'hui" soupire Jean-Pierre Coméliau, président de l'association pour le respect du site du Mont-Blanc. A Chamonix comme en plaine du Mont-Blanc vers Passy, les anti-JO se sont vus vendredi privés de voix et de banderoles sur le passage du CIO. D'où la plainte partie hier soir par recommandé sur le bureau du procureur de la République de Bonneville pour atteinte à la liberté d'expression. " Nous n'avons rien contre les forces de l'ordre qui font leur travail, nous visons plus haut ", pointe Jean-Pierre Coméliau, qui émet cependant quelques doutes sur les suites que pourraient avoir cette plainte.

 

 

13 Février 2011Librinfo 74

 

Des Anti JO bien encadrés par les garde mobiles

 

Jeudi 10 février : les manifestations pour ou contre les JO ANNECY 2018 allaient bon train. Va-et-vient ministériels Élyséens pour dérouler le tapis rouge aux représentants du CIO, mise en scène imposée aux jeunes des collèges pour assurer la promotion des JO, feux d’artifice sur le Pâquier, l’actualité de la semaine écoulée s’est imposée aux couleurs olympiques.

 

Jeudi soir à Annecy, les feux d’artifices sur le Pâquier ont envahi de leurs fumées soufrées l’esplanade au grand dam des promeneurs.

Fumées que le site du Dauphiné libéré attribuait aussitôt à des gaz lacrymogènes lancés par les opposants au JO. Quand un média relaie la communication des jeux d’Annecy 2018, l’information sur les JO peut perdre de son efficience. Ceci impose une vigilance critique des citoyens lecteurs, vigilance qui doit s’appliquer tout autant à librinfo !*

 

Vers 18H00, une centaine de manifestants anti-JO ont investi la chaussée devant Bonlieu, un groupe aussitôt contenu par un dispositif serré de gardes mobiles de la gendarmerie. De l’autre côté, un groupe de jeunes « pro-jo » essayaient de contre manifester, sans trop d’efficacité.

Par cette démonstration de force, les anti-JO voulaient démontrer leur détermination, mais aussi revendiquer l’utilisation de l’espace public au même titre que les promoteurs des JO ANNECY 2018.

 

* la réaction du représentant de la FCPE sur l’article paru dans notre site sur la manif de jeudi dernier le prouve.

 

 

11 Février 2011Le Messager

 

Passy : des sifflets sur le passage des JO

 

Le cortège Annecy 2018 subit en ce moment des sifflets sur le site de la future patinoire.

 

Le cortège médias vient d'arriver sur le site de la future patinoire des JO, à Passy, non loin du collège de Warens.

Approximativement une centaine de jeunes gens et d'adultes sifflent et se manifestent bruyamment depuis le collège lui-même, massés derrière les grilles. Le site avait fait l'objet de quelques tensions hier entre collégiens et gardes privés de la tente devant recevoir l'événement. Des parents d'élèves s'étaient émus auprès de la mairie du comportement assez agressif des gardes en compagnie de leurs chiens. La mairie s'était informée de la situation, et il semblerait selon la version d'"en face" que les collégiens avaient aussi montré quelques signes de provocation... Rien de grave à l'arrivée, mais quelques tensions sur un site où les JO sont loin de faire l'unanimité, des agriculteurs ayant également tenté d'afficher des banderoles ce matin aux alentours du site.

 

 

10 Février 2011 - Le Dauphiné Libéré

 

10 Février 2011 - Le CIO à reçu les Anti JO Annecy 2018

 

10 Février 2011 - L' Essor 74

 

10 Février 2011 - L'Essor 74 - Le gang Anti JO Annecy 2018

 

09 Février 2011 - Le Monde

 

09 Février 2011 - Le Monde - JO Annecy 2018 -  La Fronde Olympique

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(Rigaut :

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