Les JO dans la Presse - Archives 2010

 

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28 Décembre 2010 - Le Messager

 

Village olympique à Saint-Jean-de-Sixt : ça se précise

 

Alors que le dossier à remettre en janvier au CIO est en cours d'impression, la candidature Annecy 2018 réfléchit à l'éventualité d'un troisième village olympique, situé à Saint-Jean-de-Sixt.

 

Actuellement, cette hypothèse est à l’étude et pourrait voir le jour si jamais le CIO y prête un regard favorable.

En l’état actuel des choses (et selon ce qui est prévu dans le dossier), une résidence de tourisme doit être construite à La Clusaz pour les athlètes du ski nordique et les officiels (800 lits). De même, un centre d’hébergement est prévu à Saint-Jean-de-Sixt, au village de vacances de Forgeassoud, pour les athlètes du biathlon (400 lits).

L’autre solution serait de réunir tous les athlètes du ski nordique et du biathlon en un seul endroit : un village olympique pourrait alors être installé (1200 lits), sur trois sites actuels de la commune de Saint-Jean-de-Sixt : le village de vacances du comité d’action sociale d’EDF, celui du comité d’entreprise de Total (inutilisé depuis trois ans) et le camping, le tout en accord avec la municipalité (une rencontre a déjà eu lieu après réunion du conseil privé) et les entreprises concernées, précise Gérard Peyrebrune, directeur technique de la candidature. L’étude doit être finie avant la visite de la commission d’évaluation du CIO, en février prochain. Si ce village voyait le jour, il respecterait les "exigences environnementales" pour s’inscrire dans une logique de développement durable. "Tout est fait dans la transparence et la concertation", assure M. Peyrebrune.

 

 

22 Décembre 2010 - Le Messager

 

Annecy 2018 : une lettre de garantie de Sarkozy

 

Sophie Dion est venue hier soir à Chamonix avec une lettre du président.

 

En marge de la conférence-débat au Majestic de Chamonix sur les enjeux de territoire d'Annecy 2018, à laquelle ont assisté environ 180 personnes, la conseillère du président a annoncé que celui-ci avait signé le matin même une lettre de garantie sur les 243M€ d'engagment de l'Etat sur la candidature. Rien de nouveau pour le moment du côté de la gouvernance d'Annecy 2018, où la réorganisation doit prendre le pas sur le problème de personnes, résumait le maire d'Annecy Jean-Luc Rigaut : "Il nest pas question de remplacer Edgar Grospiron. Le travail a été fait et bien fait, le dossier de candidature est à l'imprimerie".

 

 

15 Décembre 2010 - Libération / JDD

 

La phrase

 

« Je me demande si Drut et Killy souhaitent vraiment avoir les Jeux. Si leur position et leur rôle ne sont pas clairement établis, mettre de l’argent en plus sera comme étaler de la confiture sur du pain rassis. »

 

Armand de Rendinger spécialiste du lobbying olympique, à propos de la candidature d’Annecy pour les JO de 2018, dans le JDD

 

 

15 Décembre 2010 - RMC

 

Monteil : « Avec la passion des petits élus »

 

Président du conseil de surveillance d’Annecy 2018 et président du conseil général de Haute-Savoie, Christian Monteil a fait l’éloge, mercredi à Paris, de la candidature française qui refuse de céder au gigantisme. « S’il avait fallu rajouter 15 M€ pour acheter l’organisation des Jeux, on l’aurait fait. Mais nous voulons le faire en défendant la fragilité, la beauté (sic), avec notre cœur et notre passion de petits élus. C’est peut-être puéril mais ce sont nos convictions. On veut faire partager ça plutôt que de faire du lobby. »

Un refrain repris par Guy Drut, ancien champion olympique et membre du CIO : « La rallonge de 2 M€ ne sert pas à inviter des membres du CIO, ça sert à payer les voyages, le film de présentation, la qualité du papier des documents envoyés au CIO… »

 

 

14 Décembre 2010 - 20 Minutes

 

Chantal Jouanno refuse le retrait du dossier d'Annecy

 

La nouvelle ministre des Sports veut que la candidature aille au bout...

 

En France, on applique toujours la maxime du baron Pierre de Coubertin: l’important, c’est de participer. Pour l’organisation des JO 2018, le dossier d’Annecy n’a qu’une infime chance de l’emporter, encore plus après le retrait du directeur général de la candidature, Edgar Grospiron. Qu’importe: on va au combat la fleur au fusil. Chantal Jouanno, nouvelle ministre des Sports, a ainsi expliqué à Aujourd’hui en France/Le Parisien qu’un « retrait (de la canditature) est hors de question. Je souhaite rappeler que l’on défend l’image de la France. On doit conduire ce dossier jusqu’au bout et dans la dignité» Certes.

 

« Surtout qu’il ne s’agit pas d’une mauvaise candidature, poursuit-elle avant de se montrer plus incisive. Elle est sans doute inadaptée dans sa présentation. Mais retrouver un peu d’authenticité, ne pas confondre olympisme et grandiloquence reste une bonne chose.» Une bonne chose, mais qui n’a jamais fait gagner un vote à personne.

 

 

14 Décembre 2010 - RMC

 

Cherche leaders désespérément

 

Orphelin d'Edgar Grospiron depuis dimanche soir, Annecy 2018 se creuse la tête pour trouver un nouveau directeur général. On se dirige vers un duo composé d'Hervé Madoré, ancien conseiller sport de Lionel Jospin, et de Jean-Pierre Vidal, ancien champion olympique de slalom.

 

« Ce dossier est d'abord celui des sportifs », rappelait il y a une semaine, la nouvelle ministre des sports Chantal Jouanno. Grospiron parti, seul l'ancien champion olympique de Slalom Jean Pierre Vidal est aujourd'hui en lice aux yeux du conseil de surveillance d'Annecy 2018 : « Un profil de connaisseur du mouvement sportif international capable de cibler le CIO », annonçait dès dimanche Christian Monteil, le président du conseil de surveillance.

« Si Vidal n'est pas l'homme idéal, c'est le moins mauvais des sportifs que nous avons sous la main. C'est le meilleur compromis mais il ne sera pas seul », rapporte ce membre du conseil de surveillance. Le skieur se fait pour l'instant discret, réfléchi mais semble déjà dans la boucle pour reprendre le flambeau olympique. Il participe à toutes les réunions depuis le début de la semaine, tente « d'ingurgiter » le dossier et le travail considérable qu'avait mené Edgar Grospiron depuis un an.

Le skieur a les faveurs des décideurs de la candidature même si ce choix semble par défaut. Parmi les autres noms du monde sportif qui circule à Annecy : Aimé Jacquet. L'ancien entraineur de France 98 fait partie du comité de soutien de la candidature. Certains membres du conseil de surveillance ont mis son nom sur la table sans trop y croire. L'homme est sous contrat avec de nombreuses marques ou médias et n'a pas la connaissance du suffisante du milieu olympique pour promouvoir Annecy dans les arcanes de l'olympisme.

 

Le nom d’Aimé Jacquet a circulé !

 

S’il est acquis que Vidal occupera un poste clé dans la succession de Grospiron, Annecy 2018 devrait nommer un véritable DG. Pour orienter le projet et prendre en main la stratégie et l'organisation générale, un homme de dossier, connaisseur du monde sportif. Un personnage peu connu du grand public : Hervé Madoré. Inspecteur général de la jeunesse et des sports, ancien conseiller sport de Lionel Jospin, il est réputé travailleur et expérimenté.

Les réunions s'enchaînent, les avis divergent même si une évidence s'impose aujourd'hui. La double casquette donnée à Edgar Grospiron n'était pas la bonne. Porter la candidature au niveau international était une chose, être le patron organisationnel et administratif d'Annecy 2018 en était une autre. L'attelage Vidal-Madoré, si elle est choisie, aura très peu de temps pour combler le retard pris par Annecy. Le dossier technique de l'avis de tous est certainement le meilleur des trois villes candidates pour 2018 (Munich et Pyeongchang) mais la démission de Grospiron dimanche dernier fait encore un peu plus sourire certains membres du CIO, pourtant prêts à soutenir la candidature française avec selon l'un de ses membres « un minimum de sérieux et de professionnalisme ».


 

14 Décembre 2010 - Le Monde 

 

" La France ne fait que répéter ses erreurs "

 

A sept mois du vote du Comité international olympique (CIO) qui désignera le 6 juillet la ville organisatrice des JO d'hiver 2018, la candidature d'Annecy semble mal partie pour l'emporter (lire l'article). Entre un budget bien moins important que ses deux concurrents – Munich et Pyeongchang –, le scepticisme des deux membres français du CIO, Jean-Claude Killy et Guy Drut, et la démission dimanche du directeur, Edgar Grospiron, le projet tricolore n'a pas beaucoup d'atouts dans sa manche. Consultant international dans le domaine du sport depuis une trentaine d'années, Armand de Rendinger s'est investi dans une dizaine de candidatures olympiques et a publié en 2006 Jeux perdus : Paris 2012, pari gâché. Il estime que la France n'a pas tiré les leçons des échecs de la candidature parisienne aux JO 2008 et 2012.

 

La démission d'Edgar Grospiron est-elle un coup dur pour la candidature d'Annecy ?

 

Oui, mais compte tenu des difficultés que tout le monde percevait et dont Edgar Grospiron parlait lui-même, elle n'est guère étonnante. Elle n'est que le résultat d'un long processus qui plonge ses racines à l'origine même de la candidature.

 

Il y a des règles immuables à respecter lorsque l'on présente une candidature à l'organisation des Jeux olympiques. Et la France, qui a connu de nombreux échecs, doit, encore plus que les autres, suivre ces règles. Avant de se présenter à l'organisation d'un grand événement international, il faut se demander pourquoi on veut le faire et si on en a les capacités. En France, on ne se pose jamais ces questions parce que l'on considère qu'on trouvera la bonne démarche une fois la candidature proposée.

 

Résultat, on ne répond pas à une deuxième question essentielle : Qui est responsable de la candidature et comment harmoniser les relations entre les quatre acteurs clés : les membres français du CIO, le Comité national olympique, l'Etat et les collectivités territoriales et le dispositif technique chargé de défendre le projet ? Si les relations entre les acteurs ne sont pas bien définies, comme c'est le cas pour Annecy, on ne peut pas gagner.

 

C'est donc essentiellement un problème d'organisation...

 

Oui, il faut définir clairement et intelligemment le rôle et les responsabilités de chacun. Comment optimiser le rôle des membres du CIO ? Celui du Comité national olympique ? Sans que tout le monde se marche sur les pieds. En France, on ne cherche pas à faire coexister tous les acteurs de manière pyramidale, chacun outrepasse sa responsabilité et l'image vue de l'extérieur est floue. Les techniciens ne doivent pas, par exemple, déborder de leur rôle et empiéter sur les responsabilités de ceux qui sont chargés de la promotion de l'image.

 

C'est déjà ce qui s'était passé au moment de Paris 2012 ! La France ne fait que répéter ses erreurs. Lorsque notre pays est parvenu à obtenir l'organisation des JO, c'est parce qu'il avait réussi à faire coexister tous les acteurs : pour Albertville, entre Michel Barnier et Jean-Claude Killy, tout se passait bien. Dans la candidature d'Annecy, on ne sait pas bien qui incarne et définit le projet de candidature. Edgar Grospiron, champion olympique, adoubé par Jean-Claude Killy, était directeur général et s'occupait de l'international. Mais ce n'est pas lui qui était l'incarnation véritable de la candidature. Il y a un tel flou dans ce projet ! En face, la concurrence est organisée comme une machine de guerre.

 

Peut-on dire que la France est très mauvaise en lobbying ?

 

Pas forcément : on est tout de même capables de remporter des grands contrats ou des événements. Mais la France a un problème majeur de présence efficace dans les instances internationales. En matière de lobbying, elle n'est pas plus stupide que les autres pays mais on n'a pas les personnes clés avec les messages clés et l'attitude conforme pour représenter notre pays dans les instances.

 

Il y a trois types d'acteurs dans les processus de lobbying : ceux qui glanent l'information pour évaluer l'état du marché, ceux qui définissent une image et un positionnement et ceux qui vendent cette image. Mais il doit s'agir de trois personnes différentes. Et en France, on ne l'a pas compris ! Il y a une certaine arrogance dans notre culture : "Je connais, donc c'est à moi d'y aller !" Il faut accepter de ne pas avoir la science infuse. Sinon, il y a une confusion entre les gens qui incarnent la candidature et ceux qui, dans l'ombre, font remonter les informations pour adapter la stratégie.

 

A Paris 2012, il n'y avait pas de séparation claire entre ces deux types d'acteurs. Et Annecy, c'est pareil ! Le résultat, c'est qu'on est à six mois du vote et que le patron se sent obligé de démissionner. Le problème est colossal !

 

La différence de budget pèse aussi dans la balance...

 

Oui, forcément, il y a plusieurs critères qui entrent en compte au moment de préparer un dossier de candidature : l'aspect technique, la connaissance de la volonté du CIO, la relation affective entre les acteurs de promotion et les décideurs, et le pouvoir économique. Puisqu'on ne s'est pas posé les bonnes questions dès le départ, on n'a pas évalué précisément comment se présente le marché olympique.

 

Quand on décide de se présenter, il faut regarder la concurrence et s'adapter ! On sait que la Corée du Sud, qui a échoué deux fois, à quelques voix près, pour 2010 et 2014, a un buget colossal car la candidature est essentielle pour eux. Et l'organisation à l'allemande est un excellent outsider. Et nous, on demande de l'argent pour combler le retard. C'est inutile si on ne sait pas pourquoi on se présente.

 

Le combat est-il perdu d'avance ?

 

Ce n'est jamais perdu. Jusqu'à la commission d'évaluation, quatre ou cinq mois avant le vote, on construit la candidature, on installe une image et un relationnel. Et à la sortie de cette commission, on adapte sa stratégie en fonction de son classement. Dans la dernière ligne droite, ce qui arrive souvent, c'est que l'outsider fasse des progrès phénoménaux et que le favori perde. Athènes contre Atlanta, Paris contre Londres... Ce n'est pas toujours le cas, mais, régulièrement, le favori des médias s'incline.

 

Là, le dossier technique n'a même pas été déposé et la commission d'évaluation n'est pas encore passée. Tout n'est donc pas perdu, mais le retard accumulé devient dramatique. Les Anglais peuvent nous servir d'exemple. Un an avant le vote pour les JO 2012, Londres avait beaucoup de retard, les Anglais ont tout changé et Sebastien Coe a pris la tête de la candidature. Ce n'était pas un coup de sang : ils ont constaté leurs difficultés, ont consulté les membres du CIO, et ont pris un virage radical.

 

Et si Annecy n'était qu'un "tour de chauffe" destiné à préparer les futures candidatures françaises ?

 

C'est possible que certains officiels du dossier d'Annecy se disent : "On présente une candidature qui a peu de chances de réussir, mais au moins ils devront nous donner les Jeux en 2024 puisque ce sera le centenaire et que nous sommes le pays de Pierre de Coubertin !" La formule me paraît aberrante. Parce que Coubertin n'appartient pas à la France mais au mouvement olympique, et croire le contraire serait de l'arrogance !

 

Parce que le CIO n'aime pas qu'on lui dicte ses votes futurs et que nul ne sait comment il sera composé à l'avenir. Et parce qu'un pays comme la France est candidat presque en permanence. S'il s'agit là d'un tour de chauffe, il n'est vraiment pas réussi... On ne se met pas dans une situation aussi explosive quand on veut faire bonne figure pour l'avenir.

 

Annecy doit-elle retirer sa candidature ?

 

La question se pose, et il faut trancher avant la remise du dossier technique, le 11 janvier. Est-ce qu'il y a une petite chance de relever la tête intelligemment ? Peut-on se réorganiser ? Si on n'y va pas, à quel moment et comment annoncer le retrait ? Il faut réfléchir à tout ça. Les questions initiales se posent à nouveau, hélas. En parfaite objectivité, il faut prendre la meilleure décision et oublier les meurtrissures mal cicatrisées. Car pour le moment, l'image de la France en pâtit.

 

 

14 Décembre 2010 - RMC

 

Yade charge Masseglia

 

La candidature d’Annecy pour l’organisation des Jeux Olympiques 2018 a du plomb dans l’aile depuis la démission de son directeur général Edgar Grospiron. La ministre des Sports, Chantal Jouanno, a toutefois exclu ce mardi un retrait de la candidature annécienne. Qu’en pense l’ancienne secrétaire d’Etat aux Sports, Rama Yade ? « C’est au mouvement olympique de le dire. Mais je comprends la décision d’Edgar Grospiron. Moi je l’ai vu se démener partout, je dis vraiment partout en France et dans le monde, pour plaider la cause de cette candidature française, explique Rama Yade sur RMC. Il a été extraordinairement présent, extraordinairement volontaire. J’étais très fière quand il a accepté d’être directeur de cette candidature. (…) Il se retire parce qu’il n’a pas les moyens de faire ce pour quoi il a été nommé. Je le regrette profondément. Cette candidature a pris du retard. Cette situation est vraiment dommage. M. Denis Masseglia, président du CNOSF, aurait dû mieux diriger cette candidature, mieux la porter. Il y avait un lobbying à faire. Nous on l’a fait avec la FFF pour l’Euro 2016, et ça a marché. (…) Pour Annecy, la responsabilité, celui qui est le chef de file de tout ça, c’est le CNOSF et donc son président Denis Masseglia. Il y avait un travail à faire en termes de promotion de la candidature et de lobbying qui n’a pas suffisamment été fait. »

 

 

13 Décembre 2010 - RMC

 

Annecy 2018 au bord de la crise de nerf

 

A un mois de la remise des dossiers pour l’organisation des JO 2018, le comité de candidature d’Annecy tente de se remettre de la démission-surprise d’Edgar Grospiron, son directeur général. Un psychodrame qui traduit les tensions au plus haut niveau du sport niveau.

 

Un vent de panique souffle sur la candidature d’Annecy 2018. Vingt-quatre heures après la démission d’Edgar Grospiron de son poste de directeur général du comité de candidature, le sport français tente d’organiser la riposte. Lundi, Denis Masseglia, le président du CNOSF, Jean-Luc Rigaud, le maire d'Annecy, et Christian Monteil, le président du conseil de surveillance de la candidature d’Annecy et président du conseil général de la Haute-Savoie, ont multiplié les coups de téléphone. Objectif : trouver un successeur au champion olympique 1992 de ski acrobatique.

 

Une réunion de crise est prévue ce mardi à Annecy. La ministre des sports Chantal Jouanno, très impliquée sur le dossier, ne ménage pas ses efforts. Un déjeuner a été organisé mercredi à 13h avec Denis Masseglia. La Ministre des Sports doit également recevoir Edgar Grospiron, vendredi à 8h30, un rendez-vous fixé avant la décision de l'ancien skieur de prendre ses distances avec Annecy 2018.

 

Selon nos informations, l'une des pistes évoquées serait un binôme composé d'un sportif et d'un industriel rompu au monde du sport et de l'olympisme. En tête de liste, Jean-Pierre Vidal. Contacté par le comité de candidature, le champion olympique du slalom 2002 et membre du comité de soutien réserve sa réponse. Autres successeurs possibles à Grospiron : Florence Masnada, Perrine Pelen ou Antoine Dénériaz.

 

Pour l'industriel, un nom se dégage, celui de Franck Riboud, PDG du groupe Danone, et ambassadeur de la candidature. Reste que dans l’urgence, trouver un nouveau porte-drapeau relève du casse-tête. « C'est impossible de savoir qui va le remplacer, déclarait dimanche Masseglia, manifestement abattu. On prend le temps minimum de la réflexion. Il faut qu'on puisse digérer l'information. » « Il faudrait être devin pour savoir qui va lui succéder », lui répond en écho un membre du comité de candidature.

 

Pyeongchang et Munich se frottent les mains

 

Au sein d’Annecy 2018, c’est en tout cas un sentiment de choc qui prédomine. La quarantaine de collaborateurs espérait que Grospiron poursuive l’aventure, moyennant un renforcement du dispositif à l’international, et ce même si les tensions étaient connues de tous. Alors que le dépôt des dossiers est prévu le 11 janvier, quinze jours avant la visite du CIO dans les villes candidates, Annecy vient de faire le bonheur de ses deux rivales Pyeongchang (Corée du sud) et Munich (Allemagne). « Il y a encore six mois et demi et le travail qui a été fait n'est pas perdu, a déclaré Jacques Rogge. Tout ce qui a été expliqué aux membres du CIO n'est pas perdu, il n'y a donc pas de panique à avoir. » Pas sûr que les paroles rassurantes du président du comité international olympique suffisent à relancer la candidature française.

 

 

13 Décembre 2010 - Le Monde

 

Rogge : " Pas de panique " pour Annecy

 

Le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, a déclaré que les responsables de la candidature d'Annecy n'avaient "pas de panique à avoir" au lendemain de la démission de leur directeur général, Edgar Grospiron.

Il y a encore six mois et demi et le travail qui a été fait n'est pas perdu. Tout ce qui a été expliqué aux membres du CIO n'est pas perdu, il n'y a donc pas de panique a avoir ", a indiqué M. Rogge, à Genève.

Il y a déjà eu " des changements de leaders dans des candidatures par le passé. Pour d'autres candidatures qui ont été remplies de succès ", a-t-il ajouté avant d'évoquer son " gros respect pour le travail qui a été fait par Edgar Grospiron ".

 

 

12 Décembre 2010 - AFP

 

Démission d'Edgar Grospiron, directeur général d'Annecy 2018

 

Edgar Grospiron, directeur général de la candidature d'Annecy à l'organisation des jeux Olympiques d'hiver 2018, a démissionné ce dimanche de ses fonctions, a annoncé le président du conseil de surveillance de la candidature, Christian Monteil, à l'issue d'une réunion de crise.

 

Un peu plus tôt, cette assemblée, présidée par M. Monteil, président du conseil général de Haute-Savoie, avait décidé de porter le budget de la candidature française de 18 à 20 millions d'euros, une somme visiblement jugée insuffisante par Grospiron pour espérer redresser la barre après un début de campagne mal engagé.

"C'est un budget qui nous a semblé compatible avec la gestion des deniers publics", a annoncé M. Monteil. Edgar ne quitte pas la candidature, il reste à disposition mais quitte seulement ses fonctions".

"C'est une histoire de moyens, je n'ai pas voulu engager le conseil de surveillance au delà de 20 millions, a-t-il précisé. Je ne pouvais pas prendre d'hypothèque."

Les quelque 100 membres du CIO doivent élire la ville hôte des jeux Olympiques d'hiver 2018 le 6 juillet 2011 à Durban entre Annecy, Pyeongchang (Corée du sud) et Munich (Allemagne).

 

 

09 Décembre 2010 - L'Essor Savoyard

 

Annecy 2018 en pleines turbulences

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07 décembre 2010 - Sport.fr

 

Jouanno veut "y voir clair"

 

Christian Monteil a-t-il parlé trop vite ? Dimanche, le président du Conseil général de Haute-Savoie et président du Conseil de surveillance de la candidature d'Annecy 2018 annonçait une augmentation de deux à quatre millions d'euros du budget, porté ainsi de "18 à 20 voire 22 millions d'euros". Etant entendu qu'Edgar Grospiron, directeur de la candidature, parle plutôt d'un budget de 16 millions d'euros... Passons.

 

La nouvelle ministre des Sports, Chantal Jouanno, s'étonne de cette augmentation du budget et se demande "qui va payer" ? Après le mouvement de panique de ce week-end, elle indique vouloir "y voir clair" dans les besoins de la candidature. "Qu'ils me disent quels sont les besoins, pour quoi faire, pour adopter quelle stratégie, et combien ça coûte. Parce qu'in fine, on se tourne toujours vers l'Etat", déclare Chantal Jouanno à l'AFP. La nouvelle ministre dit avoir déjà obtenu pour la candidature une rallonge de 800.000 €.

 

 

 

07 Décembre 2010 - Le Monde.fr

 

07 Décembre 2010 - Sondage JO Annecy 2018

 

06 Décembre 2010 - Eurosport

 

De l'aide pour Grospiron ?

 

Edgar Grospiron, directeur général de la candidature d’Annecy à l’organisation des JO 2018, a indiqué lundi à l’AFP qu’il souhaitait l’embauche rapide de renforts pour l’assister dans sa campagne de promotion internationale du dossier français.


"On cherche, on est en contact avec plusieurs personnes mais beaucoup sont déjà liées à la concurrence", a expliqué le champion olympique 1992 de bosses. "Le retard que l’on a pris, on le paye cash aujourd’hui."

 

Le dossier d’Annecy, parti en effet plus tard que ses concurrents Munich (Allemagne) et Pyeongchang (Corée du sud), souffre en outre d’un manque criant de stratégie internationale et de moyens humains et financiers pour séduire les membres du comité international olympique (CIO) appelés à voter le 6 juillet 2011 à Durban (Afrique du Sud).

 

"Aujourd’hui (lundi) par exemple, je suis en Afrique du sud pour rencontrer les membres du CIO", a indiqué Grospiron joint par téléphone. "Nous sommes trois pour Annecy. En face de nous, ils sont 20, 30 pour une ville. Ils se divisent par groupes de 5 pour inviter les membres à déjeuner. Nous, à trois, on ne peut inviter qu’un membre quand 8 ou 10 sont pris en charge par les équipes adverses", raconte-t-il.

 

 

06 Décembre 2010 - AFP / Le Temps

JO 2018 : Même faible, l'espoir fait vivre Annecy

 

Malgré les chances "minces" de succès, de l'aveu même de son patron Edgar Grospiron, aucun acteur de la candidature d'Annecy à l'organisation des jeux Olympiques d'hiver 2018 ne veut perdre espoir, à sept mois jour pour jour du vote du Comité international olympique (CIO).

 

L'augmentation du budget de 18 à 22 millions d'euros annoncée dimanche par Christian Monteil, président du conseil général de Haute-Savoie et du conseil de surveillance d'Annecy-2018 ne suffira pourtant pas à amener la candidature au niveau de ses rivales, Munich (Allemagne), qui affiche un budget de plus de 30 M EUR, et Pyeongchang, toujours favorites.

 

Cette rallonge doit encore être validée par le conseil de surveillance qui se réunira en début de semaine prochaine. Elle permettrait de renforcer le volet "communication internationale" de la candidature, totalement négligé jusqu'à aujourd'hui.

 

Pourquoi continuer ?

 

- Un renoncement aurait des conséquences dramatiques en terme d'image, surtout auprès du CIO dans l'optique d'une candidature ultérieure d'Annecy ou de la France.

 

- Les membres du CIO ayant souvent un comportement imprévisible, on ne peut présager de leurs votes. L'élimination du favori Chicago dès le premier tour de l'élection pour les JO d'été 2016 et le statut de finaliste de Madrid en sont les derniers exemples.

 

- Annecy va mal mais les candidatures adverses ont également des soucis récurrents même si elles ont l'intelligence de ne pas les étaler sur la place publique. "On ne sait pas ce qui peut se passer d'ici à Durban" en Afrique du Sud, théâtre de l'élection, le 6 juillet 2011, note Denis Masseglia, président du Comité national olympique français (CNOSF). En tout cas, il peut y avoir des renversements de tendance tous les jours."

 

De quoi souffre Annecy ?

 

- Le dossier français pâtit d'une naissance difficile. Ses responsables n'ont pas pris assez tôt la mesure de ce qu'est une candidature olympique. Du coup, en juin dernier, le CIO a émis une appréciation humiliante pour les Français, les enjoignant de revoir leur copie en resserrant notamment les sites de compétition. Les corrections ont été faites, le dossier est concurrentiel, mais le temps n'a pas (encore ?) permis d'effacer des mémoires olympiennes l'effet désastreux causé par le premier dossier.

 

- Avec 18 millions d'euros de budget, Annecy est de loin la moins dotée des candidatures. Cette "indigence" toute relative est surtout visible sur le plan international lorsqu'il faut marquer les esprits du CIO. "A Belgrade, lors de la présentation devant les comités olympiques européens, nous étions une demi-douzaine quand ils étaient plus de 20 pour Munich", regrette Guy Drut, l'un des deux membres français du CIO.

 

Comment continuer ?

 

- La rallonge budgétaire décidée par Christian Monteil ("sur quels fonds ?" s'interroge Denis Masseglia) va être affectée prioritairement à la communication internationale, LA faille du dossier. Denis Masseglia, lundi, comme Christian Monteil la veille, a souhaité l'embauche de "pointures" pour épauler Edgar Grospiron, le directeur général de la candidature qui réclame de l'aide depuis des semaines. Reste à les trouver, alors que les meilleurs conseillers du marché initiés aux arcanes du CIO sont forcément déjà à l'oeuvre pour une candidature adverse ou d'autres institutions.

 

- Au grand dam de ceux, Denis Masseglia en tête, qui plaidaient pour une "candidature portée par les sportifs", l'augmentation du budget pourrait déboucher sur un rééquilibrage en faveur des politiques si l'état et les collectivités locales étaient sollicitées.

 

- La visite de la commission d'évaluation du CIO à Annecy, du 9 au 12 février, sera cruciale pour l'avenir du dossier. Si Grospiron et ses troupes parviennent à présenter une image professionnelle de leur projet alors le gouffre aura été en partie comblé. Mais l'espoir restera mince.

 

 

05 Décembre 2010 - AFP

 

Candidature d'Annecy aux JO d'hiver 2018: y'a le feu au lac !

 

Jean-Claude Killy et Guy Drut, les deux membres français du CIO, restent solidaires mais critiques envers la candidature d'Annecy à l'organisation des JO d'hiver 2018 qui devrait obtenir l'augmentation des moyens humains et financiers réclamée par son patron, Edgar Grospiron.

 

Devant l'ampleur prise par "l'affaire", le président du Conseil général de Haute-Savoie et du conseil de surveillance d'Annecy-2018, Christian Monteil, a en effet annoncé à l'AFP une rallonge de deux à quatre millions d'euros au budget de la candidature qui devrait le porter à 20-22 millions.

 

Dimanche matin, sous le titre "Drut et Killy lâchent Annecy", une manchette du quotidien sportif l'Equipe annonçait la rupture entre Annecy-2018 et le tandem d'Olympiens chargé de convaincre ses collègues du Comité international olympique (CIO) de la valeur du dossier français.

 

Immédiatement, Guy Drut démentait auprès de l'AFP, se permettant même d'associer Killy ("qui n'aime (pourtant) pas que l'on parle pour lui") à ses dénégations: "C'est curieux d'écrire cela au moment même où je m'implique avec Annecy et où Jean-Claude est omniprésent dans le film de la candidature."

 

"Ce que nous disons, c'est qu'ayant une certaine habitude des candidatures olympiques et de la façon dont elles sont évaluées, nous sommes actuellement mal placés pour l'emporter", poursuivait-il, ne remettant pas en cause le contenu de l'article, très critique envers la gestion du dossier français. "Nous jouons en basket sur terrain gras", estimait-il.

 

Personne ne le démentira. Pas même Edgar Grospiron, chantre d'Annecy-2018 et quasi unique VRP de la candidature. "La situation n'est pas simple. Sur les budgets, on est très inférieurs aux concurrents (Munich et Pyeongchang)", a-t-il reconnu auprès de l'AFP.

 

A demi-mots, le champion olympique 1992 de bosses suggérait que, sans investissement financier mais aussi humain dans le comité de candidature, le dossier français était mort avant même d'avoir été déposé au CIO, ce qui sera fait le 11 janvier prochain. Le pronostic fait par Killy et Drut dans l'Equipe.

 

"On est dans un moment charnière, notait Grospiron. Pour faire face aux prochaines échéances, il faudra être solide". Entre le 9 et le 12 février, la commission d'évaluation du CIO sera en effet en visite à Annecy, deux mois plus tard une présentation cruciale aura lieu à Londres, avant le vote du CIO le 6 juillet à Durban (Afrique du Sud).

 

"J'attends avec impatience que l'on me parle de la visite de la commission d'évaluation", regrette Guy Drut, "qui va faire quoi, où, quand?", sous-entendant l'amateurisme de la gestion annécienne.

 

Christian Monteil, qui tient les cordons de la bourse avec les deux autres co-présidents du conseil de surveillance, le patron du Comité olympique français Denis Masseglia et le maire d'Annecy Jean-Luc Rigault, a reconnu que le volet promotion de la candidature avait été négligé: "Ce sont les mêmes qui distribuent les pin's en Haute-Savoie et qui font le profilage des interlocuteurs internationaux", dit-il.

 

"Edgar, a-t-il conclu, a besoin d'être entouré d'une ou deux pointures très qualifiées pour optimiser tous ses prochains déplacements."

 

Le conseil de surveillance se réunira dans les jours à venir autour de ses trois présidents, Grospiron, Drut et Killy, pour tenter d'éteindre l'incendie.

 

 

05 Décembre 2010 - L'équipe.fr

 

Killy et Drut lâchent Annecy

 

Ça se complique pour Annecy 2018. Le dossier de candidature de la préfecture de Haute-Savoie étant mal ficelé, Jean-Claude Killy et Guy Drut ont décidé de prendre du recul.

Dans L'Equipe dimanche, l'ancien ministre des Sports estime qu'Annecy « va dans le mur (...) Nous sommes partis de trop loin ».

Quant à Killy, il considère que « les membres du comité haut savoyard ne se rendent pas compte de ce qu'est une candidature (...) Nous allons à notre perte. » Pour organiser les jeux d'hiver de 2018, Annecy est en concurrence avec Munich (Allemagne) et Pyeongchang (Corée du Sud). Deux adversaires redoutables qui devraient avoir les faveurs de la commission d'évaluation du CIO.

 

 

27 Novembre 2010 - 8 Mont-Blanc

 

Annecy 2018 : les fonds manquent !

 

17 Novembre 2010 - Le Messager

 

Chamonix dit oui aux JO

 

Le conseil municipal réuni ce mardi soir a validé la délibération concernant l'accueil des JO Annecy 2018 sur la commune.

 

La délibération a été votée par l'ensemble du conseil moins un vote contre et une abstention. De nombreux élus ont pris la parole sur le sujet la majorité exprimant, au-delà de l'inquiétude qui avait présidé au début à la réorientation de la candidature sur Chamonix, la sensation d'une opportunité à saisir. D'autant que Chamonix a obtenu les garanties qu'elle souhaitait en matière de respect de ses propres engagements environnementaux, de logements, sociaux... Eric Fournier annonçait notamment que le premier ministre François Fillon avait publiquement affirmé que l'Etat couvrirait les éventuels dépassements de budgets.

 

 

02 Novembre 2010Le Messager

 

Chablais : l'abstention de Frédéric Zory au conseil général

 

Frédéric Zory a été l'un des deux seuls conseillers généraux à s'abstenir, ce matin, lors du vote du conseil général actant la participation du Département à hauteur de 160 millions d'euros pour les Jeux Olympiques, si la candidature d'Annecy était retenue en 2011.

 

Le conseiller général socialiste, par ailleurs maire d'Orcier, a expliqué son vote en regrettant que Morzine ait été retiré du projet olympique et a fait part de ses craintes sur l'avenir du Chablais : « Pas de Jeux, pas de désenclavement et moins de moyens », a-t-il déclaré, avant de préciser: « Tous les investissements du Département seront concentrés sur les secteurs d'Annecy et de Chamonix ».

 

 

02 Novembre 2010 - L'Essor savoyard

 

Annecy 2018 : "Il ne faut pas un département à deux vitesses."

 

A l'occasion de la session du conseil général de la Haute-Savoie, mardi 2 novembre, les élus ont débattu du budget 2011 et renouvelé leur soutien à la candidature d'Annecy aux Jeux Olympiques de 2018.


Jean Denais, conseiller général de Thonon, en a profité pour rappeler que l'Etat n'a "plus d'argent pour financer le désenclavement (200 M d'euros)" mais débourse "240 millions pour soutenir la candidature aux JO"... L'élu chablaisien a donc demandé à ses collègues que le conseil général soit moteur dans le dossier du désenclavement du Chablais : "Il ne faut pas créer un département à deux vitesses", a-t-il plaidé.

 

 

02 Novembre 2010 - Le Dauphiné Libéré

 

Conseil Général de Haute-Savoie : 160 millions pour les JO

 

Le Conseil général de la Haute-Savoie devrait s’engager, ce matin, dans le financement d’infrastructures et d’aménagements à une hauteur de 160 millions d’euros sur le milliard d’investissement total. Somme débloquée... si bien sûr le CIO choisit Annecy en juillet prochain pour l’organisation des JO 2018.

 

En voici l’essentiel :

 

-garantie d’une mise à disposition sans frais au Comité d’organisation des Jeux olympiques des sites et propriétés du Conseil général dans le cadre des Jeux.

 

-garantie d’un financement à hauteur de 15 % dans la limite de 50 millions d’euros de la construction, de l’aménagement ou de la rénovation de plusieurs équipements sur les sites olympiques.

 

- 9,7 millions pour la réalisation d’infrastructures ferroviaires.

 

-investissement de 121,1 millions d’euros pour réaliser et financer les infrastructures routières.

 

-versement d’une subvention de 5 millions d’euros pour l’organisation des Jeux paralympiques.

 

Le coût de la “com”

 

"Le Conseil général apporte dans le panier 500 000 euros par an pour la communication, soit 70 centime par habitant" tient à préciser Christian Monteil, président du Conseil général, qui veut relativiser ce coût.

 

"Ce sont des actions de communication de grande ampleur qui sont organisées, à faible coût au bénéfice de la notoriété du département."

 

Le Conseil général a fait les comptes et s’est ainsi penché sur cette fameuse communication dont le coût est dénoncé par les anti JO.

 

Ainsi, selon le département, depuis le 18 mars 2010, le territoire a fait l’objet de plus de 2000 citations dans la presse régionale, nationale et internationale dont 50 passages en télévision de grande écoute.

 

Cette exposition correspondrait à une valorisation d’un coût d’achat d’espaces publicitaires estimé à près de 4 millions d’euros, ce qui permet au Conseil général d’affirmer qu’il a déjà plus que doublé sa mise.

 

"Avec 3 milliards de téléspectateurs et des dizaines de millions de visiteurs, la candidature puis l’organisation des Jeux constituent un plan de communication exceptionnel pour vendre le territoire et valoriser son tourisme, ses traditions, ses produits agricoles, sa gastronomie" affirme Christian Monteil.

 

 

29 Octobre 2010 - Le Messager 

 

Passy se vote site olympique

 

La commune a délibéré hier et décidé d'accepter de fournir les garanties demandées par le CIO. Elle a aussi fixé sa participation au projet de patinoire de 6000 places à un plafond de 3,5M€.

 

Les débats ont été animés et constructifs à Passy jeudi soir, devant un public nombreux venu pour (et surtout contre) les JO Annecy 2018. Le conseil municipal a voté avec 20 voix pour et 13 contre la délibération reprenant les garanties apportées par la commune à la candidature Jeux Olympiques d'Annecy 2018. Parmi celles-ci, pour mémoire:

 

- Mobilisation gratuite et en priorité pour les jeux de l'ensemble des services municipaux.

 

- Les épreuves tests et olympiques seront exemptées de taxe sur les spectacles

 

- Les sites utilisés dans les cadre des JO, propriété de la commune, seront mis sans frais à disposition du COJO qui jouira de ces sites en exclusivité et de tous les droits commerciaux s'y rattachant.

 

- Garantie que le maire engagera, en tant que besoin, les procédures nécessaires visant à l'adaptation des réglement d'urbanisme afin de permettre la réalisation des équipements prévus.

 

- Mise en place du réseau de voies olympiques dans les conditions définies par le dossier de candidature.

 

Passy a dans le même temps fixé le plafond de participation de la commune à la patinoire de hockey dames de 6000 places : 7,7% d'un total de 45,3M€, soit 3,5M€ correspondant à la reconversion de la patinoire en centre aquatique.

 

 

22 Octobre 2010 - Le Dauphiné Libéré 

 

La région Rhône-Alpes derrière Annecy 2018

 

Lors de son assemblée plénière de ce vendredi 22 octobre, la Région Rhône-Alpes a voté son soutien à la nouvelle version du dossier de candidature d'Annecy aux jeux olympiques et paralympiques de 2018.

 

Le soutien a été voté par 102 voix pour, 52 contre, 1 abstention et 2 conseillers qui n'ont pas pris part au vote. Les écologistes ont voté contre, tout en nuançant leur position en notant les progrès réalisés depuis la première version du dossier. Le Front National a également voté contre.

 

Le conseil régional s'engage ainsi à verser plus de 220 millions d'euros, si Annecy est retenue comme ville hôte en juillet 2011 à Durban. 50 millions pour la réalisation des sites sportifs, 170 millions pour la rénovation des infrastructures ferroviaires et 5 millions d'euros pour les Jeux paralympiques.

 

La composante verte de la majorité régionale (Europe-Ecologie - Verts) a voté contre le projet. Après avoir rappelé son opposition au sport spectacle, le groupe a souligné l'évolution du dossier candidature et la prise en compte de ses revendications et propositions dans le rapport présenté au conseil régional, indiquant que la satisfaction des écologistes restait "relative et dubitative". Le président Jean-Jack Queyranne a donc indiqué qu'il considérait ce non "comme un non d'encouragement".

Le Front National a voté contre, estimant que, vu l'état du conseil régional, il était indécent d'envisager un tel gaspillage.

Lors de la présentation de la candidature d'Annecy devant les comités olympiques mondiaux réunis à Acapulco (Mexique) jeudi soir (cliquer ici), Annecy 2018 a de plus reçu un soutien de poids, puisque Carla Bruni-Sarkozy elle-même a tenu à faire connaître son engagement en faveur du dossier Haut-Savoyard via un message vidéo, ajoutant ainsi un peu de glamour au dossier et une garantie venant du plus haut sommet de l'Etat.

 

 

21 Octobre 2010


JO Annecy 2018 - 225 M€ pour Rhône-Alpes

 

19 Octobre 2010 - Le Messager 

 

Annecy 2018 : le SM3A circonspect sur l'utilisation des gravières en parking ( Passy )

 

Avec la patinoire dames à Passy, le comité d'organisation a besoin de parkings qui pourraient être aménagés sur les gravières en partie gérées par le SM3A.

 

En épilogue du comité syndical du SM3A, lundi 18 octobre à Cluses, son président Martial Saddier a fait part de la volonté du comité de candidature d'Annecy aux JO de 2018 de réaliser sur les gravières gérées par le SM3A les parkings de la future patinoire dames de Passy. La zone est située dans un triangle de 12,5 hectares compris entre le demi-échangeur de Passy, l'Arve et l'autoroute « Tout serait provisoire », expliquait Martial Saddier, qui dès la semaine prochaine réunira les élus du secteur. Ils demanderont à être reçus rapidement par le comité d'organisation avant une prise de position officielle. Un nouveau comité syndical devrait avoir lieu dans la foulée pour un avis définitif. Le tout devant être effectué pour le 15 novembre, date butoir fixée par le comité de candidature. Un planning serré qui a fait tiquer certains élus. Martial Saddier se voulait très prudent, d'autant plus qu'il est aussi député de la Haute-Savoie. « Je ne veux pas me mettre en travers d'une candidature française, mais d'un autre côté, nous devons rappeler certains principes au comité d'organisation. »

Sur la zone concernée, il y a plusieurs “couches” limitrophes ou qui se chevauchent: domaine public fluvial, zones rouges du plan de prévention des risques inondations. « Cette zone accueille également une plate-forme qui accueille les gravas qu'on ne sait pas où mettre. Où seraient-ils stockés? Et où vont aller les exploitants des carrières ». Autre inquiétude, l'après JO. Autant de questions aujourd'hui sans réponse et qui inquiètent les élus. « On n'a pas une volonté de s'opposer à cette candidature, mais le SM3A comme l'État doit rappeler que même pour des JO, c'est compliqué et on ne peut pas tout faire."

 

 

16 Septembre 2010 - L'Essor Savoyard

 

DES ÉPREUVES AU SEMNOZ : LA CRAINTE D'UN « ENGRENAGE »

 

Après les remontrances du CIO le 22 juin dernier, les acteurs de la candidature "Annecy-Haute-Savoie 2018" ont eu peu de temps pour se retourner et conformer leur projet aux exigences imposées par les plus hautes instances olympiques. Et d'abord celle de resserrer les sites, jugés trop éclatés.

C'est dans ce contexte qu'est aujourd'hui avancée l'hypothèse d'organiser plusieurs épreuves de freestyle (saut acrobatique, bosses, half-pipe et surf des neiges) sur les pentes du Semnoz. Un choix que certains présentent comme définitif, même si Edgar Grospiron reste prudent. La décision finale sera communiquée le 4 octobre prochain à Paris.

 

« Ce n'est pas une petite montagne »

Mais d'ores et déjà, le Sipas (Syndicat intercommunal de protection et d'aménagement du Semnoz) a planché sur le sujet. Sa présidente Françoise Camusso ne cache pas son enthousiasme. « Le Semnoz est adapté pour ce genre d'épreuves. Le bureau y est globalement favorable, car cela n'exigerait pas de travaux, en raison des équipements déjà existants. » Le site, véritable poumon vert de la ville d'Annecy, dont il est le prolongement direct, a-t-il les reins assez solides pour accueillir un tel événement ? La présidente du Sipas en est persuadée. « Pourquoi le Semnoz ne pourrait pas accueillir les JO ? Il faut arrêter de dire que c'est une petite montagne. Si nous n'avons pas de neige, les autres massifs n'en auront pas plus. »

 

La promesse d'installations temporaires

Maire de Quintal, Michel Delattre n'a jamais caché qu'il n'était pas « le plus chaud partisan des JO... » Pour autant, ajoute-t-il, « je ne ferai rien qui puisse gêner la candidature. » Aussi ne souhaite-t-il pas s'opposer à l'organisation d'épreuves sur le Semnoz, mais insiste sur les conditions drastiques qui doivent accompagner ce projet, à savoir une remise en état totale des lieux. Car le problème est bien là pour les plus réticents. Une source proche du dossier s'en alarme. « Comment peut-on croire qu'il n'y aura aucune conséquence ? Amener l'eau sur le Semnoz, c'est ouvrir la boîte de Pandore et on ne sait pas sur quoi on s'engage... » Car si la neige manquait, il faudrait effectivement faire venir l'eau. Des structures temporaires, précise Michel Delattre. Peut-être un tuyau, mais non enterré, pouvant être ainsi aisément démonté. Et aucun télésiège supplémentaire. Rien de pérenne donc, promet-on. « Les estimations indiquent qu'il pourrait y avoir 10 000 à 12 000 personnes sur le site les jours de compétition, c'est déjà le cas les gros dimanches en pleine saison », fait remarquer le maire de Quintal.

Autant d'arguments qui n'empêchent pas la Frapna d'être très inquiète. Son président Eric Ferraille était présent, samedi 11 septembre, quand le bureau élargi du Sipas s'est réuni.

 

« La porte ouverte vers un engrenage »

« J'ai l'impression que le Sipas a oublié son rôle premier. On parle beaucoup d'aménagement au détriment du rôle de protection. Depuis des années, j'ai le sentiment qu'on essaie de faire une station standard, avec les conséquences que cela va induire, en terme d'amortissement des coûts, alors qu'à l'origine le Semnoz est un stade de neige. On a remplacé le téléski, par le télésiège et le projet des JO ne va faire qu'accentuer les choses. » Dans la ligne de mire : la neige artificielle, à laquelle, selon Eric Ferraille, la station ne pourra pas couper en cas d'épreuves olympiques. L'hypothèse d'un tuyau démontable lui paraît un moindre mal, plutôt que des retenues collinaires. Ce qu'il craint, au-delà du choix qui sera opéré, c'est que les garanties exigées de ne pas modifier le site ne soient pas respectées. « Si on amène l'eau sur le Semnoz, j'ai peur que ce soit la porte ouverte vers un engrenage. »

OLIVIER DURAND

 

 

15 Octobre 2010 - Le Messager

 

Passy : une motion pour les JO votée dans la douleur

 

Certains élus pensaient que le vote de cette motion ne serait qu'une formalité. Finalement, mercredi 13 octobre, les élus n'ont pas réussi à se mettre d'accord

 

Philippe Beghein, nouvel adjoint aux sports demandant même un vote à bulletin secret.

Avant cela, chacun a pu s'exprimer, à commencer par le groupe d'Alain Roger (à lire ci-dessous). Il appuyait sur le fait que « cet équipement ne peut être qu'intercommunal ». L'élu d'opposition s'inquiétait du financement et des charges de fonctionnement. Il rappelait ensuite un texte du CIO qui stipule que « les engagements de la ville d'Annecy auront force d'obligation pour la ville ». « Quelque part, cela revient à un blanc seing ».

Michel Duby (voir la motion ci-dessous) pour le 2e groupe d'opposition prenait la parole, il regrettait son caractère trop généraliste. « Pour la qualité de l'environnement, on est tous d'accord, c'est une affirmation générale et pas contraignante ». Lui aussi s'inquiétait du plan de financement. « Le projet nous échappe ! »

Le maire Gilles Petit-Jean terminait le tour de table en faisant lecture de la motion (à lire ci-dessus), qui au final n'a pas de grandes différences avec le texte proposé par l'opposition. A l'issue du vote à bulletin secret, le nombre de voix était serré : 17 pour, 13 contre, un blanc et deux abstentions. En conclusion, le maire rappelait que « la proposition est cohérente pour protéger la plaine. » Il se voulait aussi rassurant quant aux finances : « des éléments financiers sont attendus sous peu. Quand on les aura, on pourra dire à quelle hauteur on s'engage. Ce sera fixé dans une délibération et on s'y tiendra. » Lors du prochain conseil, le 28 octobre, les élus seront amenés à prendre une délibération. Une somme plafond aura été fixée.

 

 

04 Octobre 2010 - France 3 

Annecy : Nouveau projet pour les JO 2018

 

Annecy 2018 a dû revoir sa copie car le Comité International Olympique trouvait ses sites trop éparpillés dans les Alpes. Morzine, Flaine, Megève et Saint-Gervais font les frais de cette nouvelle proposition.

 

Le dossier sera remis le 11 janvier au CIO avant une visite des sites qui aura lieu à compter du 9 février 2011. Les inspecteurs commenceront par les Alpes du Nord avant de visiter la Corée du Sud et l'Allemagne également en course pour l'organisation de ces Jeux.

Les sites envisagés

 

Deux pôles géographiques sont prévus : le pôle Annecy-Les Aravis et le pôle Mont-Blanc.

 

Pôle Annecy-Les Aravis :

- Annecy : Stade Olympique et lieu des cérémonies de remises des médailles

- Pringy : Village Olympique

- Metz-Tessy / Epagny : Accueil des journalistes

- Le Semnoz : Surf des neiges et ski acrobatique

- Annecy-le-Vieux : Short track et patinage artistique

- Seynod : Patinage de vitesse et Curling

- La Clusaz : Ski de fond, combiné nordique, saut à ski

- Le Grand Bornand : Biathlon

 

Pôle Mont-Blanc :

- Chamonix : Ski alpin (slalom et combiné nordique), hockey sur glace et autre village olympique

- Passy : Hockey sur glace

- Les Houches : Ski alpin

- La Plagne : Bobsleigh, luge, skeleton

 

Des installations qui comptent sur la présence de 3 aéroports dans le secteur : Lyon/Saint-Exupéry; Genève et même Chambéry.

 

Voir la carte des sites

 

 

03 Octobre 2010 - AFP

 

JO 2018 - La moitié des Jeux d'Annecy... à Chamonix

 

PARIS — Les responsables de la candidature d'Annecy à l'organisation des JO d'hiver 2018 ont présenté lundi un projet resserré, conformément aux exigences du Comité international olympique (CIO), qui fait la part belle à Chamonix, deuxième pôle d'épreuves.

Si le dossier français l'emportait sur ses rivaux de Munich (Allemagne) et Pyeongchang (Corée du sud), Annecy et Chamonix se partageraient les festivités d'une manière inhabituelle dans des Jeux d'hiver.

"Il y aurait des sports de neige et de glace dans les deux villes", a en effet expliqué Edgar Grospiron, directeur général de la candidature, en dévoilant le projet porté d'ailleurs par le slogan: "la neige, la glace et vous".

Concrètement, le pôle d'Annecy accueillerait le patinage artistique et de vitesse, le curling, le freestyle et le snowboard ( dans le massif du Semnoz ), le ski de fond ( La Clusaz ) et le biathlon ( le Grand Bornand ) dans un rayon de 35 km maximum autour de la préfecture de Haute-Savoie. Chamonix, à 100 km de là, serait le théâtre des rencontres de hockey sur glace et du ski alpin sur la célèbre piste des Houches, et des Planards pour les slaloms.

Luge, bobsleigh et skeleton seraient eux toujours organisés à La Plagne, sur les installations des Jeux d'Albertville (1992).

En juin, le groupe de travail chargé par le CIO d'évaluer les dossiers avait stigmatisé la trop grande dispersion des sites. La philosophie du projet d'Annecy était alors de faire participer aux Jeux un maximum de stations du département. La nécessité de concentrer les JO pour espérer séduire le CIO en juillet à Durban (Afrique du Sud) a conduit les troupes de Grospiron à sacrifier Morzine-Avoriaz, Flaine, Megève, Saint-Gervais.

"On a pris une décision clé qui nous a fait changer tout le dispositif", a repris Grospiron: "On a décidé de retirer le village olympique initialement prévu dans la plaine du Mont Blanc, sur des terres agricoles, pour le remonter à Chamonix."

Ce Village, initialement prévu à 2500 lits dans son premier emplacement, comptera finalement 1400 lits dans la nouvelle version prévue sur le parking Grêpon, un site inesthétique, à l'entrée de la cité du Mont-Blanc.

Cette perte en terme de couchages a conduit le comité à faire redescendre à Annecy - où le Village compte plus de 3000 lits - une partie des épreuves. "Et à partir du moment où le Village était à Chamonix même, il fallait avoir des épreuves au plus près", .... Megève, Morzine et Flaine étaient donc condamnés.

Avec ce nouveau schéma, le comité est assuré de tenir un projet "collant au plus près aux attentes du CIO", selon son directeur général.

D'ici au 11 janvier, date de remise des dossiers définitifs à Lausanne, Grospiron et ses troupes vont affiner le dispositif: "On sait où on va mettre nos sites mais il faut les dessiner, prévoir les accès, les parkings, mettre en place le système de transports, d'hébergement, réfléchir au devenir des équipements". Encore trois mois d'un travail colossal.

 

 

01 Octobre 2010Le Messager

 

Annecy 2018 : la venue de C. Monteil laisse les élus passerands sur leur faim

 

Christian Monteil est venue au conseil municipal de Passy jeudi 30 septembre pour répondre aux questions des élus.

 

Les élus de Passy attendaient de la venue de Christian Monteil au conseil municipal jeudi 30 septembre des réponses concrètes quant à l'implantation d'une patinoire sur leur commune. Ils ont été globalement déçus. La proposition de Passy de réaliser la patinoire dames de 6000 places à côté du stade a reçu un écho favorable du comité de la candidature aux Jeux Olympiques de 2018. En ce qui concerne les coûts, le président du conseil général a parlé pour Passy "d'un investissement de 5 millions d'euros, voire de 4 ou 6, le chiffrage est en cours". Si cette part pourrait être pris en partie en compte par la future intercommunalité, le chiffre a toutefois sérieusement inquiété certains élus par son montant et par son manque de précision. "On attendait de votre venue, monsieur le président, plus de concret sur où, quand et combien", synthétisait Stéphane Pangalos, maire-adjoint en charge de l'urbanisme. Faudra-t-il d'autres bâtiments temporaires comme par exemple un centre d'accréditation ou un restaurant pour athlètes et médias? Là aussi, Christian Monteil n'a pu être précis, rappelant qu'un cabinet... australien planchait sur des ébauches. Il a toutefois insisté sur le fait qu'il "n'y aurait pas d'infrastructure dans la plaine". Après son départ, les élus ont convenu d'un conseil municipal privé le 13 octobre pour se positionner, via une motion comme l'a fait Chamonix, sur des points non négociables. La participation financière passerande pourrait être plafonnée à 1 ou 2 millions d'euros.

 

 

28 Septembre 2010 – Associated Press – Cyberpress.ca

 

JO 2018 : LE CIO PRÉPARE SES VISITES

 

La ville française d'Annecy sera la première des trois candidates à l'organisation des Jeux olympiques de 2018 à être l'objet d'une visite du CIO.

 

La commission d'évaluation du CIO se rendra à Annecy du 9 au 12 février prochains, puis se déplacera à Pyeongchang, en Corée du Sud, du 16 au 19 février ainsi qu'à Munich du 1er au 4 mars.

 

Le groupe inspectera les sites et installations proposés et rencontera les organisateurs locaux.

 

Auparavant, les villes candidates doivent soumettre leur projet détaillé au Comité international olympique d'ici le 11 janvier.

 

Le CIO procédera au choix de la ville lors d'un vote à Durban, en Afrique du Sud, le 6 juillet.

 

 

26 Septembre 2010 - Le Dauphiné Libéré

 

Chamonix prudent pour Annecy 2018

 

Alors que 500 manifestants ont défilé ce samedi contre Annecy 2018, la veille, vendredi soir, le Conseil municipal de Chamonix avait voté une motion visant à préserver l’environnement de la vallée dans le cas où la candidature d’Annecy serait retenue.

 

Si Eric Fournier, le maire, s’est dit prêt à “montrer l’ambition de la station à recevoir les Jeux”, le conseil refuse de transformer à outrance le paysage chamoniard : pas question de toucher aux “lieux vierges”, et les structures déjà existantes devront être utilisées avant d’envisager la construction de nouveaux équipements.

 

Hors de question également de taxer les Chamoniards pour financer l’accueil des Jeux, qui sera assuré par la Communauté de Communes à hauteur de 10 millions d’euros.La motion devra être validée par la population avant son acceptation définitive.

 

 

2010-09-17 - Le Dauphiné Libéré

 

Annecy 2018 - A Chamonix un village olympique au dessus de la route blanche
Cliquez sur l'image

 

13 Septembre 2010 - Communiqué de presse du CIO - olympic.org

 

Le CIO annonce la composition de la commission d'évaluation pour les Jeux Olympiques d'hiver de 2018

 

Le Comité International Olympique (CIO) a annoncé aujourd'hui que Gunilla Lindberg, membre du CIO en Suède, présidera la commission d'évaluation pour les Jeux Olympiques d'hiver de 2018. Cette commission, composée de 11 membres, aura pour tâche de mener une évaluation technique approfondie des dossiers des trois villes candidates à l'organisation de ces Jeux, à savoir : Munich (Allemagne), Annecy (France) et PyeongChang (République de Corée).


La commission d'évaluation est composée de représentants du Mouvement olympique ainsi que d'un certain nombre de conseillers. 

 

Gunilla Lindberg, membre de la commission exécutive du CIO de 2000 à 2004 et vice-présidente du CIO de 2004 à 2008, a acquis une grande expérience grâce au temps passé au sein des commissions de coordination de cinq éditions des Jeux Olympiques et grâce à son travail avec la commission d'évaluation pour les Jeux Olympiques d'hiver de 2006 à Turin.

 

La commission d'évaluation 2018 analysera les dossiers de candidature des trois villes en lice avant de réaliser des visites sur place entre le 8 février et le 5 mars 2011. La commission rédigera ensuite un rapport destiné aux membres du CIO avant l'élection de la ville hôte le 6 juillet 2011 lors de la 122e Session du CIO à Durban, Afrique du Sud.

 

Ainsi que l'a déclaré le président du CIO, Jacques Rogge : "La nomination de Gunilla Lindberg en tant que présidente de la commission d'évaluation est une excellente chose. Mme Lindberg possède en effet de solides connaissances s'agissant de l'organisation des Jeux Olympiques, en particulier des Jeux d'hiver, et a toutes les compétences nécessaires pour diriger notre équipe d'experts et réaliser la meilleure évaluation possible de chacune des trois villes candidates."

 

Gunilla Lindberg a pour sa part commenté sa nomination en ces termes : "C'est pour moi un grand honneur d'avoir été désignée pour présider une commission du CIO aussi importante. J'ai hâte de commencer à travailler avec mes collègues, tous aussi qualifiés les uns que les autres,  afin d'évaluer les dossiers de ces trois excellentes villes candidates."

 

Des représentants de Munich, Annecy et PyeongChang présenteront leurs dossiers aux membres du CIO lors d'une séance d'information prévue à Lausanne en mai prochain. Le rapport de la commission d'évaluation sera publié à cette occasion.

 

La composition de la commission est la suivante :

 

Gunilla LINDBERG      Présidente - Membre du CIO - SWE

Gilbert FELLI              Directeur exécutif pour les Jeux Olympiques - SUI

Angela RUGGIERO     Membre du CIO et représentante de la commission des athlètes - USA

Barry MAISTER           Membre du CIO - NZL

Dwight BELL              Représentant de l'AIOWF - USA

Tsunekazu TAKEDA    Représentant de l'ACNO - JPN

Ann CODY                  Représentante de l'IPC - USA

 

CONSEILLERS

Simon BALDERSTONE Environnement  - AUS

Philippe BOVY             Transport - SUI

John MCLAUGHLIN      Finances - CAN

Grant THOMAS            Infrastructure - USA

 

 

07 Septembre 2010 - Le Dauphiné Libéré


JO Annecy 2018 : les points non négociables martelés par la commune du Mont-Blanc

 

Le maire de Chamonix, Éric Fournier, ne compte pas céder à la pression du Comité de candidature d’Annecy 2018.

Si la commune du Mont-Blanc acceptait de recevoir une partie des épreuves des JO d’hiver en 2018, se serait sous certaines conditions “non négociables” :


- que l’impact sur l’environnement soit nul (ou quasiment),

- que le financement soit clairement établi (et pas à la charge des communes de la vallée de Chamonix),

- que les équipements urbains s’insèrent dans les programmes existants ou à venir,

- que les zones vierges le restent, que les nouvelles infrastructures aient une vie et une utilisation durable après “la fête”

- et que la “valeur ajoutée” des JO comprenne une accélération de la mise en œuvre des transports collectifs (ferroviaires) et une production plus rapide d’habitations permanentes…


Un message clair avant la visite, lundi, de la ministre des Sports, Roselyne Bachelot !

L'après-midi, nouvelle actualité pour la candidature annécienne, avec l'irruption d'une quarantaine d'anti-JO dans une réunion présidée par Christian Monteil, à la mairie de domancy.

 

10 Septembre 2010

 

Carte de risque d’inondation dû au glacier de Tête Rousse et l'implantation de la patinoire Olympique à Domancy

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22 Avril 2010 - La FRAPNA

Le projet ferroviaire Lyon-Turin change de voie

Le projet de liaison ferroviaire transalpine Lyon-Turin est en train de changer progressivement de nature : d'une ligne destinée principalement au transport de marchandises avec une composante secondaire de transport de voyageurs, il se transforme prioritairement en une nouvelle ligne à grande vitesse entre Lyon et Chambéry, empruntée en partie par des marchandises, notamment les remorques ou/et camions véhiculés sur les navettes de l'autoroute ferroviaire. Celles-ci, au départ de l'estlyonnais, transiteraient par Chambéry vers la Maurienne et l'Italie, nécessairement, dans un premier temps au moins, par l'actuel tunnel du Mont-Cenis, en cours de redimensionnement. Ce trafic de marchandises, compte tenu des caractéristiques techniques de la ligne « historique » restera faible, voire marginal, bien en deçà des enjeux d'une ligne nouvelle.

Rappelons que le projet initial « marchandises » de la liaison transalpine prévoyait une ligne nouvelle avec trois tunnels : l'un, sous le massif de la Chartreuse, partant de l'Avant-Pays-Savoyard et débouchant entre les Marches et Chapareillan à la limite de la Savoie et de l'Isère. Dans son prolongement était prévu le tunnel sous Belledonne. Puis la liaison ferroviaire ressurgissait à l'air libre en Maurienne, avant d'emprunter le grand tunnel dit « de base » franco-italien, d'une longueur portée aujourd'hui à 57 kilomètres suite à une virulente contestation en vallée de Suse (Italie). Initialement aussi, une gare, qui a fait l'objet de vifs débats, était prévue quelque part dans le triangle Montmélian-Laissaud-les Marches.

Le projet a évolué ensuite, au fil des ans, avec l'idée, parallèlement au tracé marchandises, de creuser un nouveau tunnel, dédié aux trains à grande vitesse voyageurs, sous le massif de l'Epine, qui déboucherait au nord de la Motte-Servolex,

pour rejoindre Chambéry, confortant au passage le projet de restructuration de la gare voyageurs de la cité des Ducs.

En date du 25 janvier 2010 le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, et le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, ont rendu public un courrier envoyé au président de RFF (réseau ferré de France) dans lequel ils demandent notamment de réactualiser les études du passage sous le massif de l'Epine, afin de rendre possible, outre la circulation de TGV voyageurs, le passage d'un certain nombre, nécessairement limité, de trains de marchandises, deux tubes de circulation étant nécessaires pour satisfaire aux nouvelles normes de sécurité.

Cette nouvelle approche ne risque-t-elle pas de condamner de facto la ligne fret telle que initialement prévue, ou du moins la renvoyer à une échéance extrêmement lointaine, bien au delà des années 2023-2025, dates où, dans le meilleur cas de figure possible, le projet pouvait être réalisé compte tenu des procédures, des études et de l'ampleur des travaux ?

Rappelons, pour mémoire, qu'à l'heure actuelle aucune étude n'a été programmée tant pour les tunnels sous Chartreuse que sous Belledonne.

Au niveau savoyard les avis sont partagés. Après plusieurs heures de débats contradictoires, et parfois assez vifs, les élus du conseil général ont fait valoir un consensus de façade en adoptant un voeu demandant tant la réalisation de la ligne fret initiale que la ligne voyageurs, histoire de ne froisser personne en haut lieu. Mais sans évoquer la question du financement qui fait débat, et problème, depuis le début du projet.

Alors que le député-maire d'Aix-les-Bains, Dominique Dord, a toujours privilégié l'option marchandises par la Chartreuse, le conseil municipal de Chambéry s'est rallié à la proposition d'accélérer le projet par le tunnel sous l'Epine (voyageurs) avec branchement vers Annecy. Président de la commission intergouvernementale sur le Lyon-Turin, Louis Besson, président de Chambéry Métropole, aurait aimé que les élus de l'agglomération se prononcent à l'unanimité pour une telle solution. Il a dû se contenter d'un simple vote à la majorité.

Les membres du comité d'organisation des jeux olympiques d'hiver d'Annecy (2018), et en premier lieu le maire d'Annecy, appuient, entre autres, leur candidature par le volet transport : d'où leur soutien à la ligne TGV voyageurs par le tunnel sous l'Epine, qui rejoindrait Annecy via Aix-les-Bains et ferait gagner environ une demi-heure depuis Lyon ou Paris par rapport à la liaison actuelle.

Comme les délais, de l'avis même des responsables de RFF, sont impossibles à tenir aujourd'hui, Louis Besson a imaginé que le Parlement pourrait voter une loi d'exception permettant de court-circuiter toutes les procédures légales dans ce genre de chantier. Une lettre adressée aux parlementaires savoyards afin qu'ils appuient cette proposition.

 

La FRAPNA-Savoie s'était prononcée du bout des lèvres pour ce projet, malgré ses forts impacts négatifs sur l'environnement, parce qu'il permettait de réduire significativement le transport routier de marchandises à travers les Alpes, en émettant des réserves fortes contre le tunnel annexe vers Chambéry. Dès lors que le projet change ainsi de nature la FRAPNA-Savoie modifie sa position. Par ailleurs elle ne peut accepter aucune dérogation aux procédures qui sont le seul outil permettant de limiter les impacts environnementaux.

 

FRAPNA Savoie

26, passage Sébastien Charléty

73000 CHAMBÉRY

 

 

04 Févier 2010 - L'essor Savoyard

Le tunnel du Semnoz : rien à voir avec la candidature aux JO ?

 

27 Janvier 2010 - Public Eye Awards

 

La Déclaration de Berne épingle le CIO

 

Désignez l’entreprise la plus irresponsable de l’année !

 

Le 27 janvier 2010, en marge du forum économique de Davos, la Déclaration de Berne (DB) et Greenpeace Suisse remettront les prix «de la honte» aux entreprises les plus irresponsables aux niveaux écologique et social.

Parmi les nominés figurent notamment GDF Suez, l’entreprise pharmaceutique Roche et le CIO.

Jusqu’au 25 janvier, les internautes sont invités à faire entendre leur voix en attribuant le prix du public à une entreprise qui n’agit que dans une logique de pur profit, aux dépens des êtres humains et de l’environnement.

 

Le CIO arrivera 5ème de ce classement avec 2232 votes en voici les raisons

 

 

Public Eye Award : CIO
2010-01-27 - Public eye Award - CIO .pdf
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20 Janvier 2010 - Le Canard enchainé

 

Neige de culture - La fausse neige nous prend pour des flocons

 

28 Décembre 2009 - Le Dauphiné libéré

 

ANNECY 2018 - Le logo planté en Terre Adélie

 

Le logo de la candidature haut-savoyarde pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2018 a été déployé à 17 510 kilomètres d'Annecy, en Terre Adélie, territoire français au Pôle Sud... C'est le pilote d'hélicoptère René Romet qui en a eu l'idée, avec Jean-Luc Rigaut. Le pilote devait participer à l'expédition polaire des scientifiques internationaux sous l'égide de l'Association Paul-Emile Victor. Finalement c'est un autre pilote du groupe Héli Sécurité qui s'est envolé aux côtés des scientifiques du monde entier... et qui a planté dans la glace, et au milieu des manchots, le logo haut-savoyard. Tout un symbole !

 

Commentaire du CAO :

 

Ils nous avaient promis des JO écologiques. Entre les diverses manifestations à travers tout le département, la dépose de Zidane en hélico au mont Blanc, le tour de France, l'énorme mur aussi électronique qu'éphémère de Bonlieu, les fanions, tracts sur papier glacé, tous les déplacements inhérents à cette candidature vouée à l'échec et cette dernière monstruosité écologique aussi dépensière que destructrice, c'est raté.

Ils nous avaient promis de l'image, des paillettes. C'est réussi mais à quel prix? Quelle image? Gestion financière épouvantable, gaspillage écologique (fanions tracts...), démagogie, mégalomanie (pour le fanion en terre d'Adélie le mot est faible), absence totale de démocratie, aménagement du territoire archaïque...

 


 

 

08 Octobre 2009 - Numerama posté par Guillaume Champeau

 

Le CIO veut interdire le partage de photos amateur des Jeux Olympiques

 

Le Comité International Olympique (CIO) est réputé pour la gestion extrêmement aggressive de ses droits de propriété intellectuelle. Elle le démontre jusqu'à l'extrême, d'une manière bien peu compatible avec l'évolution des usages et des technologies. Le CIO a envoyé à un membre de l'Association Australienne de l'Industrie du Web (AAIW) une mise en demeure de retirer des clichés qu'il avait pris lors des Jeux de Pékin, et publié sur Internet. 
La lettre, envoyée par le département des affaires juridiques du CIO situé à Lausanne, demande au photographe amateur Richard Giles de retirer les photographies qu'il a postées sur Flickr, au prétexte que les photos prises à l'intérieur des stades olympiques "ne peuvent pas être employées à d'autres fins que l'usage privé". L'URL indiquée sur le courrier pointe vers un cliché extérieur de la piscine olympique de Pékin, ce qui a conduit à de nombreuses interrogations sur le droit des photographies des bâtiments prises à l'extérieur. Mais on comprend vite à la lecture de la lettre que c'est bien l'album de 293 photos (toujours accessible à l'heure où nous écrivons ces lignes) publié par Richard Giles qui pose problème au Comité, et pas seulement ce seul cliché. 
En effet, le courrier (voir ci-dessous) ne se réfère pas directement au droit d'auteur, mais plutôt au droit contractuel. "Comme vous le savez, écrit ainsi le directeur juridique du CIO Howard M. Stupp, lorsque vous entrez dans n'importe quel stade Olympique, vous êtes sujets aux conditions contractuelles mentionnées au dos des billets, selon lesquelles les photographies prises des Jeux ne peuvent pas être utilisées à d'autres fins que l'usage privé, ce qui n'inclue pas le fait de proposer les photographies sous licence à des tiers". 
Le CIO semble reprocher non seulement au photographe d'avoir pris des photos et de les avoir publiées sur Flickr comme c'est aujourd'hui une pratique courante sur tout réseau social, mais aussi de les avoir diffusées sous une licence Creative Commons qui autorise leur reproduction. 
Le courrier rappelle également que toute reproduction des marques des Jeux Olympiques, comme les célèbres anneaux, les emblèmes et les mascottes des JO, ou le mot "Olympique", sont la propriété exclusive du CIO. 
Le but du Comité n'est pas de s'approprier lui-même les contenus relatifs au Jeux Olympiques, mais de protéger les intérêts des journaux, magazines, agences de presse et chaînes de télévision qui lui payent le droit d'envoyer des photographes professionnels sur les stades et de vendre les clichés. Or en diffusant leurs propres clichés gratuitement sur Internet, qui plus est sous licence Creative Commons, les internautes dotés d'un bon appareil photo numérique et d'un certain talent font directement concurrence aux clients du CIO, qui négocieront en conséquence leurs droits à la baisse. 
Le directeur des relations avec les médias des Jeux Olympiques, Anthony Edgar, est d'ailleurs mis en copie du courrier envoyé par le service juridique. 
C'est pour les mêmes raisons que la chaîne MaChaîneSport de Numericable, qui a négocié l'exclusivité de captation et de retransmission de certaines matchs de football, a obtenu récemment la suppression sur YouTube de la vidéo prise depuis les tribunes par un amateur du but le plus rapide de l'histoire de la Ligue 2.


 

28 Février 2009 - Le Dauphiné Libéré

 

Dépassement budgétaire de 7M€ pour la télécabine de Planpraz

 

Ce fut le plus gros chantier et le plus gros investissement de remontées mécaniques en France pour cette saison. La nouvelle télécabine de Planpraz sur le domaine du Brévent, qui doit être inaugurée samedi 7 mars par le ministre Éric Woerth, aura coûté, avec les aménagements de ses abords, près de 7 millions d'euros de plus que prévu. Soit un montant global approchant les 20 millions d'euros. Un dépassement de plus de 50 % qui a suscité les interrogations des actionnaires, la Compagnie des Alpes ou encore la commune de Chamonix, via la société d'économie mixte qui porte ses parts. Hier, le conseil d'administration de la Compagnie du Mont-Blanc (CMB), l'opérateur des domaines Chamoniards, s'est réuni dans un climat plutôt frisquet. La direction de la CMB s'est refusée à tout commentaire.

 

 

15 Janvier 2009 - Par Marie-Hélène Peyret


Oui au JEU à Annecy, mais sans J.O. !

 

N’est-ce pas parce que la ville est située dans une magnifique aire de jeux naturelle que de nombreux habitants et touristes ont choisi d’y vivre ou d’y passer ? Et oui ça nous plaît de jouer à cache-cache dans la forêt du Semnoz, de nous prendre pour un oiseau en volant depuis Planfay, de rivaliser de hardiesse sur les plongeoirs naturels du Roc de Chère… 

Une comtesse aurait légué les terrains du Pâquier à la ville à condition que les enfants aient toujours le droit d’y jouer… Grand merci à elle, d’autant plus que les plus âgés ne s’en privent pas non plus. Et merci aussi aux collectivités et associations qui facilitent toutes ces activités ludiques par des initiatives et des équipements. C’est ainsi encore sur le Pâquier à l’occasion des concerts et projections en plein air que beaucoup peuvent partager le plaisir de ce festival plutôt spécialisé qu’est le festival d’animation. La fréquentation des skate-parcs et autres via ferrata révèle aussi bien de nombreux talents que l’intérêt social de ces lieux de jeux et de rencontres. Jeux sportifs, jeux d’esprit, jeux stratégiques, tout pour se prendre au jeu. 

Et oui même à des jeux payants, lorsque leur coût reste raisonnable et lorsque l’appât du gain ne fait pas oublier le respect de l’environnement. Rien de scandaleux par exemple dans le fait de payer les remonte-pentes ou un droit de ski de fond sur une belle piste bien tracée. Et du fameux Pâquier, nous n’avons pas forcément envie de voir disparaître le manège et les petits chevaux à l’ancienne… 

Et si certains aiment jouer en se mesurant aux autres, les occasions ne manquent pas dans le bassin annecien : combien de marathons ou autres épreuves, des plus classiques à des plus originales comme l’Ancilevienne ? Un grand savoir faire dans l’organisation sans doute, c’est bien, continuons… mais dans la convivialité. 

Jouons, entraînons-nous, improvisons, créons, mesurons-nous, admirons. 

Avons-nous besoin des jeux olympiques pour cela ? 

De l’expérience d’autres villes, nous avons appris que se si les J.O. sont générateurs de structures, ce ne sont pas de celles qui permettront d’améliorer les conditions de logement sur Annecy. Le prestige ? La surfréquentation des rives du lac ainsi que les surenchères dans l’immobilier montrent qu’Annecy n’a pas un besoin vital d’un coup de pub… 

Ce qu’apporteraient les J.O. à coup sûr à notre agglomération : encore plus de démesure financière, donc encore plus d’inégalités, toujours plus de contrôles, un renforcement de la tendance à cacher ce qui fait désordre. 

Alors que ceux qui veulent développer le caractère ludique d’Annecy ne jouent pas aux Gentils Organisateurs de Joutes Olympico-mediatico-financières mais réfléchissent et nous associent à d’autres initiatives qui profitent à tous : par exemple à une 3ème piscine – parc aquatique qui ne serait pas un luxe ! 

Oui à des jeux dont nous restons acteurs. 
Oui à des jeux dont nous maîtrisons les règles. 
Oui aussi aux jeux de l’amour et du hasard… 

Mais non aux jeux du cirque médiatique 
Non, les jeux ne sont pas faits, refusons les J.O. 


 

2009-02-01 - Montagnes Magazine 

 

Des mondiaux en or massif

Val d'Isère - Championnats du Monde de ski Alpin
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17 Février 2009 Le Parisien

 

La France veut-elle des JO 2018 ?

 

Officiellement, c'est l'unanimité. Forte du succès des Mondiaux de ski Val-d'Isère, la France se lance tout schuss dans la course à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2018. Samedi, Nicolas Sarkozy a adoubé les quatre candidatures françaises (Nice, Grenoble, Annecy et Pelvoux), estimant qu'il fallait que la France « renoue avec l'habitude d'organiser des grands événements sportifs ». « Il n'est pas sûr qu'on obtienne l'organisation ».

Pourtant, cette candidature pose question quant à son opportunité. Une réussite, voire même un échec, comme l'a rappelé Jacques Rogge le président du CIO, condamnerait à coup sûr une candidature tricolore pour les Jeux d'été de 2020 et peut-être même de 2024. « Si on nous donne les Jeux d'hiver (NDLR : en 2018), il est peu probable qu'on propose une autre candidature dans la foulée, reconnaît David Douillet, représentant des athlètes au sein du conseil d'administration du CNOSF. Mais c'est le jeu. ».

Ce jeu justement en vaut-il la chandelle ?  S'agit-il plutôt de se positionner encore une fois pour montrer au CIO l'attachement de la France ? Comme le résume ce spécialiste du dossier, proche des milieux politiques : « C'est bien qu'on soit candidat, mais il n'est pas sûr qu'on obtienne l'organisation. » En d'autres termes, les chances d'une ville française d'obtenir l'organisation des JO 2018 sont infimes. D'une part, parce que l'édition précédente en 2014 aura déjà lieu sur le continent européen, à Sotchi (Russie). D'autre part, parce que deux dossiers, Munich (Allemagne) et surtout Pyeong chang (Corée du Sud), battu sur le fil à deux reprises, ont la cote auprès des instances internationales. Depuis l'échec de Paris 2012, on mesure également l'incapacité des représentants tricolores à mener un lobbying efficace. Dans ce contexte, on peut donc se demander si la France développe une réelle envie d'aller au bout de cette aventure. « C'est une question qui se pose avec acuité, reconnaît un décideur politique. Car, quoi qu'il se passe, l'Etat sera impacté financièrement même si ça coûte moins cher que des JO d'été (NDLR : entre 300 et 500 M€ en moyenne) . » Même Henri Sérandour, le président du CNOSF, laisse planer le doute sur sa volonté de présenter une candidature en octobre, date de réception des dossiers par le CIO. Pas vraiment rassurant alors que le Comité national olympique doit voter le 18 mars pour un des quatre dossiers.

 

 

05 Décembre 2008 - Le Dauphiné Libéré

 

L'A41 un atout pour les JO

 

La mise en service de Liane est aussi un formidable atout pour la candidature d'Annecy aux JO 2018. «Grâce à la proximité de l'aéroport de Cointrin qui ne sera plus qu'à 30 mn, et à toute la structure hôtelière de Genève, notre candidature prend davantage de poids», explique Jean-Luc Rigaut. Bref, la mise en service de Liane ne semble faire que des heureux... Reste à savoir si la fréquentation sera à la hauteur de l'engouement suscité actuellement par cette liaison.

 

Commentaire du CAO :

 

Pourquoi faire, puisque tous les déplacements en vallée devraient se faire par le rail selon le même Rigaut ?


 

05 Décembre 2008 - Le Dauphiné Libéré

 

Bernard Accoyer déclare sa flamme aux jeux

 

En avant toutes! La candidature annécienne pour être la ville présentée par la France dans la course aux jeux olympiques 2018 se prépare à entrer dans une nouvelle phase. Jusqu'ici, c'est le travail de l'ombre qui primait. Place maintenant aux opérations destinées à recueillir un large soutien populaire (lire ci-dessous)... et à la mise en avant des soutiens les plus efficaces, destinés à valoriser le dossier.
Hier, c'est le député-maire d'Annecy-le-Vieux qui décidé de (re)déclarer, avec vigueur, sa flamme aux jeux. «En temps qu'élu de Haute-Savoie et que maire d'une commune de l'agglomération annécienne je soutiens totalement cette initiative pour la candidature aux jeux olympiques de 2018. Le département s'y est associé, il est normal que le le fasse à mon tour» a-t-il souligné en exclusivité pour Le Dauphiné Libéré. Bien sûr pas question pour l'élu ancilevien de s'exprimer dans ce dossier en temps que président de l'assemblée nationale. «À ce titre, je dois garder une certaine neutralité» rappelle-t-il.

 

L'impact des jeux


Mais, pour les observateurs, difficile de ne pas voir tout le poids politique d'un tel  personnage engagé derrière Annecy. Surtout lorsque l'on sait qu'en face dans le camp niçois, l'ancien ministre Christian Estrosi ne se prive pas de faire du buzz autour de la singulière candidature de sa cité balnéaire.
Bien sûr, avec diplomatie, Bernard Accoyer se garde bien de présenter son engagement comme une réponse à celui du maire de Nice, également membre de l'UMP. Tout juste glisse-t-il au passage sur les difficultés «d'accès» aux stations des Alpes-Maritimes et acquiesce-t-il lorsque l'on évoque «le réchauffement climatique», qui risque de rendre délicate l'organisation de jeux d'hiver dans les Alpes du - très grand - sud.
Non, ce que l'élu haut-savoyard préfère mettre en avant, c'est l'impact local que pourraient avoir les jeux sur la Haute-Savoie. «Ce sont les grands projets de ce type qui peuvent permettre des développements économiques pour l'avenir martèle-t-il.
 

 Je m'engage parce que l'on manque d'infrastructures et que je pense que les Jeux sont capables de nous faire avancer dans plusieurs dossiers.» À ce titre, le maire d'Annecy-le-Vieux évoque évidemment le chantier de la départementale 1508, le projet de doublement du contournement routier d'Annecy ou encore le percement du tunnel sous le Semnoz. «Même l'A41 nord, bientôt ouverte, peut-être considérée comme une première pierre de ce dossier» remarque-t-il.
Quant à la "philosophie de la candidature", mise en exergue depuis le début par le maire d'Annecy, Jean-Luc Rigaut, elle est également de nature à séduire son homologue ancilevien. «Des JO respectueux de l'environnement sont une priorité, explique-t-il. Ils devront se dérouler avec un bilan carbone équilibré. Il faudra aussi porter une attention majeure au coût de ces jeux, qui devront se dérouler sans excès. Le dossier devra se caractériser par des dépenses maîtrisées et l'utilisation d'infrastructures déjà existantes.»
Bernard Accoyer confirme ainsi son engagement derrière la ville d'Annecy et le département de la Haute-Savoie qui avancent main dans la main dans ce dossier. En partageant une vision commune basée sur des JO raisonnables. À mille lieues du gigantisme promis par d'autres.


 

Nos Arguments :

 

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(Rigaut :

Maire d'Annecy)