Les JO dans la Presse - Archives 2011

 

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29 Mars 2011 - RMC Sport

 

Guy Drut : " Les chances d'Annecy ne sont pas très importantes "

 

Alors que le CIO désignera dans 100 jours à Durban la ville qui organisera les JO d’hiver en 2018, Guy Drut, l’un des deux membres français du Comité International Olympique, reste très prudent sur la candidature d’Annecy : "On a eu une baisse de régime au niveau de la communication internationale, explique-t-il. Mais ce n’est pas grave. Le dossier est excellent. Nos chances ne sont pas très importantes mais elles sont réelles. "

 

 

29 Mars 2011 - RMC Sport

 

Annecy 2018, 100 jours pour écrire l’Histoire

Emmenée par son président Charles Beigbeder, la candidature savoyarde parcourt le monde dans le but de séduire avant le vote du CIO à Durban, le 6 juillet. Dans 100 jours exactement. Mais la faiblesse des moyens alloués au lobbying limite les ambitions françaises. Rédhibitoire ?

 

 

Au four et au moulin

" Maintenant, c’est dans les aéroports et les salons d’hôtels que ça va se passer. " Depuis la fin de la visite du CIO en Haute-Savoie en février, Charles Beigbeder et ses collaborateurs sillonnent le monde : Nouméa, samedi, pour l’assemblée générale des comités olympiques d’Océanie ; Séoul, mercredi, au Congrès de l’AIPS, l’association internationale de la presse sportive ; Marrakech, le 19 mars ; Barcelone, le 10… Prochaine étape, capitale parce que prisée des membres du CIO, le salon « SportAccord » à Londres (3-8 avril), où les équipes d’Annecy, Munich et Pyeongchang présenteront leurs dossiers. En mai, les candidats effectueront, comme pour un mini-Durban, une présentation devant l’ensemble des électeurs du CIO, à Lausanne. Le 18 et 19 du même mois, le CIO publiera son rapport d’évaluation définitif.

 

Du renfort à l’international

" Le lobbying, c’est l’essentiel du budget d’une candidature, et quand on n’a pas d’argent (1), on n’a pas d’experts ", explique un familier des cercles olympiques qui souhaite garder l’anonymat. En la matière, les villes rivales ont fait fort et vite. Les Coréens ont débauché Mike Lee (Qatar 2022) et Terrence Burns (Russie 2018), les Allemands ont Jon Tibbs (Sotchi 2014). Annecy a tardivement convaincu Andrew Craig et Nick Warley, artisans de Londres 2012. Un renfort d’autant plus précieux que la France a peu de relais dans les hautes sphères de la diplomatie olympique : Jean-Claude Killy et Guy Drut (CIO), Michel Platini (UEFA), Bernard Lapasset (IRB)… et c’est à peut près tout. « Le lobbying ce n’est pas de la vente, c’est du réseau, et la France est une petite nation en la matière », note notre expert.

 

Des voix dissonantes

Un mois après le grand oral réussi devant la commission d’évaluation du CIO, la candidature française a encore connu un couac. Le coup de gueule de Guy Drut, patron du nouveau bureau de promotion à l’international, a montré l’étendue des divisions, déjà apparues au départ d’Edgar Grospiron. Chantal Jouanno, la ministre des Sports, consciente de la faiblesse de la France à l’international, a eu l’idée de ce bureau ayant pour mission de centraliser l’expertise en matière de diplomatie sportive. « Mais tout le monde ne semble pas avoir la même perception (que Jouanno)… », soulève une autre source proche du dossier.

 

Annecy 2018 pour préparer l’avenir ?

" Nos chances ne sont pas très importantes mais elles sont réelles ", estime Drut. A 100 jours du vote, Pyeongchang, battu en 2010 (Vancouver) et 2014 (Sotchi), serait donnée gagnante dès le premier tour avec 60 voix, contre 30 pour Munich et 15 pour Annecy. La France, à la faveur de l’équilibre des continents, aurait alors tout intérêt à se positionner pour 2022. Ou pour les Jeux d’été de 2020, comme l’a laissé entendre Jouanno. " C’est une partie d’échecs, il faut toujours penser avec deux ou trois coups d’avance ", conclut notre expert. Faut-il en conclure qu’Annecy 2018 n’aura été qu’un coup d’essai ?

 

(1) 24 M€ pour Annecy, contre 35 M€ pour Munich et 45 M€ pour Pyeongchang

 

 

28 Mars 2011 - Le Matin / AFP

 

JO 2018 : Annecy soutenu par 62% des Français

La candidature d'Annecy à l'organisation des JO d'hiver 2018 était soutenue par 62% des Français en décembre, date du sondage officiel commandé par le CIO, a-t-on appris lundi, à J-100 avant l'élection de la ville hôte, le 6 juillet prochain à Durban (Afrique du Sud).

 

"Notre position a été renforcée par la commission d'évaluation (qui a visité les sites d'Annecy en février)", a commenté le président de la candidature Charles Beigbeder auprès de l'AFP.

 

"Elle est aujourd'hui bien meilleure qu'en décembre, lorsque ce sondage a été réalisé. Tout le monde fait preuve de dynamisme autour du projet et je suis convaincu que le soutien du public ne cessera d'augmenter dans les prochaines semaines", a-t-il poursuivi.

 

Le sondage de décembre, commandité par le CIO, a été réalisé le même jour dans les trois villes candidates par le même institut et montre également que 63% des habitants de la Région Rhône-Alpes sont favorables au projet mais seulement 51% des Annéciens. Il est le seul qui compte aux yeux du CIO qui attache une très grande importance au soutien populaire au moment d'élire les villes hôtes.

 

 

17 Mars 2011 - L'Equipe

 

17 Mars 2011 - L'Equipe - Guy Drut : "Ce n'est pas moi qui décide"

 

18 Mars 2011 - Radio Alpes

 

Jeux 2018 - Jouanno - Comme une pointe d'inquiétude

 

C'est ce qui ressort de l'entretien accordé par Chantal Jouanno à nos confrères de l'Equipe et publié vendredi 18 mars. Dans cette interview la ministre des Sports souhaite placer les membres français du CIO et Charles Beigbeder "devant leurs responsabilités".

Selon elle, la campagne actuelle, telle qu'elle est menée depuis le départ de la commission d'évaluation du CIO "mériterait beaucoup plus de dynamisme".

A ses yeux, lorsque Guy Drut affirme que "tout ne va pas bien", il informe ses adversaires. Toujours selon elle, la communication nationale est "insuffisante" même si "elle commence à se développer au niveau international". Bref, "il ya un problème de stratégie". Pour Chantal Jouanno qui était présente au récent Global Sports Forum, il faut penser au contenu du message qui rendra cette candidature "plus attrayante que les autres". Elle se dit "ni optimiste, ni pessimiste", mais "simplement consciente". Dans cet entretien elle lance surtout un message clair aux deux membres français du CIO (surtout à Guy Drut) et à Charles Beigbeder, à savoir que "la responsabilité de la victoire ou de la défaite pèsera sur leurs épaules". Ceci en précisant "ne plus avoir envie que l'on se retourne systématiquement vers le ministre pour piloter la candidature, qu'elle a toujours pris ses responsabilités et qu'elle reste dans son rôle". Bref pour Chantal Jouanno, "le bébé a un berceau avec tout ce qu'il faut autour, y compris de bonnes fées et Beigbeder doit comprendre qu'il est le papa".

 

 

16 Mars 2011 - AFP

Annecy 2018: Le budget du comité de candidature atteint 24 millions d'euros

 

Le comité de candidature d'Annecy à l'organisation des JO d'hiver 2018 dispose d'un budget de 24 millions d'euros a indiqué mercredi son président Charles Beigbeder, lors de son audition par la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale.

 

"Sur cette somme, 12 millions proviennent de partenaires publics, le CNDS (Centre national pour le développement du sport) et les collectivités territoriales, et 12 de partenaires privés. Sur ces 12 millions d'euros, 6,5 millions sont des aides en cash et le reste en nature à l'image des campagnes de publicité offertes par France Télévisions ou la SNCF", a détaillé M. Beigbeder.

 

L'homme d'affaires a pris les commandes le 11 janvier dernier d'une candidature qui disposait alors de 20 millions de budget, alors que celui de ses rivales, Munich (Allemagne) et Pyeongchang (Corée du Sud) dépassait respectivement 40 et 100 millions d'euros.

 

Ces moyens, bien que nettement inférieurs à ceux de la concurrence paraissent suffisants à M. Beigbeder qui a pour ambition de "parler au coeur" des membres du CIO qui éliront le 6 juillet la ville hôte des JO 2018.

 

"Il faut leur expliquer pourquoi choisir Annecy est important pour le monde et l'olympisme, a t-il dit aux parlementaires. C'est sur l'histoire que l'on va raconter qu'on pourra faire la différence. Il faut être humble, c'est facile lorsque l'on est challenger."

 

Si Annecy devait l'emporter, le budget des Jeux serait alors dans le même ordre de grandeur que celui proposé par Munich et Pyeongchang. "Notre budget est de 3,9 milliards d'euros, soit 1,4 pour le fonctionnement et 2,5 pour les investissements, auxquels il convient d'ajouter 800 millions pour l'accueil des visiteurs, sportifs et délégations", a détaillé Charles Beigbeder.

 

Il a, en contrepartie, estimé que les Jeux amèneraient "4,5 milliards d'injection de richesse dont 1,8 milliard pour la seule Haute-Savoie", et créeraient 35.000 emplois temporaires.

 

 

05 Mars 2011 – AFP / Le temps

 

JO 2018 : Annecy, Munich et Pyeongchang renvoyés aux travaux de couloirs

 

Annecy, Pyeongchang et Munich, les trois candidates à l'organisation des JO d'hiver 2018 ont passé sans encombre l'examen soumis par la commission d'évaluation du CIO et doivent désormais, quatre mois avant le vote, reprendre, ou entamer, une intense politique de lobbying.

 

Vendredi, au soir du dernier jour de la dernière visite, consacrée à Munich, Gunila Lindberg, la présidente de la commission d'évaluation du CIO, a lâché cette petite phrase traditionnelle qui remet les compteurs à zéro après chaque exercice de ce genre: "Les trois villes sont capables d'organiser les jeux Olympiques" a estimé la Suédoise.

 

Une phrase qui ne veut rien dire si ce n'est que les villes ont atteint le minimum vital pour rester en course.

 

Le rapport que va rédiger la commission d'ici au 10 mai, date de sa publication, sera bien plus précis sur les risques que ferait prendre au CIO le choix de tel ou tel hôte. Aux membres votants ensuite de pondérer les défauts et les atouts de chacun avant de faire son choix en âme et conscience.

 

Le rapport de la commission ne constitue qu'une aide technique à la décision. S'il était parole d'évangile, Pyeongchang la Sud-coréenne aurait obtenu les Jeux de 2014 haut la main face à Sotchi. Mais les Russes avaient, durant les semaines précédant le vote, en 2007, mené un lobbying acharné. Et payant.

 

Pyeongchang a appris, Munich connaît la musique. Annecy moins et c'est bien cet aspect "relationnel" qui handicape depuis toujours le dossier français.

 

" Irréprochable jusqu'au bout "

 

Trois événements majeurs vont permettre aux concurrents d'enfoncer le clou, ou de redresser la barre. Le 7 avril, d'abord, dans le cadre du salon Sport Accord, les prétendants présenteront leur dossier à Londres devant un parterre de membres du CIO. Le 18 mai ensuite, ils auront l'occasion de retrouver à Lausanne la centaine de votants pour une répétition grandeur nature de leur présentation, film et discours à l'appui.

 

Le 6 juillet enfin, lors du grand jour à Durban (Afrique du sud), ils auront une demi-heure pour convaincre les derniers indécis. "L'effet de dernière minute peut jouer dans un sens ou dans l'autre. Il faut être irréprochable jusqu'au bout", estime Gilbert Felli, directeur exécutif du CIO pour les JO et membre de la commission d'évaluation.

 

Les grandes lignes du dossier n'auront pas changé: Annecy restera le Petit Poucet moins armé, moins riche, Munich et Pyeongchang les finalistes désignés. Annecy et Munich garderont le handicap de projets plus dispersés que Pyeongchang, notamment en raison de pôles de glisse (bobsleigh, luge, skeleton) excentrés à plus de 100 km des autres noyaux. Et Pyeongchang sera toujours en Asie, ce continent qui, légitimement, peut prétendre au retour des Jeux d'hiver après 20 ans d'absence.

 

L'important sera alors le capital sympathie que chacun aura réussi à bâtir en quatre mois, non plus sur les sites avec les onze membres de la commission d'évaluation, mais dans les couloirs auprès de quelque cent électeurs du CIO.

 

 

15 Février 2011L'Essor savoyard

 

Agglo d'Annecy : polémique sur l'achat d'un terrain

 

Au sein d'un conseil d'agglo très "light", lundi 14 février, le seul débat a concerné l'acquisition, par la C2A, d'un terrain appartenant à la ville de Seynod, pour la somme de 3 millions d'euros.

 

Ce terrain, situé près de la nouvelle bretelle d'autoroute, devrait accueillir l'anneau de vitesse si la candidature Annecy 2018 est retenue par le CIO. Dans le cas contraire, il pourrait s'y construire une unité de l'hôpital, ou le futur stade de l'ETG. L'élu annécien PS Denis Duperthuy, tout comme son homologue de Meythet Christian Jeantet ont déploré un prix trop élevé ( 50 euros le m2 ) tandis que Philippe Métral-Boffod (NPA) a estimé qu'il était prématuré d'acquérir un terrain dont le devenir était incertain. Le président de la C2A Jean-Luc Rigaut s'est défendu en estimant qu'il était nécessaire d'anticiper et que le prix était conforme à l'estimation des Domaines

 

 

15 Février 2011 - Le Dauphiné Libéré

 

Le projet de réserve naturelle met le feu aux Aravis

 

La petite phrase, prononcée vendredi matin à La Clusaz par le président de la République, lors de la table ronde sur l’économie de montagne, fait du bruit dans les Aravis…

 

Nicolas Sarkozy a en effet évoqué, en fin de séance, la nécessité de classer le massif (avec la plaine de Passy et le Semnoz) en réserve naturelle. Il répondait ainsi aux préoccupations exprimées quelques jours plus tôt par des associations de protection de l’environnement (lire ci-dessous).

 

« Nous ne pouvons accepter cette “sanctuarisation” »

 

L’après-midi même, quatre maires, ceux du Grand-Bornand, de Saint-Jean-de -Sixt, de Manigod et des Villards-sur-Thônes ont publié un communiqué dénonçant ce projet.

 

Une initiative fermement désapprouvée par le maire deLa Clusaz, qui la résume d’un mot : « Élucubrations » !

 

Que dit le communiqué ? « Nous ne pouvons accepter cette “sanctuarisation” du territoire des Aravis, alors même qu’il représente un exemple de gestion durable et équilibrée (...) Nous n’avons été ni informés et encore moins consultés sur ce dossier », s’indignent les quatre maires.

 

Hier, celui du Grand-Bornand, Gérard Perrissin-Fabert, en a “remis une couche” sur cette affaire.

 

« Le président de la République a commencé par affirmer qu’il ne fallait pas sanctuariser la montagne. On était contents d’entendre ça, même si nous n’avons pas l’intention de faire des usines à ski ! Puis, à la fin de la réunion, juste avant de partir, il a parlé de réserve naturelle. Ç’a été alors la consternation », raconte-t-il.

 

Soulignant la « contradiction du discours » présidentielle, l’édile bornandin s’indigne de ce qu’« on puisse en 2011, dans une démocratie moderne, faire ce genre d’annonce sans en parler aux élus locaux. À ma connaissance, il n’a jamais existé un tel projet de classement

 

Selon Gérard Perrissin-Fabert, ce dernier risquerait de mettre en péril l’équilibre socio-économique du massif : «Tout le monde est inquiet : les agriculteurs, les alpagistes, les chasseurs », résume-t-il.

 

Et d’annoncer que « les maires vont écrire à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, pour demander qu’un dialogue soit instauré, qu’on ne joue pas l’avenir des Aravis sur une seule déclaration. »

 

André Vittoz :  Une initiative maladroite et bête "

 

Le maire de La Clusaz, André Vittoz, n’y va pas de main morte pour critiquer le communiqué de ses collègues, qu’il qualifie d’ «initiative maladroite et bête. » Principal visé : son homologue du Grand-Bornand, dont il estime qu’il « prépare les élections de 2014. »

 

L’inquiétude exprimée par Gérard Perrissin-Fabert serait, selon André Vittoz, sans fondement : «Le classement des combes, c’est un serpent de mer de plus de vingt ans ! J’ai eu des garanties du préfet, du préfet de région et des parlementaires que rien n’est figé, qu’il y aura des discussions», « On n’a pas à nous dire ce qu’on doit faire chez nous... indique-t-il. Seul point d’accord avec ses collègues:»

 

 

13 Février 2011 - Le Dauphiné Libéré

 

13 Février 2011- Dauphiné Libéré - Annecy 2018 - Budget à la Hausse ?

 

04 Février 2011L'Essor savoyard

 

80 mètres cube de neige acheminés de La Clusaz à Annecy-le-Vieux

 

Ballet incessant de camions vendredi 4 février à Annecy-le-Vieux. En effet, ce sont 80 mètres cube de neige qui ont été acheminés depuis La Clusaz jusque sur la place du village ancilevienne.


Cette neige devrait servir à un sculpteur lors d'une cérémonie organisée mercredi 10 février en mairie à l'occasion de la venue de la commission d'évaluation du CIO. Toute cette organisation laisse par ailleurs imaginer la venue d'une personnalité politique de haut rang. L'on sait que Nicolas Sarkozy est attendu vendred 11 février à Annecy; peut-être est-ce la visite de François Fillon qui se prépare là? Affaire à suivre...

 

 

03 Février 2011 - L'Equipe

 

03 Février 2011 - L'Equipe - Annecy 2018 - Havas prend le Pouvoir

 

03 Février 2011 - Le Parisien 

 

Une demi-douzaine de ministres et, peut-être, Nicolas Sarkozy pour la visite du CIO

 

Une demi-douzaine de ministres feront le déplacement à Annecy entre mardi 8 et samedi 12 février pour rencontrer les membres de la commission d'évaluation du CIO qui mène quatre jours d'inspection dans la ville candidate à l'organisation des JO d'hiver 2018, a indiqué la ministre des Sports Chantal Jouanno.

Outre Mme Jouanno elle-même, qui sera là durant quasiment toute la visite, le Premier ministre François Fillon est attendu sur place ainsi que Christine Lagarde (économie), Brice Hortefeux (intérieur), le secrétaire d'Etat au tourisme Frédéric Lefebvre (le 9 février) et d'autres à confirmer.

Quant à la présence de Nicolas Sarkozy, c'est la grande inconnue. "Ce sera la surprise !", a commenté Chantal Jouanno qui s'est particulièrement impliquée dans le dossier depuis son arrivée aux affaires. "On n'est plus du tout hors jeu, a-t-elle commenté. Il y a un nouvel enthousiasme, une nouvelle dynamique." 

 

 

02 Février 2011 - Reuters

 

Avec Annecy 2018, Beigbeder rêve d'un mariage de sept ans

 

( ... ) Bla bla bla  ... et la partie la plus intérressante ... 

 

Reuters: Quel est le budget de cette candidature ?

 

Charles Beigbeder : Nous disposons de 21 millions d'euros pour aller jusqu'à Durban et nous cherchons encore d'autres partenaires.

 

Reuters: Et si vous obtenez l'organisation des Jeux ?

 

Charles Beigbeder : Les dépenses de fonctionnement sur sept ans seront de 2 milliards d'euros. Les dépenses d'investissement seront également de 2 milliards d'euros et les dépenses des visiteurs (accueil des officiels et des délégations-NDLR) de 800 millions. Cela représente 4,8 milliards d'euros, mais nous savons d'ores et déjà que les retombées économiques seront de 1,8 milliard d'euros pour la Haute-Savoie et que cela générera entre 10.000 et 35.000 emplois.

 

Cela aura donc un impact sur l'économie locale. Par ailleurs, avec ou sans les Jeux, 500 millions d'investissements sont déjà prévus avec la construction d'un anneau de vitesse et de logements sociaux sur Annecy ou Chamonix, par exemple. Tout cela n'aura au bout du compte aucune retombée sur la fiscalité locale.

( ... )

 

Ndlr : Alors que le budget était estimé à 4 milliards dans le dossier déposé au CIO le 11 Janvier dernier. Il vient de subir une augmentation soudaine de 800 millions, en moins d'un mois !

 

 

02 Février 2011 - AFP

 

Annecy: Beigbeder attend le CIO de pied ferme

 

Charles Beigbeder, nouveau président de la candidature d'Annecy à l'organisation des JO d'hiver 2018, a jugé le dossier prêt à affronter l'audition de la commission d'évaluation du CIO qui arrivera en Haute-Savoie mardi 8 février pour cinq jours d'inspection.

 

"Le dossier est bon, nous sommes prêts", a jugé l'homme d'affaires, en poste depuis 21 jours, lors de sa première conférence de presse parisienne en tant que patron d'Annecy 2018.

 

Parachuté à la tête de l'organigramme après le départ d'Edgar Grospiron, Charles Beigbeder a tout de suite pris la mesure de l'importance de cette visite pour une candidature qui est loin d'être favorite derrière Pyeongchang (Corée du Sud) et Munich (Allemagne).

 

Beigbeder, qui était accompagné du vice-président Jean-Pierre Vidal, a indiqué que les répétitions allaient bon train à Annecy, notamment celles des "présentations magistrales correspondant aux 17 thèmes de la candidature".

 

De nouvelles répétitions grandeur nature sont prévues le week-end prochain en présence de Jean-Claude Killy, l'un des membres français du CIO, alors que de nombreux ministres sont attendus la semaine prochaine en Haute-Savoie pour faire la promotion de la candidature auprès du CIO.

 

Sur le plan financier, la situation du dossier s'est légèrement améliorée avec le chèque (prévu) de 2,4 millions d'euros signé par la Caisse des dépôts et consignations. "Nous en sommes à 21 millions d'euros. Nous pouvons aller jusqu'à Durban (théâtre de l'électionn le 6 juillet) comme ça mais on serait plus performant avec plus d'argent", a conclu Beigbeder.

 

 

01 Février 2011 - Le Post

 

Avec toutes les réserves concernant ce type de sondage

Sondage - Le Post

 

29 Janvier 2011 - Le Dauphiné Libéré

 

La FDSEA lance un ultimatum au comité “Annecy 2018”

 

« Au départ, ces Jeux devaient consommer peu de foncier. De belles promesses ! », s’emporte André Pernoud. Il présentait hier, à l’Agora de Bonneville, le rapport d’activités de la FDSEA de Haute-Savoie qu’il préside. Interrogé en marge du congrès, il ne décolère pas face à ce qu’il juge comme de l’inertie du côté du comité d’organisation d’Annecy 2018. « Nous relayons les préoccupations des agriculteurs et nous ne faisons pas de politique, que ce soit pour ou contre. Les JO sont accélérateurs de consommation de foncier et nous avons voulu modifier les choses. »

 

Préserver les surfaces agricoles

 

Le 12 novembre dernier, la FDSEA aurait ainsi déposé plusieurs demandes auprès du comité. Les syndicats agricoles veulent préserver les surfaces agricoles en mettant en place un comité de suivi de la consommation de foncier et que les terres utilisées, comme pour l’anneau olympique, soient rendues ailleurs. Ils réclament également une taxe de compensation pour la profession. Pour l’instant, il avoue n’avoir eu aucune réponse.

 

« Ce n’est pas une menace, mais un constat, poursuit-il. Si nous ne pouvons pas travailler avec le comité, alors nous en ferons part aux syndicats locaux et nous leur demanderons de prendre leurs responsabilités. Dès lors, nous ne garantissons plus rien ».

 

En clair, la venue du comité olympique chargé de l’évaluation de la candidature risque de se voir confrontée à des agriculteurs en colère. « Nous ne sommes pas contre les JO mais pour préserver le foncier », précise Bernard Mogenet, secrétaire général de la FDSEA. « Les JO vont prendre d’ici 2018 l’espace agricole qui devait être absorbé d’ici 2033. On aurait 15 ans d’avance sur le développement. »

 

À la tribune, le discours d’André Pernoud est encore plus vif. « À cette heure, malgré notre politique de la main tendue, notre ouverture au dialogue qui, parfois, peut ne pas être comprise sur le terrain, aucun engagement n’est pris. Nous ne nous laisserons pas berner par un enrobage bobo et bonne conscience où on nous annonce que les produits de proximité seront privilégiés ».

 

Jusqu’à maintenant calme, la FDSEA hausse le ton et pose donc un ultimatum au comité “Annecy 2018”. Des discussions qu’il y aura, ou pas, dans les prochains jours dépendront la sortie des tracteurs, non pour labourer mais bien pour manifester.

 


26 Janvier 2011 - Le Canard Enchaîné


26 Janvier 2011 - Le Canard Enchaîné - Le soigneur des anneaux
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17 Janvier 2011 - Le Nouvel Observateur

 

Nicolas Sarkozy offre la retraite aux athlètes de haut niveau

 

Près de 3.000 athlètes de haut niveau vont désormais pouvoir bénéficier de droits à la retraite, a annoncé lundi le président Nicolas Sarkozy lors de ses voeux au monde sportif marqués par sa détermination à soutenir pleinement la candidature d'Annecy aux JO d'hiver 2018.

 

"Je m'engage à ce que l'Etat prenne en charge ce temps passé à servir la France afin qu'il vous donne des droits à la retraite. C'est une requête bien légitime et qui concerne plus de 2.500 sportifs. L'Etat assumera directement auprès de la sécurité sociale les cotisations correspondantes", a affirmé le chef de l'Etat, applaudi par le parterre d'athlètes, de dirigeants, de techniciens du sport de haut niveau et de bénévoles, réunis dans un salon du palais de l'Elysée.

 

"Un athlète qui gagne sert son pays. Or, les sportifs de haut niveau amateurs et membres des équipes de France n'ont pas à ce jour les droits sociaux élémentaires qu'ils méritent", a-t-il dit, affirmant que les plus chanceux obtiennent au mieux, après 10 ou 15 ans de loyaux services, un travail dans les administrations, gendarmerie ou douanes.

 

"On ne peut qu'être satisfait par l'annonce", a déclaré Denis Masseglia, le président du Comité national et sportif français (CNOSF). "On va immédiatement se mettre au travail pour faire en sorte que ça puisse se concrétiser comme il l'a annoncé d'ici la fin de l'année. Je pense qu'il va falloir un projet de loi, donc il faut forcément qu'il y ait une fenêtre législative. Mais la volonté politique est là et je pense qu'elle est importante".

 

A propos de la candidature d'Annecy aux Jeux olympiques, dont le dossier a été retoqué après les critiques du Comité international olympique (CIO), le président la considère comme essentielle, à l'image de la politique d'accueil de grandes compétitions qu'il promeut.

 

"Les efforts que nous engageons à chaque candidature sont bénéfiques pour l'ensemble du pays. Comprenez-moi bien: le sport est un moteur de croissance et d'emploi", a-t-il déclaré.

( ... ) 

 

 

12 Janvier 2011 AFP

 

JO 2018 : Le CIO laisse à Annecy plus de chances qu'elle ne le croit

 

"Rien n'est écrit" jure le Suisse Gilbert Felli, directeur exécutif du Comité international olympique (CIO), à propos de l'élection qui départagera en juillet les villes candidates aux JO d'hiver-2018, laissant à Annecy plus de chances qu'elle ne le croit.

 

M. Felli, membre de plein droit des commissions d'évaluation du CIO, et donc de celle qui visitera la candidate française, Munich et Pyeongchang en février et mars, analyse pour l'AFP les raisons de croire, encore, en un succès d'Annecy.

 

LA GIFLE : En juin 2010, l'évaluation de la première phase de la candidature est un camouflet pour Annecy à qui le CIO demande de revoir un concept jugé trop "dispersé" afin de rester dans la course.

 

Gilbert Felli : "A ce moment-là, le CIO dit clairement que la France a la capacité technique, financière, politique. Une seule chose cloche : le concept, trop éclaté pour les athlètes. Il faut garder cette candidature puisqu'il y a d'excellents éléments et que l'on voit les solutions sur le papier, on dit donc : +on vous donne une chance. Si vous revenez en ayant réagi, vous avez un dossier qui tient la route+. On a analysé un potentiel. Techniquement, la France méritait d'être en finale."

 

LA REACTION : En trois mois, Annecy redessine son projet, concentrant les sites sur deux pôles pour répondre aux critiques du CIO.

 

Felli : "Pékin aussi était dernière après la première phase. Londres était 3e ou 4e. Ils ont obtenu les JO parce qu'ils ont redressé la barre. La capacité de réaction d'une équipe, c'est essentiel pour nous. Vous pouvez avoir du flottement à la tête de la candidature mais une équipe qui tient et est capable de réagir et de ramener les choses rapidement à la normale, c'est bon signe".

 

LA CRISE : Le 12 décembre, le directeur général de la candidature Edgar Grospiron démissionne, ouvrant la crise de la gouvernance de la candidature refermée lundi par la nomination de Charles Beigbeder à sa tête.

 

Felli : "Quelle crise ? Tout ça c'est très franco-français."

 

LE BUDGET : Sa modestie (18 à 20 millions d'euros) est la principale raison du départ de Grospiron qui souligne que Munich dispose du double et Pyeongchang d'un montant estimé à 120 M EUR.

 

Felli : "Ce n'est pas simple de comprendre ce qu'il y a dans le budget. Certaines candidatures englobent tout, d'autres où l'administration paye les salariés... Pour 2016, Rio avait le plus petit budget. Ils ont fait campagne autrement. Avec un chef d'état charismatique."

 

LA COMMISSION D’EVALUATION : En février et mars, une quinzaine de membres du CIO et d'experts visiteront les candidates avant de remettre, quelques semaines avant l'élection, leur rapport aux membres appelés à voter.

 

Felli : "Lors de la visite de la commission, on repart de zéro. Ce qui est important, c'est le terrain, les éléments concrets du dossier, les concepts en matière de logement, de transport, la manière dont les gens réagissent aux questions, à la possibilité de travailler ensemble, les soutiens commerciaux, politiques, de la population... C'est important de comprendre les mécanismes de travail. Comment le système français, bavarois ou coréen sera en place pour la préparation. En fait, la commission évalue les risques dans les différents domaines."

 

LE VOTE : Le 6 juillet, à Durban, quelque 100 membres du CIO départageront les trois candidates.

 

Felli : "Personne ne peut dire comment un membre vote. Il y en a qui ont des idées très arrêtées grâce au rapport de la commission, ou à tel ou tel critère. D'autres à qui c'est égal et pour qui la dernière présentation est essentielle. L'effet de dernière minute peut jouer dans un sens ou dans l'autre. Dans ce sens, les présentations de Londres et de Paris ont été décisives en 2005. Ce n'est jamais perdu ou gagné d'avance. Il faut être irréprochable jusqu'au bout. Mais regardez la Suède. Ils ont posé en vain cinq excellentes candidatures. En 1988, ils sont grandissimes favoris. Juan Antonio Samaranch demande au roi de Suède de s'assoir en face de lui pour la proclamation des résultats. Il ouvre l'enveloppe et, stupéfait, ne peut même pas lire correctement le nom inscrit dessus : Lillehammer. Les Norvégiens avaient été à la traîne pendant toute la candidature. Ils ont livré des Jeux d'hiver parmi les plus mémorables de l'histoire."

 

 

11 janvier 2011 - Librinfo 74

 

En nommant Charles Beigbeder, Sarkozy vient de casser la candidature d’ANNECY 2018

Nicolas Sarzkozy aurait voulu enterrer le dossier des Jeux Olympiques d’ANNECY 2018 qu’il ne s’y serait pas pris autrement en nommant à sa tête son ami Charles Beigbeder – un des représentant les plus virulents du patronat français – sans concertation avec l’équipe des « provinciaux ». Une candidature qui vient de bénéficier d’un soutien enthousiaste de Laurence Parisot, la Présidente du MEDEF.

 

Déjà, la candidature d’Annecy était mal partie avec une équipe qui collectionne maladresses sur maladresses, impréparation, amateurisme ( dans son sens péjoratif qui définit l’incompétence d’une équipe de « professionnels » ). Un avis qu’a développé longuement Guy Drut, ancien ministre des Sports et membre du CIO dans une interview donnée le 6 janvier dans « Aujourd’hui en France » : ( ndlr : Voir plus bas en date du 06 Janvier 2011 )

 

Mais, démontrant une nouvelle fois sa propre incompétence, la médiocrité de son analyse, (ou alors sa capacité de nuisance cynique), Nicolas Sarkozy vient de scier, non seulement la branche du soutien régional de Queyranne, mais celle d’un grand nombre de supporters olympiques allergiques à la main mise du profit et de l’argent sur le sport. Les réactions hostiles des députés UMP Tardy et Saddier, en sont les révélateurs.

Les élus, ne sont-ils pas des baromètres crédibles de l’opinion des citoyens, qui sont, avant tout, des électeurs… ?

 

Décidément, cette candidature a toutes les chances d’aller « tout schuss dans le mur » comme le déclare Jean-Jacques Queyranne, car elle sera de moins en moins portée par l’opinion publique, ce qui est, dans les critères de choix des membres du comité du CIO , un des atouts essentiels d’un dossier de candidature.

 

 

10 Janvier 2011 - Ouest-France

 

Annecy 2018 : Beigbeder intronisé

 

L'homme d'affaires Charles Beigbeder a été nommé lundi à la tête du Groupement d'intérêt public (GIP), qui pilotera désormais la candidature d'Annecy à l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver 2018. Quelques heures auparavant, les promoteurs de la candidature savoyarde avaient déposé officiellement leur dossier au siège du Comité international olympique (CIO), à Lausanne. Il sera secondé par deux vice-présidents issus du mouvement sportif, l'ancien champion olympique de slalom Jean-Pierre Vidal et la Suédoise Pernilla Wyberg, double championne olympique de ski alpin et ex-membre du CIO. Charles Beigbeder travaillera également en collaboration avec Pierre Mirabaud, préfet hors cadre, qui a remplacé vendredi à la direction générale de la candidature le champion olympique de ski bosses en 1992, Edgar Grospiron, démissionnaire.

 

 

10 Janvier 2011 - Le Temps ( CH )

 

JO-2018 - Annecy n'a pas le monopole des ennuis

 

Munich et Pyeongchang, qui se disputent avec Annecy l'organisation des jeux Olympiques d'hiver 2018, ont également connu des épisodes délicats qui ont bousculé à différents degrés le cours de leur candidature.

 

Les partisans de la métropole bavaroise et ceux de la station sud-coréenne auront, comme ceux d'Annecy l'ont fait lundi matin, déposé avant mardi soir leur dossier technique au siège du Comité international olympique (CIO), à Lausanne, en espérant que le pire est derrière eux.

 

Contrairement aux Français aux ambitions limitées par un budget "serré" de 20 millions d'euros, Allemands et Coréens n'ont aucun souci financier. L'enveloppe de Munich est estimée à 40 millions quand celle de Pyeongchang serait de 120 ME selon les dernières estimations.

 

En revanche, tous deux ont connu, comme Annecy ces derniers temps, des problèmes de gouvernance plus ou moins sévères. En Allemagne, ceux-ci se sont limités au départ, officiellement pour raisons de santé, du patron de la candidature Willy Bogner qui a entraîné une courte période de turbulence.

 

Pour Pyeongchang, les ennuis auraient pu être plus sévères sans la clémence du gouvernement sud-coréen et du CIO envers les dirigeants de la candidature condamnés pour délits fiscaux et financiers.

 

Le président sud-coréen a ainsi gracié Lee Kun-hee, président de Samsung -sponsor du CIO- et membre du CIO accusé d'évasion fiscale dans l'espoir que cette relaxe servirait le dossier. Cho Yang-ho, patron du comité de candidature et de Korean Air, condamné à de la prison pour les mêmes causes, a lui trouvé un arrangement financier avec le gouvernement pour échapper à sa peine. Park Yong-sung, président du comité olympique national et membre du CIO, condamné pour corruption, a été gracié par l'Etat. Enfin Lee Kwang-jae, vice-président de la candidature et gouverneur de la province de Pyeongchang, a lui fait appel d'une condamnation pour avoir touché des pots-de-vin.

 

Caractère anti-écologique

 

Fidèle à sa politique, qui avait permis la réintégration de Guy Drut après la grâce prononcée par le président français Jacques Chirac, le CIO s'aligne sur les décisions des justices nationales pour "juger" ses membres.

 

En revanche, c'est la loi olympique qui régit la morale. Et Pyeongchang pourrait pâtir de l'enquête menée par la commission d'éthique du CIO à propos de contrats passés par deux compagnies impliquées dans la candidature, Samsung et Korean Air, avec les fédérations internationales d'aviron et de glace. Les dirigeants de ces dernières pourraient en effet être tentés de renvoyer l'ascenseur en votant pour le dossier de Pyeongchang le 6 juillet prochain.

 

La colère qui anime les fermiers bavarois pourrait être finalement plus perfide que les malversations des dirigeants coréens.

 

Le CIO, par dessus tout, redoute l'opposition des résidents et fait de l'adhésion de la population au projet olympique un critère essentiel de son choix. Or, avec 36% d'anti-JO, l'Allemagne arrive en tête des réfractaires, notamment en raison du caractère anti-écologique du projet.

 

Symboles de l'opposition, 59 propriétaires terriens de Garmisch-Partenkirchen, site des épreuves de ski, ont écrit fin décembre à Jacques Rogge, président du CIO, pour lui signifier leur refus de mettre à disposition les terres nécessaires à l'aménagement des pistes. Le CIO, qui avait tout fait pour masquer les expropriations de masse qu'avait provoquées l'aménagement de Pékin, aurait quelques difficultés à admettre la version bavaroise forcément plus médiatisée de l'expulsion.

 

 

06 Janvier 2011 - Le Monde

 

JO 2018 : Annecy entre grand flou et paranoïa

 

Les complications et les bizarreries sont devenues le pain quotidien de la candidature d'Annecy à l'organisation des Jeux olympiques 2018.

Jeudi, le comité a annoncé que le dossier de candidature d'Annecy à l'organisation des JO d'hiver 2018 ne serait pas remis au Comité international olympique (CIO) à Lausanne lundi à 11 h 45 comme prévu, mais à un horaire tenu secret en raison des risques liés à la sécurité. Les indiscrétions et la publication par certains médias de l'heure du rendez-vous ont convaincu le comité de candidature de modifier ses plans. "Nous livrerons le dossier à un moment donné avant mardi soir", dit un porte-parole de la candidature, soit la date limite fixée par le CIO.

Pour justifier leur parti pris de discrétion, les organisateurs arguent des risques pour la sécurité des cent quatorze exemplaires du dossier de candidature qui doivent être acheminés par la route entre Annecy et Lausanne selon un itinéraire qui est également tenu secret. Le document devait être déposé lundi matin par plusieurs sportifs, dont Jean-Pierre Vidal, Florence Masnada et Perrine Pelen, accompagnés du maire d'Annecy, Jean-Luc Rigaut, du président du conseil général, Christian Monteil et du président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Denis Masseglia. A l'image de l'horaire, la composition de la délégation du rendez-vous d'Annecy au CIO risque également d'être modifiée.

 

(... )

 

 

 

06 Janvier 2011 -  Aujourd'hui en France 

 

06 Janvier 2011 - Guy Drut - Là, c'est mal barré
Cliquez sur l'article

 

06 Janvier 2011 - RMC

 

Drut pessimiste pour Annecy 2018

 

Dans 4 jours, Annecy remettra son dossier de candidature pour l’organisation des JO d’hiver 2018. Guy Drut, l’ancien hurdler et ministre des Sports, interrogé dans Le Parisien – Aujourd’hui en France, ne voit pas comment la ville française pourrait être désignée ville-hôte : « Il existe peu de choses qu’une ville européenne soit choisie à cause de la règle de l’alternance. Annecy manque de promotion internationale. C’est une candidature régionale. On a toujours une chance de gagner mais c’est mal barré ». Après le départ d’Edgar Grospiron, Annecy cherche toujours un boss pour mener sa candidature. Drut a été contacté : « On m’a proposé deux fois d’être la patron et j’ai refusé. » Annecy est en lutte avec Munich et Pyeongchang pour organiser les Jeux 2018.

 

 

07 Janvier 2011Enviscope.com

 

JO 2018 : Queyranne s'interroge sur le soutien de la Région

 

C'est clair, la Région ne croit plus à la candidature d'Annecy-Mont Blanc aux JO d'hiver 2018 et annonce la fin des illusions en se désolidarisant d'un échec annoncé. Jean-Jack Queyranne, président de la Région a en quelque sorte pris date ce vendredi en estimant que la candidature d'Annecy était compromise.

"Je veux le dire avec force, décider du choix d’un Président en dehors de toute concertation avec l’ensemble des partenaires de la candidature -dont le Président de Région Rhône-Alpes, premier financeur public territorial -m’amène à m’interroger sérieusement sur la poursuite de notre collaboration » Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes fait savoir ce vendredi dans un communiqué qu’il n’est pas d’accord avec la désignation annoncée par le président du Conseil général de Haute Savoie de Charles Beigbeder à la président du Groupement d’intérêt Public chargé de la candidature. La candidature de l'industriel a reçu le soutien de la Ministre de l'environnement, comme si cette annonce avait pour but de mettre les partenaires de la candidature devant une solution quasiment acceptée d'avance.

 

Ce désaccord exprimé clairement, arrive alors que le lundi 10 janvier les athlètes olympiques doivent déposer le dossier de candidature au Comité International Olympique (CIO) à Lausanne. « Depuis deux mois, j’attire l’attention sur la désorganisation de la candidature, les incohérences et la mauvaise communication à l’international, qui ont conduit à la démission d’Edgar Grospiron » explique le Président de la Région.

 

Jean-Jack Queyranne ne mâche pas ses mots. Il emploie des termes qui rendent sans doute ingérable tout fonctionnement futur. « Depuis le début de la semaine, on a assisté à une succession d’annonces tous azimuts plus incohérentes les unes que les autres. On est complètement à côté de la plaque... Pourquoi ne pas faire appel à un animateur TV tant qu’on y est ? Cette frénésie d’annonces ne fait que nuire un peu plus à la crédibilité du dossier porté par Annecy, Rhône-Alpes et la France.

« Il faut maintenant arrêter de jouer et se re-saisir, sinon c’est vraiment mal parti pour la décision finale du CIO à Durban en juillet 2011. Nous allons tout schuss dans le mur. Il n’y a pas de Magic Man qui pourrait transformer une citrouille en carrosse »

 

 

07 janvier 2011 - Librinfo 74

 

Charles BEIGBEDER, ancien candidat à la Présidence du MEDEF, succède à Edgard Grospiron.

 

Ca y est ! C’est fait !

 

Après une longue et insoutenable attente pendant laquelle les cerveaux olympiens ont parcouru des marathons politico-économiques, où le nom fantaisiste de Boorlo avait même été avancé par notre confrère du Dauphine Libéré – pourtant aux avant-postes de la communication des JO ANNECY 2018 – où la 8 MONT-BLANC avait subodoré un ancien Ministre… , c’est donc Charles BEIGBEDER qui est sortit du chapeau de Christian Monteil.

 

Dans un communiqué, le Président du Conseil Général, a annoncé : (J’ai) « décidé de soumettre au Conseil de Surveillance que je préside, ainsi qu’à Chantal JOUANNO, Ministre des Sports, la candidature de Charles BEIGBEDER à la présidence de ce GIP » (…)

 

Charles BEIGBEDER est un homme de défi, un leader naturel, un rassembleur qui saura mettre au diapason le monde sportif, les acteurs institutionnels et l’équipe de candidature. Il s’appuiera pour cela sur un Directeur général de haut niveau dont l’identité sera annoncée ce lundi à l’issue de l’Assemblée générale de la candidature que la Ministre présidera. (…)

 

(Il) « me semble rassembler l’essentiel des qualités requises pour cette fonction au coeur du dispositif :

 

- une très forte capacité à mobiliser le monde économique au profit de la candidature ;

 

une parfaite maîtrise de l’environnement international utile à une bonne promotion de notre projet ;

 

- une solide expérience du management et une forte sensibilisation à l’innovation ;

 

une bonne expertise des questions de développement durable acquise au fil de sa carrière professionnelle et qui constitue le coeur du concept d’Annecy 2018. »

 

Un sportif de 46 ans bien particulier puisque ses terrains d’évolution et ses podiums se situent plutôt le long des pistes de la Haute-Économie – et non de celles de Haute-Savoie – et ses récompenses à la hauteur de ses dividendes.

 

Membre du parti Radical, il est promu chevalier de la Légion d’Honneur par Nicolas Sarkozy … !.

 

Il se caractérise par un positionnement social rugueux puisqu’en 2005, son programme est d’inviter le pouvoir politique à une réforme du code du travail pour déréglementer les embauches et faciliter les licenciements, tout en modifiant les coûts salariaux (augmentation des salaires si baisse des charges).

 

En 1990, il entame une carrière dans l’investissement financier :

 

« Paribas Affaire industrielles », de 90 à 91, puis le « Crédit Suisse First Boston » de 91 à 94, et « MC-BBL Securities » de 94 à 97.

 

En juin 2002 avec la fin du monopole d’EDF en France, il lance l’opérateur d’électricité « Poweo »

 

En 2007, il crée Audacia dont l’objet est d’apporter des fonds propres non dilutifs aux entrepreneurs.

 

Tout un programme…olympique !

 

 

05 Janvier 2011AFP

 

Annecy 2018 : recherche sauveur désespérément

 

A une semaine du dépôt officiel de la candidature aux JO-2018 auprès du Comité international olympique (CIO), les partisans d'Annecy, ministre des Sports en tête, sont toujours en quête de l'homme -ou femme- providentiel capable de sauver le dossier de l'échec annoncé.

Le refus de Jean-Louis Borloo, la semaine dernière, n'est que l'ultime péripétie en date d'un dossier mal né. Et l'ex-ministre de l'Ecologie la énième personnalité ayant poliment refusé l'invitation à venir jouer les pompiers en Haute-Savoie, trois semaines après la démission d'Edgar Grospiron.

Son ancienne secrétaire d'Etat, Chantal Jouanno, devenue ministre des Sports, l'a elle-même reconnu: "J'ai fait plusieurs autres propositions", avouait-elle lundi, avant de promettre avoir trouvé un sauveur "avant la fin de la semaine" qui serait "soit un grand homme politique, soit un grand sportif, ou un grand nom du monde sportif".

Qui qu'il soit, le futur patron de la candidature aura du mal à échapper à l'étiquette de président par défaut. "L'homme parfait n'existe plus", dit un acteur de la candidature qui estime cependant que l'élu devra "connaître extrêmement bien le dossier". Une gageure.

Le profil du président du Groupement d'intérêt public (GIP) qui doit être créé lundi 10 janvier sur les cendres de l'Association Annecy-2018 se dessine au ministère des sports, mais c'est à Annecy que l'on a les mains dans le cambouis. "La présidence se joue dans d'autres sphères" y dit-on, niant toute amertume, malgré les défauts de communication de plus en plus flagrants entre les deux pôles.

Christian Monteil, président du conseil général de la Haute-Savoie et du conseil de surveillance de la candidature, Jean-Luc Rigaut, maire d'Annecy, Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif (CNOSF) tiennent, entourés des soutiens sportifs du dossier (Jean-Pierre Vidal, Antoine Dénériaz, Florence Masnada, Perrine Pelen, notamment), des réunions bi-hebdomadaires où la présidence n'est même pas à l'ordre du jour.

"On travaille essentiellement sur la visite de la commission d'évaluation du CIO" qui aura lieu du 9 au 12 février, explique Masseglia tandis que l'un des sportifs du dossier se félicite de l'implication nouvelle d'un expert CIO: "Selon lui, nous avons réalisé 70% des préparatifs en vue de la visite. A la même date, Rio (organisateur des JO-2016) n'en était pas au même stade!"

Incontestablement, c'est la visite du CIO sur les sites qui sera cruciale pour Annecy. En terme d'image cependant, il serait préférable que les Français aient un président au moment de déposer leur dossier à Lausanne, mardi, même si le CIO n'exige rien en la matière. Ce serait -a fortiori si c'est un homme voulu par l'Etat- la nécessaire garantie de l'implication financière de la France et de sa volonté de transformer une candidature modestement dotée en jeux Olympiques de haute volée.

"Le GIP sera créé lundi et aura tout de suite un président", assure Denis Masseglia. On finirait presque par en douter... même chez les Anneciens : "Ce sera peut-être une solution d'intérim", soupire un cadre d'Annecy-2018. 

 

 

02 Janvier 2011 - CIPRA

 

01 Décembre 2010 - CIPRA - JO : aucun avantage pour l'économie nationale
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