ARCHIVES 2010 - 1/2

 

28 Septembre 2010 - La voix des Allobroges

 

La plaine du Mont-Blanc toujours mobilisée contre les JO.

 

Malgré la pluie, agriculteurs et habitants de la plaine du Mont-Blanc ont à nouveau défilé à Sallanches pour dire non à la candidature d'Annecy 2018.

 

C'est entre les averses que les agriculteurs et les habitants de la plaine du Mont-Blanc ont défilé dans les rues de Sallanches le 25 septembre dernier. Escortés par une cinquantaine de tracteurs, ils étaient près de 700 à avoir bravé les intempéries pour redire aux élus locaux et au comité d'organisation d'Annecy 2018 leur refus de voir leur plaine sacrifiée pour les jeux olympiques. Car même s'ils étaient moins nombreux que lors de la manifestation du 8 mai dernier (voir notre reportage vidéo), les opposants aux JO n'entendent pas baisser les bras et ce ne sont pas les propos tenus ces derniers temps tant par les élus locaux que par Edgar Grospiron qui changent la donne : l’objectif demeure de faire tomber à l'eau la candidature d'Annecy 2018.

 

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25 Septembre 2010 - AFP

 

Haute-Savoie: 600 manifestants contre l'organisation des JO de 2018 à Annecy

 

Environ 600 personnes, selon les organisateurs et la gendarmerie, ont défilé samedi en Haute-Savoie contre la candidature d'Annecy à l'organisation des JO d'hiver de 2018 alors que sera annoncé début octobre la nouvelle répartition des sites de compétition.

A l'appel du comité anti-olympique (CAO) qui regroupe des écologistes, des mouvements de gauche et des représentants du monde agricole, les manifestants accompagnés d'une quarantaine de tracteurs ont défilé dans les rues de Sallanches (Haute-Savoie), a constaté une correspondante de l'AFP.

"Ce projet ne peut pas passer car il signerait la destruction d'un espace naturel qui devient de plus en plus rare dans des stations de montagne", dénonce à 89 ans Yvonne Villaume, membre d'un mouvement écologique.

"Arrêtons les projets gigantesques et le suréquipement de la montagne", s'insurge de son côté la conseillère régionale d'Europe Ecologie, Jeannie Tremblay.

"Béton ou paysans il faut choisir !", pouvait-on également lire sur des banderoles.

 

En juin, le Comité international olympique (CIO) a retenu Annecy dans la liste des villes candidates aux jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2018, aux côtés de Munich (Allemagne) et de Pyeongchang (Corée du Sud). Annecy avait toutefois été appelée à revoir sa copie en recentrant ses sites de compétition, jugés trop dispersés. Le comité de candidature, qui a jusqu'au 11 janvier 2011 pour déposer son dossier final au CIO, a annoncé qu'il dévoilera son nouveau dispositif début octobre. La ville-hôte sera désignée par le CIO en juillet 2011.

 

 

 

25 Septembre 2010Le Messager & L’essor Savoyard

Sallanches : une manif anti-JO parce que "le combat n'est pas fini"

 

Près de 300 personnes et une trentaine de tracteurs ont défilé cet après-midi dans Sallanches pour manifester tout à la fois contre les JO et la préservation de la plaine du Mont-Blanc/Passy.

 

Comité anti-olympique, défenseurs de la plaine du Mont-Blanc (Domancy-Passy-Le Fayet), agriculteurs... organisaient à partir de 15 heures un défilé à Sallanches poure maintenir la pression sur les élus et le comité d'organisation olympique d'Annecy 2018. Malgré le dialogue qui s'est accéléré ces dernières semaines autour des sites d'implantations olympiques, les manifestants n'ont pas l'intention de baisser la garde car, comme plusieurs orateurs l'ont exprimé, "le combat n'est pas fini". Pour eux, la plaine "n'est pas sauvée". Et quand bien même les JO épargeneraient la plaine, les différents projets touchant au foncier, et les inquiétudes de révision des PLU, motivaient également leur mobilisation d'aujourd'hui.

 

 

 

25 Septembre 2010Radio-Alpes

 

De 5 à 600 personnes manifestent contre les J.O

À l'appel du Comité Anti Olympique (CAO) entre 5 et 600 personnes se sont retrouvées samedi 25 septembre dans les rues de Sallanches ( Haute-Savoie ) pour manifester leur opposition à l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver de 2018. Ce collectif regroupe des écologistes, des mouvements de gauche et des organisations agricoles. Pour l'occasion, ils étaient accompagnés d'une quarantaine de tracteurs.

Selon eux, l'organisation des Jeux entraînerait "la destruction d'un espace naturel qui devient de plus en plus rare dans les régions de montagne". Ils demandent "l'arrêt des projets gigantesques et du suréquipement de la montagne" Sur leurs banderoles ont pouvait légalement lire "Béton ou Paysans, il faut choisir" ou encore "Trop de béton tue le reblochon". Une autre manifestation est prévue fin novembre à Annecy.

Dans le même temps, le conseil municipal de Chamonix a confirmé qu'il était hors de question de transformer à outrance le paysage chamoniard et qu'il conviendrait avant tout d'utiliser les structures existantes.

 

 

25 Septembre 2010 - Le Dauphiné Libéré

 

Marche citoyenne contre Annecy 2018 : ils étaient 500 dans la rue

 

500 manifestants (selon la police municipale de Sallanches, 700 selon les organisateurs) ont lancé un avertissement au comité d’organisation annécien et à l’ensemble des élus du Mont-Blanc qui soutiennent la candidature d'Annecy aux JO 2018.

 

Malgré la pluie, aux sons des klaxons, des clarines et des tambours; ils ont frappé haut et fort dans les rues de Sallanches depuis la mairie jusqu’en sortie de ville, un grand non à l’implantation de ces jeux sur la plaine du Mont Blanc.

 

A coup de slogans, “Le paysan, nourrit la terre, le béton la détruit”, “Paysan demain, oui mais dans quel espace” ou encore “béton ou paysans, il faut choisir”, Franck Pissard de Cordon et Emmanuel Duvillard de Combloux, deux jeunes agriculteurs de 19 ans étaient aux côtés de leurs aînés pour que ce poumon vert qu'est la plaine du Mont-Blanc continue à exister.

 

On notait quelques embouteillages du côté du carrefour de l’Europe à Sallanches ou sur la route de Combloux. Des agriculteurs avaient décidé de quitter le cortège pour se placer vers des sites stratégiques et alerter à leur tour la population.

 

La manifestation qui a commencé vraiment vers 15h15 s’est achevée sur les coups de 17h30.

 

 

25 Septembre 2010 - Librinfo 74

 

Séance houleuse au Conseil municipal d’Annecy : les opposants aux JO s’expriment dans le silence

 

Lors du dernier conseil municipal d’Annecy, le débat sur l’avenir des J.O s’est invité avec le deuxième point de l’ordre du jour sur l’adhésion au Groupement d’Intérêt Public (G.I.P) Annecy 2018.

Saisissant cette opportunité, galvanisés par la présence de nombreux opposants dans le public, les groupes « Horizon solidaire » et « Annecy résolument à gauche » (et même du bout des lèvres Pierre Polès (Modem), dénoncent l’opacité des comptes du comité d’organisation et une fluctuation permanente des chiffres du budget vers la hausse.

 

Reste la question récurrente – que jean-Luc Rigaut esquive à chaque fois – sur l’organisation d’une consultation de la population annécienne sur les J.O. Tant que cette exigence ne sera pas obtenue, il restera un doute permanent sur la véritable adhésion de la population à cette organisation, sachant que tout le reste n’est que communication et propagande, donc mensonge.

 

 

23 Septembre 2010 - L'Essor Savoyard

 

Du jamais vu au conseil municipal

Annecy 2018 - Du jamais vu au conseil municipal
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22 Septembre 2010 - Le Messager


Annecy : le groupe socialiste quitte la salle en plein conseil municipal pour protester contre le projet de JO

 

Début de conseil très houleux à Annecy, lundi 20 septembre en début de soirée. Alors que la question des JO était à l'ordre du jour, Philippe Métral-Boffod (Annecy Résolument à gauche) a fait une intervention qualifiant les JO de "gouffre financier".

Il a été soutenu par Denis Duperthuy, chef de file des socialistes, qui a demandé au maire Jean-Luc Rigaut de lui fournir des chiffres précis, le menaçant de quitter la salle si sa demande n'était pas exécutée. Jean-Luc Rigaut aurait alors dénoncé le "chantage" de ses opposants avant de défendre son projet de JO. Denis Duperthuy lui a alors redemandé de lui donner les chiffres. Face au mutisme du maire, il a quitté la salle, accompagné de ses deux colistiers et de Philippe Métral-Boffod. Des anti-JO munis de banderoles étaient également présents dans la salle. Le conseil a alors repris son cours.

 

 

22 Septembre 2010 - Le Dauphiné Libéré

 

Le coup de force des Anti JO

 

22 Septembre 2010 - La voix des Allobroges

 

22 Septembre 2010 - Les élus PS d'Annecy claquent la porte des JO.

 

Alors que le Semnoz pourrait être sacrifié sur l’autel de JO, les élus PS d'Annecy viennent de retirer leur soutien à la candidature en dénonçant le flou financier du dossier olympique.

 

Le 20 septembre dernier, le conseil municipal d'Annecy devait se prononcer sur l'adhésion au GIP qui doit se substituer à l'association Annecy 2018 chargée de la mise en oeuvre de la candidature. Derrière cette délibération très technique, c'était l'occasion pour Philippe Metral-Boffod - conseiller municipal NPA et animateur du Comité anti-olympique - de lancer un débat plus large sur les JO et le bien-fondé de la candidature annécienne. Pendant plus d’une heure, les échanges ont été parfois assez vifs avec Jean-Luc Rigaud - maire Nouveau centre de la ville et promoteur des Jeux. Mais ce sont les élus PS, emmenés par Denis Duperthuy, qui ont fait le show en quittant le conseil municipal après avoir annoncé qu'ils retiraient leur soutien à la candidature d'Annecy 2018.

Du côté de l'opposition centriste, on commence à se poser aussi des questions : Pierre Poles (Modem) par exemple, expliquait lundi soir s'inquiéter du manque de transparence et réclamait plus d'explications aux Anneciens. Pendant ce temps, les conseillers municipaux Europe-Ecologie, emmenés par Thierry Billet, défendent toujours la candidature olympique de la Venise des Alpes...

 

Elodie Chabert & Mikaël Chambru

 

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20 Septembre 2010 - Le Dauphiné Libéré


Les anti-JO s'invitent au conseil municipal

 

Deuxième point à l'ordre du jour du conseil municipal de ce lundi 20 septembre, l'adhésion de la ville d'Annecy au Groupement d'intérêt public (GIP) "Annecy 2018" a vite soulevé la contestation.

Chez les élus des minorités de gauche bien-sûr mais aussi dans le public. Une vingtaine d'anti-JO ont ainsi brandi pancartes et autre slogans du style "No JO !" durant l'intervention des élus demandant plus de transparence sur les comptes de l'association Annecy 2018, si ce n'est l'arrêt du dossier.

N'obtenant pas le suivi des comptes de l'association porteuse de la candidature, les trois élus du groupe "Horizon solidaire" (Duperthuy) ont quitté la séance.

 

 

17 Septembre 2010 - L'Essor Savoyard

 

Annecy : le PS local vent debout contre des épreuves olympiques au Semnoz

 

L'éventualité d'organiser des épreuves olympiques ( freestyle ) sur le massif du Semnoz, aux portes d'Annecy, a conduit à une vive réaction du groupe socialiste "Horizon solidaire", qui estime l'idée "totalement farfelue".

Le PS annécien met en avant des risques pour l'environnement et le danger que constituerait le fait d'amener l'eau sur le Semnoz pour alimenter des canons à neige. Problèmes de parking, risques de déforestation... les socialistes tirent la sonnette d'alarme et dénoncent "la folie olympique" du maire Jean-Luc Rigaut. Avec un mot d'ordre : "pas touche au Semnoz". Des inquiétudes relayées notamment par la Frapna, qui parle d'un risque d'engrenage. Dans une interview donnée ce jeudi 16 septembre dans nos colonnes, Edgar Grospiron, directeur général de la candidature "Annecy Haute-Savoie 2018", a toutefois précisé que rien n'était encore acté et que le choix définitif de l'implantation des sites serait révélé à Paris le 4 octobre prochain.


 

 

16 Septembre 2010 - Le Messager

 

JO les clignotants un peu moins rouges

 

12 Septembre 2010 - Le Dauphiné Libéré

 

les anti JO annecy 2018 font la vélorution

 

09 Septembre 2010 Le Messager

 

« Le village olympique dans la plaine n'est plus d'actualité »

 

Les habitants et agriculteurs de la plaine du Mont-Blanc se sont invités, mardi 7 après-midi, en mairie de Domancy en pleine réunion de réflexion Annecy 2018.

 

Tendu.

 

Malgré toute la difficulté à dialoguer, les habitants de Domancy, Passy ou Saint-Gervais ne sont pas repartis bredouilles de leur coup de force. Le président du Conseil général Christian Monteil a d'abord rappelé que « rien ne ferait sans que les conseils municipaux n'aient délibéré. Nous sommes venus à Domancy pour construire une candidature. » Avant de lâcher que « le village olympique dans la plaine n'est plus une question d'actualité. » Le village est donc bel et bien destiné à se forer une place sur la vallée de Chamonix.

Sacrée nouvelle. Car Chamonix, depuis le carton jaune infligé à la candidature annécienne, est censée recevoir un maximum de sites et d'épreuves par souci de compacité géographique. Or ces derniers jours, le dossier chamoniard connaissait des mises à jour quasi quotidiennes. Et le village olympique en était le point le plus "dur". 12 hectares, l'équivalent du golf, à rentrer au chausse-pied.

 

« Prématuré de ne pas avoir de plan B »

 

Apprenant mardi en fin d'après-midi que le village ne serait pas dans la plaine, le maire chamoniard et président de la communauté de communes, pas invité à cette réunion, a fait des efforts pour ne pas tomber de sa chaise. « C'est une communication des choses précipitée... Il y a bien une étude de faisabilité pour le village olympique sur une partie de Chamonix, mais il y a encore plusieurs conditions, à cette heure, qui ne sont pas levées. Penser que l'on n'a pas besoin d'un plan B me semble précipité. J'ai été destinataire seulement hier soir du plan dudit village, sur une feuille A4. C'est léger. » Un contre-pied d'autant plus grand pour Chamonix que 

dans le même après-midi, Eric Fournier communiquait un point d'étape sur "Les points non-négociables des JO d'hiver". Où le village olympique de 2 400 lits figure en bonne place.

Citant les "solutions inhabituelles" qui ont été amenées sur le tapis (restructuration de chamonix Sud, implantation à Chamonix Nord, utilisation d'un projet de rénovation urbaine aux Pélerins), le maire concluait que celles-ci "n'étaient pas admissibles". Et rappelait les exigences du territoire communauté de communes sur l'ensemble du projet JO : "Aucune atteinte à des sites vierges, les éventuels équipements collectifs nécessaires doivent s'insérer dans les programmes déjà existants ou prévus, la vallée ne peut admettre d'infrastructures nouvelles dont l'héritage ne serait pas compatible avec son projet de territoire", etc.

Christian Monteil, joint après la réunion, affirmait que « sur ces points non négociables, il y a connivence, nous sommes d'accord avec lui ! » Sur le village olympique, il se voulait « confiant. Nous travaillons d'arrache-pied. Le village, c'est un travail qui est sur leur bureau, et nous sommes là pour sécuriser, en accompagnement. En tout cas, on n'impose pas les JO sur une commune. On cherche des solutions, y compris sur tout l'environnement : transports collectifs, logements... » Mais pour l'heure, le plus gros mal de tête, c'est le village olympique.

DAVID GOSSART

 

 

« VOUS ÊTES ÉLUS DU PEUPLE, PAS DU BON DIEU ! »

 

Ils étaient entre 40 et 50, avec cinq tracteurs, des banderoles, et un réservoir de lisier prêt à déverser « au cas où ça se passe mal... » Ils ont bloqué les accès de la route menant à la mairie de Domancy. Ils, ce sont les propriétaires des zones hypothétiquement concernées par une patinoire et un village olympiques : La Pallud, Le Fayet... Agriculteurs ou simples habitants, membres du Comité Anti-Olympique ou du Comité de défense de la plaine, ils ont forcé l'entrée de la réunion sur Annecy 2018, mardi à 15 h 30 en mairie. Les maires de Passy, Domancy, Saint-Gervais, la présidente du syndicat mixte pays du Mont-Blanc, Christian Monteil, Edgar Grospiron... ont fait face, pendant près d'une heure, aux inquiétudes, accusations, et questions des habitants. Une « prise d'otage » pas du goût du président du Conseil général.

Parfois posés, souvent en colère, les riverains. « Pensez à nos terres ! Vous connaissez la pression foncière sur cet espace. Soyez responsables pour l'avenir ! Il y a quand même des alpages qu'il faut entretenir. Si l'on enlève mon exploitation, ce sont 60 à 70 hectares qui ne seront plus entretenus », plaidait Franck Jiguet. Plus ému était cet autre exploitant : « On nous prend nos terrains, on nous demande de payer des impôts... Vous êtes des élus du peuple, pas du bon Dieu ! » Le manque de communication, les revirements d'hypothèses de sites d'implantations ont mijoté et fini par leur faire durcir le ton, mardi.

Finalement, "ceux de la plaine" sont repartis avec la promesse d'être reçus dans les trois semaines par C. Monteil et E. Grospiron

 

 

08 Septembre 2010Le Dauphiné Libéré

 

Intrusion imprévue des Anti JO
Coup de Force des Anti-JO Annecy 2018
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07 Septembre 2010 - Le Dauphiné Libéré

 

Coup de force des anti-JO et des agriculteurs

 

Ce mardi après-midi, en mairie de Domancy, se tenait une réunion consacrée aux JO de 2018 avec Christian Monteil, président du Conseil général de Haute-Savoie, Edgar Grospiron, directeur général de la candidature, et plusieurs maires du Pays du Mont-Blanc.

Un rendez-vous autour du projet de candidature de la Haute-Savoie aux JO de 2018 qui visait à redéfinir les axes de travail après le premier passage devant le CIO.

Pour dénoncer un manque de transparence et de concertation, après avoir bloqué la route avec des tracteurs, le Comité de défense de la plaine, le Comité anti-JO et des agriculteurs locaux ont déboulé en force dans la salle de la mairie pour exprimer leurs craintes et leurs interrogations.

Après une heure de discussions vives et la garantie que le village olympique ne verrait pas le jour dans la plaine du Mont-Blanc, mais plutôt à Chamonix, les choses sont revenues au calme et les manifestants ont obtenu la garantie du président du conseil général de Haute-Savoie d’être reçus dans les trois semaines à venir.

Un peu plus tôt dans la journée, le maire de Chamonix Eric Fournier avait lui aussi martelé ses conditions "non négociables" pour soutenir le projet Annecy 2018.

 

 

07 Septembre 2010 - L'Essor savoyard 


Annecy 2018 : les riverains en colère rentrent en force en mairie de Domancy

 

Ils se sont invités à la réunion entre élus de la plaine, Conseil général et candidature Annecy 2018. Ils en resortis avec une info : le village olympique ne sera fera pas dans la plaine du Mont-Blanc. Le mal de tête sera pour la vallée de Chamonix...


Entre 40 et 50 propriétaires et agriculteurs de la plaine du Mont-Blanc ont investi en force la salle du conseil de la mairie de Domancy où étaient assemblés, à partir de 15 h 30, les élus de la plaine, Christian Monteil, Edgar Grospiron... Après avoir bloqué les accès avec des tracteurs et amené un container de lisier "au cas où ça se passe mal", les habitants ont apostrophé avec véhémence élus et candidature. Manque de communication, crainte de décisions prises sans concertation, destruction des pâturage et de l'environnement... Les motifs de ce durcissement mijotaient depuis plusieurs mois. Une "prise d'otage" pas du goût du président du Département, qui a néanmoins annoncé que le village olympique de 2 400 lits ne se ferait pas dans la plaine. A Chamonix et sa vallée de phosphorer pour rentrer les 12 hectares.

 

 

15 Août 2010 -  Le Dauphiné Libéré


Les Anti JO devant la mairie d' Annecy

 

05 Août 2010 – L’Essor Savoyard

 

Quand le parti socialiste sonde les Annéciens

 

La section annécienne du parti socialiste a diligenté un sondage afin de mesurer les attentes des habitants. Une façon aussi de mieux connaître leur ressenti et leurs préoccupations. Une enquête qui s'avère riche d'enseignements. Détails.
En politique, tout l'art est de savoir où l'on va et si l'on a pris le bon chemin. Afin de mesurer ce que veulent réellement les Annéciens et sonder la notoriété des élus municipaux, la section locale du parti socialiste a diligenté auprès de plusieurs étudiants de l'IUT une enquête, visant à y voir plus clair sur les attentes des habitants et leur perception de la vie municipale (1). Au total, 200 Annéciens ont été questionnés, selon une technique d'échantillonnage croisé à deux variables (sexe et profession). Un panel que Denis Duperthuy, chef de file des socialistes au conseil municipal, estime suffisamment représentatif pour donner du crédit aux résultats du sondage.

Le logement en tête 

 
Sondage qui commence par cibler les préoccupations principales des Annéciens. Dans une cité où l'immobilier a toujours été historiquement cher, pas de quoi s'étonner que près des deux tiers des sondés disent s'inquiéter d'abord du logement, avant la santé et le transport. Du basique, en somme. Et les dossiers spécifiquement annéciens ? Un "oui" massif (plus de 75 %) à l'ouverture du parc des haras au public. Chiffres beaucoup plus contrastés s'agissant de la construction d'une nouvelle mosquée, approuvée à une très faible majorité (51,5 %).
La rénovation de Bonlieu, le futur centre de congrès ? Les sondés n'en font pas fait spontanément mention dans l'énumération des sujets qui leur tiennent à coeur.
Les JO en ballottage Sur la question omniprésente des Jeux Olympiques, le résultat est partagé. Le "non" l'emporte au couteau avec 52 %

La raison ? 

Le risque d'augmentation des impôts, très largement mis en avant par les sondés. À l'inverse, l'autre petite moitié, favorable à l'aventure olympique, vante les retombées pour la ville, en terme de notoriété et de relance économique. Un résultat qui ne surprend pas Denis Duperthuy. « L'équipe de Jean-Luc Rigaut a toujours voulu nous faire croire que pratiquement toute la population était derrière la candidature aux JO, mais nous n'avons jamais ressenti cet enthousiasme en ville », commente l'élu socialiste.

Plus globalement, l'enquête révèle une répartition assez équitable entre les personnes visiblement satisfaites de la conduite des affaires, et les autres, plus critiques. L'action de Jean-Luc Rigaut reçoit la bénédiction de 55 % des sondés (ce qui paraît logique, au vu des scores aux municipales), mais presque autant souhaiteraient plus d'animations en ville.
Si les résultats sont souvent partagés, ils ne le sont plus quand on interroge le panel sur l'étiquette "ville pour riches" qui colle à Annecy. Près de 80 % des personnes interrogées se disent en accord avec cette image. Elle est pourtant très largement discutable quand on sait que plus des deux tiers des habitants seraient éligibles à un logement social.
Après les chiffres, le debriefing. Denis Duperthuy et l'ensemble de la section locale du parti socialiste ont déjà commencé à travailler sur les données du sondage pour essayer d'en tirer des conclusions. Les détracteurs en contesteront sûrement la pertinence mais pour Denis Duperthuy, cette enquête est un baromètre indicatif de ce que ressent la ville aujourd'hui. Pas une baguette magique, ni une solution miracle, mais un moyen d'infléchir, dans un sens ou un autre, les actions à conduire.


(1) Le sondage a été effectué au début du mois de mai par trois étudiants en section "techniques de commercialisation".

 

 

26 Juin 2010La voix des Allobroges

 

Les Anti-JO vus par les champions Olympiques

 

Officiellement admise comme candidate à l'organisation des JO, Annecy a fait la fête à l'olympisme. L’occasion de rencontrer nos anciens champions devenus les VRP de la candidature savoyarde.

 

Au lendemain de la désignation par le Comité international olympique (CIO) d'Annecy comme ville candidate à l'organisation des jeux olympiques d'hiver de 2018, les promoteurs de la candidature annécienne ont fêté le passage de cette étape décisive sur l'esplanade du Pâquier. Annecy a maintenant un an pour rattraper son retard face à Munich (Allemagne) et Pyeongchang (Corée du Sud) et ainsi séduire le CIO avant la désignation de la ville organisatrice le 6 juillet 2011 à Durban.

 

Après avoir dépensée plus de 16 millions d'euro en un an, le comité d'organisation d'Annecy 2018 devrait aussi faire face à l'opposition grandissante de la population dans le bassin annécien et dans la plaine du Mont-Blanc. Bientôt aussi dans le Chablais, puisque la candidature savoyarde semble vouloir y trouver exil pour répondre aux critiques du CIO adressées le 22 juin, à savoir resserrer ses sites olympiques. Un peu bizarre de faire ça en allant dans le Chablais… Albertville ou Chambéry seraient tellement plus près.

 

Les anti-JO en difficultés ?

 

Une bonne nouvelle pour les anti-JO ? Oui et non, puisque ce recentrage des sites olympiques signifieraient également l'abandon d'un certain nombre de projets dans la plaine du Mont-Blanc (village olympique, patinoire...), ce qui s'apparenterait à une première victoire pour les anti-JO, mais pourrait aussi conduire à une démobilisation de la population locale et des agriculteurs, qui, jusqu'à maintenant, défendaient plus leur plaine qu'ils ne s'opposaient à l'organisation des jeux en tant que tel. Reste donc à voir si, dans les prochains mois, une solidarité entre Savoyards peut s'organiser, car, que ce soit dans la plaine du Mont Blanc, à la Clusaz ou dans le Chablais, les conséquences de l'implantation de sites olympiques sont, à quelques nuances près, aussi désastreuses pour nos montagnes. Alors "Ni ici ni ailleurs les JO 2018" ou bien ?

 

En attendant, La Voix a décidé d'aller prendre l'air au bord du lac... et en a profité pour aller à la rencontre de nos anciens champions olympiques, qui soutiennent désormais la candidature annécienne, avec une question en tête : que pensent-ils des anti-JO ?

 

 La vidéo ici

 

Frédéric Delville / Mikaël Chambru


 

24 Juin 2010 - Le Messager

 

 Les anti-JO ne lâchent pas

 

20 Juin 2010 - La Voix des Alloboges


Les anti-JO au CIO !

 

Alors que les dissensions entre les promoteurs de la candidature d'Annecy 2018 se multiplient, les anti-JO se sont déplacés à Lausanne pour éclairer le CIO sur les points noirs du dossier annécien.

 

Le 18 juin dernier, une délégation d'une quinzaine de militants anti-JO s'est rendue à Lausanne pour remettre au Comité international olympique (CIO) les 8 500 premières signatures de citoyens s'opposant à l'organisation des jeux olympiques d'hiver de 2018 à Annecy. Reçus par le directeur de la communication du CIO, ils en ont profité pour pointer toutes les incohérences de la candidature savoyarde que nous avons déjà longuement évoqués sur La Voix depuis quelques mois. Et même si Annecy devrait être retenu mardi - à moins d'une énorme surprise - pour la dernière ligne droite comme ville candidate aux côtés de Munich (Allemagne) et Pyeongchang (Corée du Sud), cette visite fragilise encore un peu plus un dossier haut-savoyard qui n'avait pas vraiment besoin de cela.

Car au delà de la mobilisation croissante des anti-JO, les dissensions entre les promoteurs de la candidature d'Annecy 2018 se multiplient ces derniers jours... du scepticisme du maire du Sallanches affiché publiquement au président du Conseil général de Haute-Savoie qui se lâche dans les colonnes du Faucigny. A Lausanne, les anti-JO se sont fait un plaisir d'évoquer cette situation lors de leur entrevue au siège du CIO, tandis que notre caméra attendait dehors. Mais rassurez-vous, une fois la rencontre achevée, La Voix s'est glissée au milieu des anti-JO pour recueillir à chaud les premières impressions...

 

La vidéo ici 

 

Elodie Chabert  /  Mikaël Chambru

 

 

16 Juin 2010 - La Voix des Alloboges

 

Le maire de Sallanches sceptique sur Annecy 2018

 

En attendant que le CIO décide le 22 juin si la Venise des Alpes reste dans la course olympique, les anti-JO font un festival d’animations. Le maire de Sallanches, lui, s’interroge…


Vendredi dernier, une dizaine de militants anti-JO manifestaient devant les grilles du château d'Annecy au sein duquel se déroulait, en public et en direct, l'émission Le Fou du Roi, diffusée sur les ondes de France Inter. Ils n'ont pas réussi à se faufiler au milieu des badauds pour intervenir en direct à l'antenne, mais Stéphane Bern a glissé quelques mots sur la mobilisation anti-olympique en Haute-Savoie. Le soir, c'est un grand débat public qui était organisé à Servoz par L'Atelier Equi'thés. Habitants et élus étaient invités à venir réfléchir sur l'opportunité de la candidature de la Venise des Alpes afin de tenter de répondre à une question simple :« Avons-nous besoin des JO Annecy 2018 ? »


Rencontre avec le maire de Sallanches sur le Critérium


Le samedi, le Comité anti-JO organisait sa "Vélorution" mensuelle dans les rues d'Annecy... profitant alors du festival international du film d'animation pour faire signer des pétitions et se faire entendre auprès des médias internationaux. Le lendemain, à l'occasion du Critérium du Dauphiné, les agriculteurs ont mené, dans la côte de Domancy, diverses actions que l'on a pu apercevoir en direct sur France 2. Au même moment, le Comité de défense de la plaine attendait les cyclistes à l'arrivée de la course, à Sallanches, sous la pluie... Et là, devant la caméra de La Voix, ils ont pu discuter avec le maire de Sallanches, qui s’interroge et prouve que, malgré le déluge de com’, l’unanimité est loin d’être de mise chez les élus haut-savoyards. Parcourant toute la Savoie afin de couvrir le maximum d’événements pour notre feuilleton Annecy 2018, Elodie et Mikaël sont là pour vous le faire savoir.

 

La vidéo ici 

 

Elodie Chabert  /  Mikaël Chambru

 

 

10 Juin 2010 - Le Dauphiné Libéré

 

Annecy 2018, pour nous c'est la fin de la plaine
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10 Juin 2010 - Journal le Faucigny

 

Annecy 2018 : Confessions d'un requérant savoyard
Texte sur les JO du journal le Faucigny
Texte sur les JO du journal le Faucigny
Texte sur les JO du journal le Faucigny
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01 Juin 2010 - Montagnes Magazine

 

Juin 2010 - Montagnes Magazine - Annecy 2018 - Ce qu'il faut savoir - 1/2
Juin 2010 - Montagnes Magazine - Annecy 2018 - Ce qu'il faut savoir - 2/2

 

09 Juin 2010 - Librinfo74

 

Ce samedi 12 juin, les opposants aux JO d’Annecy 2018 font leur cinéma… d’animation !

 

Les militants du collectif contre les jeux Olympiques d’Annecy en 2018 reprennent bicyclettes, patins à roulettes… ce samedi 12 juin, pour une nouvelle « vélorution » dans les rues d’Annecy.
Bien sûr cette date n’est pas fortuite, car le même jour, le festival international du film d’animation annoncera son palmarès. L’occasion inespérée pour les opposants aux JO de populariser et défendre leurs arguments contre cet événement qu’ils jugent inutile, préjudiciable pour l’environnement, et coûteux, particulièrement dans le contexte de crise mondiale. Le sénateur Hérisson, défenseur inconditionnel des jeux, membre d’opposition de droite au conseil municipal d’Annecy, le reconnaît sans détour, puisqu’il déclare dans le magazine « L’Expansion » : « même si on se surendette pour vingt ans », car, selon lui, « il y a bonne et mauvaise dette » ! 
Il y aura donc beaucoup de monde à Annecy ce samedi. On peut s’attendre que les amateurs de dessins animés voient plutôt d’un œil sympathique ces « vélorutionneurs », contrairement aux organisateurs de ce festival, plutôt attachés aux logiques économiques de la croissance, à l’instar de sont président, Dominique Puthod, maire-adjoint d’Annecy.


 

10 Mai 2010 - La Voix des Alloboges

 

Passy : près d'un millier de personnes contre les JO.

 

Dans la plaine du Mont-Blanc, habitants et paysans ne veulent décidément pas d'Annecy 2018. Pour le faire savoir, ils étaient près d'un millier à marcher sur les terres agricoles menacées.

Après une première réunion publique qui avait rassemblée plus de 200 personnes le 6 mars dernier (voir la vidéo), les habitants et les paysans de la plaine du Mont-Blanc était à nouveau mobilisé le 8 mai. Encadrés par une vingtaine de tracteurs, à cheval, à pieds et à vélo, ils étaient près d'un millier à être venus exprimer leur refus de voir les JO s’incruster chez eux et plus généralement en Haute-Savoie. Pour se faire entendre, ils ont défilé pendant près de deux heures sur les terres agricoles... qui seraient remplacées par un village olympique et une patinoire si Annecy organisait les Jeux Olympique d'hiver en 2018. Au coeur du défilé, La Voix est allée à la rencontre, contrairement à la correspondante de l'AFP, des badauds plutôt remontés contre cette candidature olympique.


La vidéo ici 

 

Elodie Chabert  /  Mikaël Chambru

 

 

09 Mai 2010 - Le Dauphiné Libéré 


Près de 1000 Anti village Olympique ont marché sur la plaine

 

12 Avril 2010 - La Voix des Alloboges

 

Le Show Télé des anti-JO

 

Le show télé des anti-JO organisé sur demande d'Arte le 1er avril n'était pas un canular. Cela a même été un vrai succès. Immersion au coeur du défilé.


Le 1er avril dernier, plus d'une centaine de personnes ont déambulé dans les rues d'Annecy pour protester contre la candidature haut-savoyarde à l'organisation des jeux olympiques de 2018. Les journalistes étaient aussi présents en nombre : Arte, France 3, RTL, Le Parisien, TV8, France Bleue, Le Dauphiné Libéré... Du jamais vu pour une action des anti-JO. 

Seul bémol, Arte n'a pas vraiment apprécié d'apprendre que le comité anti-JO avait annoncé publiquement qu'il s'agissait d'une « vélorution exceptionnelle pour le reportage de la chaîne TV Arte ». En arrivant sur le parvis de la mairie d'Annecy, la journaliste de la chaîne franco-allemande l'a fait savoir aux anti-JO, s'inquiétant des conséquences néfastes pour l'image d'Arte :« Ce ne sont pas des choses qui se disent... Avec des trucs comme ça, on perd toute notre crédibilité. » Ah bon, ça craint de savoir qu'Arte demande du show pour son info télévisée ?


La vidéo ici


Images et montage : Mikaël Chambru

 

02 Avril 2010 - Le Dauphiné Libéré


La "vélorution anti jo annecy 2018 dans les rues

 

01 Avril 2010 - La Tribune de Genève fait la Vélorution !


Les anti-JO manifestent à Annecy

 

Le comité anti-JO 2018 organise tous les 2e samedis du mois des défilés à Annecy afin de manifester contre l'organisation des jeux.

 

A vélo, en rollers ou à trottinette, c'est la vélorution! Le comité anti jeux-olympiques à Annecy organise des défilés sportifs tous les 2e samedis du mois. Objectif: sensibiliser l'opinion publique aux risques que comporte l'organisation de ces jeux dans la cité savoyarde en 2018. Le cortège doit démarrer à 10 heures de la mairie, pour arriver à 12h à Courier.


Les anti JO d'Annecy 2018 manifestent devant la mairie
© Lucien Fortunati

 

01 Avril 2010 - L'Essort Savoyard


Après le passage de la manif anti JO Annecy 2018

 

29 mars 2010 - Librinfo74


JO Annecy 2018 : la FDSEA monte au créneau

 

Dans un communiqué daté d’aujourd’hui, la Fédération Départementale des Syndicats d’exploitants agricoles met en garde les responsables “Annecy JO 2018″ sur la propension du projet à consommer du foncier agricole, alors qu’il s’agit de le préserver à tout prix.
En la matière, Christophe Léger, Président de la FDSEA, ne fait pas dans la dentelle : “La FDSEA estime que le projet présenté actuellement sur la commune de La Clusaz est inacceptable en l’état”. Ceci concernerait 4 exploitations agricoles fortement impactées, avec une probable exclusion du cahier des charges reblochon. Sur le secteur du Mont-Blanc, “aucun autre projet ne pourra être accepté”.


Christophe Léger ne cache pas que la FDSEA, se met en ordre de bataille en 2010 : “Ces jeux doivent impérativement privilégier l’utilisation des équipements existants sur les 2 Savoie (avec mise aux normes si nécessaire) et le développement des transports collectifs pour l’accès aux sites. Le pays du Mont Blanc et les Aravis feront l’objet d’un suivi attentif et d’exigences fortes.”


Quand on sait que le fonds électoral des adhérents de la FDSEA est en majorité favorable à la droite, gageons que les élus haut-savoyards, défenseurs inconditionnels des JO, vont écouter avec beaucoup d’attention leurs amis agriculteurs.


Une “crispation” qui ne va améliorer le moral des porteurs de projet.


 

 

17 Mars 2010 - Siné Hebdo


à Annecy, les JO c'est pas nature
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14 Mars 2010 - par Laure Noualhat - Libération.fr

 

Je n’aurais jamais cru que les Jeux Olympiques allaient télescoper mon amour du fromage. De passage dans la vallée de Thônes (Haute-Savoie), je me suis achalandée en pâtes cuites et pressées. Et j'ai appris que la spéculation foncière en général et les JO en particulier menaçaient le mythique reblochon... Là-bas, depuis des générations, on fabrique un fromage onctueux dont on raconte qu’il fait de beaux nichons. La plupart des gens le connaissent parce qu’il compose l’essentiel de la tartiflette, le plat qui tient au corps et aux capitons. Les autres le dégustent en plateau, croûte et effluves de fesse compris. Dans la station de ski de La Clusaz, vingt producteurs persistent à fabriquer les onctueuses pâtes pressées. Sur la route des Confins, on devine à peine leurs étables nichées sous des chalets traditionnels. Tout juste le meuglement étouffé d’une vache Abondance réclamant la traite ou la ribambelle de cloches suspendues aux chalets nous enseignent qu’on fabrique ici du fromage depuis des générations …

Chaque pièce de reblochon, crémeuse à souhait, requiert 4 à 5 litres de lait frais. Une AOP (Appellation d’origine protégée) définit les critères exigeants du reblochon fermier: 75% de fourrage issu du terroir, un fromage fabriqué et affiné à la ferme, … Les vaches ne skiant pas, elles ont besoin de fourrage l’hiver (200 tonnes pour 70 spécimens) et de pâture l’été sur environ 50 hectares. Qui dit pâture, dit terres agricoles. Et les 20 producteurs de La Clusaz sont bien à la peine pour en trouver. La faute à l’or blanc.

Près de 2000 âmes vivent à l’année dans cette station de sports d’hiver. Quand vient la saison de ski, ils sont 25000 à se précipiter de toute l’Europe et de toute la France sur les pistes enneigées. Il a bien fallu construire de quoi loger ces amateurs de glisse. Notamment pour les plus fortunés qui tiennent à se faire édifier un chalet à la gloire de leurs temporaires exploits familiaux (deux semaines pour Noël et éventuellement une semaine en février). Alors les propriétaires du coin ont commencé à vendre. Dans les années 80, la spéculation foncière a fait leur miel: les parcelles ont été découpées, viabilisées, revendues, … Au désespoir des fameux producteurs de reblochon qui louent les pâtures. Dans les vitrines des agences immobilières, les tarifs font frémir: 220000 euros les 1400 m2 viabilisés. Nécessaires pour la pâture mais aussi pour le fourrage dont dépend l’AOP, les terrains se raréfient. La candidature d’Annecy aux JO ne vient pas arranger les choses. D’après le projet, un tremplin de saut, couplé avec les pistes de ski nordique, va geler 15 hectares supplémentaires …

Le teint frais et la couperose de circonstance, Maurice prépare la riposte. Si Annecy obtient les JO, le tremplin sera édifié en face de sa ferme. Et il ne croit plus aux balivernes des organisateurs concernant la "duradébilité" des installations. «Ils veulent faire un parking et recouvrir la terre avec plastique et graviers pendant quatre ans. Ils ont promis de la rendre en l’état. Mais qu’est-ce qui pousse sur une terre asphyxiée pendant quatre ans?» Probablement rien. Au fait, pourquoi le tremplin de Courchevel ne convient-il pas aux épreuves? "Pas le même département"... L’année dernière, c’est contre un golf 18 trous dans la vallée des confins que Maurice et ses collègues se sont mobilisés. «On ne peut pas toujours être contre nos élus.», prévient-il. Mais il croise fort les doigts pour qu’Annecy n’obtienne pas les JO.

 

 

 

11 Mars 2010 - L'Essort Savoyard

 

Les couacs de la candidature Annecy 2018
Annecy 2018 : une candidature aux JO qui accumule les retards
Les couacs de la candidature Annecy 2018

 

10 Mars 2010 - La Voix des Alloboges

 

Annecy 2018 : Pas touche à la plaine de Passy

 

La candidature d'Annecy 2018 fait grincer des dents dans la plaine du Mont-Blanc où la résistance s'organise. Plus de 200 habitants se sont réunis début mars à Passy dans une ambiance électrique...


Le 6 mars dernier, la petite salle paroissiale de Chedde a accueilli près de 200 habitants de la plaine du Mont-Blanc venu s'informer sur les conséquences pour leur vallée de la candidature d'Annecy à l'organisation des JO 2018. Un véritable succès, auquel les habitants à l'initiative de la réunion publique et le comité anti-JO ne s'attendait pas, même s'ils l'espéraient. Cette forte mobilisation n'est pourtant qu'une demi-surprise, dans le sens où la plaine du Mont-Blanc sera fortement impactée en cas de succès d'Annecy 2018. A l'heure actuelle, il est ainsi prévu d'y installer un village olympique de 2 300 lits, une patinoire de 10 000 places et un centre de médias... soit plus de 30 hectares de terres agricoles et/ou non urbanisées potentiellement menacées.

 

Est-il trop tard pour se réveiller ?


Dans l'assistance, le débat s'est très vite engagé entre des citoyens inquiets et les maires de Passy et Domancy n'avaient guère plus d'informations que le public. Ces derniers ont bien tenté de rassurer leurs administrés en affirmant avec insistance, mobilisant même par moment la parole, qu'ils défendraient bec et ongle les terres agricoles, mais le comité anti-JO, bien plus au fait que les deux élus locaux, ont rappelés que le moment venu une loi programme et/ou une modification de la Directive territoriale des Alpes du Nord (DTA) imposeraient les choix du comité d'organisation d'Annecy 2018. A la vue de ces éléments, les habitants ont décidé de ne pas se laisser écraser par le bulldozer olympique et ont donc créé un comité d'action local intitulé « Pas touche à la plaine de Passy ».

 

Bref, la mobilisation citoyenne contre la candidature d'Annecy à l'organisation des JO 2018 prend de l'ampleur en Haute-Savoie, et plus particulièrement dans la plaine du Mont-Blanc.  Il n'y a pas de doutes pour nous qui suivons les anti-JO depuis plusieurs mois pour La Voix. Un tournant vient d'être franchi : les pro-JO et les médias traditionnels ne pourront désormais plus faire comme si tous les Savoyards étaient derrière Annecy 2018. La montagne gronde. La Voix vous informe.

 

La vidéo ici

 

Elodie Chabert & Mikaël Chambru


 

09 Mars 2010 - Slate.fr


JO d'hiver de 2018: Annecy, cause (perdue) nationale

 

Les chances de la candidature française sont maigres face à celles de Munich et de Pyoengchang.

 

Au cas où vous ne le sauriez pas, la France est candidate à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver en 2018. Annecy a été choisie, en effet, pour porter les couleurs nationales lors d'un long processus qui aboutira au 6 juillet 2011 et à la désignation, à Durban, en Afrique du Sud, des hôtes des Jeux de 2018. Trois villes ont été adoubées comme villes requérantes par le Comité International Olympique (CIO) et doivent être confirmées comme villes candidates, toujours par le CIO, en juin prochain. Il y a donc Annecy, Munich, en Allemagne, et Pyoengchang, en Corée du Sud.

 

Selon toute probabilité, les trois requérantes seront toutes les trois candidates en raison du sérieux de leur profil et dans la mesure où une finale à deux ferait plutôt mauvaise genre pour le CIO, habitué à plus d'empressement à sa porte quand vient l'heure du choix d'une cité olympique. En 2007, lors du succès de Sotchi pour les Jeux de 2014, il y avait, en effet, sept requérants, trois prétendants restant en lice lors de la grande finale à Guatemala City. «C'est un problème de circonstance», s'est contenté de répondre Jacques Rogge, le président du CIO, guère inquiet par ce manque d'engouement comme il l'a suggéré dans une interview donnée à L'Equipe au début des Jeux de Vancouver.

 

Il n'en reste pas moins que le gigantisme des Jeux d'hiver -86 médailles d'or décernées en 2010 contre 36 à Lake Placid en 1980- a de quoi en effrayer quelques-uns tant il est difficile ensuite, voire impossible, de rentabiliser certaines installations souvent laissées à l'abandon comme à Turin après le passage de la flamme olympique en 2006. Alors que va faire Annecy dans cette galère? Et, surtout, quelles sont ses chances de l'emporter?

 

Soyons clairs. Dix-huit après les Jeux Olympiques d'Albertville dont le projet avait été porté à bout de bras par une figure aussi charismatique et influente que Jean-Claude Killy, la France n'a aucune illusion à se faire. Annecy n'a que de très faibles espoirs de triompher dans une course à laquelle le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) aurait mieux fait de renoncer dans le sillage du naufrage de Paris 2012 dans la baie de Singapour.

 

En 2018, ce n'est pas, en effet, au tour de l'Europe d'organiser les Jeux d'hiver après Turin en 2006 et Sotchi en 2014. Ce n'est pas non plus à l'Amérique du Nord après Salt Lake City en 2002 et Vancouver en 2010. C'est à l'Asie, 20 ans après Nagano en 1998. Et Pyeongchang est une lauréate toute désignée car elle a déjà postulé à deux reprises pour les Jeux de 2010 et de 2014. Et deux fois, elle a été battue sur le fil en finale: 56 voix à 53 en faveur de Vancouver et 51 votes à 47 pour le plus grand bonheur de Sotchi. CQFD, a-t-on envie de conclure. La ville autrichienne de Salzbourg, également sur les rangs pour les Jeux de 2010 et 2014, a d'ailleurs choisi, cette fois, de faire une pause, sentant probablement que c'était encore aller au casse-pipe.

 

Le CIO rétorquera que l'alternance des continents n'est pas décrétée et que tout le monde peut donc saisir l'opportunité offerte. Comme la France, l'Allemagne continue, elle aussi, de croire en son destin. Pourquoi pas? Mais ses moyens sont autrement plus sonnants et trébuchants que ceux d'Annecy. La très riche Bavière est derrière cette candidature avec plusieurs autres arguments de poids dans la balance. L'Allemagne n'a plus été le cadre des Jeux d'hiver depuis 1936 à Garmisch-Partenkirchen. Pour la première fois dans l'histoire de l'olympisme, une ville aurait ainsi l'opportunité d'être l'hôte des Jeux d'hiver après avoir reçu ceux d'été en 1972, sachant que certaines installations d'il y a 38 ans seraient réutilisées, évitant donc un surcoût. Munich s'est offert, sinon, une ambassadrice de charme en la personne de Katarina Witt, l'ensorcelante patineuse double championne olympique. Last but not least, le dossier allemand est plaidé par Thomas Bach, l'un des hommes les plus influents du CIO dont il est le vice-président. Selon beaucoup de spécialistes, Bach est même le favori tout désigné pour devenir le successeur du Belge Jacques Rogge qui, en principe, quittera ses fonctions en 2013. Voilà donc l'Allemagne bien armée pour essayer de contourner la «logique» qui voudrait que les Jeux d'hiver s'arrêtent en Corée du Sud en 2018.

 

Face à des adversaires aussi redoutables, Annecy ne pèse donc pas très lourd d'autant plus qu'elle a aggravé son cas en tardant à donner un visage à son équipe dirigeante. Après des mois d'atermoiements, Edgar Grospiron, champion olympique de ski bosses à Albertville en 1992, s'est vu récemment confier les rênes de cette candidature qu'il a commencé à défendre avec difficulté dans les cénacles de Vancouver où Annecy a bien mesuré l'étendue de son retard. A l'arraché, Jean-Claude Killy, qui affirme que les Français ont perdu un an, a fini par se rallier à la cause de la préfecture de Haute-Savoie. Cet extrait de l'interview accordée par le héros des Jeux de Grenoble en 1968 à L'Equipe voilà quelques semaines en dit long sur son «enthousiasme»:

 

Le maire d'Annecy, Jean-Luc Rigaut, annonce que vous soutenez désormais la candidature de sa ville à l'organisation des Jeux d'hiver 2018. Vous confirmez?


Oui, j'ai décidé de m'impliquer aujourd'hui parce que la forme qu'ils ont adoptée me plaît beaucoup plus qu'au début. Pendant dix mois, on avait eu n'importe quoi. Maintenant, on est à peu près en ordre de marche, de quoi se donner des chances de réussite.

 

Que leur reprochiez-vous ?


Ils ont fait l'inverse de ce que je leur avais demandé. Ils avaient nommé trois présidents non issus des sports d'hiver, avec des sportifs devant, mais seulement «pour monter sur l'estrade». J'avais conseillé à M. Rigaut de prendre la présidence en s'associant Edgar Grospiron et Antoine Dénériaz. Il est allé chercher le CNOSF (et son président Denis Masseglia) et quelqu'un de très bien, Christian Monteil (président du conseil général de Haute-Savoie). Les trois empereurs. Avec Dénériaz désigné président... des supporters! Mais on ne met pas une armée en marche derrière trois généraux! Ça doit être les sportifs d'abord. Je ne supporte pas qu'on nous prenne pour des cons.


Ambiance, ambiance... A Vancouver, le cas d'Annecy s'est encore aggravé avec l'échec d'Antoine Dénériaz, champion olympique de descente en 2006, à l'élection à la commission des athlètes, qui aurait dû lui permettre d'intégrer le CIO, de découvrir le système de l'intérieur pour mieux défendre Annecy, et de donner également une voix de plus à la France qui ne compte plus que deux membres parmi la centaine du CIO: Jean-Claude Killy et Guy Drut. Résultat du vote: c'est un inconnu britannique, Adam Pegilly, spécialiste du... skeleton, qui a été élu. Et une voix de plus pour les anglo-saxons, et même deux puisque du côté des femmes, le scrutin a été dominé par une hockeyeuse américaine! Jacques Rogge ne s'est pas gêné pour fustiger la défaite de Dénériaz et mitrailler le sport français au passage: «Lorsqu'on est champion olympique de descente, l'épreuve reine, on a un vrai avantage. La France présente toujours de grands noms à cette élection (Douillet en 2000 et 2004; Mauresmo en 2008), mais elle n'y arrive jamais. Il y a donc un problème avec la France. Si on est battu par un représentant du skeleton, c'est qu'on n'a pas mouillé le maillot.»

 

On en revient toujours aux mêmes maux dénoncés en 2005 lorsque Londres avait coiffé Paris au poteau -maux qu'il aurait mieux valu continuer de disséquer en leur trouvant des remèdes au lieu de se lancer dans cette nouvelle aventure encore vouée à une issue fatale. La France a perdu complètement pied dans les instances internationales olympiques et rien n'a évolué favorablement depuis 2005. Seuls émergent Bernard Lapasset, président de la Fédération internationale de rugby (discipline tout juste réadmise aux Jeux), Jean Todt, président de la Fédération internationale du sport automobile (non olympique) et Michel Platini, aux commandes de l'UEFA. Ce n'est pas l'élection d'un inconnu, Denis Masseglia, à la tête du CNOSF, qui a amélioré la situation alors que Guy Drut, recalé lors de ce scrutin, aurait eu au moins l'avantage de la visibilité internationale et d'une vraie connaissance des rouages du CIO pour préparer sérieusement une candidature de Paris pour les Jeux d'été de 2020 ou de 2024.

 

A Vancouver, Masseglia s'est même permis de s'en prendre aux choix de Vancouver et Sotchi en stigmatisant une forme d'irresponsabilité du CIO dans sa décision de confier les Jeux d'hiver à deux cités de bord de mer. Jean-Claude Killy ne l'a pas raté: «Même s'il n'a pas énormément de crédit, il faut faire attention à ne pas critiquer les autres.»

 

Yannick Cochennec


 

 

07 Mars 2010 - Le Dauphiné Libéré


Les Opposants aux JO d' Annecy 2018 gagnent du terrain

 

06 Mars 2010 - Le Messager


Passy : les anti-JO montent le son

 

Le comité anti JO était à Passy cet après-midi à l'invitation des habitants de la plaine du Mont-Blanc.


Près de 200 personnes ont investi entre 15 et 17 heures ce samedi la salle paroissiale de Chedde pour débattre vivement de la perspective des JO d'Annecy 2018. Un débat coloré s'est engagé, en la présence des maires de Domancy et Passy.Principale inquiétude : qu'ils soit trop tard pour se réveiller, et que les déclarations fermes des élus locaux affirmant qu'ils défendraient PLU et terres agricoles ne soient écrasées, le moment venu, par une volonté "venue d'en haut" : loi programme ou modification de la Directive Territoriale des Alpes du Nord. Le bulldozer Annecy 2018 doit-il être craint? La mobilisation citoyenne prend en tout cas du volume, notamment en pays du Mont-Blanc, très concerné avec un village olympique ou encore une patinoire en perspective. Un comité d'action de la plaine de Passy sur le slogan "pas touche à la plaine de Passy" a d'ailleurs été créé.

 

 

28 Février 2010 - Politis

 

Ces jeux coûteux et dévastateurs…

Article de politis contre les JO Annecy 2018
Article de politis contre les JO Annecy 2018
Ces jeux coûteux et dévastateurs…
Article de Politis contre les JO d'Annecy 2018
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01 Février 2010 - La voix des Allobroges

 

Le sport, royaume de la pensée unique ?

 

Le comité anti-JO vient d’organiser une conférence-débat à Bonlieu sur l'idéologie du sport et de l'olympisme. On en a profité pour rencontrer Michel Caillat, sociologue du sport.

 

Le 29 janvier dernier, l'actualité était olympique dans la Venise des Alpes. D'un côté, Edgar Grospiron, champion olympique d'Albertville, était nommé directeur général de la candidature d'Annecy 2018 ; de l'autre Michel Caillat, sociologue du sport, s'attaquait à la critique de la pensée unique du sport et de l'olympisme. D'un côté, les médias locaux couvraient abondamment l'évènement (une double page dans le Dauphiné Libéré, par exemple) ; de l'autre, seuls quelques médias alternatifs étaient présents. Deux poids, deux mesures donc. Mais il ne s'agit pas d'une nouveauté, puisque depuis dix mois la presse locale fait vivre la candidature d'Annecy 2018 à grand coup d'articles et de reportages, évitant systématiquement les questions de fond qui dérangent et réduisant les actions des anti-JO à quelques brèves. Il n'y a qu'à lire pendant quelques semaines l'édition haute-savoyarde du Dauphiné Libéré pour s'en convaincre.

 

Pour un véritable débat public

 

Près de 150 personnes ont assisté à la conférence-débat sur l'idéologie du sport et de l'olympisme ce vendredi, soit quasiment autant de monde qu'en décembre dernier sur Le Pâquier pour la sortie du nouveau logo d'Annecy 2018. « Où est la ferveur populaire ? », s'interroge Philippe Métral-Boffod, conseiller municipal NPA d'Annecy, au début de la soirée anti-olympique. Avec l'intervention de Michel Caillat, sociologue du sport et responsable du Centre d'Analyse Critique du Sport (CACS), le comité anti-JO entendait élargir la critique de la candidature annecienne au-delà des considérations économiques, écologiques et sociales, en s'attaquant à l'idéologie même du sport et de l'olympisme. « Ce soir, nous souhaitons susciter le débat pour contraindre les promoteurs des JO à venir discuter avec nous, ce qu'ils refusent systématiquement. L'objectif étant que les Anneciens décident eux-mêmes s'ils veulent ou non de ces JO après la tenue d'un véritable débat public », poursuit l'élu. La Voix a profité de l'occasion pour rencontrer Michel Caillat et lui poser quelques questions.

 

Elodie Chabert & Mikaël Chambru

 

 

10 mars 2009 - Par Les dessous du Sport - Thomas HETEAU

 

JO 2018 : les opposants haussent le ton

 

Le 18 mars prochain, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) désignera la ville française candidate à l’organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2018. Annecy, Grenoble, Nice et Pelvoux-les Ecrins sont en compétition. Mais dans chacune des villes, les opposants se multiplient. Dossier. 

J-8 pour les quatre villes candidates à l’organisation des Jeux olympiques et Paralympiques d'hiver de 2018. Le mercredi 18 mars, le CNOSF désignera le dossier retenu pour représenter la France devant le Comité international olympique (CIO). Mais alors que les municipalités d’Annecy, Grenoble, Nice et Pelvoux se lancent dans d’importantes campagnes de communication, ces JO 2018 version française comptent de plus en plus d’adversaires. 

Trop coûteux, trop d’impacts sur l’environnement…en pleine crise économique et à l’ère du "tout-écolo", les arguments font mouche. Tant et si bien que les opposants à ces quatre candidatures se multiplient. Mercredi 4 mars, une "Journée de refus solidaire des Jeux olympiques" a même été organisée, au même moment, dans les quatre villes candidates. Que l’on soit à Grenoble, Nice, Annecy ou Pelvoux, le slogan est le même : "moins vite, moins haut, moins fort". Pourquoi certains s’opposent à l’organisation de ces JO en France ? Comment tentent-ils de mobiliser les foules ? Les réponses dans notre dossier : JO 2018, les opposants haussent le ton.


Annecy


À l’instar des autres candidates, la ville d’Annecy multiplie les manifestations pour promouvoir son dossier. Le vendredi 13 mars, l'association Roll'n'cy organisera une randonnée roller spéciale JO 2018. Mais comme les autres villes, la candidature annécienne ne fait pas l’unanimité. "Bénévole aux JO d'Albertville en 1992, j'ai vu les apports, les excès et les dérives des JO, je crois que nous avons mieux à faire aujourd'hui avec l'argent public", déclare ainsi Brigitte Chambéry sur le site Internet du Comité Anti-Olympique d'Annecy (CAO).

Selon le CAO, le dossier de la Venise des Alpes est tout simplement "mal ficelé" : "On nous promet un coût de candidature de 16 millions d'euros si le projet va en finale, mais malheureusement on constatera déjà un dérapage fin mars avec 1,4 millions d'euros au lieu de 1 millions. Soit 40% de dépassement au début du projet". Comme les anti-JO des autres villes, le CAO d'Annecy déplore l’impacte environnemental d’un tel événement et parle même de "pollution colossale. "Des JO d'hiver c'est la consommation en eau d'une ville de 600 000 habitants sur la même période", détaille le CAO. Lancé début 2009, le Comité Anti-Olympique d'Annecy "diffuse également une pétition sur les marchés et sur Internet, qui a recueilli plus de 1200 signatures en quelques jours".

 

 

12 Janvier 2010 - La voix des Allobroges

 

Annecy 2018, désaccord au conseil régional !

 

Le 9 juillet dernier, la mobilisation des Verts et du comité anti-JO n'a pas empêché le conseil régional d’accorder 2,5 millions d'euros de subvention pour la promo d'Annecy 2018. Retour sur une matinée olympique.

 

Le 14 mars prochain, les Savoyards se déplaceront dans l'isoloir pour renouveler leurs conseillers régionaux. Cette échéance électorale sera l'occasion pour eux de décider de l'avenir de leurs montagnes, et plus largement de celui de leur région, ainsi que de sa politique touristique. Et même si, lors de la précédente mandature, la gauche traditionnelle (PS, PRG, PCF, PG) et les écologistes (Les Verts) étaient alliés au sein de l'exécutif régional et gouvernaient ensemble, des divergences notables sont apparues. Par exemple sur la question de la candidature d'Annecy pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2018.

 

Ainsi le 9 juillet 2009, les élus des Verts, du PG et du NPA s'opposaient au vote d'une subvention de 2,5 millions d'euros de la Région Rhône-Alpes sur les 15 millions qui seront consacrés aux études techniques et aux efforts de promotion avant le choix final du CIO en 2011. Ils dénonçaient un projet qu'ils jugent toujours dispendieux, inutile, et mensonger quant à son impact environnemental et social. A l'opposé, le PCF, le PRG, le PS, le Modem, l'UMP et le FN apportaient leur soutien à Annecy 2018. Sur une question symbolique comme les JO, qui interroge notre modèle de développement et sa finalité, les clivages politiques bougent...

 Mikaël Chambru

 

 

Janvier 2009 - L'Essor Savoyard

 

Le comité Anti-JO prend de l'ampleur et déverse sa colère

 

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( Rigaut : Maire d'Annecy )