Les JO dans le Presse

 

15 Décembre 2012 - Ski Chrono

 

Une vidéo et une page facebook pour Annecy 2030 !

 

C’est une vidéo de 44 secondes à consulter sur annecy2030.com avec comme intitulé Annecy 2030, le rêve des Alpes. Ma ville. Mon lac. Ma passion. Mes Jeux. Un petit film qui aurait été réalisé par un étudiant annecien. Joint sur le sujet, Jean-Luc Rigaut, maire d’Annecy qui a consulté la vidéo a déclaré. « C’est un joli clin d’œil … Plus sérieusement, la personne à l’origine de ce film de promotion n’a pas lu le rapport Keneo sur les candidatures françaises à l’international. Il dit en en substance que tout doit partir d’en haut, de l’Etat avec le mouvement sportif, puis les territoires et non l’inverse...Il y a du travail à faire en matière de lobbying pour que la France retrouve du poids... »

 

 

04 Février 2012Le Dauphiné Libéré

 

David Douillet espère une nouvelle candidature pour les JO d'hiver

 

Il a skié la Verte des Houches, la piste de Coupe du monde de descente, au côté du président de la FFS (Fédération française de ski), Michel Vion. Puis il a présidé une réunion avec les élus des communes concernées par le Kandahar, les instances sportives locales et la Fis.

 

( ... )


“Il”, c’est David Douillet, ministre des Sports. Grand amateur de ski (sa fille est monitrice), il est venu hier se pencher sur le cas Kandahar. Menacée au pire de disparition totale et en tout cas d’absence dans la vallée de Chamonix. La raison de l’affection : une date inadéquate car trop proche des autres compétitions mondiales et une piste trop restrictive quant à sa capacité d’accueil de différentes disciplines.

 

À cette attente, le ministre a répondu favorablement. " Nous allons présenter un projet d’extension des possibilités de cette piste. C’est la volonté du président de la République, car le sport de haut niveau mondial contribue au rayonnement de la France, et les infrastructures qui lui sont consacrées permettent aussi de former nos jeunes ".

 

Puis, s’étendant plus largement sur le sport et les grandes manifestations, " Nous allons mettre en place une commission et une cellule permanente pour analyser les échecs des candidatures françaises pour les différents JO. Lorsqu’on aura compris ce qui ne convient pas, nous proposerons une candidature forte ! "

 

 

Ndlr : Une déclaration à rapprocher de sa décision de " gel " de l’audit commandé après le fiasco d’Annecy 2018 par Chantal Jouanno ( voir l'article ci-dessous du 18 Novembre ).


 

02 Février 2012 - Le Parisien

 

Le fiasco de la candidature d’Annecy 2018 sera bien audité

 

Le ministère des Sports et le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) viennent de confier l’audit de l’échec de la candidature d’Annecy 2018 à l’agence Keneo. Cette société française travaillant, entre autres, pour la Fédération française de football, la CAN 2012, l’Euro 2016 ou le CIO a été choisie parmi quatre candidats dans un appel d’offres.

Elle devra rendre son rapport courant mars pour servir de base à une réflexion sur d’éventuelles prochaines candidatures.

 

 

18 Novembre 2011 Sport.fr

 

Annecy 2018 laisse un solde positif

Alors qu'un déficit de plusieurs dizaines de milliers d'euros a été évoqué, l'aventure d'Annecy 2018 se termine sur un solde positif. Le comité directeur d'Annecy 2018, en préparant la dissolution du GIP, au 30 novembre 2011, clôt les comptes sur un résultat positif de 250.000 euros environ.

 

Le total des produits des trois exercices (2009, 2010,2011) s'élève à 26 millions d'euros, annonce Annecy 2018, dont 4,5 millions d'euros sont constitués de prestations en nature. La part du financement des organismes publics (Etat, collectivités territoriales) est de 51 %. Celle des entreprises représente 48 %.

Au chapitre des dépenses, 25,75 millions d'euros, celles liées à la promotion internationale de la candidature représentent 30% du total ; celles liées à la communication 30% également ; celles relatives aux études et constitution du dossier technique à 25%. Le solde est constitué par les dépenses de fonctionnement courant et de marketing du comité.

 

En félicitant de ce résultat, consécutif à la "maîtrise des dépenses", le comité de candidature souligne également qu'il été obtenu grâce à la reconnaissance par le ministère du Budget du "statut fiscal de droit commun des entreprises pour Annecy 2018, permettant de déduire de la TVA due sur les produits celle grevant les charges".

 

Le solde sera réparti entre les cinq membres fondateurs (Etat, CNOSF, Conseil régional Rhône-Alpes, Conseil Général de la Haute-Savoie, Ville d'Annecy).

 

 

17 Novembre 2011RMC Sport

 

JO : Pas d’" ardoise " pour Annecy 2018

 

Pour ce qui devrait être une des dernières réunions du comité directeur du GIP de la candidature savoyarde, vendredi à Annecy, beaucoup vont pouvoir souffler. Le directeur-général Pierre Mirabaud devrait, sauf surprise, présenter des comptes excédentaires.

Selon nos informations, le solde devrait s’établir à 300 000 euros. Pour y parvenir, Annecy 2018 aura obtenu de l’Etat que ses opérations soient exemptées de la TVA, mais a aussi invité les entreprises partenaires à cracher au bassinet en leur demandant de payer la TVA sur leur contribution. La dissolution du GIP est prévue au 31 décembre.

 

 

14 Novembre 2011RMC Sport

 

JO : Douillet s’assoit sur l’audit Jouanno

 

Le ministre des Sport a décidé le « gel » de l’audit commandé après le fiasco d’Annecy 2018 par son prédécesseur, Chantal Jouanno. Une décision qui annonce en fait son enterrement pur et simple.

 

 

Décidément cette candidature d’Annecy aux Jeux d’hiver 2018 n’en finit pas d’accumuler les sorties de piste. Après l’humiliation essuyée lors du vote du CIO début juillet en Afrique du Sud (7 voix pour le dossier français), la ministre de l’époque, Chantal Jouanno, et le patron du CNOSF, Denis Masseglia avaient lancé un audit pour diagnostiquer les causes du mal français aux candidatures olympiques : Annecy 2018, Paris 2012 et 2008, Lille 2004… Quelques mois plus tard, patatras. Son successeur, David Douillet annonce le " gel " de la procédure. La communication du ministre nous a assuré qu’il s’agissait d’ "envisager une approche plus globale ", et que l’ancien champion des tatamis demandait " un temps de réflexion. " C’est le message adressé à Denis Masseglia lorsque les deux hommes se sont rencontrés mardi dernier. Douillet a demandé " du temps ". " Soit, a répondu le patron du CNOSF. Un report OK, mais pas aux calendes grecques ! On ne peut pas faire l’économie d’un audit sur la France olympique, on a connu trop d’échecs, et surtout le dernier, qui était lourd. " Signe qu’au ministère, on ne souhaitait pas trop de lumière sur ce revirement, on nous assurait encore fin octobre que la " procédure était ouverte. " Des réunions de travail avec le CNOSF étaient prévues, une société désignée... Rien de tout cela ne vit le jour. Preuve que le ministre a agi en solo, les candidats à l’appel d’offres n’étaient absolument pas au courant, jusqu’à la semaine dernière d’un quelconque changement de cap.

 

Les candidats, pas au courant


Pour les quatre candidats en lice, le ministère devait designer l’heureux élu le 2 novembre. Las. Selon nos informations, Douillet n’a jamais gouté à cet audit commandé par Jouanno depuis sa prise de fonction le 26 septembre. A ses proches collaborateurs, il affirme que son rapport, intitulé " L’attractivité de la France pour l’organisation de grands évènements sportifs ", remis au président de la République en juillet 2010, répond aux questions figurant dans l’audit. Pas de quoi rassurer le président du CNOSF quant à l’avenir de l’audit. Annecy, passé maitre dans l’art du détricottage.

 

Clap de fin pour le GIP Annecy 2018

 

C’est vendredi que devrait se tenir à Annecy le dernier comité directeur du comité de candidature savoyard. Pierre Mirabaud, directeur-général, devrait présenter des comptes avec un solde légèrement positif. Un résultat obtenu grâce au coup de pouce de l’Etat et de Bercy qui a accepté in extremis de ne pas facturer la TVA aux opérations du GIP. " C’est clairement ce qui nous a permis de passer au-dessus de la ligne de flottaison ", a admis Mirabaud. Jean-Luc Rigaut, le maire d’Annecy, et tous les élus locaux peuvent respirer.

 

 

26 Septembre 2011 - Le Dauphiné Libéré

 

Annecy 2018 fait ses comptes

 

Ce matin, le Groupement d'intérêt public (GIP) d'Annecy 2018 s'est réuni à Annecy pour faire les comptes de la candidature haut-savoyarde aux Jeux olympiques d'hiver. Un bilan comptable très attendu et pour lequel Jean-Luc Rigaut et Christian Monteil ont évoqué le chiffre de 463 000 euros de déficit, sur les 21,5M€ engagés pour la candidature. "Les comptes qui seront définitifs le 18 novembre prochain, devraient être à l'équilibre dans la mesure où nous comptons sur la récupération de la TVA auprès des partenaires financiers qui ont participé" a expliqué Jean-Luc Rigaut.

Le GIP a deux mois pour effectuer ces démarches de récupération de TVA auprès des entreprises partenaires, qui selon les élus, pourront, elles, la déduire à leur tour. Dans le pire des scénarios, les cinq membres du GIP, à savoir l'Etat, la Région, le Département, la ville d'Annecy et le CNOSF (Comité national olympique et sportif) devront s'acquitter à parts égales de ces 463 000 euros.

 

15 Septembre 2011 - L'Essor Savoyard

 

15-09-2011 - L'Essor Savoyard - Budget Annecy 2018 - Il va falloir remettre la main au porte-monnaie
15-09-2011 - L'Essor Savoyard / Annecy 2018 - La lettre du maire que vous ne recevrez pas
15-09-2011 - L'Essor Savoyard / Annecy 2018 - La lettre du maire que vous ne recevrez pas

 

Les hauts savoyards ne recevront pas non plus de lettre d'excuse :

  • D'une majorité d'élus municipaux annéciens.
  • D'une majorité d'élus de l'agglo d'Annecy
  • De Mr Monteil président du CG74 et ses conseillers généraux.
  • Des maires hauts savoyards et savoyards
  • Des députés hauts savoyards et savoyards
  • Des sénateurs hauts savoyards et savoyards
  • De Mr JJ.Queyranne et des élus régionaux.
  • Du préfet de la Haute Savoie
  • De la CCI
  • Du syndicat agricole FDSEA.
  • Des syndicats au niveau national (CGT, CFDT...)
  • De l'association impliquons-nous.
  • Du Club 2018
  • Des associations environnementales, sportives et autres ( offices de tourisme etc) engagées dans le dossier JO.
  • Des responsables d'établissements scolaires hauts savoyards, de l'inspection académique 74 et du rectorat
  • De Nicolas Sarkozy président de la république.
  • De Mr Fillon premier ministre.
  • De Mr Accoyer président de l'assemblée nationale et maire d'Annecy le Vieux
  • De Mme Jouano ministre des sports
  • De Messieurs Killy, Drut, élus au CIO
  • De Mr Grospiron
  • De Mr Beigbeder
  • Des sportifs internationaux, régionaux ou locaux.
  • De tous les députés et sénateurs français.
  • Des médias locaux, nationaux.

Les sus nommés doivent envoyer une lettre à tous les contribuables hauts savoyards pour démonstration de leur courage à hauteur de leur mégalomanie et ambition, et signifier leur engagement de remboursement personnel des dettes, sans compter bien sûr les 15 millions d'euros d'ors et déjà soutirés à la collectivité pour un dossier " JO fiasco ".

 

 

19 Août 2011 - Le Dauphiné Libéré

 

19 Août 2011 - L échec JO  Annecy 2018 va être analysé par des experts indépendants

 

18 Août 2011L'Essor Savoyard

 

18 Août 2011- Essor Savoyard - RFF Stop le train des JO Annecy 2018 en rase campagne

 

Voir l'appel d'offres : JO 2018 - Campagne de sondages Annecy - St-Gervais.

Sondages de reconnaissance des sols et de la plate-forme ferroviaire, et essais en laboratoire

 

 

22 Juillet 2011 - Charlie Hebdo 

charlie hebdo - Brûle, Annecy 2018 Brûle

 

13 Juillet 2011 - L'Equipe 

13 Juillet 2011 - L'Equipe - Les sept votes d'Annecy 2018

 

14 Juillet 2011 - L'Essor Savoyard

 

14 Juillet 2011 - L'Essor Savoyard - Le billet - Annecy 2018 - L'Art de se voiler la face
Cliquez sur l'article
14 Juillet 2011 - L'Essor Savoyard - Clapotis du Lac - Annecy 2018 : Excuse Bidon

 

10 Juillet 2011 - Librinfo 74

 

JO ANNECY 2018 : Les médias dominants partenaires de l’échec !

 

Avec ces jeux-olympiques, une fois de plus, on prend la mesure de l’allégeance des médias aux pouvoirs locaux.

Que l’on s’entendent bien !

Nous parlons de la direction de ces médias et non des journalistes qui n’ont pas de prise directe sur le choix éditorial de leur entreprise de presse et sur sa politique vis-vis de ses partenaires économiques.

Que ce soit le Dauphiné Libéré, le Messager, Radio France, O.D.S, FR3, 8 Mont-Blanc… tous ont soutenu plus ou moins la candidature d’Annecy, évoquant le devoir d’accompagner un grand projet populaire !

Nous l’avons toujours dit : un média ne peut mélanger communication et information. Dès lors que ces médias ont pris fait et cause pour les JO, leurs journalistes n’étaient plus en condition d’exercer leur métier. C’est bien pour cela que la plupart des « papiers » du D.L. étaient rédigés par les membres de la direction départementale.

Dans ces conditions, les lecteurs du D.L. et tous les usagers de ces médias étaient en droit de se plaindre ne pouvant obtenir une véritable information journalistique sur le sujet.

 

Certains pourraient nous retourner la critique, reprochant à librinfo d’avoir été du côté des opposants aux JO.

Nous rejetons cette critique.

Si nous avons donné la parole aux opposants, c’est que les médias dominants les ignoraient totalement. Nous voulions ainsi rétablir le droit à l’information en nous opposant à la pratique journalistique condamnable de la rétention de l’information. Ce n’est que lorsque les membres du Comité anti-olympique ont pu se faire entendre et démontrer le sérieux de leurs arguments, qu’ils ont eut droit à quelques articles dans la presse locale. Pendant ce temps, les membres du comité de candidature disposaient presque quotidiennement d’articles de complaisance.

 

L’organisation de ces jeux n’était pas neutre, car ils allaient influencer l’avenir économique et environnemental du département. aussi chaque citoyen devait être informé à la fois des conséquences bénéfiques, mais aussi des risques négatifs d’un tel projet.

 

Enfin, si les membres de la rédaction étaient globalement opposés à ces jeux, nous avons toujours donné la parole aux deux parties.

 

Quel que soit le média, les journalistes peuvent avoir, à titre personnel, des convictions. Cela ne les empêche de faire leur métier le plus honnêtement possible. Ce qui est notre cas.

Dans les rédactions des médias dominants, les avis étaient partagés sur les JO. Par contre, les directions ont imposé la défense inconditionnelle des Jeux.

 

En conclusion, on peut dire, sans se tromper, que les médias dominants sont devenus partenaires de l’échec des JO d’Annecy 2018.

En ce qui nous concerne, si la rédaction a vécu avec un certain soulagement cet échec, nous revendiquons le fait d’avoir traité de façon journalistique ce sujet sensible.

 

G. Fumex

 

 

09 Juillet 2011 - Le Dauphiné Libéré

 

Du mal à regarder la défaite en face

 

Lunaire, c’est le mot. Cette conférence de presse tenue hier par ceux qui ont amené la candidature française au pied du mur de Durban, était en parfait décalage avec la dure réalité du moment. Annecy 2018 a pris une claque monumentale. Elle dit l’assumer mais s’explique mal.

 

Héritage ? Un très beau livre !


La preuve donnée par le président Charles Beigbeder. Au lendemain d’une déroute achetée 30 millions d’euros, il s’est plu à mettre en avant la brochureÉducation et Olympisme, d’un pôle à l’autre”. Un véritable héritage de cette candidature. Soit. " Un livre extrêmement bien fait, téléchargé à 13 000 exemplaires sur le site. 100 000 personnes ont été exposées à cet ouvrage. "

 

Jean-Luc Rigaut, le maire d’Annecy, a paru un peu plus proche du sujet, mais s’est bien gardé de sauter dans la flaque. Avec “Nous sommes déçus mais on ne regrette rien”, “Nous n’avons pas à rougir d’avoir osé”, “C’était un dossier de très bonne qualité qui nous a permis de réfléchir sur les perspectives d’aménagement de notre territoire”, il s’est contenté de tourner autour.

 

Christian Monteil, “peiné mais pas humilié”, avait lui choisi d’aller voir plus loin. De positiver pour moins ressasserce superbe projet qui nous a fait rêver”. Mais qui n’a pas fait rêver le CIO. Ou seulement 7 de ses membres. L’avenir, voilà ce à quoi pense aujourd’hui le président du Conseil général. " Dès la mi-septembre, je vais convoquer l’ensemble des stations de Haute-Savoie pour que l’on construise ensemble un planmontagne du XXI e siècle”, thème qui était au cœur de la réflexion de cette candidature. " Même volonté de réaction chez Éric Fournier, le maire de Chamonix. " Il faut réactiver le plan de renouveau de notre territoire. Ce dossier a eu un effet cliquet : on ne revient pas en arrière. Sur les infrastructures ferroviaires, les études sont en cours, à nous de contractualiser. Comptez sur moi à la Région. "

 

C’est la faute de l’autre

 

Et sinon, dans tout cela, que s’est-il passé à Durban ? Visiblement difficile de regarder dans le rétroviseur. " Il ne faut pas se focaliser sur les voix ", temporise Charles Beigbeder. " Nous n’avons pas été hors sujet, il faut juste voir la volonté forte du CIO d’aller vers l’Asie, vers de nouveaux territoires ", oriente Jean-Luc Rigaut. " PyeonChang était un mur pour nous, nous n’avons pas été capables de le sauter ", reconnaît Jean-Pierre Vidal. Et c’est tout. Le mea culpa n’aura pas lieu, ni l’annonce de quelque aveu de faiblesse. Ne serait-ce que dans la commercialisation du produit. Pour un peu, on en viendrait à évoquer la fatalité.

 

Autant dire, pas vraiment l’élan de lucidité et d’humilité que l’on était en droit d’espérer. Dommage car si Annecy veut un jour retenter l’aventure, il faudra en faire preuve.

 

 

07 juillet 2011 - Sud-Ouest

 

Sortie de piste aux JO

 

Il faut se faire une raison : la France ne peut pas tout avoir, la direction du FMI et les Jeux olympiques. Si notre candidate à la direction du FMI a effectué un rétablissement spectaculaire pour notre pays après la sortie de piste de son prédécesseur, il n'en est pas allé de même pour la ville d'Annecy, qui a piteusement échoué hier dans ses velléités d'organiser les JO de 2018. « Velléités » est bien le mot, car jamais cette candidature n'a vraiment décollé. Manque de moyens, absence de soutien, pour ne pas dire hostilité, de la population locale, bisbilles entre organisateurs : rien n'aura été épargné à cette étrange candidature, et le résultat d'hier est tout sauf une surprise. On peut même se demander pourquoi François Fillon a jugé utile de faire le déplacement de Durban. Sans doute parce que Nicolas Sarkozy - qui ne tenait pas à être associé à cet échec - le lui avait demandé. Mais un Premier ministre n'a-t-il rien de mieux à faire que de défendre des causes perdues ? Quoi qu'il en soit, le président, qui avait comparé cet hiver la candidature d'Annecy à sa propre élection, y réfléchira à deux fois avant de se lancer dans un nouveau parallèle…

 

Pour la quatrième fois en dix ans, une ville française échoue donc dans sa prétention à organiser des Jeux olympiques. Après Lille en 2004, puis Paris en 2008 et surtout en 2012, ce revers doit conduire à s'interroger d'une part sur le bien-fondé de telles candidatures, d'autre part sur leur préparation et leur organisation. Il paraissait presque évident qu'après l'Italie puis la Russie les JO d'hiver reviendraient à un pays asiatique. Mais, surtout, la France pèche trop souvent par manque de moyens et par excès d'orgueil. Elle ne se donne pas tous les moyens de procéder à un lobbying hélas nécessaire. Elle a trop tendance à croire que la patrie du baron de Coubertin aura toujours une longueur d'avance sur les autres. Voilà pourtant vingt ans, depuis les JO d'Albertville, que ce n'est plus le cas…

 

Peut-être la France mise-t-elle sur la victoire de l'obstination : la ville coréenne de Pyeongchang en était à sa troisième candidature ! À ce rythme, elle espère peut-être organiser les Jeux de 2024, cent ans après les derniers Jeux d'été organisés dans notre pays. Il faudrait alors faire preuve de moins d'arrogance et de plus de motivations. Savoir pourquoi l'on tient tant à accueillir une telle manifestation et faire partager un minimum d'enthousiasme. Ce qui n'a pas été le cas d'Annecy.

 

 

07 Juillet 2011 - Le Dauphiné Libéré 

 

Pour Annecy, c'est la douche froide

 

L’histoire est écrite disaient, depuis des mois, des oiseaux de mauvais augure. Annecy devait aller dans le mur.

 

Pourtant, jusqu’à hier, dans le cœur des Annéciens favorables à la candidature, il restait cette petite lueur d’espoir sans laquelle tout projet serait vain. Beaucoup grâce à la méthode Coué. Un peu par foi dans un dossier dont les atouts techniques existaient pourtant. Pour preuve, la foule massée à 17h19 sur le Pâquier, alors même qu’une heure et demie avant, l’annonce d’un résultat réglé dès le premier tour laissait déjà sentir la victoire coréenne. La douche froide n’en a été que plus sévère à l’ouverture de l’enveloppe par Jacques Rogge. Et comme si ce n’était pas suffisant, le détail des votes - 7 toutes petites voix pour Annecy, à peine la moitié des prévisions les plus pessimistes- a fini d’assommer la ville.

 

Pourquoi Annecy n’a-t-elle pas su, pu ou réellement voulu saisir sa chance ? Dans les méandres de la politique locale, la réponse n’est pas évidente. Faudra-t-il accuser les problèmes de gouvernance, les changements techniques imposés en juin 2010 au dossier, le transfert de la communication à Paris, l’incapacité à soulever l’enthousiasme populaire local dans les derniers mois ? Les inévitables questions sur l’équation qui a conduit à dépenser 30 millions d’euros pour seulement 7 voix vont également se faire pressantes.

 

Dans les jours qui viennent, l’heure sera aux comptes. Voire aux règlements de comptes.

 

Dans le département, les couteaux devraient sortir. " Nous, on a été associés à rien, pas invités à Durban. Il ne faut pas s’étonner " a déjà lâché, le député Lionel Tardy, taclant tout autant le comité de candidature que… le Premier ministre.

 

" Les errements et le manque de stratégie du Comité de candidature ont plombé le projet " a pour sa part lancé Jean-Jack Queyranne, président de la Région, premier financeur du projet.

 

Au Conseil général, sans l’avouer officiellement on espérait au moins que le désengagement amorcé discrètement depuis plusieurs semaines suffirait à faire porter le chapeau au maire d’Annecy, Jean-Luc Rigaut. Dès vendredi, une conférence de presse commune est annoncée. Elle sera agitée. Dans les prochains jours, l’échec fera des victimes. Mais la Haute-Savoie devra aussi prouver sa capacité à trouver de nouveaux projets fédérateurs.

 

 

07 Juillet 2011 - AFP / Euronews

 

JO 2018 : Après la claque de Durban, la France repart de zéro

 

Il y avait la gifle de Singapour-2005, il y aura désormais la claque de Durban 2011, année zéro pour le mouvement olympique français qui doit plus que jamais cogiter à la meilleure manière de poser une candidature, et de la faire gagner.

 

Six ans après le raté final de Paris-2012, Annecy-2018 a vécu mercredi en Afrique du sud une humiliation majuscule, créditée de 7 petites voix, contre 63 pour la ville sud-coréenne de Pyeongchang. Un score qui, à froid, n’est pas une surprise.

 

Dès le départ, la candidature française était viciée. “Décidée sur un coin de table”, selon les termes de la ministre des sports Chantal Jouanno. “Construite à l’envers” pour le président du CNOSF, Denis Masseglia.

 

On a eu une candidature émanant d’un territoire avant que l’Etat et le mouvement sportif ne soient mis dans la boucle”, déplore-t-il. “Or il faut plus qu’un consensus, une adhésion sans faille sur le principe de la candidature et surtout sur son leadership qui doit avoir une légitimité pour le CIO”.

 

Denis Masseglia se souvient de la première alerte. C‘était à Acapulco, en octobre dernier. Annecy avait présenté son dossier sans donner la parole au président du CNOSF, alors que le cadre de la réunion n‘était autre que l’assemblée générale des Comités nationaux olympiques du monde entier. Les collègues du Français n‘étaient pas revenus d’un tel manque de tact.

 

40% du CIO est composé de membres émanant des CNO, attentifs à la place de cette institution dans les candidatures. La facture est lourde: 7 voix.

 

Mercredi, peu avant l’annonce du triomphe de Pyeongchang, des sportifs de la délégation française se donnaient des coups de coude: le président de la République sud-africaine Jacob Zuma était allé s’asseoir au tout dernier rang de la salle. Derrière les plus obscurs des représentants des trois délégations. Impensable en France.

 

Pour remonter la pente, le CNOSF, duquel émane officiellement toute candidature olympique, doit désormais couper l’herbe sous le pied de tous ceux qui voudraient prendre une décision à sa place. Par exemple Christian Estrosi, maire de Nice battue par Annecy pour la candidature aux JO-2018, qui a déjà annoncé étudier la possibilité de s’aligner pour 2022Plus question que les choses se passent dans cet ordre.

 

Si une candidature pour les JO d‘été 2020 lui parait exclue, parce que trop précipitée (“ça nécessite une vraie stratégie de long terme, une montée en puissance”), Denis Masseglia ne veut écarter aucune autre solution. Mais ce sera au CNOSF de la choisir, mardi prochain, lors d’une réunion de son conseil d’administration et des présidents de fédérations olympiques.

 

Trois hypothèses: Soit la France repart pour 2022 et les Jeux d’hiver, soit elle se concentre sur ceux d‘été de 2024 et dans ce cas seule Paris semble en mesure de faire le poids. Enfin, la patrie de Coubertin, invoqué tel un saint-Christophe ces derniers jours à Durban, peut aussi choisir de… n‘être plus candidate à rien avant d’avoir pansé ses plaies.

 

 

06 Juillet 2011 - France Soir 

 

Annecy 2018 : Un fiasco bien français

Humiliation Sept voix sur 95 possibles : Annecy ne s’attendait pas à gagner le droit d’organiser les JO 2018 – qui ont été attribués, hier, à Pyeongchang en Corée du Sud –, mais n’imag

 

" On réglera les comptes après ", prévenait l’un des membres de la délégation annécienne, avant le choix par le Comité international olympique (CIO) de la ville hôte des JO d’hiver 2018. Cet après est venu : mercredi, le CIO a donc retenu la candidature de Pyeongchang, troisième ville asiatique à accueillir les JO d’hiver après les japonaises Sapporo, en 1972, et Nagano en 1998. Une nouvelle fois après l’échec de Paris en 2005 pour l’organisation des JO 2012, la France subit donc un immense camouflet, puisque Annecy n’a obtenu que… 7 voix sur 95 possibles ! Et une nouvelle fois, la France ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Ce n’est pas réellement, cette fois encore, les qualités techniques du dossier Annecy 2018 qui ont coûté la victoire ; c’est encore moins le profil de la cité haut-savoyarde. A la fois ville – Pyeongchang est un comté – et montagnarde – Munich culmine à 579 mètres –, Annecy présentait les avantages d’être à taille humaine et de regrouper des sites relativement proches, quand les derniers JO, à Vancouver, avaient souffert d’être organisés dans une métropole de 600.000 habitants située… en bord de mer et divisés en trois lieux très distants les uns des autres.

 

Jouanno était " très optimiste "

 

C’est donc, principalement, diplomatiquement que la France a perdu l’organisation de ces Jeux. Géopolitiquement, oserions-nous presque écrire ; cette fois, la délégation française a certes fait preuve d’un peu moins d’arrogance qu’en 2005 – encore que la ministre des Sports, Chantal Jouanno, se disait, mardi, " très optimiste " – mais a terriblement souffert des luttes d’intérêt dont le point d’orgue fut le départ de son patron, Edgar Grospiron, à Noël dernier. Au CIO, personne n’a pu ne pas noter non plus l’absence de confiance accordée au dossier par Jean-Claude Killy, personnalité ô combien emblématique de l’olympisme français : " Depuis six mois, on ne l’a vu qu’une fois ", souligne, dépité, un membre de la délégation. L’absence, enfin, de Nicolas Sarkozy à Durban où avait lieu le vote mercredi, peut-être trop assuré de la défaite annécienne pour se risquer à un soutien, n’a fait qu’entériner une faillite diplomatique, alors même que les chefs d’Etat allemand et sud-coréen avaient, eux, fait le déplacement.

 

Les coups bas n’ont pas servi

 

Certes, Annecy faisait figure de petit poucet lors du scrutin de mercredi ; mais de là à ne compter que 7 voix sur 95 possibles, contre 25 à Munich et 63 pour Pyeongchang, il y a tout de même un pas, celui qui conduit de la défaite à l’humiliation. Annecy ne peut même pas se consoler en se disant qu’elle perd la tête haute ; dans les dernières heures, les attaques à la limite de la correction avaient fusé ; " Les JO ne sont pas faits pour récompenser une compagnie ou un pays ", avait ainsi lancé Charles Beigbeder, le patron de la candidature française. " Nous ne sommes pas une mégalopole qui loue des montagnes ", avait ajouté l’homme d’affaires dont l’absence totale d’expérience dans le sport a sans doute également pesé. Entre l’arrogance et le manque de professionnalisme de ses principaux dirigeants, la candidature d’Annecy aura au moins montré quelle voie ne pas suivre si l’on veut obtenir les Jeux olympiques. Puisse la France s’en inspirer si elle espère organiser pareil événement, privilège qui ne lui a plus été accordé depuis 1992 avec Albertville. Et qui risque fort, serait-on tenté d’ajouter, de ne pas lui être accordé de sitôt.

 

 

06 Juillet 2011 - Sport 24

 

Annecy mauvais perdant ?

 

On peut lire des propos étonnants sur le Twitter d’Annecy 2018. A tel point que l’on peut se demander si leur compte n’a pas été piraté…

 

"En 2018 les JO auront lieu sans neige... Merci Samsung d'avoir acheté les JO pour la Corée ! Honte sur le CIO, qui n'a plus aucune valeur... Visiblement la corruption ne touche pas que la FIFA..."

 

Ndlr : les 2 Twits on depuis été retiré du compte Twitter d'Annecy_2018

 

 

06 Juillet 2011 - Sport 24 

 

Une cruelle déception

 

Sonnés par l’ampleur de la défaite, les membres du comité de candidature d’Annecy 2018 n’ont pas caché leur déception après l’élection de Pyeongchang comme ville hôte des Jeux Olympiques d’hiver 2018.

 

 

Charles Beigbeder (président du comité de candidature) :

"Nous sommes très fiers de ce que nous avons fait et nous pensons avoir contribué au mouvement olympique mais nous avons perdu et c'est extrêmement décevant. Nous espérions être retenus mais nous félicitons Pyeongchang car ils ont fait une belle compétition et nous remercions le CIO de nous avoir permis de présenter notre candidature" (RTL)

 

Guy Drut (membre de la candidature française) :

"C’est une douche très, très froide. J’avais toujours dit que ce serait très difficile. Mais après la présentation qui a été objectivement excellente, je pensais à autre chose, à un 2e tour. Mais 7 voix, c’est…. Faut encaisser ! L’écart est beaucoup plus large que je ne l’imaginais. Mais ce n’est pas nous qui avons perdu, c’est la Corée du sud qui a gagné parce que ce n’était pas possible autrement. Ils avaient un très bon dossier. Il y a nettement moins de romantisme dans leur dossier, mais il n’y a pas de faute. C’était le tour de l’Asie. Je le répète, ce n’est pas une défaite de la France, mais une victoire de la Corée. Depuis six mois, la candidature française a fait un sans-faute. Il n’y avait plus de dissensions. Chacun a fait son boulot comme il le fallait." (RMC)

 

Chantal Jouanno (Ministre des Sports) :

"C'est dur à encaisser pour le sport français, parce que le sport français ne mérite pas ça, mais on va apprendre de cette défaite. On n'a sans doute pas suffisamment appris des précédentes défaites. On va apprendre de celle-ci. On va clairement débriefer. C’est une déception pour les athlètes et les centaines de personnes qui ont porté cette candidature. Mais c’est la loi du sport. Il n’y a pas grand-chose à dire. C’est une déception mais on s’est battu jusqu’au bout "(France 2)

 

François Fillon (Premier Ministre) :

"C’était une compétition sportive. Il y a un vainqueur et d’autres qui ont eu des performances mais qui n’ont pas pu remporter l’épreuve. Nous sommes de ceux-là. Je veux donc féliciter la Corée du Sud pour cette victoire et Munich pour sa candidature. Mais je voudrais surtout féliciter toute l’équipe de France et en particulier les jeunes athlètes qui ont beaucoup fait pour la candidature d’Annecy. Maintenant, c’est à eux de porter les valeurs de l’olympisme et les projets futurs de la France dans ce domaine." (RMC)

 

Gérard Masson (président du Comité paralympique et sportif français) : "Les Jeux auraient permis de développer de manière considérable l'accessibilité dans notre pays, mais de grandes avancées ont déjà eu lieu sur ce terrain et nous devons continuer en ce sens, sans les Jeux. Depuis plusieurs années déjà, de plus en plus de stations se développent en termes d'accessibilité. Les Jeux auraient été un merveilleux tremplin, mais il nous faut désormais intégrer ces problématiques au quotidien, avec tous les acteurs concernés, ce sera probablement plus long !" (Communiqué)

 

Jean-Jack Queyranne (président de la région Rhône-Alpes) :

"Le résultat d’Annecy n’est pas à la hauteur des efforts déployés et des espérances rassemblées. Je partage la déception de tous ceux qui se sont beaucoup investis et je veux leur dire que le travail accompli sera utile pour l’avenir. Mais force est de constater que les errements et le manque de stratégie du Comité de candidature ont plombé le projet." (Communiqué)

 

 

06 Juillet 2011 - L'Essor Savoyard 

 

Le Pâquier s'est rapidement vidé après l'annonce de la défaite

 

Ils sont peu nombreux à être restés ce soir après l'annonce de la défaite d'Annecy aux Jeux Olympiques 2018.

 

Les Annéciens y ont pourtant cru jusqu'au bout, et sont venus en masse agiter leurs drapeaux au couleur de la ville. Mais peu d'entre eux resteront finalement pour le concert organisé ce soir. Le goût amer de la défaite sans doute.

 

 

06 Juillet 2011Sport France TV

 

Pyeongchang couronnée pour 2018, Annecy abattu

 

En annonçant qu'une ville avait été élue dès le 1er tour pour les JO-2018, Jacques Rogge, le président du CIO, avait un peu plus plombé la candidature d'Annecy. Face au grand favori Pyeongchang, à l'outsider Munich, la ville savoyarde n'était pas bien placée pour le vote des membres du CIO. Cela a été confirmé à 17h18, avec l'ouverture de l'enveloppe désignant le vainqueur: Pyeongchang, par 63 voix, contre 25 à Munich et seulement 7 à Annecy.

 

 

Atteindre le 2e tour aurait déjà été une belle performance. Encore fallait-il qu'un 2e tour ait lieu. Le retard accumulé au début de la candidature par Annecy par rapport à Pyeongchang et Munich avait, un temps, failli mettre la candidature dans l'eau. Elle a tenu. Mais elle n'a pas pu renverser des montagnes. "Mes amis, vous avez élu une ville pour les JO -2018. Le scrutin est clos", a annoncé Jacques Rogge après le premier tour de vote. Cela signifie qu'une des trois candidates, Annecy, Munich ou Pyeongchang, a obtenu la majorité absolue, soit au moins 48 voix. 95 membres du CIO étaient en effet habilités à voter au premier tour. Le favori annoncé, Pyeongchang, a raflé la mise. Sans surprise. Et le vote démontre bien la supériorité des Asiatiques dans cette élection: 63 voix pour ce dossier sur un total de 95, 25 pour Munich, et 7 pour Annecy.

La Corée du Sud n'a organisé qu'une seule fois des Jeux Olympiques, ceux d'été, en 1988 à Seoul. Pyeongchang devient ainsi la troisième ville asiatique à accueillir des Jeux d'hiver, après deux cités japonaises, Sapporo en 1972 et Nagano en 1998. Et la règle non-écrite de l'alternance des continents donnait un net avantage aux Sud-Corées, après le continent américain en 2010 (Vancouver) et le continent européen en 2014 (Sotchi). Sans oublier que le continent asiatique représente un futur marché prospère si la "greffe" des sports d'hiver prend pleinement à l'issue de ses JO.

 

Le président sud-coréen Lee Myung-bak a remercié le CIO: "J'organiserai de bons jeux Olympiques. C'est une victoire pour les Sud-Coréens. Je vous remercie de leur part", a-t-il déclaré, le pouce levé, en marchant le long de l'estrade où étaient assis les membres du CIO. Pour Kim Jin-seun, l'ancien gouverneur de la province et président du comité de candidature des deux précédentes tentatives de Pyeongchang, c'était aussi une très grande joie. "Pendant 17 ans, je parcouru des chemins vraiment difficiles. Je ne sais pas quoi dire. Je suis submergé. Je suis juste très, très heureux", a-t-il affirmé.

 

Lors de cette ultime journée à rallonge, théâtre des oraux de chaque candidature, Thomas Bach, vice-président du CIO et partisan de la candidature de Munich, avait invité ses collègues à "renforcer les fondations du mouvement olympique" en donnant les JO à un pays expérimenté, plutôt que "d'explorer (les) nouveaux territoires" promis par Pyeongchang. Cette dernière, par la voix du président de la République sud-coréen Lee Myung-bak, avait promis aux membres du CIO qu'ils seraient "fiers" de leur choix s'ils élisaient Pyeongchang, une ville bâtie presque exclusivement autour de son projet olympique et synonyme de nouveaux marchés en terme de pratiquants et de public pour les JO.

Annecy avait, elle, joué sur l'authenticité de sa candidature, par l'intermédiaire de Jean-Claude Killy, membre français du CIO, qui a prôné l'alchimie de "l'âme et du savoir-faire" proposée par Annecy. Certains arguments ont plu davantage que d'autres, même si le choix de Pyeongchang devait déjà être fait bien avant pour que la victoire soit aussi large.

 

Voici donc une quatrième candidature tricolore laissée sur le bas de la route par les membres du CIO. Mais cette fois, pas grand-monde ne donnait Annecy vainqueur, même en France. C'était également la troisième fois que Pyeongchang présentait son dossier pour les Jeux d'hiver, après avoir échoué en 2010 contre Vancouver, puis en 2014 face à Sotchi. Avec le meilleur dossier technique, la persévérance sud-coréenne a été récompensée. La France n'a plus qu'à se raccrocher à cet espoir d'un futur plus joyeux dans le monde olympique.

 

 

05 Juillet 2011 - AFP / France 24 

 

JO 2018 : Le vote mode d'emploi

Mode d'emploi de l'élection de la ville hôte des jeux Olympiques d'hiver 2018 qui aura lieu mercredi à Durban.

 

LE DEROULEMENT DE LA JOURNEE

 

  • 8h45 : Présentation de Munich suivie d'un question-réponse avec les membres du CIO (70 minutes)

 

  • 10h25 : Présentation d'Annecy suivie d'un question-réponse avec les membres du CIO (70 mn)

 

  • 12h05 (10h05 GMT): Présentation de Pyeongchang suivie d'un question-réponse avec les membres du CIO (70 mn)

 

  • 14h45 : Présentation du rapport de la commission d'évaluation par sa présidente Gunila Lindberg.

 

  • 15h35 : Réunion plénière des membres du CIO et vote

 

  • 17h00 : Annonce de la ville hôte des JO-2016

 

LES ELECTEURS

 

Les électeurs de la ville hôte des jeux Olympiques sont les membres du CIO (110 à ce jour) à l'exception du président, Jacques Rogge, qui choisit de ne pas voter, et des ressortissants de pays qui présentent une candidature. En l'occurence il s'agira, au premier tour, de Thomas Bach et Claudia Bokel (Allemagne), Kun-Hee Lee et Dae-Sung Moon (Corée du sud), Guy Drut et Jean-Claude Killy (France)

 

Les ressortissants des pays dont la ville est éliminée au premier tour sont habilités à voter au deuxième. Si tous sont présents, 103 membres voteront donc au premier tour, mercredi à Durban. Le CIO n'était pas lundi en mesure de préciser le nombre et l'identité des membres absents.

 

LA PROCEDURE

 

Le vote a lieu à huis clos et à bulletins secrets, grâce à des boîtiers électroniques.

 

A chaque tour, un électeur ne peut se prononcer que pour une seule ville. Si, après le premier tour, aucune ville n'obtient la majorité absolue - les votes blancs ou nuls ne sont pas pris en compte dans le calcul -, celle qui recueille le plus faible nombre de voix est éliminée et on procède à un second tour avec les deux candidates rescapées.

 

Seul le nom de la ville éliminée est rendu public. Il est donc impossible de savoir en temps réel quelle ville a obtenu la majorité lors du premier tour. Au second tour, la ville qui obtient la majorité simple est élue.

 

LE RESULTAT

 

Plus d'une heure après le vote, le nom de la ville hôte est annoncé par le président du CIO, qui a pu auparavant décider de voter en cas d'égalité au second tour. Les résultats obtenus lors de chaque tour sont alors rendus publics.

 

 

03 Juillet 2011 - AFP 

 

Annecy 2018 : Avec l'énergie du désespoir

 

DURBAN ( Afrique du Sud ) — Le gros de la délégation d'Annecy, candidate à l'organisation des JO d'hiver 2018, est arrivé dimanche à Durban sans grand espoir de l'emporter mercredi face à Munich et Pyeongchang, mais avec l'intention d'en découdre jusqu'au bout et de sauver l'honneur.

 

A l'escale de Johannesburg, après près de onze heures de vol en provenance de Paris, les mines sont grises et graves. Sur les portables s'affiche le coup de massue du jour, l'article du Journal du Dimanche titré "Chronique d'un fiasco annoncé" ( Voir l'article suivant, ci-dessous ).

 

"C'est dur. On se demande qui ça sert", murmure un sportif de la délégation qui rappelle les pronostics délétères d'une station de radio qui annonçait, il y a deux semaines, un score maximum de 15 voix sur une centaine de votants pour le dossier français. Un calcul impossible, mais une claque certaine pour les partisans d'Annecy.

 

Personne ou à peu près, aujourd'hui, parmi les quelque 100 soutiens d'Annecy accrédités à Durban, ne croit plus vraiment à la victoire.

 

Les certitudes du patron de la candidature, Charles Beigbeder -"On peut gagner !"- relèvent plus de l'incantation que d'une quelconque assurance. "On aura entre 10 et 25 voix. Si on arrive à 25, je signe tout de suite", calcule l'un des responsables de la candidature.

 

Techniquement au niveau, affectivement séduisante pour des membres du CIO qui pourraient avoir envie de remettre les Jeux d'hiver à leur place, c'est-à-dire à la montagne, la candidature d'Annecy n'a jamais décollé sur le plan géopolitique, l'une des composantes essentielles de la victoire.

 

La dernière claque en date, l'absence -plus que prévisible- de Nicolas Sarkozy à Durban, est le symptôme de cette lacune, même si le Premier ministre François Fillon mouillera le maillot en Afrique du Sud aux côtés de Chantal Jouanno, ministre des sports dont l'omniprésence a souligné le second rôle du mouvement sportif dans la candidature. Un mauvais point pour le CIO.

 

"Heureusement que Fillon vient", dit un supporteur. "Ce serait la bérézina".

 

La présence du Premier ministre ne saurait pourtant occulter la douloureuse indifférence d'un homme bien plus important aux yeux des électeurs du CIO. "Depuis six mois, nous n'avons vu Jean-Claude Killy qu'une fois, pour le séminaire des villes candidates à Lausanne" (mi-mai), souligne un responsable, amer. Les membres du CIO ne sont pas dupes, eux qui, comme le rappelait Jacques Rogge dans un entretien à l'AFP, ont d'abord "besoin de faire confiance" à l'équipe qu'ils élisent.

 

Le "fiasco annoncé" est-il inéluctable? Pessimiste n'est pas synonyme de défaitiste et les 100 Anneciens en mission en Afrique du Sud vont se battre jusqu'à mercredi pour arracher des voix.

 

"On règlera les comptes après", dit l'un d'eux. "Et on tirera les leçons pour l'avenir."

 

 

03 Juillet 2011 - Le Journal du Dimanche

 

Annecy 2018 : chronique d'un fiasco annoncé

 

Mercredi, le Comité international olympique désigne la ville hôte des JO d'hiver. Derrière Pyeongchang (Corée du Sud), le favori, et Munich (Allemagne), la candidature française n'a jamais vraiment existé.

 

L’entretien est resté secret. Début juin, Nicolas Sarkozy reçoit Jean-Claude Killy à l’Élysée. Le chef de l’État hésite à se rendre le 6 juillet à Durban pour défendre la candidature d’Annecy 2018. Ses homologues allemand et sud-coréen seront présents. Son entourage lui déconseille le déplacement, pour ne pas associer son image à une défaite annoncée. Killy, membre influent du CIO, parrain des sports d’hiver français au point d’être surnommé "Don Corleone", confirme les craintes. Sarkozy déléguera donc François Fillon en Afrique du Sud. Après Lille 2004, Paris 2008 et 2012, Annecy 2018 s’annonce comme le quatrième fiasco français consécutif devant le CIO. Les projections lui accordent entre 15 et 25 voix sur la petite centaine à distribuer. Tout sauf un hasard. Récit, vu des coulisses, d’une candidature plombée par ses luttes de pouvoir et ses atermoiements.

 

Le coup de gueule de Sarko


Depuis qu’Annecy est sorti vainqueur des primaires hexagonales, en mars 2009, le gouvernement a laissé faire. Mais le 7 décembre de la même année, Nicolas Sarkozy convoque une réunion à l’Élysée avec tout l’état-major de la candidature. C’est brutal : il ne veut pas de la gouvernance en place, émolliente et incarnée par un collège d’édiles locaux. Le maire d’Annecy, Jean-Luc Rigaut, en sort blême. La campagne doit être menée par un sportif, sinon l’État n’en sera pas. Une façon de tirer les leçons de feu Paris 2012. Edgar Grospiron, roi des Jeux d’Albertville 1992 en ski de bosses, rallie les suffrages. Une revanche. En avril, il avait proposé un modèle d’organisation à Rigaut, qui l’avait snobé. Juste avant son intronisation officielle, "Gagar" règle ses comptes dans un mail ultraviolent, avec copie à l’Élysée, entre autres. Extraits : "Jean-Luc, tu es le premier responsable de la débâcle. Arrête de faire cavalier seul […] Tes partenaires politiques sont fatigués de tes errements. Les sportifs n’adhèrent plus à tes idées. Les membres français du CIO (Killy et Drut) sont outrés par ton attitude éparpillée et peu respectueuse de leur monde (les membres africains ne sont pas des demeurés n’ayant jamais vu la neige)."

 

Un costard à Vancouver, une veste à Lausanne


Première grande sortie internationale aux Jeux d’hiver de Vancouver, en février 2010. Killy prend Grospiron sous son aile, l’introduit à la famille olympique et à ses usages. Un matin, le voyant débarquer en jean dans le lobby de l’hôtel, il le presse de remonter dans sa chambre enfiler un costume. Les interlocuteurs griffent les Français, sur le mode "Annecy, mais vous étiez où? Les Jeux, vous vous en moquez?" Le retard sur Munich et Pyeongchang apparaît conséquent. Il devient palpable le 22 juin, à Lausanne, quand le CIO rend son premier bulletin de notes. Annecy pâtit gravement de la dispersion de ses sites. Présent au moment de l’annonce, Killy a un sourire en coin. Il avait prévenu de ce travers, sans être écouté. Tout le dossier technique doit être repensé. Les équipes y travaillent jour et nuit. En août, aux Jeux de la jeunesse, à Singapour, la maigre délégation haut-savoyarde vit des moments de solitude. Impossible de vanter les mérites d’un dossier aussi flou.

 

Acapulco, Carla et le pot de fleurs


En octobre, à l’assemblée générale des comités nationaux olympiques à Acapulco, le film présenté par Annecy fait son effet. Carla Bruni-Sarkozy en est l’invitée surprise. "Devant un pot de fleurs, les boutons de son chandail mal ajustés, elle clame sa joie à l’idée d’accueillir tout le monde à la montagne. Devant un tel décalage, la moitié de la salle s’est marrée", assure un témoin. L’idée vient de Jacques Séguéla, vice-président de Havas. Déjà présente sur Paris 2012, l’agence est en charge de l’essentiel de la communication d’Annecy 2018, pour un contrat de 3,5 millions d’euros.

 

Edgar en pétard, Killy meurtri


Doté de 18 millions d’euros, Annecy souffre de son budget poids plume face à Munich, qui affiche le double, et Pyeongchang, le quadruple. Les Hauts-Savoyards se déplacent à dix quand leurs adversaires se présentent à trente dans les grands événements internationaux. Esseulé, Edgar Grospiron, en charge de l’opérationnel comme du lobbying, réclame de l’aide et une forte rallonge : 12 millions d’euros. En vain. Le 12 décembre 2010, il démissionne. Certains y voient la main de Killy, avec qui il entretient une relation quasi filiale. Le triple champion olympique lui aurait suggéré de se retirer du bourbier pour préserver son avenir, qu’il imagine en futur membre du CIO. Il pense même qu’il faudrait retirer la candidature. Tout comme Guy Drut, qui, en coulisses, cache mal son inimitié avec Denis Masseglia, le président du Comité olympique français.

 

Recherche patron désespérément


Nouvelle ministre des Sports, Chantal Jouanno refuse l’abandon en raison des sommes engagées. L’ancienne karatéka se met en quête d’un nouveau patron. Killy, Drut, Jean-Louis Borloo et René Carron, ancien président du Crédit agricole, se dérobent. Ce sera Charles Beigbeder, entrepreneur membre de l’UMP. Une idée de Lucien Boyer, PDG d’Havas Sport, née sur les pistes de Megève lorsqu’il y croise son ancien condisciple au lycée Louis-le-Grand de Paris. Jouanno, qui n’a pas le choix, l’intronise président. L’ancien patron de Poweo est flanqué de deux vice-présidents, champions olympiques de ski : la Suédoise Pernilla Wiberg, qui monnaiera pied à pied sa présence, et Jean-Pierre Vidal, régional de l’étape. Effet collatéral, Havas Sport, déjà prestataire, prend les rênes de l’organisation. L’équipe de communicants locaux est débarquée. Arrêts maladie et démissions sont enregistrés à la mairie d’Annecy et au conseil général.

 

Beigbeder et les morts-vivants


Dans la dernière ligne droite, la candidature reprend vie. Jouanno permet de faire grimper le budget à 29 millions d’euros (contre 50 pour Munich et environ 120 pour Pyeongchang). Killy joue à nouveau les guides lors de la visite de la commission d’évaluation du CIO à Annecy, en février. Mais au printemps, l’immobilisme reprend ses droits. Drut s’en désole dans la presse. Beigbeder, censé lever des fonds, déçoit dans le rôle. "J’ai trouvé 500.000 euros auprès d’Air France et de LVMH", objecte-t-il. En Haute-Savoie, la reprise en main des "Parisiens" continue de faire tiquer. Jean-Luc Rigaut, le maire d’Annecy, fait face à des "anti-JO". Il se sent abandonné. Dans un mail du 24 mars adressé aux autres responsables de la candidature, il liste ses inquiétudes : "Qui prend en charge la communication locale et régionale? J’ai un besoin impératif de reprendre la main sur l’image locale de la candidature." Autre avertissement : "Je n’ai pas l’intention d’engager la Ville d’Annecy à payer sa part du déficit éventuel des comptes du Comité." Trois jours tard, il n’est réélu que de justesse au conseil général. L’effet JO? "Sans doute que cela a joué", nous dit-il.

 

Beigbeder n’a pas que des supporters en interne : "Il est venu jouer sa carte, avec des visées politiques et économiques", estime un acteur de la candidature. "Derrière le côté show-business, c’est creux, il n’a rien apporté." "Je suis là pour servir l’olympisme", balaie l’intéressé. Novice en Olympie, il voit aussi enfler sa réputation de gaffeur. Encore récemment, il aurait présenté à des interlocuteurs une liste de membres du CIO dont le vote était assuré. Parmi eux, des membres acquis en réalité à la concurrence, d’autres qui ne pourront pas voter, et certains… décédés ! Autre maladresse qu’on lui prête : une semaine après avoir déjeuné avec Frankie Fredericks, influent membre africain du CIO, il ne l’aurait pas reconnu en le croisant, provoquant sa fureur. Face à ces attaques, Beigbeder s’indigne : "C’est n’importe quoi!" Et continue de croire au miracle : "On va gagner!"

 

 

01 Juillet 2011 - Le Dauphiné Libéré

 

01 Juillet 2011 - Le Dauphiné Libéré - Des anti JO Annecy 2018 ont encore frappé

 

29 Juin 2011 - Le Canard enchainé

 

29 Juin 2011 - Le canard enchainé -  Beigbeder refroidit la candidature Annecy 2018
Cliquez sur l'article

 

27 Juin 2011 - AFP

 

Annecy 2018 en tournée au Togo

 

Annecy, Munich, Pyeongchang, les trois candidates à l'organisation des JO d'hiver 2018, présentent mardi leur projet aux comités olympiques africains (ACNOA) réunis en assemblée générale à Lomé, dernière étape avant l'élection, le 6 juillet à Durban (Afrique du sud).

 

Devant un public réputé pour être indifférent aux Jeux d'hiver, les trois impétrants devront trouver des arguments autres que techniques pour tenter de convaincre les électeurs du CIO présents dans l'assemblée de Lomé.

 

Munich aura un avantage certain grâce à sa récente annonce visant à créer, en cas de victoire de sa candidature, un pôle permanent de pratique des sports d'hiver par les athlètes de pays en développement, un argument déjà développé par Pyeongchang, sa rivale sud-coréenne.

 

Annecy, elle, tentera d'imposer sa vision d'un retour à l'authenticité et aux racines de l'olympisme, une notion consensuelle au sein du Comité international olympique (CIO).

 

Côté français, la délégation sera composée de Charles Beigbeder, président de la candidature, Jean-Pierre Vidal, son vice-président, et Denis Masseglia, président du comité national olympique et sportif français (CNOSF).

 

Les délégations des trois candidatures sont attendues en fin de semaine à Durban où l'élection doit avoir lieu mercredi 6 juillet, au surlendemain de l'ouverture de la session du CIO, lundi prochain.

 

 

27 Juin 2011 - L'Essor Savoyard

 

Annecy 2018 : Nicolas Sarkozy n'ira pas à Durban

 

Les rumeurs allaient bon train depuis un moment, c'est désormais confirmé par l'Elysée : Nicolas Sarkozy n'ira pas à Durban avec la délégation d'Annecy 2018.

 

Une absence qui n'est pas de bon augure pour le dossier français.

 

 

02 Février 2011 - Un article intéressant nous ayant alors échappé -  RMC Sport

 

L’OPA d’Havas sur Annecy 2018

 

A une semaine de la venue de la commission d’évaluation du CIO, la guerre pour la gouvernance au sein de la candidature savoyarde a tourné en faveur des " Parisiens " face aux " Montagnards ". Enquête sur une prise de pouvoir éclair.

 

Charles Beigbeder aurait fait des merveilles dans le business du monte-charge. Homme de réseaux assumé, l’homme fort d’Annecy 2018 n’a pas manqué de renvoyer l’ascenseur à celui qui l’a installé sur le siège de la présidence de la candidature : Lucien Boyer. Le patron d’Havas Sport avait glissé le nom de son ancien camarade de classe au lycée Louis Le Grand à Chantal Jouanno, après que la ministre des Sports eut essuyé le refus, le dernier d’une longue liste, de l’ex-patron du Crédit Agricole, René Carron. Le 1er janvier, le céréalier et ancien vendeur d’électricité recevait un appel du ministère lui ouvrant grand les portes du Mont Blanc. " Le processus de nomination m’échappe, glissait l’intéressé quelque peu embarrassé, mercredi lors d’un point presse de la candidature savoyarde tenu à Paris, à moins d’une semaine de la venue du CIO à Annecy. Ce que je sais c’est qu’effectivement, à un moment, Havas a joué un rôle puisque je suis un ami de longue date de Lucien Boyer. "

Au lendemain de son intronisation par la ministre des Sports, Beigbeder offrait la communication de la candidature à son allié, qui comme lui, dispose d’un chalet à Megève. Havas, déjà prestataire d’Annecy 2018, a désormais les coudées franches. Exit l’équipe en place, jugée responsable du retard accumulé par le projet français vis-à-vis de ses rivales allemande et coréenne. Une dizaine de personnes, dont les responsables de la communication et des relations presse, détachées par le Conseil général de Haute-Savoie, sont évincés.

La plupart des " sacrifiés " déclinent les " parachutes " proposés, d’autres se mettent en arrêt maladie, une minorité poursuit. Les cadres historiques de la candidature font le dos rond. On met en avant l’union sacrée. " Les enjeux sont devenus nationaux et internationaux, plaide un dirigeant local. Il fallait passer à la vitesse supérieure, on ne pouvait pas avoir d’état d’âme. "

 

Des experts appelés à la rescousse

 

Sur place, l’aigreur a vite cédé sa place à l’inquiétude, alors qu’une centaine de journalistes français et étrangers sont annoncés dès mardi pour suivre la commission d’évaluation du CIO. Les " débarqués " sont partis avec le savoir faire, la connaissance de la montagne et le carnet d’adresses. Dans l’urgence, Havas a recruté une poignée d’experts de l’événementiel olympique. L’agence Links, installée à Sallanches, a été appelé à la rescousse. Au QG d’Annecy, le DG, Pierre Mirabaud, en charge de l’opérationnel, adopte la méthode Coué.

Reste que le raid d’Havas sur la communication de la candidature préfigure ce que sera le QG savoyard, une fois les huiles du CIO rentrées à Lausanne : une coquille vide. " Quand on passera à la phase de commercialisation du projet, annonce en effet Beigbeder, ça se passera dans les avions et les lobbys d’hôtels internationaux. A Paris, on aura une antenne en collaboration avec le bureau international piloté par Guy Drut. " Pas sûr que les " montagnards " apprécient la méthode…

 

 

18 Juin 2011 - Un article assassin du Dauphiné libéré

 

Un Crime à Bonlieu selon le Dauphiné Libéré

18 juin 2011 - Un crime à Bonlieu selon le Dauphiné libéré

 

16 Juin 2011 - Librinfo 74

 

Débat contradictoire sur les JO : Jean-Luc Rigaut " se défile " !

 

Pour répondre à l’attente exprimée par Jean-Luc Rigaut de débattre sur le dossier ANNECY 2018 avec le souci de mieux expliquer à la population annécienne les chances d’obtenir les Jeux, librinfo a sollicité depuis plus d’un mois le maire d’Annecy pour organiser un débat contradictoire.

Jean-Luc Rigaut avait répondu qu’il y était favorable et qu’il fallait trouver une date.

 

Nous lui avons envoyé plusieurs propositions en réservant les salles Pierre Lamy et Eugène Verdun.

Après plusieurs relances, les services de la Mairie nous ont répondu que ces dates étaient incompatibles avec l’agenda du maire.

 

Contacté directement il y a 15 jours, Jean-Luc Rigaut nous a confirmé qu’il allait s’occuper personnellement de trouver une date avant fin juin (la délégation s’envole pour Durban le 27 juin), et que la question de réserver la salle n’était qu’une formalité.

 

Depuis, aucune nouvelle.

 

Ce matin, 16 juin, lors de la dernière table ronde de presse sur le thème « Culture et Éducation », Jean-Luc Rigaut a du partir précipitamment pour un autre rendez-vous.

Rattrapé au vol, Jean-Luc Rigaut a répondu qu’il ne souhaitait plus ce débat contradictoire considérant que : « dans la période délétère actuelle, où se dit n’importe quoi, il avait mieux à faire que de débattre devant la population ».

 

On ne peut qu’être surpris de cette réaction, sachant qu’un débat contradictoire aurait pu lui donner l’occasion de répondre justement aux fausses informations véhiculées.

 

On peut aussi comprendre la décision de Jean-Luc Rigaut de ne pas rencontrer la population annécienne au regard du dernier sondage réalisé par ODS radio qui fait état de seulement 49% d’opinion favorable contre 51% d’annéciens défavorables, dont 28% très défavorables aux JO.

 

De plus, la question du financement reste toujours posée avec la somme de 2,5 millions d’euros de recettes non encore réunie pour arriver aux 30 millions escomptés, à moins que des mécènes de dernière minute ne se soient révélés.

Cette situation a fortement déplu aux collectivités territoriales puisque dans le cas où Annecy soit choisie pour organiser les JO, ce sont elles qui devront payer les déficits.

Lors de la dernière réunion du Groupement d’Intérêt Public (G.I.P.) Annecy, le département, et la région ont apporté des réserves. Jean-Jacques Queyranne est même allé plus loin en s’abstenant pour dénoncer cette situation budgétaire alarmante pour les finances des collectivités territoriales.

 

Enfin, les dernières « notes » évaluées pour le choix des villes candidates par le CIO sont défavorables à Annecy qui n’obtient que 69 point sur 100, derrière PyeongChang 79 et Munich 83.

 

Il est vrai que devant cette situation, on peut comprendre que Jean-Luc Rigaut de souhaite pas offrir un débat risquant de tourner en sa défaveur.

 

 

15 Juin 2011Eco des Pays de Savoie

 

Eco des Pays de Savoie & JO Annecy 2018 - Editorial fiction Annecy 2022
Cliquez sur l'article

 

14 Juin 2011 - ODS Radio

 

50% des annéciens contre Annecy 2018

 

C’est l’information que nous vous révélons en exclusivité. Le résultat d’un sondage Opinion Way pour ODS RADIO.

26% des annéciens interrogés sont très défavorables.

Contre 49% d’opinion favorable.

Au niveau national, les chiffres sont complètement différents : les français sont à 80% favorables au projet.

Ce sondage Opinion Way pour ODS RADIO a été réalisé du 26 au 28 mai sur un échantillon représentatif de 505 habitants sur Annecy.

 

 

06 Juin 2011 - RMC Sport

 

Annecy 2018 : les comptes ne sont pas bons

 

A J-30 de l’élection qui désignera la ville des Jeux d’hiver 2018, la candidature française n’a pas encore bouclé son budget. Sur les 29,1 M€ prévus, 2,5 M€ manquent à l’appel. Annecy, le département, et la région craignent d’être les dindons de la farce  -  Enquête.

 

 

Il reste 30 jours avant la 123e session du CIO, à Durban en Afrique du Sud, théâtre du vote qui désignera qui d’Annecy, Munich ou Pyeongchang, sera la ville hôte des JO 2018. En attendant, la candidature française compte et recompte ses sous. Il manque 2,5 M€ sur les 29,1 M€ annoncés par le comité. Une situation qui a agité le comité directeur du Groupement d’intérêt public ces dernières semaines. Reporté à trois reprises, le budget a été voté sur le fil lundi 30 mai, à Paris.

Annecy, le département, et la région ont apporté des réserves, alors que cette dernière s’est abstenue. " On a choisi l’abstention parce qu’il y a trop d’incertitudes sur les recettes ", a justifié Gwendal Peizerat, champion olympique de patinage artistique, aujourd’hui conseiller délégué aux Sports de la région Rhône-Alpes. Et pour cause. En cas de déficit, ce sera aux collectivités locales et à l’Etat de régler la note.

Charles Beigbeder, arrivé en janvier à la tête d’Annecy 2018 après le départ d’Edgar Grospiron, lassé de réclamer des fonds supplémentaires, avait pour priorité de trouver de nouveaux partenaires. Six sont annoncés en avril (Air France, GDF Suez, GL Events, Havas Sports and Entertainment, Institut Merieux et LVHM), mais deux mois plus tard tout l’argent n’est pas encore entré dans les caisses. L’Etat a également été sollicité. " On demande que la TVA ne soit pas facturée sur les dépenses, explique Pierre Mirabaud, directeur-général du projet français. On a bon espoir, c’est ce qui avait été accordé à Paris 2012. " L’économie pour Annecy 2018 se chiffrerait entre 1 et 1,5 M€. " Les finances, c’est un des problèmes de notre candidature ", constate un autre membre du comité directeur.

 

Le coût de la CEV a été multiplié par quatre

 

Les difficultés actuelles renvoient à la démission et au coup de gueule de Grospiron. Les dépenses sur les trois années de la campagne (2009-2011) n’avaient pas été anticipées. " Le budget 2010 nous a mis dans l’impasse, reconnait une source proche de la candidature française. Les deux-tiers étaient consacrés à l’année 2010, il ne restait pas grand-chose pour la suite. " La visite en février de la commission d’évaluation du CIO avait été chiffré à 600 000 €… " Irréaliste ", juge Mirabaud. La facture de fait s’est envolée : 2,5 M€ au bas mot. " Ça explique pourquoi on a demandé un coup de pouce à l’Etat ", reprend Mirabaud. " On ne dépensera pas un euro de plus ", lâche Peizerat, alors que la région doit encore verser 0,5 M€. Le 27 juin, l’état-major d’Annecy 2018 s’envole pour Lomé, pour l’AG des comités olympiques africains. Dernière escale " lobbying " avant Durban. Air France transporte la délégation française, et Kenzo (LVMH) l’habille. Ce sera ça de moins à régler.

 

 

06 Juin 2011 - Le Dauphiné Libéré

 

L’Airap dénonce le risque couru pour les JO de 2018

 

L’ Association pour l’information sur les risques d’avalanches urbaines et leur prévention ( Airap ) vient d’envoyer des courriers aux instances politiques françaises et dirigeantes olympiques (SNOSF, CIO). Autant de dossiers dénonçant les risques courus par les participants aux Jeux olympiques de 2018 s’ils devaient se dérouler dans la vallée de Chamonix.

 

Selon l’association, 40 des 117 couloirs répertoriés sur la commune présenteraient plus de risques qu’admis par le Plan de prévention des risques d’avalanche (PPRA) retenu par les services de la préfecture. Et dans le même temps, les membres de l’Airap dénoncent le refus de la part de la Direction générale de la prévention des risques (DGPR) de mettre en place une commission d’experts pour réévaluer lesdits couloirs.

 

Voir les dossiers de Airap )

 

 

02 Juin 2011 - Le Point

 

02 Juin 2011 - Le Point - Les failles de la candidature

 

16 Mai 2011 - La Croix

 

Le billet d Alain Rémond sur Annecy 2018 - De la Démocratie

 

18 Mai 2011 - Le Nouvel Observateur

 

Annecy 2018 : La montagne, le réchauffement climatique et le sparadrap

 

Entre durabilité et canons à neige, les contradictions de la candidature d’Annecy au Jeux Olympiques 2018. Par Gurvan Le Guellec.

 

C’est la nouvelle marotte française. Le développement durable est tellement à la mode, qu’il a même envahi la sphère olympique. Ce mercredi, l’entrepreneur Charles Beigbeder et son bras droit, l’ancien slalomeur Jean-Pierre Vidal (champion olympique en 2002) sont à Lausanne pour défendre la candidature d’Annecy aux JO de 2018. Dernier grand oral avant le vote final de Durban, le 6 juillet. Leur pitch : des jeux durables, fondateurs de la montagne de demain, à la fois plus sportive et plus respectueuse de son environnement. Tout ça, rien de moins.

 

L’argent ou la carte postale

 

Le propos est sympathique. Même s’il n’est pas dénué d’opportunisme. Pour Annecy, le développement durable est autant une question de conviction qu’une nécessité. Comme l’a souligné la ministre des sports, Chantal Jouanno, les collectivités publiques françaises ne sont plus à même de suivre la "course à l’argent" qui s’est emparé des JO d’hiver, depuis que les pays émergents se passionnent pour le ski et le patinage. Ainsi des Russes de Sotchi et leur budget "novaritch" à 30 milliards de dollars pour les prochains jeux de 2014 (les jeux les plus chers de l’histoire). Ou bien des Sud-Coréens de Pyeongchang, les favoris de ce processus de désignation, qui, pour leur troisième candidature, ont mis 7.83 milliards de dollars sur la table (contre 4.35 milliards pour Annecy et 3.38 pour Munich).

 

Face à ces grosses machineries capables de réaliser des jeux sur mesure en créant des stations ex nihilo, Annecy a cherché à se démarquer en mettant en avant les valeurs d’ "authenticité" et de "durabilité". L’authenticité, c’est la "carte postale" haute-savoyarde : le lac, les stations-villages des Aravis (Le Grand-Bornand, La Clusaz) pour les épreuves nordiques, et la vallée mythique du Mont-Blanc pour le ski alpin.

 

Reblochon et réseau ferré

 

La durabilité, c’est la condition de cette authenticité, soit des "jeux adaptés à la montagne et non l’inverse". Ainsi, les principaux espaces naturels impactés par les jeux - la petite montagne du Semnoz au-dessus d’Annecy (dédiée au ski artistique), et le Pâquier, le grand espace vert fétiche des Annéciens en bord de lac (qui doit accueillir le stade des cérémonies) seront déséquipés une fois les compétitions terminées. Et les grands projets d’infrastructure se concentreront sur le ferré (près de 500 millions d’euros budgétés) sans augmentation de la capacité autoroutière.

 

Last but not least, Annecy l’a promis : ces jeux seront à émission zéro de carbone… une fois les spectateurs arrivés à l’aéroport de Genève (il faut savoir raison garder !). Pour ce faire, la candidature souhaite privilégier la filière bois, recourir exclusivement aux énergies renouvelables (hydroélectrique), et imposer le reblochon AOC à la table des athlètes (sic), histoire de favoriser les circuits courts.

 

Aubaine ou démesure

 

Quid du passif ? Eh bien, disons, qu’il s’équilibre assez bien avec l’actif. Les jeux d’Annecy ont beau privilégier les stuctures existantes (piste de bob de La Plagne, stade de biathlon du Grand-Bornand), elles en créent aussi de nombreuses dont l’utilité - et donc la durabilité – peuvent paraître assez douteuses. Tremplins de saut sans sauteurs à La Clusaz. Mais aussi éruption de quatre, voire cinq sites nouveaux pour les sports de glace (patinoires, anneau de vitesse), alors que la région est déjà largement dotée en la matière.

 

Même les équipements réutilisés n’échappent pas à des remises aux normes lourdes et onéreuses. La fameuse "Verte des Houches" par exemple, cette piste de descente, qui, bien qu’utilisée régulièrement pour des épreuves de coupe du monde, devra être refaçonnée, et dotée d’un nouveau remonte-pente. Coût de l’opération : au moins 50 millions d’euros. On peut s’en réjouir comme Patrick Dole, le maire de la commune, en estimant que les jeux sont une aubaine, qu’ils permettent d’anticiper – et de faire financer - des travaux que la station aurait difficilement pu se payer. On peut aussi se demander si l’addition n’est pas un peu lourde, compte tenu des bons et loyaux services rendus par la "Verte" depuis des années.

 

100% canons à neige

 

Cette démesure était-elle évitable ? Pas sûr. Les grandes ONG écologistes (France Nature environnement, CIPRA, FRAPNA, Mountain Wilderness), qui ont initialement participé à la candidature avant de claquer la porte, en font toutes le constat : le "toujours plus" est inscrit dans l’ADN des jeux d’hiver. Obnubilé par le confort de ses athlètes, de ses clients media et de ses sponsors-partenaires, le CIO impose sa loi. Le spectacle doit être garanti ? Il faut que toutes les pistes soient équipées en canons à neige, en dépit des problèmatiques écologiques qu’une telle artificialisation de la montagne soulève.

 

Les télés et les sportifs doivent accéder le plus vite possible aux sites de compétition ? Il faut absolument privilégier la sacrosainte "compacité" des jeux. Le premier projet présenté par Annecy, s’appuyant sur des équipements disséminés dans toute la Haute-Savoie, a d’ailleurs été retoqué de ce fait. D’où un recentrage sur les trois sites d’Annecy, de Chamonix et des Aravis. Justifiée quand il s’agit de limiter les déplacements inutiles. Plus contestable, quand cela revient à multiplier les équipements sur des bassins de population réduits.

 

Zone avalancheuse

 

Pris en étau entre leurs bons sentiments et la loi d’airain du CIO, les promoteurs d’Annecy 2018 ont dû sans cesse manœuvrer et contremanoeuvrer. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas toujours été adroits. Le maire de Chamonix, Eric Fournier, en "abominable pragmatique" peu sensible à la poésie olympique, a dû taper du poing sur la table pour ne pas hériter d’un stade de slalom, aménagé sous l’aiguille du Midi, en pleine zone boisée et avalancheuse. Et il s’en est fallu de peu (d’une manif d’agriculteurs en l’occurrence), pour que le village olympique dévolu aux skieurs alpins ne soit pas édifié sur les dernières terres agricoles de la vallée du Mont-Blanc, pourtant cruciales au maintien du pastoralisme.

 

Barrage des élus

 

En termes d’images, ces erreurs ont coûté cher à la candidature. De même que le départ des ONG écolos, qui, faute de pouvoir changer la logique des JO, exigeaient des mesures compensatoires fortes : protection des dernières terres agricoles, classement des combes sauvages des Aravis et du massif du Mont-Blanc pour empêcher toute extension des domaines skiables. Malgré les pressions de l’Etat (qui continue à négocier en douce), les élus des stations ont fait barrage et provoqué le divorce.

 

Plus globalement, c’est la logique même du message, cette volonté de concilier à tout prix ying et yang, modèle industriel et développement durable, qui paraît sujette à caution. Ecoutons Jean-Luc Rigaut, le maire d’Annecy, ou l’entrepreneur Philippe Lebeau, patron du club d’entreprises Annecy 2018 et "fondateur" de la candidature. Sans "nouveau souffle", c’est-à-dire sans investissement dans l’événementiel, la montagne française risquerait de perdre sa première place mondiale dans l’industrie des sports d’hiver, des millions de visiteurs, des centaines de milliers d’emplois. Certes, mais, à l’instar de l’OCDE qui en 2007 alertait les économies alpines sur les risques qu’elles encourent, l’on peut également se demander, en quoi la technicisation et la mise en avant des sports d’hiver peuvent constituer un avenir – durable - pour une montagne française, confrontée à la problématique du réchauffement.

 

Avenir sans neige

 

La question se pose de manière aigue au Grand-Bornand ou à La Clusaz, emblématiques de ces stations-villages de moyenne montagne partagées entre la volonté de préserver leur cachet, dans la perspective d’un avenir sans neige, et la nécessité du "toujours plus de ski" imposé par la globalisation du marché des sports d’hiver. Elle se pose aussi en vallée de Chamonix, où quelques voix s’élèvent contre le manque de valorisation des beautés naturelles du Mont-Blanc.

 

Ces esprits chagrins sont souvent traités d’estrangers, d’expatriés ou d’emmerdeurs des vallées. Mais il existe bien des modèles de développement alternatifs, s’appuyant sur la mise en valeur du patrimoine ancien et une approche plus contemplative que consumériste de la montagne, à l’instar de ces chambres d’hôtes de charme que l’on voit pousser depuis peu dans les vallées préservées du tout-ski. Elitistes, certes, mais pas plus que ces nouveaux sports d’hiver, de plus en plus internationalisés, de moins en moins accessibles au tout venant, et donc de plus en plus coupés socialement et politiquement de leurs bassins de population. La montagne française a besoin d’un grand débat. A-t-elle besoin de jeux olympiques ? Pour la fête, le rêve, l’émotion, oui peut-être. Pour se développer durablement, on peut en douter. Le sparadrap, parfois, fait plus de mal que de bien.

 

Gurvan Le Guellec


 

10 Mai 2011RMC Sport

 

Le CIO enfonce Annecy

 

Le rapport de la commission d’évaluation du CIO, publié ce mardi, épingle les faiblesses de la candidature française (transports, logement, adhésion populaire). A deux mois du vote, c’est un mauvais coup, alors que Pyeonchang paraît plus que jamais favorite.

 

On savait Annecy 2018 handicapée par un budget insuffisant et par un lobbying international tardif, mais on croyait son dossier technique à l’abri des critiques. Surtout après l’optimisme né de la visite de la commission d’évaluation en février. Le rapport du comité international olympique sur les trois villes candidates (Annecy, Munich et Pyeongchang), rendu public mardi matin, épingle pourtant les insuffisances du projet savoyard. Principal faiblesse : les temps de transports en raison de l’éclatement des installations.

Un an après avoir recadré Annecy 2018 pour l’éclatement de ses sites sportifs, le CIO insiste cette fois sur la dispersion des villages olympiques. " Les quatre villages olympiques seraient relativement dispersés. En conséquence, les CNO (comités nationaux olympiques) seraient confrontés à des défis, notamment en termes d'opérations et de transport. " Même constat pour l’hébergement, Annecy proposant 25 500 chambres dans 533 établissements quand Munich et Pyeongchang présentent un réseau compact (respectivement 268 et 46 hôtels). " La dispersion des logements et le nombre d’établissements que cela implique entraîneraient des difficultés sur les plans opérationnel et financier pour les divers groupes de clients ", avertit le CIO. " On fait le pari d’une montagne à taille humaine avec un parc hôtelier existant ", répond Jean-Luc Rigaut, maire d’Annecy. Voire, le rapport relève aussi la faiblesse du soutien populaire des habitants d’Annecy : 51% contre 60% pour Munich et 92% pour Pyeongchang.

 

Annecy 2018 scotché à la 3e place

 

Les têtes pensantes d’Annecy 2018 préfèrent parler de " fragilités ". Coquetterie de langage qui ne masque pas la réalité. A moins de deux mois du vote du CIO, le projet français est toujours bloqué à la troisième place. Les deux mois d’ici Durban s’annoncent difficiles, et la présentation prévue le 18 mai à Lausanne devant les membres du CIO prend des airs de numéro de prestidigitateur. " On a deux mois très intenses, on est très excités et on peut l’emporter en faisant la différence à Lausanne et Durban ", déclare le patron de la candidature, Charles Beigbeder.

 

 

30 Avril 2011 - Le Dauphiné Libéré

 

30 Avril 2011 - Le Dauphiné Libéré - Interview de JL Rigaut sur le Pâquier pour les JO Annecy 2018

Jean-Luc Rigaut : " Les Anti JO c'est l'extrême gauche "

 

Si le 6 juillet prochain à Durban, Annecy est retenue pour organiser les JO de 2018, c’est lui qui signera, avec le CIO, le contrat de “ville hôte”. Autant dire que, même si dans la phase actuelle de lobbying, il a pris une forme de recul, Jean-Luc Rigaut, maire d’Annecy demeure un personnage clef de la candidature. Interview.

 

Des anti-Jo ont prévu de manifester à Annecy ce samedi. Ils s’arc-boutent notamment sur la question de l’utilisation du Pâquier pour les cérémonies d’ouverture et de clôture. Que pouvez vous leur répondre ?

 

" Quand on fait une analyse objective, les anti-JO, ils sont entre 30 et 60 à chaque manifestation. Et dans les grandes occasions, ils arrivent à monter 150-200. Jouer sur l’argumentaire de la défense du Pâquier, c’est facile. Mais tout le monde aime le Pâquier. L’utiliser pour dire non aux JO, c’est la liberté de chacun. Mais j’attire l’attention de tous : Attention à ne pas être pris en otage par les Anti JO pour exprimer son amour pour le Pâquier. "

 

C’est le message fort que vous voulez faire passer…


" Le Pâquier reste inaliénable. Il appartient à vie à tous les Annéciens et à tous ceux qui aiment Annecy. Ce lieu, c’est aussi ce que la ville a de plus beau. Et si elle doit vivre l’aventure olympique, c’est normal qu’elle offre au monde ce qu’elle a de plus beau. Mais on ne veut en aucun cas dénaturer cet espace. Si nous devions imaginer un slogan, ce seraitj’aime le Pâquier, et c’est pour ça que je veux y voir les JO”. "

 

Pour vous, ces anti-JO, ce sont toujours un peu les mêmes…


" Je crois qu’il faut qu’on dise les choses : ce projet, on veut le porter avec la population. On est pour ou on est contre. Mais ce qu’on ne peut plus cacher, c’est que le discours des Anti JO est porté par la tendance politique d’extrême gauche. Jusqu’à présent, je ne l’avais jamais dit ainsi, car le sport transcende tout ça. Mais à un moment donné, il faut que les masques tombent. Il faut que les gens sachent à quel type de manif ils participent. "

 

( Un entretien à retrouver en intégralité dans nos éditions Haute-Savoie du samedi 30 avril )

 

Le Droit de réponse du CAO suite à cet article

 

Communiqué de presse de Europe Ecologie Les Verts en réponse à cet article

 

Communiqué de presse du groupe Horizon Solidaire en réponse à cet article

 

 

10 avril 2011 - Impliquons-nous

 

Nouveau soubresaut avec la démission d'Hervé Madoré

 

Hervé Madore jouait un rôle vital dans les coulisses de la candidature, dirigeant les affaires opérationnelles.

 

Il a affirmé qu'il n'était pas en accord avec la politique prise par Annecy 2018 depuis janvier et les projets de ses nouveaux dirigeants, Charles Beigbeder son président et Pierre Mirabeaud le nouveau directeur général.

 

les responsables français ont accepté la démission de Mr Madore, mais cela ajoute à la perception qu'il s'agit d'une candidature en crise, en particulier suite à la démission en Décembre de l'ancien champion olympique Edgar Grospiron le directeur général de l'époque en désaccord alors sur le budget.

 

Par ailleurs le profil bas adopté par le triple champion olympique Jean-Claude Killy dans son soutien à la candidature provoque aussi quelques troubles parmi les autres membres du CIO.

Jean-Claude Killy, membre influent du CIO et président de la Commission de coordination pour Sochi 2014, n'est pas à ce jour apparu à aucune des présentations internationales d'Annecy, sauf par message vidéo interposé lors du dernier sportAccord de Londres.

 

Charles Beigbeder confirme pourtant le soutien complet de Jean Claude Killy derrière la candidature, rappelant qu'il a eu une réunion avec le triple champion olympique à la veille de son départ pour Londres pour discuter des points essentiels de leur campagne.

 

"Il nous a dit d'aller à l'essentiel, rester concentré et vendre notre concept", dit-il.

 

"Il pense et veut gagner avec nous" source "Inside the game"

 

 

04 Avril 2011 - AFP / Le Temps

 

CIO / Sport Accord - Le Gotha du sport en terre olympique

 

Londres, ville hôte des jeux Olympiques 2012, accueille cette semaine le Gotha du mouvement sportif international qui se rassemblera d'abord à l'occasion de la commission exécutive du CIO puis de la convention Sport Accord.

 

Mardi et mercredi, le "gouvernement" du CIO se réunira pour la deuxième fois de l'année afin notamment de faire le point sur les dossiers d'actualité, comme celui des paris en ligne, et de statuer sur le sort des sept épreuves candidates à l'entrée au programme olympique d'hiver lors des Jeux de Sotchi, en 2014.

 

Le saut à skis féminin, le ski half-pipe (messieurs et dames), le ski et snowboard slopestyle (messieurs et dames), le relais mixte en biathlon ont de bonnes chances d'être inscrits au calendrier des prochains JO.

 

En revanche, le CIO pourrait hésiter à adouber les épreuves de luge par équipes et en relais qui n'ont pas convaincu lors des derniers Championnats du monde.

 

Mais l'actualité de la semaine se jouera cette fois hors des réunions feutrées des Olympiens, dans les salons d'un hôtel de luxe au bord de la Tamise où la centaine de fédérations sportives affiliées, les décideurs, les chefs d'entreprises, medias et autres agences de marketing liés au sport se mêleront dans le cadre de la convention Sport Accord.

 

Les quelque 1700 participants attendus à ce sommet annuel sont invités, vaste programme, à débattre de "l'importance du sport".

 

Le maire de Londres Boris Johnson est notamment attendu pour expliquer en quoi le sport est important pour les villes, et en particulier ce qu'ont changé les jeux Olympiques pour Londres. Il en sera de même pour les medias, les entreprises, l'économie, l'industrie du divertissement.

 

Les présidents de quasiment toutes les fédérations internationales, olympiques ou non, sont attendus à Londres où se jouera également en partie le sort des villes candidates à l'organisation des JO d'hiver de 2018.

 

Annecy (France), Pyeongchang (Corée du Sud) et Munich (Allemagne) auront en effet l'occasion jeudi de présenter leur candidature devant les délégués de Sport Accord, parmi lesquels de nombreux membres du CIO appelés à voter lors de l'élection du 6 juillet.

 

 

 

 

04 Avril 2011 - Ski Chrono

 

Annecy 2018 - Sport Accord à Londres avec Jouanno, sans Madoré

 

Chantal Jouanno, ministre des Sports a confirmé sa présence aux côtés des représentants d’Annecy 2018, cette semaine prochaine à Londres, à l’occasion de la Convention internationale SportAccord (3-8 avril), considérée comme le Davos du sport. Elle y fera étape le 7 avril à la présentation officielle de la candidature et à la conférence de presse qui s’en suivra. " Je ferai partie de la délégation d’Annecy 2018 qui défendra la candidature française à Sport Accord la semaine prochaine. En tant que Ministre des Sports, j’y réaffirmerai l’engagement du gouvernement et le soutien de tous les Français."

En revanche, Hervé Madoré, directeur général adjoint du Groupement d'Intérêt Public (GIP) ne devrait pas faire patie de la délégation. On apprend dans colonnes du Dauphiné Libéré de dimanche, qu'il a choisi de quitter son poste, décision qui a été validée lors d'un comité directeur d'Annecy 2018 vendredi. Hervé Madoré n'aura pas trouvé son positionnement dans la nouvelle structure qui a vu l'arrivée en janvier d'un directeur général Pierre Mirabeau. Charles Beigbeder, président d'Annecy 2018, a tenu à saluer son travail depuis le début de la candidature.

 

Retrouvez les archives 2011

 

 

Nos Arguments :

 

Cliquez sur les images

(Rigaut :

Maire d'Annecy)